Un site utilisant unblog.fr

Le cochon c’est bon … pour la santé !
24 novembre, 2018, 13 h 00 min
Classé dans : Non classé

Les repas étaient essentiellement à base de cochon, les frites étaient cuisinées au saindoux et ma mère préparait de temps en temps un dessert typiquement normand, une teurgoule. Si au début de l’école primaire, un apprenti qui a ensuite fait toute sa carrière  chez mes parents devenant chef, m’accompagnait à l’école tous les matins, le soir je rentrais seul en m’éclairant avec une lampe de poche, car la rue du Cours n’était pas encore éclairée et les trottoirs non goudronnés et plein de cailloux. De temps en temps je passais à la papeterie en face du magasin de mes parents afin de me procurer le matériel scolaire indispensable. L’avantage c’est que comme chez la plupart des commerces de la rue, hormis le bistrot, mes parents avaient un compte aussi je n’avais pas à payer, je pouvais ainsi m’acheter des chaussures ou des vêtements mais pas de jouets, dommage. Ils avaient réinventé le troc au détriment du fisc.

Leurs conditions de travail étaient satisfaisantes dans la mesure où mon grand père, précédemment très actif au sein du syndicat de la charcuterie, avait obtenu la fermeture du dimanche et trois semaines de congés l’été. En plus le magasin était en partie fermé le lundi après midi ce qui permettait à ma mère de se rendre dans sa maison de campagne. Au mois de juillet nous partions en vacances, en fait les premières années, nous allions à la Bourboule pour que je suive avec ma sœur une cure afin de réduire nos problèmes de sinusite. J’ai le souvenir de deux jouets : un bateau à moteur que je faisais naviguer sur un grand bassin près de la poste et un avion à hélice mu par un élastique que l’on devait enrouler et que je faisais voler avec succès dans un grand parc, le Parc Fénestre.

Ensuite, tous les mois de juillet nous avons visité la France changeant de région chaque été, non sans problème car, comme mon jeune frère, j’étais malade en voiture ce qui rendait les voyages difficiles. Nous sommes allés en Bretagne à Bénodet, puis en Alsace Lorraine séjournant à Gérardmer, dans le sud à Perpignan puis le sud-ouest à Luchon, puis à Ascain et plus à l’est à Serre-Ponçon. Dans tous ces lieux mes parents louaient des chambres en demi pension dans des hôtels de catégorie moyenne, le midi c’était le plus souvent piquenique et le soir restaurant, afin que ma mère profite de ses vacances.

Ensuite je n’ai plus accompagné mes parents préférant rester à Riva-Bella sur la côte normande avec mes copains et aller à la pèche dans la journée et le soir au casino. Mais plus jeune,  tous les étés nous passions le mois d’août à la mer, dans la villa avec mon frère et ma sœur, lorsque nos parents avaient repris le travail, gardé par nos grands parents paternels. Nos parents nous rejoignaient le week-end, le samedi soir tard dans la nuit après avoir fermé leur magasin et repartaient le dimanche soir. Traditionnellement le repas du dimanche midi était consacré aux moules marinières que je nettoyais avec mon père, et c’était du boulot car elles étaient couvertes de balanes qu’il fallait enlever par grattage (cette corvée à disparue, les moules sont maintenant vendues prêtes à cuire par les mytiliculteurs).

Nos parents nous emmenaient aussi de temps en temps à Paris afin d’aller au spectacle, Cirque d’Hiver, théâtre, mais surtout opérettes dont notre mère était friande. J’en ai vu beaucoup au théâtre Mogador souvent avec « Les compagnons de la chanson » ou avec Marcel Merkès et Paulette Merval, comme « Violettes Impériales » ou « L’auberge du cheval blanc » ! C’était d’excellents week-ends, nous allions en train passant par Le Mans (électrique) ou par Surdon (à vapeur) puis séjour à l’hôtel, toujours le même, mais dont j’ai oublié le nom et surtout nous mangions dans des restaurants self-service qui commençaient à apparaître, ce qui permettait de manger rapidement, le rêve pour des enfants. Ils m’ont ainsi donné le goût des spectacles et j’ai continué toute ma vie à aller au spectacle à Paris, (je suis snob !), moins maintenant car le trajet en voiture et la circulation dans la capitale me soucie. Il faudrait pas vieillir.



Le quotidien
17 novembre, 2018, 19 h 03 min
Classé dans : Non classé

La vie de mes parents comme chez tous les commerçants a toujours tourné autour de la charcuterie qui rythmait leur vie. Il fallait ouvrir le magasin tous les matins vers 8 h après l’avoir approvisionné dès l’aube. Mon père devait se lever tôt avant 6 h afin d’être présent à l’arrivée du personnel et lancer la fabrication. Les plus jeunes étant logés sur place dans un dortoir proche du laboratoire, les garçons d’un côté et les vendeuses, dans une autre partie de l’immeuble ainsi la morale était sauve. Seuls les employés mariés vivaient à l’extérieur, mais tous le monde était sur le pied de guerre à l’heure de l’ouverture du magasin sous l’œil vigilant de ma mère. Charcuterie renommée, le magasin ne désemplissait pas et les vendeuses avaient fort à faire.

De l’autre côté au laboratoire officiaient le chef, les commis et les apprentis qui suivaient encore une scolarité en vue de l’obtention d’un CAP. Ces derniers étaient donc à mi-temps au laboratoire et étaient seulement nourris et logés sans contrepartie financière hormis quelque argent de poche. Lorsque j’ai été plus âgé, le soir, je jouais souvent au football avec eux dans la ruelle derrière le laboratoire. En contre partie, j’intervenais aussi au laboratoire à la demande de mon père le jeudi, épluchant des kg de champignons ou d’oignons, voire faisant la vaisselle dans une petite cour glaciale ou triant les rillettes à l’oie encore chaudes afin d’éliminer les petits os.

Comme personnel il y avait en plus une femme de ménage et une cuisinière. Les repas se prenaient en commun dans la grande cuisine avec tout le personnel placé par ordre hiérarchique après le patron la patronne et les enfants dont je faisait partie, puis les vendeuses et la cuisinière enfin le chef, les commis et les apprentis; cela faisait une grande tablée de plus d’une douzaine de personnes en fonction du nombre d’apprentis.

C’était très paternaliste comme fonctionnement. Mais après quelques années, mes parents ont fait mettre une cloison afin d’avoir une salle à manger indépendante. Ainsi nous n’avons plus jamais mangé avec le personnel et c’était aussi bien pour nous comme pour eux. Ce que n’appréciais pas dans ces repas, c’était qu’ils débutaient toujours par une assiette de soupe très épaisse, riche en pain et qui avait mijoté toute la journée sur le bord de la cuisinière à charbon, l’Aga; cette soupe était un véritable étouffe chrétien et je refusais d’en manger, ce qui posait des problèmes avec ma maman, car j’étais un mauvais exemple pour le personnel d »autant plus que j’avais proposé une hypothèse qui n’avait pas fait un succès en disant que le but de cette soupe était de couper l’appétit du personnel afin qu’ils consomment moins de la suite du repas. Déjà rebelle, on était pourtant encore loin de mai 68 !



La conserverie et les rillettes
10 novembre, 2018, 15 h 49 min
Classé dans : Non classé

Dans cette installation semi-industrielle, il y avait aussi une conserverie avec une sertisseuse et un gros autoclave à gaz avec un palan pour soulever le couvercle, et un rail fixé au plafond pour amener les grands bacs grillagés contenant les conserves à stériliser; dispositif impressionnant qui datait d’avant la guerre et qui avait été installé par mon grand père pour proposer aux paysans les jours de marché  la stérilisation à façon de leurs bocaux de légumes.

Une activité florissante et que j’ai encore vu fonctionner dans les années 1950/1960. Les bocaux numérotés à l’aide d’une petite plaquette en métal dont le double était donné au client (comme maintenant dans les pressings) étaient soigneusement rangés dans un grand panier à autoclave placé sur un monte charges  qui l’emmenait ensuite à l’étage au dessus où était situé l’autoclave; un palan monté sur des rails permettait ensuite d’acheminer le panier jusqu’à  l’introduire dans l’autoclave. Les clients pouvaient ainsi venir rechercher leurs bocaux stérilisés à la fin du marché. Ce petit bizness  a ensuite disparu avec l’avènement de la cocotte minute.

Par contre la conserverie avec la mise en boite de rillettes et de pâté de foie, leur sertissage et leur autoclavage et l’expédition de rillettes et de pâté de foie mais aussi de boudin noir et de boudin blanc sur Paris s’est prolongée encore longtemps puisque que j’y ai participé et mon jeune frère aussi, en chargeant les cartons dans la camionnette 2CV et en les emportant à la gare d’Alençon pour les transférer ensuite dans le wagon.

Nous fournissions ainsi une bonne vingtaine de charcuteries parisiennes et un représentant de commerce gérait les commandes. Le transport se faisait de nuit dans un wagon, dit réfrigéré, d’un train de marchandises. En fait la réfrigération se limitait à quelques ouvertures circulaires sur le toit du wagon munies d’ailettes qui tournaient avec le vent et renouvelaient l’air de l’intérieur. C’était pour le moins rustique mais à l’époque cela suffisait au bonheur de la SNCF et au nôtre; c’était suffisant dans la mesure où seul des produits frais étaient transportés et en Normandie les nuits sont fraîches.

 



Mes parents charcutiers
3 novembre, 2018, 11 h 02 min
Classé dans : Non classé

 

Tous les deux issus de famille de charcutier, leur avenir était tout tracé, ma mère dont les parents étaient charcutiers à Argentan et mon père qui avait hérité de la charcuterie de ses parents à Alençon. Ils étaient fait pour se rencontrer lors des réunions départementales de charcutiers. Mon père avait été formé au métier comme apprenti dans une grande charcuterie parisienne dont j’ai oublié le nom.

Malheureusement il a été déporté en Allemagne dans le cadre du STO comme beaucoup de jeunes gens à cet époque pas très réjouissante et n’a pu terminer sa formation. En Allemagne, il avait été affecté comme manœuvre dans une cimenterie avec des conditions de vie et de travail difficiles et un employeur qui était loin d’être chaleureux. Heureusement ses parents lui envoyaient des colis alimentaires qui permettaient d’améliorer son ordinaire et celui de ses compagnons. Au retour de son séjour forcé, en 1945, il a rapidement épousé ma mère dans la mesure où je suis né en février 1948.

Ils furent heureux et eurent trois beaux enfants comme dans les contes de fées (sur les photos, mon père, ma mère et leurs deux premiers enfants). L’entreprise familiale avait largement été développée par mon grand père qui avait mis en place une petite usine de rillettes avec marque déposée : «Rillettes du château des Ducs d’Alençon» qui étaient abondamment exportées sur Paris, une activité à laquelle j’ai beaucoup participé dans ma jeunesse. Il avait aussi ouvert une petite succursale dans un quartier périphérique, Courteille, où étaient logés un couple d’employés, la femme tenant la charcuterie et l’homme cuisinant les rillettes au feu de bois ce qui n’était pas une mince affaire dans la mesure où elles mijotaient dans des grands chaudrons pendant plus de 24 h.

Il fallait approvisionner en bûchettes les foyers de ces vieux chaudrons en cassant de grosses bûches à l’aide d’une casseuse mécanique mue par un moteur électrique et qui faisait tomber du plafond à intervalles régulier une lourde hache sur un billot en acier. L’officiant devait tenir la bûche avec ses mains en la présentant  au fil de la hache et en la faisant tourner au fur et à mesure pour obtenir des bûchettes. Pour éviter d’y laisser un bout de main, il fallait être très concentré. En plus de 40 ans de carrière l’employé ne s’est jamais blessé, j’avoue ne jamais avoir essayé. 



Mon frère la fin
27 octobre, 2018, 11 h 51 min
Classé dans : Non classé

Sa fille travaille chez « RecycLivre », une sorte d’ONG qui revend, sur internet, les livres qu’on lui a donnés et reverse une partie de ses bénéfices à des associations luttant contre l’illettrisme comme « Lire et faire lire ». Le fondateur prenant une année sabbatique, elle va prochainement devoir prendre plus de responsabilité afin de cogérer la société. Ses deux enfants ont chacun acheté un appartement le fils à Londres et la fille à Paris et mon frère à participé au financement à chaque fois comme un bon père de famille. Récemment à la retraite, il poursuit son activité d’auto-entrepreneur mais de façon plus décontractée et en profite pour rejoindre le midi ses copains dans un bistrot qui lui sert de quartier général, tenu par une petite chinoise très sympathique.

Par ailleurs, nous profitons de la liberté que nous procure notre état de retraités pour effectuer des séjours, entre hommes, c’est à dire sans nos épouses respectives donc de vraies vacances ! Au bord de la mer, soit sur la Méditerranée à Sanary où sa belle famille possédait jusque-là une grande maison ou bien sur la Manche à Dinard où je suis copropriétaire avec l’un de mes fils  d’une petite maison. J’en profite pour lui faire faire quelques petits bricolages que je ne puis réaliser du fait de mes problèmes de santé. Il s’initie au golf et je ne puis malheureusement l’accompagner alors que c’était devenu mon sport favori avant que j’en sois privé pour cause d’arthrose, puis de hanches  artificielles. Toujours prêt à sauter sur une occasion de vacances, il nous a accompagné lors d’une croisière sur le Rhin avec notre cousine; d’un autre côté il me rend service en conduisant ma voiture sur les longues distances (sorte d’Hubert bien qu’il s’appelle Daniel !).

Enfin, un peu joueur, comme moi, il m’accompagne de temps en temps au casino où nous jouons à la roulette électronique ce qui évite de donner un pourboire au croupier et permet de jouer de plus petites sommes afin dépenser moins vite nos euros; récemment, pour la première fois, nous sommes ressorti avec un peu plus d’argent que nous en avions à l’entrée, événement suffisamment rare pour le signaler. Mais fini la belle vie, son épouse sera bientôt en retraite, nos vacances entre hommes risquent d’être compromises, mais on va s’adapter. 



Encore mon frère préféré
20 octobre, 2018, 11 h 33 min
Classé dans : Non classé

Pour en revenir à notre sujet principal, le roi de la tondeuse, à gazon mais pas à cheveux parce qu’il y a longtemps qu’il n’en a plus, comme il était excellent commercial vendant beaucoup de machine de différentes marques, il a été de nombreuses fois invité par les fournisseurs parcourant ainsi le monde avec ses différents patrons aux frais de la princesse. Il a changé plusieurs fois de sociétés au fur et à mesure de leur disparition concurrencées par les grandes surfaces, pour finir malheureusement à pôle emplois vers la cinquantaine. Mais encore très dynamique, il s’est déclaré auto-entrepreneur démarchant pour une société familiale dans laquelle il avait précédemment travaillé et qui maintenant développait une activité de réparation de machines horticoles de plus en plus florissante. Même si ce n’était pas très rémunérateur, la société lui fournissait un véhicule et un téléphone et cela suffisait à son bonheur et surtout lui permettait de rencontrer ses copains en banlieue.

D’un autre côté, il avait mis en place avec son épouse une vente de différents objets sur internet, le problème était l’approvisionnement, mais il avait trouvé une solution en récupérant les objets, surtout des jouets et des livres pour enfants abandonnés sur le trottoir par les parents des quartiers chics. C’était un bon bizness, mais contraignant l’obligeant en quelques sortes à faire les poubelles tous les soirs ! Puis une opportunité s’est présentée grâce à sa fille, recycleuse de livres donnés par les citoyens, lors d’un don spectaculaire plus de 200 000 ouvrages, il a récupéré des milliers de disques vinyles qui allaient être détruits. Il les a stockés avec quelques difficultés compte tenu du grand nombre, mais très rapidement, la mode du vinyle revenant au premier plan, il a commencé à en vendre des quantités importantes sur les différents sites commerciaux accessibles en ligne ou lors de vides greniers, pourtant son stock est loin d’être épuisé.

Son fils qui vit en Angleterre après y avoir fait des études de journaliste a épousé une charmante petite chinoise; ils communiquent dans la langue de Shakespeare dans la mesure où le garçon ne parle pas le chinois et la jeune fille ignore tout de la langue française. Cela pose surtout un problème à mon frère qui ne parle pas vraiment anglais ce qui réduit fortement ses relations avec sa belle fille. Un heureux événement est programmé pour la Noël, ce pauvre enfant aura du pain sur la planche : 3 langues à apprendre ! La future grand-mère, qui elle parle anglais couramment, travaille encore comme marchande de composés électroniques à l’international, mais c’est sa dernière année, elle va pouvoir profiter d’une retraite bien méritée et faire la grasse matinée après s’être levée tous les jours à l’aube pour éviter les embouteillages afin d’arriver à l’heure à son travail.

 



Mon frère la suite
13 octobre, 2018, 12 h 14 min
Classé dans : Non classé

Dans ses activités horticoles, il a brillamment réussi. Il s’est construit une clientèle  prestigieuse vendant des tondeuses à Matignon, à l’Élysée, à Versailles, au Muséum d’histoire naturelles, etc. 

L’ambiance de l’entreprise était tellement bonne qu’il organisait des barbecues à différentes occasions comme la sortie du beaujolais nouveau; l’un de mes fils qui a fait quelques stages avec son oncle en a gardé un souvenir impérissable. Après le rachat de  l’entreprise qui l’employait par un jeune patron aux dents longues qui possédait 8 sociétés, il est devenu directeur de celle qui commercialisait du matériel horticole. Il profita des cadeaux fournisseurs voyageant de part le monde, voyages mérités dans la mesure où il vendait beaucoup de leurs produits,  accompagnant son PDG, mais avec pour mission de s’occuper de l’accueil et de l’installation des invitées du dit PDG dans les cabines de luxe des paquebots de croisières haut de gamme. En contrepartie, il était obligé d’assister aux formations pendant que son patron lutinait ses invitées. Sensible au mal de mer, pour une fois il n’était pas malade comme quoi quand on a l’esprit occupé (par les conférences, bien sûr) on oublie la maladie.

Il s’est marié avec une valentinoise qui faisait des études de commerce à Paris dans la même école de commerce privée que notre cousin et c’est comme cela qu’ils se sont rencontrés. Le mariage fut grandiose, à l’église, avec un curé qui était aumônier militaire et qui avait souligné dans son prêche que le marié, « ce ptit gars », aurait fait un malheur dans le djébel. Pour sa belle famille, c’était un bon citoyen car il avait fait son service militaire comme tireur (au flanc) dans un régiment de cuirassiers, alors que son frère aîné lui, avait réussi à y échapper en allant servir la France d’une autre façon, en Algérie, crapahutant vraiment, dans le djebel mais avec des étudiants qu’il initiait à la flore du Maghreb.

Il s’est donc marié, pas l’union de la carpe et du lapin mais d’un fils de marchand de cochon avec une fille de marchand de tissus. Le moment grandiose de la réception fut la fontaine de champagne qui a dû coûter un bras aux deux pères des mariés. De cette union devant Dieu est issue deux beaux enfants, une fille et un garçon qui travaillent maintenant tous les deux dans le recyclage, la fille recyclant les livres (je suis bon client) et le fils les ordures; et là c’est moins mon truc, j’avoue que déjà mettre les ordures tous les soirs dans une demi douzaines de poubelles de couleur différentes comme chez nos voisins allemands, ce n’est pas ma tasse de thé. Heureusement connaissant le côté indiscipliné des français, en dehors des déchets ménagers une seule poubelle est proposée dans laquelle on enfourne les journaux et les papiers, les boites de conserves, les emballages plastiques, j’en passe et des meilleurs, ensuite advienne que pourra ! 



Mon frère
6 octobre, 2018, 12 h 09 min
Classé dans : Non classé

Dans ma famille, après un garçon et une fille, un troisième larron est arrivé par surprise car en général dans la famille traditionnelle française après un garçon et une fille, on s’arrête là. Sauf que parfois, dans les années 1950 et suivante, le docteur Ogino s’immisçait dans la vie sexuelle des couples, bref je n’en dirai pas plus !

Le petit était de santé fragile souffrant de jaunisse à répétition et le médecin lui faisait manger des huîtres soignant le mal par le mal à moins que ce soit de l’homéopathie, aussi c’était le chouchou des parents et de son grand père maternel. Plus âgé, ce petit emmerdeur a été installé dans ma chambre à la place de ma sœur, mais comme je suis parti en pension, il a dormi toute sa jeunesse à côté d’un lit vide, ce qui l’a traumatisé.

Par rapport à son frère aîné, très bon élève (je n’ai pas les chevilles fragiles), il n’aimait pas trop l’école ni les professeurs, plus attiré par les filles de sa classe que par les maths. Il n’a pas eu la chance car il était malheureusement décédé d’avoir eu comme moi un grand père attentif à lui faire réviser tous les soirs ses leçons; aussi sa scolarité a été quelque peu chaotique jusqu’à ce qu’il trouve sa voie dans l’horticulture.

Je l’avais un peu perdu de vue dans la mesure où je vivais à Caen pour mes études et qu’il était interne dans un établissement privé confessionnel situé en Bretagne afin d’obtenir un brevet professionnel d’horticulteur, ne revenant chez nos parents que lors des vacances. Toutefois je me suis occupé de lui une fois et ce fut la bonne en l’emmenant se présenter à un concours qui se tenait dans les locaux d’HEC et  il a été retenu, passant, après un an de formation, du statut d’ouvrier horticole à cadre commercial en produit et matériel d’horticulture. 



Fils numéro 5
29 septembre, 2018, 11 h 04 min
Classé dans : Non classé

Il reste le petit dernier, plus barbu que ses frères, le seul qui a fait une partie de sa scolarité dans l’enseignement privé mais il quand même obtenu son bac avec mention, après un DUT  complété  par une licence pro sur le site de Laval de l’université du Maine. A la fin de son stage il a été recruté par le patron comme webmaster au Mans afin de gérer des sites de vente de voitures haut de gamme d’occasions; le marché s’étant réduit il s’occupe maintenant dans la même société d’un site de vente de lunettes de soleil sur internet, mais une partie de son temps est consacré à l’emballage et à l’expédition des produits commandés, ce qui s’écarte un peu de sa formation initiale.

Pour compenser, n’étant pas employé à plein temps, il s’est déclaré auto entrepreneur réalisant des sites web à façon, mais compte tenu des charges, ses activités sont peu bénéficiaires surtout si on les relient au temps passé. Il fait aussi et surtout de la musique depuis longtemps, ayant enregistré un CD de hard rock il y a quelques années, il répétait dans la cave et il se produisait sur les scènes locales, mais avec une musique difficile pour des vieilles oreilles comme les miennes et celles des voisins, même avec des bouchons !

Depuis il s’est assagi, préparant en studio avec un autre groupe un nouveau CD plus mélodieux, du moins je l’espère ! par contre il m’impressionne par sa maîtrise de plusieurs instruments : guitare, clavier, batterie, chant, etc. En plus son copain d’enfance et colocataire, prof d’anglais, ne fait plus de musique mais va écrire en anglais les textes des chansons et remplacer avantageusement le « yaourt » de leur précédent disque. A voir !

Il a récemment rencontré une jeune fille très sympathique, et qui plus est enseignante, professeur des écoles, une collègue en quelque sorte, elle pourra comme le faisait mon épouse corriger ses fautes d’orthographe (maintenant elle ne veux plus car j’écris trop). je leur souhaite tout le bonheur du monde.



Fils numéro 4
22 septembre, 2018, 11 h 53 min
Classé dans : Non classé

Le numéro quatre m’a sauvé de la faillite en réussissant, après 3 ans de prépa comme son frère, le concours d’entrée dans une école où il a été salarié tout au long de sa scolarité à Lyon-Villeurbane. Suite à son diplôme d’ingénieur, il a intégré la fonction publique d’état au niveau du ministère de l’environnement en charge des transports; d’abord sur Paris, il a ensuite été délocalisé avec tout son service à Surdon à 100 km de Paris, afin de compenser le départ des militaires et la disparition de la caserne décidé par Sarkozy; ils ont été installés dans les locaux laissés vacants (pas très sains car, secret défense on ignorait ce qui y avaient pratiqué les militaires), et Sarkozy y a aussi installé son fameux internat d’excellence et de prestige avec des élèves en uniforme; ce fut une réussite 100% de reçu au bac, mais il faut savoir que les bâtiments sont installés dans des champs de betteraves à plusieurs km de toute civilisation et les élèves n’ont qu’un choix : travailler !

Pour les fonctionnaires en poste vivant avec leur famille à Paris, ce n’était pas des plus pratique, même si une navette avait été mise en place pour les amener au travail le  matin et les ramener le soir à Paris. Raisonnable notre fils avait loué un studio dans la ville voisine de Provins. Après quelques années de purgatoire dans les champs de betterave, il a été muté à La Défense s’occupant alors des ponts et des tunnels. Il a récemment quitté ce quartier prestigieux pour des bureaux plus discrets dans un autre quartier de Paris faisant maintenant de la prospective.

 Il n’a pas acheté de logement, mais a investi pour 1/3 dans notre résidence secondaire commune à Dinard. Une bonne action, et peut-être un bon placement, dont profitent largement ses parents, ses frères et le reste de la famille. C’est le seul à avoir un parrain et une marraine, se faisant baptiser vers 11 ans ce qui m’obligea, moi passant pour gauchiste pour mes voisins, tous lecteurs du Figaro, a participer à la cérémonie religieuse dans la paroisse du quartier. Peu d’anecdote significative encore que lorsqu’il était plus jeune, nous l’avons perdu un soir dans une fête foraine au Portugal; stressant à la fois pour l’enfant et les parents, mais on a fini par le  retrouver !


123456...23

MatLo |
BRYAN ET BEVERLY HILLS STAN... |
Vidéos chats drôles, humour... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | E.V.G Viale week end du 1er...
| Papierdumeur
| Entrezdanslalegende