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Toujours malade !
19 octobre, 2019, 12 h 53 min
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Je croyais  en avoir fini avec les maladies de mon âge, mais un nouveau problème s’est déclaré à la rentrée de septembre se traduisant par une douleur sous le talon du pied droit. Une radio a montré un début d’excroissance au niveau du calcaneum, la fameuse épine calcanéenne; une podologue  m’a fabriqué des semelles orthopédiques et en quelques jours la douleur s’est estompée.

En fin d’année une sorte de trachéite s’est déclarée juste le 25 décembre 2018, cadeaucde. Après un premier passage à la maison médicale envoyé par le SAMU, le médecin m’a prescris un antibiotique qui a été inefficace. Le 31 décembre j’ai réussi à obtenir un rendez-vous chez un autre médecin de mon cabinet médical qui m’a prescrit un nouvel antibiotique qui n’a pas eu plus d’effet que le précédent, continuant à tousser comme un damné. En fin de semaine je suis allé déranger mon voisin, médecin à la retraite, qui m’a prescrit  de la cortisone afin de calmer l’inflammation mais là encore ça n’a pas fonctionné.

Deux jours plus tard ayant du mal à respirer dés le matin, mon épouse a appelé le SAMU et une ambulance est arrivée affolant le quartier et ils m’ont emmené aux urgences de l’hôpital où je suis resté 10 h sur un brancard dans un box; après cette longue attente,  dans ce service la notion de patient prend tout son sens ! j’ai ensuite été hospitalisé à 11 h du soir dans le service des maladies infectieuses; n’ayant rien mangé de la journée l’infirmier m’a gentiment réchauffé un plat cuisiné infect et le lendemain j’ai subi toute une série d’examens en vue de dépister une embolie pulmonaire mais ce diagnostic n’a pas été confirmé et je suis sorti un jour plus tard avec un gros mal de gorge attrapé à l’hôpital. C’est normal m’a dit le médecin, c’est plein de maladies dans ce service.  



Prostate en avoir ou pas !
12 octobre, 2019, 10 h 47 min
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Comme tous les hommes un peu âgés, on me prescrit régulièrement un test PSA, acronyme de « prostat specific antigen » et là pas de chance j’ai dépassé récemment la limite. Je suis donc retourné chez mon urologue préféré et il m’a tout de suite proposé l’examen classique de la prostate; je connaissais car je l’avais déjà subi plusieurs fois, cela surprend la première fois mais c’est comme tout on s’habitue ! Comme ce n’est pas très agréable j’avais entendu parler de l’utilisation de l’échographie pour arriver au même résultat, vérifier si  la taille de cet organe n’a pas augmenté, l’adénome de la prostate, mais l’urologue a refusé en argumentant sur le fait que l’examen traditionnel (le fameux toucher rectal) est très rapide. J’ai donc subi une nouvelle fois cette petite épreuve et résultat négatif, pas d’adénome, j’étais  donc en sursis en ce qui concerne le cancer de la prostate. 

Quelques mois plus tard, pas de chance les valeurs du PSA ayant augmentées, je suis bon pour une biopsie, suspens. Cette fois j’ai gagné, si l’on peut dire, j’ai un cancer de la prostate qui doit être traité par hormonothérapie et radiothérapie, le chirurgien n’étant pas favorable à l’opération du fait de mon léger surpoids. Après 2 mois de radiothérapie tous les soirs vers 18 h au centre Victor Hugo, non douloureux mais pénible car il fallait venir avec une vessie pleine et quand il y avait du retard c’était difficile à supporter. 

L’hormonothérapie consistait en une grosse piqûre dans le ventre à diffusion lente qui engendrait des symptômes de femme ménopausée, j’avais une jolie poitrine, des bouffées de chaleur, une tendance à la mauvaise humeur, moi qui suis toujours charmant ! Tout cela n’était pas très agréables. Suite à ces 6 mois de traitement mon PSA est tombé à 0,14  preuve que les cellules cancéreuses ont été détruites ou du moins sont inactives; je suis en rémission et on me donne dix ans à vivre. Par contre n’ayant pas été opéré, j’ai toujours une prostate dont la souplesse est testée deux fois par an selon la méthode traditionnelle. Mon cancérologue étant parti en retraite, il devrait être remplacé par une cancérologue, compte tenu du type d’examen cela m’inquiète un peu ! Mais bonne nouvelle elle a abandonné son poste et mon cancérologue habituel est revenu, abandonnant provisoirement son statut de retraité. Je n’ai pas encore pris rendez-vous pour mon contrôle annuel, suspens !

 



Trop de sucre !
5 octobre, 2019, 9 h 23 min
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Depuis quelques années lors des analyses de sang, j’avais des taux de glycémie élevés et une valeur d’hémoglobine glycquée proche de la limite à ne pas dépasser (6 pour les ignares), cela ne m’inquiétait pas; mais quelques mois après ma deuxième opération de la hanche, ce taux a brusquement monté signe de l’apparition d’un diabète de type 2. Durant les trois années suivantes la prise orale d’un anti diabétique á régulé ma glycémie puis elle a de nouveau augmenté et la prise journalière d’un second anti diabétique semble faire baisser ma glycémie mon diabète serait à nouveau stabilisé. Mais le médecin m’a rajouté un troisième comprimé, J’attend la suite avec un peu d’inquiétude. Toutes ces pilules ont engendrés deux effets secondaires, et en particulier une bouche sèche qui m’oblige à me lever la nuit pour boire et pisser (ou l’inverse).

Une nouvelle maladie est récemment apparue : la goutte, se traduisant par des douleurs insupportables au niveau du pouce du pied gauche. Heureusement un traitement très efficace à base de colchicine met  rapidement  fin á ce tourment. J’ai du supprimer quelques ingrédients de mon alimentation comme la bière et le cidre, les fruits de mer (dommage quand on habite près de la mer), les poissons gras alors qu’ils sont riches en oméga-3 ! Malgré cela j’ai fait une rechute l’été suivant par abus de nourritures prohibées et maintenant c’est plus ou moins devenu chronique. 

Suite à de mauvais résultats lors d’une analyse de sang une nouvelle maladie a été décelée après une échographie : une stéatose hépatique. Un foie gras le même que celui que l’on induit chez les oies et les canards. Trop bon vivant j’ai dû m’en gaver sans m’en rendre compte ou presque !. L’unique solution, un régime drastique, plus de glucides à cause du diabète, ni de lipides pour la stéatose et de protides pour la goutte, à part le jeûne et le verre d’eau, il ne me reste pas grand chose à faire. Mais il semblerait que l’origine de la stéatose soit médicamenteuse, je suis rassuré, n’avalant qu’un dizaine de pilules par jour cela devrait s’arranger.



Les yeux bleus c’est fragile !
28 septembre, 2019, 9 h 03 min
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Passons maintenant aux yeux bleus, je les ai  protégés à l’aide de lunettes de soleil. Vers 40 ans je suis devenu myope et j’ai du passer aux prothèses oculaires mais dans un premier temps j’ai lutté en faisant fabriquer des verres correcteurs que j’insérais sur mes Porches  Carrera solaires, lunettes hors de prix, un petit plaisir que je m’étais fait à Mellilia en détaxe. Mais de retour en France ma myopie s’étant aggravée. j’ai dû aller voir un ophtalmologiste qui m’a prescrit des vrais lunettes qui me servaient surtout pour voir sur les écrans au travail ou pour regarder la télévision. Toutefois le métal des montures n’a pas longtemps résisté á ma sueur agressive je dissolvais déjà les montres, maintenant c’était les lunettes. 

Mais je n’en avais pas fini avec mes yeux, je savais que j’avais un risque de glaucome car ma mère en souffrait et cela semble plus ou moins héréditaire. Aussi personne á risque je me faisais contrôler et vers 60 ans  cette hypertension oculaire est donc apparue et depuis je me met des gouttes dans les yeux tous les soirs et je rend visite tous les 6 mois á l’ophtalmologiste qui, en 3 min (douche comprise comme disait le chauffeur de Jacques Chirac, mais pour une autre activité), me facture sa prestation à plus de 48 euros. Il a même évolué en achetant un nouvel appareil informatisé  pour tester le champ visuel qu’il manipule lui même remplaçant le technicien ce qui lui permet de doubler le prix de la consultation.  

Sur la paupière des mêmes yeux sont apparus des chalazions, excroissance gênante due à l’obstruction d’une des glandes qui graissent l’œil. Une première fois il est parti tout seul grâce à l’application de compresses chaudes malheureusement les suivants ne se sont pas résorbés et ont dû être opérés par mon ophtalmologue favori mais pour le prix de la consultation, pour une fois sans surcoût, comme quoi on a parfois de bonnes surprises chez les médecins des yeux, j’en suis à mon troisième et j’en ai un en cours.

 Toujours au niveau des yeux lorsque je travaille devant un écran blanc ou lorsque la luminosité est forte je vois passer devant ma pupille des tâches marron qui circulent lentement en gênant ma vision, ces corps flottants, myodésopsie ou mouches volantes circulent dans l’humeur vitrée. C’est gênant mais sans gravité m’a dit le spécialiste et on ne peut rien y faire, juste le supporter ! 

Enfin de temps en temps je suis touché par des migraines ophtalmiques qui se traduisent par des scintillements très désagréables qui durent quelques minutes et rendant impossible la lecture d’un texte; cela m’a handicapé quelquefois lorsque, au bas de l’amphithéâtre, je donnais mon cours qui de ce fait perdait en qualité car je ne suis pas très fort en improvisation, malgré ce problème je n’ai jamais quitté mon poste (« the show must go on »). Récemment, lors de ma visite bisannuelle chez l’ophtalmologiste il m’a découvert un début de double cataracte, vous allez dire une maladie de mon âge, faudrait pas vieillir; opération prévue dans un an en fonction de l’évolution



Coliques néphrétiques, c’est frénétique !
21 septembre, 2019, 0 h 20 min
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Je me suis essayé ensuite aux coliques néphrétiques, un truc très douloureux presque insupportable, heureusement il y avait les urgences d’une clinique à quelques centaines de mètres de chez moi et lors des crises l’on me transfusait de la morphine à toutes heures du jour ou de la nuit. Les premières fois les calculs se sont dissous en buvant beaucoup d’eau très carbonatée, malheureusement la fois suivante le calcul ne s’est pas dissous et j’ai dû être opéré.

 Mon urologue étant partisans des vieilles méthodes il m’a opéré par ureteroscopie qui s’apparente à la technique du marteau piqueur (mais en plus petit) pour détruire le calcul. Et suite à cette opération je me suis retrouvé avec un cathéter entre le rein et la vessie car il avait un peu bousillé l’uretère. Le problème fut de le retirer ensuite par les voies dites naturelles en prenant beaucoup sur soi m’a dit le chirurgien ce que j’ai fait, mais je ne recommande à personne. 

Quelques années plus tard j’ai rejoué, mais cette fois sans opération le calcul à quitté mon rein comme un grand, mais il est resté bloqué dans la vessie ce qui m’a déclenché une incontinence urinaire ! Après 3 mois de couches culottes et des soins chez un kinésithérapeute spécialisé dans la gymnastique du périnée (je déconseille, d’ailleurs j’ai abandonné à la cinquième séance) j’ai été à nouveau opéré mais l’opération a été précédée d’une scopie toujours par les voies naturelles en prenant sur soi, et en se tenant aux bras du fauteuil comme d’habitude bien sûr. Depuis je n’ai pas eu de nouvelles crises que j’essaie d’éviter en buvant beaucoup d’eau !

 

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La deuxième hanche
14 septembre, 2019, 0 h 07 min
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La deuxième opération concernait l’autre jambe, je connaissais maintenant le protocole, après m’être enduit de bétadine et vêtu d’une sorte de chemise de nuit bleue trop petite, on me conduisit à l’aide d’un brancard jusqu’au bloc opératoire, l’intervention fut un succès puisque mes deux jambes étaient de la même longueur et que j’avais maintenant deux cicatrices symétriques sur chacune de mes cuisses. 

Je ne pourrais plus porter de string, mais ce n’était pas mon maillot de bain préféré. Je me suis réveillé dans une chambre double ce qui n’était pas prévu et j’ai fait la connaissance de mon voisin. Il se trouve que c’était un employé (un tueur de cochon) de l’abattoir d’Alençon et de ce fait il connaissait la charcuterie de mon père. Il venait d’être réopéré d’une hernie  discale  qui s’était malheureusement infectée (maladie nosocomiale); si le premier jour j’ai pu converser avec lui de façon satisfaisante, son état s’est ensuite aggravé car il était aussi atteint de Parkinson et délirait toutes les nuits en arrachant ses perfusions et en essayant de quitter la chambre. Je devais appeler les infirmières plusieurs fois dans la nuit et de ce fait, il m’empêchait de dormir. N’ayant pas une vocation d’aide soignant, j’ai demandé à être transféré dans une chambre seule comme cela était prévu.

J’ai pu alors poursuivre ma convalescence dans de meilleures conditions cachant ma tablette, connectée par Bluetooth à mon téléphone, afin d’avoir accès au web ce qui était interdi. J’ai subi une série d’examen dont un Doppler auxquels l’infirmier m’a emmené dans une chaise roulante. Comme la fois précédente on m’avait oublié au moment de la pause déjeuner plus de 2 h dans un sous-sol au bout d’un couloir, j’insistais cette fois auprès de l’infirmier pour que cela ne se reproduise pas. Une autre fois le kinésithérapeute un peu bizarre qui s’engueulait avec ses collègues m’a abandonné accroché à une rambarde d’escalier à l’entrée du bâtiment, heureusement que le ridicule ne tue pas. Discutant avec la jeune infirmière en fait une stagiaire qui s’occupait de me soigner la fesse opérée j’appris qu’elle était encore en première année et avait plusieurs de mes collègues comme prof, ce jour là je me suis dit que j’avais bien fait de ne pas participer à ces enseignements et je lui ai interdit de prendre des photos souvenirs avec son portable.



L’arthrose des hanches
7 septembre, 2019, 12 h 30 min
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Pour pallier à l’arthrose pendant plusieurs années, j’ai avalé du doliprane puis des produits plus puissants en particulier un nouvel anti-inflammatoire : le Viox, épargnant l’estomac mais responsable du décès de 40 000 personnes au USA, aussi j’ai décidé de l’arrêter et de passer à l’opération. J’ai commencé par la hanche droite, l’opération est brutale et douloureuse, une vrai boucherie j’ai été endormi, mais mon voisin de chambrée ancien boucher a voulu assister à l’opération sous péridurale, il m’a raconté mais je vous fait grâce du récit.

Une fois réveillé, la pompe à morphine permet de soulager les douleurs, les drains sont très gênants mais rapidement enlevés afin de commencer dès le lendemain la rééducation avec le kinésithérapeute. Cette rééducation fut assez longue, plusieurs mois avec un certain nombres de contraintes comme l’interdiction de monter dans une voiture pendant 3 mois et ensuite d’y monter comme une princesse, moyen mnémotechnique : les fesses posées en premier sur le siège et en pivotant ensuite les genoux serrés afin d’éviter de montrer sa culotte, pour la princesse bien sûr ! 

Les douleurs liées à l’arthrose de la jambe droite ont disparu mais du coup celles de la jambe gauche se sont amplifiées. J’ai attendu d’être en retraite pour la deuxième opération car cela m’évitait les contraintes de sorties de la sécurité sociale que j’avais beaucoup de mal à respecter lorsque j’étais en activité. Mes déplacements avaient lieu dans les transports en commun en bus ce qui n’était pas des plus simple, avec mes béquilles, il fallait éviter que le chauffeur du bus ne démarre brutalement son véhicule avant que je ne me sois assis ce qui n’était pas toujours évident. Plusieurs fois, je me suis rattrapé aux branches, je veux dire aux barres du bus en abandonnant mes béquilles, rétrospectivement je plains les vieilles dames.



Check-up à l’IRSA
31 août, 2019, 9 h 17 min
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Soucieux malgré tout de ma santé, un jour j’ai répondu à une proposition de l’IRSA pour un check-up complet et en dehors d’un léger surpoids (à  l’époque, depuis cela ne s’est pas arrangé) ils m’ont trouvé un kyste dans mon testicule gauche (j’ai toujours porté à gauche !). Comme quoi ces visites ont du bon, mon médecin traitant n’aurait jamais été chercher là dans la mesure où ce n’était pas douloureux. J’ai été pris en charge en urgence par la médecine qui après une échographie de mes testicules, réalisée par une radiologue blonde à souhait, a décidé de m’opérer. Les prémices de l’opération m’ont un peu énervé car alors que j’étais nu et ficelé sur la table d’opération, les toubibs discutaient de leur avenir financier car les cliniques devaient être regroupées dans un unique établissement. Le kyste à été enlevé et par chance il n’était pas cancéreux, par contre l’organe lésé très sensible m’a interdit de porter un sous vêtement pendant un mois et la période de convalescence durant l’été fut très pénible.

 

Comme activités extra universitaires, je m’étais mis au golf que je pratiquais avec plaisir voire passion, mais au bout de quelques années je me suis mis à boiter ce qui m’a interdit définitivement ce sport alors que j’étais un passionné et que je venais d’atteindre la première série (handicap 18 pour les initiés). La médecine essaya de faire disparaître cette douleur au pied gauche due à une tendinite au niveau du tendon d’Achille. Malgré de multiples infiltrations et des semelles orthopédiques, seule l’intervention de mon kinésithérapeute fit disparaître la douleur. 

Malheureusement de nouvelles douleurs sont apparues au niveau de la hanche droite. Cette fois c’était de l’arthrose, les radios montrant que le cartilage au niveau de mon col du fémur avait presque totalement disparu. L’hypothèse avancée était un excès de tennis dans ma jeunesse, il est vrai que j’y jouais plusieurs heures presque tous les jours lorsque j’étais coopérant. Comme quoi Churchill avait raison le sport n’est pas toujours très bon pour la santé et comme lui, pour compenser, je fume des cigares.



La fin d’une collocation !
24 août, 2019, 16 h 37 min
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J’aurais pu le garder et conserver ma ligne mannequin, toutefois cela n’était pas très sain et quelques mois plus tard je décidais de me séparer de mon colocataire. Je demandais cette fois conseil à mon médecin traitant  qui m’expliqua la procédure à suivre. Ce n’était pas enthousiasmant, sans aller dans les détails scatologiques, le principe était le suivant : avaler un produit très toxique pour lui et pour moi, ensuite attendre dans un lieu d’aisance a l’affût  qu’il essaie de s’échapper par les voies naturelles et l’attraper puis tirer doucement afin d’éliminer la totalité du monstre, sinon il repousse; ce que je fit consciencieusement. Je ne vous cache pas que c’est un peu traumatisant et je regrette seulement de ne pas avoir conservé ce spécimen de plusieurs mètres (dans un bocal d’alcool) que j’avais quand même nourri pendant plus de six mois et qui m’avait fait perdre quelques kilos. J’aurais pu en faire don au laboratoire de biologie animale de mon université avec une étiquette « don du professeur Tremblin » qui m’aurait fait  passer à la postérité !

De temps en temps je m´essaye aux vertiges de Ménière (du nom de l’inventeur), très désagréable, héritage de ma grand mère à ce qu’il paraît, pas très marrant. Le seul remède est le Tanganil, de l’acétyl-leucine, efficace au bout de quelques jours mais sans que la médecine puisse en expliquer le mécanisme ! C’est très invalidant  puisque lors des crises il m’est impossible de me tenir debout. Heureusement je n’ai jamais fait de crises pendant mes cours mais quelques fois malgré tout dans mon bureau à l’université, heureusement les étudiants en thèse me ramenaient chez moi  en me soutenant pour marcher (comme quoi il y a un peu de compassion même chez les thésards).

Plus tard, lors d’une réunion un peu animée avec des collègues (à l’université, l’enfer c’est les collègues !), au cours de laquelle je m’étais quelque peu énervé, je fis un malaise et l’un d’entre eux compatissant m’emmena à la clinique voisine. On me prit ma tension qui était encore de 24. Beaucoup trop élevé et après différents examens dont le fameux test d’effort dont on ne se remet pas toujours (demandez à Goscinny) on me décela une hypertension; depuis j’avale deux pilules tous les matins pour réguler ma tension et cela marche. 

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Parasites
17 août, 2019, 10 h 26 min
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Ensuite pour partir au service militaire ou du moins en coopération, j’ai dû me faire vacciner  et J’ai survécu au rappel de vaccin contre la variole ce qui n’est pas toujours le cas. Lors de mes 12 années en Algérie, j’ai été chanceux échappant à l’hépatite virale qui avait touché la plupart de mes collègues hormis quelques bretons et normands dont la caractéristique principale était de rarement boire de l’eau, source de toutes les maladies ! J’ai quand même attrapé des lamblias, parasites intestinaux qui se manifestent encore lors des canicules et surtout un ver solitaire mais du dromadaire. Une belle bête, pas le dromadaire, le ver que j’avais du choper en mangeant un morceau de viande contaminée dans une gargote de Tamanrasset comme quoi la vie d’aventurier n’est pas sans risques. 

L’installation de ce parasite dont j’ignorais encore la présence me fit pas mal souffrir au point de consulter mon médecin de famille du Mans par téléphone mais qui ne pût résoudre mon problème de santé. Les douleurs ayant disparues après quelques mois, je l’ai oublié et ce n’est qu’après mon retour en France que ce problème se manifesta à nouveau.  Mes quelques connaissances en biologie animale me firent reconnaître les traces dues à la présence de cet occupant de mes intestins, je ne vous fait pas un dessin ! 

J’étais en vacances au bord de la mer dans l’île de Noirmoutiers et je me décidais à consulter. Je pris rendez-vous chez le médecin du port vers 9 h du matin et il m’a reçu aussitôt, (époque dorée où les médecins étaient encore très disponibles) mais je lui trouvais un comportement bizarre que j’ai rapidement compris lorsque qu’après avoir confirmé mon diagnostic, il me fit la remarque suivante : « il suffit d’en avaler un autre et il ne sera plus solitaire « ; pointe d’humour, mais je constatais qu’il était complètement ivre vu la difficulté avec laquelle il me rédigea une ordonnance me prescrivant un médicament qui devait régler mon problème en me débarrassant de mon hôte indésirable. 

Mais sans succès, je restais avec mon parasite avec qui j’avais lié des relations conviviales dans la mesure où par sa présence je pouvais rester mince (mais oui !) sans me priver de nourritures terrestres.

 

 


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