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Fin d’une dynastie !
14 décembre, 2018, 23 h 38 min
Classé dans : Non classé

Mais c’en n’était pas fini avec l’immobilier; en effet mes parents, suite à  des héritages, avaient accumulés beaucoup de biens immobiliers s’ajoutant à ceux qu’ils avaient eux-mêmes achetés. La charcuterie était à l’époque un métier très rémunérateur; ils étaient propriétaires  d’un studio à Paris dans lequel a vécu mon frère quelques temps et de places dans un parking souterrain, fait construire des garages à Alençon comme placement financiers, acheté un appartement à Alençon et pour les loisirs un appartement à la montagne et une maison de campagne. Ils avaient hérité de la maison de mon grand-père paternel, et des commerces voisins de la charcuterie que mon grand-père avait achetés pour agrandir le magasin si j’avais succédé à mon père. Du côté maternel, ma mère avait hérité d’une demi-douzaine de maisons dans la cour Langlois à Flers. Ce n’était pas vraiment une bonne affaire car toutes les maisons étaient assujetties au loyer de 1948 peu rémunérateur pour les propriétaires qui ne couvraient même pas les frais. Bref avec tout cela ils étaient imposés sur la fortune jusqu’à ce que l’on devienne, mon frère, ma sœur et moi, en partie propriétaires de ces biens en indivision après donations.

Profitant de leur longue retraite et de leurs moyens financiers, ils ont beaucoup voyagé avec une bande d’amis dans le monde entier, même jusqu’en Chine à une époque où ce n’était pas encore la mode. La maladie de mon père a mis fin à leurs pérégrinations et c’est bien dommage. A la retraite, courageusement, ils nous recevaient tous, leurs trois enfants, leurs conjoints et les 9 petits enfants lors de week-end prolongés et surtout à Noël pour le réveillons, excellent repas que notre père préparait avec très grand soin. Nous arrivions à nous loger tous mais certains enfants devaient dormir dans une sorte de grenier.

Dans le sous sol très spacieux en dehors du billard russe, nous pouvions aussi jouer au ping-pong. De plus mon père y avait installé une annexe de la cuisine où il pouvait préparer des plats lorsque nous étions nombreux à table. Dans cette cuisine en sous-sol il m’a appris à préparer le foie gras. Il avait aussi gardé une sertisseuse qui permettait de faire des conserves de pastis pour exporter discrètement ce produit vers les pays musulmans en mettant sur la boite une étiquette de rillettes, rendant ainsi service aux expatriés comme moi.

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De tout cela il ne reste plus comme trace que ce papier à en-tête montrant les deux produits phares de la société Tremblin et fils dont j’ai fait partie pendant quelques années après le décès de mon grand-père paternel lorsque j’étais étudiant. Malheureusement, je n’ai pas reprisla charcuterie et le successeur de mon père a refusé de racheter ces marques qui ont définitivement disparues. Ainsi se termine la saga des Tremblin charcutiers à Alençon dans l’Orne.


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