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Mes grands-parents maternels
19 janvier, 2019, 12 h 01 min
Classé dans : Non classé

Cette cour Langlois desservait la maison de maître et plusieurs autres habitations appartenant toutes à mes grands-parents. Nous allions souvent dans la  petite maison de l’oncle René qui jouxtait une grange, mais surtout où il y avait un billard russe dans la salle du rez-de-chaussée. Ce billard qui était son principal loisir pourtant difficile à transporter a toujours suivi mon oncle au fur et à mesure de ses déplacements. D’abord dans une aile de la grande maison lorsque la petite maison fut vendue. Le billard a suivi ensuite mes grands parents et mon oncle à Argentan où il fut installé dans le garage.  Puis au décès de mon oncle, mon frère en a hérité et il a échoué dans le sous sol de la maison de mes parents à Alençon, où nous l’avons beaucoup utilisé, pour enfin être, transporté à Paris et vendu mon frère n’ayant pas de place pour le conserver.

L’origine de ce billard était particulière, en effet à la fin de la seconde guerre mondiale mon grand père dont la charcuterie avait été détruite par les bombardements a dû, pour réouvrir son commerce dans des locaux provisoires se procurer des tables en marbre; astucieusement il a récupéré des billards russes dont il a désossé le dessus jusqu’à ne plus avoir que la plaque en marbre sur laquelle il pouvait travailler. Il en a acheté plusieurs et a gardé celui qui était en meilleur état et sur lequel nous avons joué toute notre jeunesse.

 

Flers

Une partie de la maison vue du début du parc

La grande maison bourgeoise où nous accueillaient mes grands parents lors des vacances était située à l’extrémité d’un grand parc qui se terminait par une grille majestueuse donnant sur la rue mais personne ne rentrait par là et je crois bien ne l’avoir jamais vue ouverte.

cour la nglois

Grille bordant le parc coté rue

Ce parc était une aire de jeu formidable pleine de cachettes dont nous profitions abondamment, planté de grands arbres, certains très certainement centenaires, qui entouraient une grande pelouse centrale en pente avec deux allées de part et d’autres descendant vers un bassin où vivotaient quelques poissons rouges. Je me souviens d’un grand hêtre, d’un noyer et d’un araucaria (appelé aussi désespoir du singe mais je ne l’ai appris que beaucoup plus tard à l’université en cours de botanique). Ensuite on remontait vers la maison en traversant un grand potager de part et d’autre de l’allée principale où mon grand-père cultivait des légumes. Mon oncle René s’occupait plus particulièrement de l’entretien du parc, enlevant les feuilles, désherbant et ratissant les nombreuses allées. Un paysan venait à la fin de l’été faucher l’herbe de la grande pelouse et faisait un gros tas de foin sur lequel nous nous amusions beaucoup. J’avais aussi une copine de mon âge,  la fille d’un des locataires de mon grand père habitant l’une des maisons de la cour Langlois, avec qui je jouais presque tous les jours. Je l’ai revu beaucoup plus tard puisqu’elle s’est installée au Mans après avoir quitté l’enseignement et est devenue marchande de chaussures reprenant le magasin de ses beaux parents. A la retraite elle occupe de hautes fonctions au sein de l’AVF (l’association des villes de France) et elle a embauché il y a quelques années mon épouse qui y enseigne l’espagnol. Comme quoi le monde est petit ! 


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