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La deuxième hanche
14 septembre, 2019, 0 h 07 min
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La deuxième opération concernait l’autre jambe, je connaissais maintenant le protocole, après m’être enduit de bétadine et vêtu d’une sorte de chemise de nuit bleue trop petite, on me conduisit à l’aide d’un brancard jusqu’au bloc opératoire, l’intervention fut un succès puisque mes deux jambes étaient de la même longueur et que j’avais maintenant deux cicatrices symétriques sur chacune de mes cuisses. 

Je ne pourrais plus porter de string, mais ce n’était pas mon maillot de bain préféré. Je me suis réveillé dans une chambre double ce qui n’était pas prévu et j’ai fait la connaissance de mon voisin. Il se trouve que c’était un employé (un tueur de cochon) de l’abattoir d’Alençon et de ce fait il connaissait la charcuterie de mon père. Il venait d’être réopéré d’une hernie  discale  qui s’était malheureusement infectée (maladie nosocomiale); si le premier jour j’ai pu converser avec lui de façon satisfaisante, son état s’est ensuite aggravé car il était aussi atteint de Parkinson et délirait toutes les nuits en arrachant ses perfusions et en essayant de quitter la chambre. Je devais appeler les infirmières plusieurs fois dans la nuit et de ce fait, il m’empêchait de dormir. N’ayant pas une vocation d’aide soignant, j’ai demandé à être transféré dans une chambre seule comme cela était prévu.

J’ai pu alors poursuivre ma convalescence dans de meilleures conditions cachant ma tablette, connectée par Bluetooth à mon téléphone, afin d’avoir accès au web ce qui était interdi. J’ai subi une série d’examen dont un Doppler auxquels l’infirmier m’a emmené dans une chaise roulante. Comme la fois précédente on m’avait oublié au moment de la pause déjeuner plus de 2 h dans un sous-sol au bout d’un couloir, j’insistais cette fois auprès de l’infirmier pour que cela ne se reproduise pas. Une autre fois le kinésithérapeute un peu bizarre qui s’engueulait avec ses collègues m’a abandonné accroché à une rambarde d’escalier à l’entrée du bâtiment, heureusement que le ridicule ne tue pas. Discutant avec la jeune infirmière en fait une stagiaire qui s’occupait de me soigner la fesse opérée j’appris qu’elle était encore en première année et avait plusieurs de mes collègues comme prof, ce jour là je me suis dit que j’avais bien fait de ne pas participer à ces enseignements et je lui ai interdit de prendre des photos souvenirs avec son portable.


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