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Mes études, la suite !
23 février, 2019, 13 h 12 min
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Les méthodes pédagogiques des professeurs de l’époque consistaient à essayer de décourager un maximum d’étudiants et en fin d’année d’en coller une bonne partie avec des examens particulièrement difficiles. Il n’y avait pas de compensation entre les épreuves, ce qui m’a valu d’être la première année reçu à l’écrit, mais collé aux TP obligé de repasser les épreuves pratiques et les oraux à la session de septembre.

C’était la fameuse sélection par l’échec en première année d’université que le ministère a essayé plusieurs fois de masquer par des mesures d’accompagnement des étudiants en difficultés (des plans licences) sans jamais vraiment de résultats.

Aussi cette sélection par l’échec a fonctionné durant toute ma carrière sans que l’on puisse la résorber. Je ne crois pas que la mise en place récente de « parcours sup », afin de  soi-disant orienter les étudiants vers des filières où ils auraient plus de chance de réussir, soit une solution suffisante à ce problème; le gouvernement, malgré ses promesses, n’ayant pas mis de moyens pour la partie remise à niveau. Son seul but est d’essayer de désengorger des filières saturées comme le STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou la psychologie. Du coup un certain nombre d’étudiants s’inscrivent par défaut dans des formations qu’ils n’ont pas choisies et d’autres en attente de l’ouverture de concours comme celui des écoles d’infirmières, enfin il y en a qui viennent pour la lumière et le chauffage comme disait Sarkozy et il n’a pas totalement tort pour une fois !

Je suis quand même passé en deuxième année, mais j’étais loin d’être au bout de ma peine (encore qu’être étudiant pendant 8 ans comme moi, est-ce vraiment pénible ?). Il est vrai qu’en deuxième année nous étions beaucoup moins nombreux, une petite cinquantaine en CB et une trentaine en BG sur 250 au départ, c’était une vraie épuration. Cette deuxième année a été un peu agitée car nous étions en 1968. Les cours se sont arrêtés en avril et il faisait très beau. J’étais déjà de gauche, adhérent à l’UNEF donc cette période a été très enrichissante, pas scientifiquement je le reconnais mais intellectuellement. Refaire le monde lors de nombreuses assemblées générales dans l’amphi Pierre Daure (un physicien ancien recteur de l’académie de Caen d’avant la guerre) une sorte de théâtre de plus de 600 places malheureusement trop petit pour accueillir tous les jeunes révolutionnaires. J’étais trop timide pour prendre la parole aussi je ne suis jamais devenu un leader ! Du fait de mon appartenance syndicale j’étais malgré tout chargé d’animer les réunions qui concernaient  la Biologie. Durant cette période, j’ai usé beaucoup de chaussures en arpentant les rues de la ville de Caen. Après s’être beaucoup amusés nous avons décidé à plusieurs que nous avions suffisamment fait la révolution et nous sommes parti en vacances en Espagne (voir : A nous les petites allemandes). 



Comment je suis devenu professeur des universités !
16 février, 2019, 12 h 04 min
Classé dans : Non classé

Après avoir abondamment parlé dans ce blog de toute ma famille proche ou plus éloignée, il est temps si vous le permettez (mais vous n’avez pas le choix) que je consacre quelques lignes au sujet qui m’intéresse le plus, moi-même !

Je suis rentré à l’université de Caen en septembre 1966 comme étudiant après avoir été reçu au bac dit Fouchet, du nom du ministre de De Gaulle, particulièrement difficile. Je n’avais pas de but professionnel précis, hormis celui de m’inscrire dans la filière biologie afin d’être étudiant, le rêve de tout lycéen à l’époque car synonyme de liberté après des années de lycées casernes.

Le SPCN venait de disparaître remplacé par deux années dites de CB-BG, du coup je prenais une année de plus pour arriver en licence, mais en échange le ministère nous gratifiait d’un nouveau diplôme à bac plus 2, le DUES (diplôme universitaire d’études scientifiques) qui ne valait rien, une belle arnaque !

Dès les premiers cours, les profs nous avaient briefé négativement en nous précisant qu’il n’y avait pas de débouchés dans cette filière et que nous n’aurions pas dû nous y inscrire (discours que j’ai entendu durant toute ma carrière mais auquel je n’ai jamais souscrit). Pas très encourageant, mais c’était la mode à l’époque, les profs mandarins se sentaient inamovibles pourtant ils se tiraient une balle dans le pied dans la mesure où sans étudiants, ils n’auraient pas eu de raison d’être. Pourtant à l’époque l’étudiant était pour la plupart d’entre eux un artéfact de leur profession et seul importaient leurs activités de recherches.

L’une des raisons de cette attitude était que nous étions trop nombreux dépassant les capacités d’accueil des amphis dans lesquels ils diffusaient leur enseignement magistral. La présence d’étudiants sur les marches les insupportait car cela générait un certain désordre que nous avions tendance à amplifier lorsque le cours manquait d’intérêt, ce qui était fréquent !



Mes grands parents dernier chapitre
9 février, 2019, 12 h 31 min
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Revenons au jardin de mes grands parents paternel, au fond du jardin d’agrément deux murets avec un passage en pergola permettait d’accéder au potager et à une grande allée bordée d’arbres fruitiers en espalier, des pommiers et surtout des poiriers sur lesquels étaient parfois fixées des carafes afin que la poire se développe à l’intérieur et mon grand père après récupération y plaçait de l’alcool. J’ai longtemps vu chez mes parents de telles carafes avec une grosse poire à l’intérieur baignant dans du calvados, et les non initiés se demandaient souvent comment on avait pu la faire rentrer, mais cette tradition familiale a disparu depuis longtemps; je ne possède plus de telles carafes, dommage, le plus difficile était de consommer l’alcool avec modération et de ne pas oublier d’en rajouter quand la poire commençait à émerger.

Cette allée menait au fond où se trouvait une partie boisée collant à l’ancienne muraille de la ville. Sur la droite on trouvait une fosse de compostage dans laquelle traditionnellement les mâles de la famille urinaient régulièrement afin de l’enrichir en azote. On trouvait ensuite un poulailler, un appentis pour ranger les outils de jardinage et des toilettes à l’ancienne (au fond du jardin !) avec un siège en bois muni  d’un trou rond et d’un couvercle. Il y avait enfin un garage en préfabriqué dans le coin gauche ou mon grand-père rangeait sa 2CV Citroën et un portail permettant d’accéder à une cour avec quelques bâtiments servant de garages ou de remises et débouchant sur la rue.

Quand j’étais gamin, il y avait une école juste à côté et du jardin nous pouvions observer les enfants jouant dans la cour; elle a ensuite été détruite, reconstruite un peu plus loin et remplacée par un parking.

 C’est dans ce jardin que, plus tard, mes parents ont fait construire une maison pour leur retraite, le terrain était bien situé, à proximité de la cathédrale donc en plein centre ville, le long des murailles de la ville, mais malencontreusement  il correspondait aux anciennes douves qui avaient été comblées aussi a-t-il fallu creuser très profond pour trouver un terrain solide permettant de placer des poteaux en béton afin d’implanter la maison. Une fois construite après quelques difficultés avec les services des monuments historiques dans la mesure où la façade donnait sur une placette bordée par un reste des anciens remparts de la cité, elle faisait l’objet de remarques désagréables par le guide municipal qui faisait visiter la ville aux touristes; il la présentait comme la verrue de la place du Plénitre, ce qui ne faisait pas plaisir à mon père.

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La maison de mes parents

Cette maison très confortable dans laquelle mes parents ont vécu plus d’une trentaine d’années fut ensuite vendue lorsqu’ils sont partis s’installer près de chez notre sœur en Bretagne dans la banlieue de Rennes en y achetant un appartement. Mon père y a vécu très peu de temps ayant perdu son autonomie, ma mère ne pouvant plus s’occuper de lui, il a été placé en EPHAD. Ma mère y a vécu quelques années puis ayant du mal à se déplacer et ne pouvant plus rester seule elle est, elle aussi, maintenant en maison de retraite et semble s’y être bien acclimatée. Ma soeur, une aide soignante amie viennent la voir presque tous les jours et mon frère et moi lui rendons visite de temps en temps, lorsque nous pouvons nous déplacer.



Grands parents paternels
2 février, 2019, 12 h 07 min
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Ma grand-mère paternelle était elle aussi assez sévère, attachant ma sœur quand elle était petite avec un morceau de laine afin qu’elle ne bouge pas de sa chaise. Elle était très exigeante sur la propreté de sa maison et elle passait beaucoup de temps à astiquer les meubles jusqu’au barres sous la table de la salle à manger après les repas. Lors de nos vacances à la mer à Riva-Bella, dans leur villa, les règles étaient elles aussi sévères; les repas étaient un moment essentiel de la journée à heure fixe, midi et demi et nos cousins qui rentraient déjeuner à points d’heures choquaient terriblement nos grands parents lorsque à table dans la salle à manger de la villa nous les voyons passer sous nos fenêtres, rentrant de la plage pieds nus, les garçons en blue-jeans (ce que mon grand-père ne supportait pas car pour lui c’était un vêtement de travail) dans la maison voisine. Sans rien dire nous aurions bien voulu être à leur place, mais nous étions obligé d’acquiescer au discours moralisateur de mon grand-père.

Les repas étaient un peu longs car nous n’avions pas le droit de parler à table. Par contre ma grand-mère paternelle était une excellente cuisinière, l’autre aussi d’ailleurs, et nous régalait avec ses pommes de terre sautées coupées en petit carré. A la mer, elle nous préparait aussi des rognons de mouton coupés par la moitié et enfilés sur des petites broches métalliques et des maquereaux au four, à la crème et au vin blanc, recette  excellente que je continue à pratiquer à Dinard.

 

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De haute en bas: colins mayonnaise, langouste en belle vue, et jambon en croute sauce madère

À Alençon lors du repas traditionnel du dimanche midi, les mois en r il y avait toujours des huîtres, c’est à dire hors des périodes de reproduction (les huîtres triploïdes n’avaient pas encore été inventées). Ma mère adorait cela et elle nous a transmis son addiction. Dans les deux familles, mon frère, ma sœur et moi nous  avons toujours très bien mangé, la bonne bouffe était une tradition familiale le contraire aurait été étonnant compte tenu de la profession de nos parents et de nos grands parents. Nos conjoints au début de nos existences communes en ont largement profité en allant chercher le samedi soir quelques mets fins dans les chambres froides de la charcuterie et en ont gardé un souvenir impérissable. Par atavisme nous étions tous très bouffe dans la famille participant tout les dimanches matins à la réalisation de plats correspondant à une petite activité traiteur de la charcuterie comme le montre les photos des plats préparés (voir ci-dessus).

Bon appétit !


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