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Mai 68 la fin !
2 mars, 2019, 11 h 43 min
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Par contre en septembre 68, fini la rigolade, il fallait rattraper l’année et deux sessions d’examens ont été organisées. J’ai été reçu à la deuxième, pour mon malheur, car ceux qui ont été collés se sont retrouvés en deuxième année de pharmacie et 4 ans plus tard ils avaient un emploi et pas moi, comme quoi les bons élèves ne sont pas toujours récompensés.

Ensuite, pour la licence, j’ai eu le choix entre de la biologie animale ou de la biologie végétale, et ayant eu quelques problèmes avec le professeur de biologie animale (il m’avait expulsé de son bureau avec un zéro pointé lors d’un examen oral en me disant que je ferais un bon ouvrier à la Saviem). Du coup j’ai choisi la filière végétale : à quoi cela tient, une vocation ! En licence, j’ai un peu trainé ayant échoué à l’un des certificats, celui de botanique justement, à croire que j’étais un peu là par défaut, mais j’avais une excuse j’étais amoureux des choses qui arrivent avec l’âge ! Par contre j’avais obtenu celui de physiologie végétale théoriquement plus difficile, mais c’était prédestiné puisque j’ai enseigné cette matière durant toute ma carrière.

J’ai dû refaire une année, et pour m’occuper et gagner mon indépendance financière, j’ai occupé en même temps un emploi de pion/prof de sciences naturelles dans un collège d’Alençon. Une année de galère au cours de laquelle j’ai constaté qu’enseigner à des gamins et des gamines insupportables n’était pas du tout mon truc. Cela m’a remotivé et l’année suivante j’ai obtenu les deux certificats de la maîtrise de biologie végétale, microbiologie et phytogéographie à la première cession, avec mention assez bien et major de promotion dans ce dernier certificat; j’étais devenu un bon élève.

J’hésitais sur ma poursuite d’études, j’avais tenté un recrutement à l’ORSTOM (office de la recherche scientifique et technique outre-mer devenu IRD, Institut de recherche pour le développement) envie d’Afrique, mais sans succès et pourtant j’avais mis une cravate lors de l’audition ! Le professeur de microbiologie m’avait proposé d’intégrer sur titre une filière d’ingéniorat dans l’agroalimentaire mais il fallait aller vivre à Paris et je n’en avais ni les moyens ni l’envie. J’ai choisi la qualité de vie, en restant sur Caen avec mon amoureuse et en m’inscrivant dans un DEA de biologie et physiologie végétales. J’ai dû me marier rapidement afin d’obtenir une bourse d’études, théoriquement d’excellence et j’étais excellent, mais avec une petite part sociale, afin que les gros revenus de mes parents ne soient  pris en compte par l’administration, et d’éviter ainsi de perdre la bourse (pas la vie) mais ma liberté; encore que du coup je m’étais mis la corde au cou.


2 commentaires
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  1. Henri Roussel

    Cher Prof Gg, je serais curieux de connaitre le nom du prof de biologie animale qui te renvoya avec un zéro pointé . Il y a aujourd’hui prescription, mais il est toujours intéressant de savoir quel sont les prophètes qui ne voient pas plus loin que leurs tarins de mandarins…



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