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Ma soeur, suite et fin !
29 décembre, 2018, 12 h 46 min
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Elle est ensuite devenue fonctionnaire en obtenant un poste en milieu hospitalier d’abord en région parisienne puis en Bretagne à Rennes. Elle a épousé à Argentan, dont il est originaire, un militant barbu très engagé dans la vie syndicale, à la CGT, syndicat au niveau du quel il a rapidement pris des galons et où il a été détaché comme permanent pendant une grande partie de sa carrière. Toutefois pour l’avoir accompagné quelquefois à Paris, il se rendait souvent place du Colonel Fabien ! Je dis cela, je dis rien !

Ils ont eu deux enfants un garçon et une fille, renouvelant juste l’espèce comme beaucoup de couples, moi j’ai fait exception ! Les enfants sont maintenant tous les deux pacsés  et ont quitté la Bretagne, le garçon ingénieur en électronique est installé à Tours avec sa femme comptable et une petite fille. La fille est montée vers le Nord dans les hauts de France, elle a deux petites filles et elle est webmaster après une formation de deux ans en IUT; profession dans laquelle elle a réussi brillamment et bénéficie de fortes rémunérations. Son conjoint est ingénieur.

Ma sœur et son mari avaient acheté une maison neuve dans la banlieue de Rennes à Chantepie, village dans lequel se sont ensuite installés mes parents lorsque notre père a eu des problèmes de santé, ma mère souhaitant se rapprocher de sa fille. Mon père décédé, ma sœur s’occupe toujours beaucoup de notre mère qui est maintenant en maison de retraite après avoir vécu plus d’une dizaine d’années dans un appartement qu’ils avaient acheté dans la même localité. Avec son époux très bricoleur et excellent jardinier, ils profitent de leur retraite pour voyager en France en utilisant une caravane attelée à un petit camion camping aménagé par leurs soins et à l’étranger en voyage organisé à base de randonnées pédestres.



Ma soeur
22 décembre, 2018, 8 h 40 min
Classé dans : Non classé

Ma sœur est née trois ans après moi, je n’étais plus fils unique, mais j’en avais bien profité si l’on regarde tous les albums photographiques qui me sont consacrés. J’avais donc maintenant une petite sœur et je devenais un grand frère. Il fallait de la place pour ses deux enfant alors mes parents ont fait percer un mur de leur chambre afin de pouvoir accéder à une pièce de la maison d’à côté dont mon grand père était propriétaire.

Nous avons ainsi dormi plusieurs années chez le voisin dans une chambre au mobilier caractéristique de l’époque en bois plaqué de couleur beige avec deux lits jumeaux, deux bibliothèques d’angle, deux tables de nuit identiques et une armoire commune du même métal ! La fenêtre donnait sur l’impasse permettant d’accéder à l’arrière de la charcuterie. Quelques années plus tard ma sœur a quitté cette chambre remplacée par mon jeune frère et elle emménagea dans la chambre dite du devant car donnant sur la grande rue.

À 14 ans je suis parti en pension à Caen et du coup ne rentrant que de temps en temps à Alençon et lors des vacances, j’ai un peu perdu de vue ma sœur. Je ne l’ai vraiment retrouvée que lorsqu’elle est venue faire une année d’étude à l’université de Caen alors que j’y étais en quatrième année de biologie. Elle y a suivi la première année de CB-BG comme je l’avais fait quelques années plutôt, mais elle n’a pas poursuivi dans cette filière pour s’orienter vers une formation paramédicale de diététicienne qu’elle a suivi à Paris.

 



Fin d’une dynastie !
14 décembre, 2018, 23 h 38 min
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Mais c’en n’était pas fini avec l’immobilier; en effet mes parents, suite à  des héritages, avaient accumulés beaucoup de biens immobiliers s’ajoutant à ceux qu’ils avaient eux-mêmes achetés. La charcuterie était à l’époque un métier très rémunérateur; ils étaient propriétaires  d’un studio à Paris dans lequel a vécu mon frère quelques temps et de places dans un parking souterrain, fait construire des garages à Alençon comme placement financiers, acheté un appartement à Alençon et pour les loisirs un appartement à la montagne et une maison de campagne. Ils avaient hérité de la maison de mon grand-père paternel, et des commerces voisins de la charcuterie que mon grand-père avait achetés pour agrandir le magasin si j’avais succédé à mon père. Du côté maternel, ma mère avait hérité d’une demi-douzaine de maisons dans la cour Langlois à Flers. Ce n’était pas vraiment une bonne affaire car toutes les maisons étaient assujetties au loyer de 1948 peu rémunérateur pour les propriétaires qui ne couvraient même pas les frais. Bref avec tout cela ils étaient imposés sur la fortune jusqu’à ce que l’on devienne, mon frère, ma sœur et moi, en partie propriétaires de ces biens en indivision après donations.

Profitant de leur longue retraite et de leurs moyens financiers, ils ont beaucoup voyagé avec une bande d’amis dans le monde entier, même jusqu’en Chine à une époque où ce n’était pas encore la mode. La maladie de mon père a mis fin à leurs pérégrinations et c’est bien dommage. A la retraite, courageusement, ils nous recevaient tous, leurs trois enfants, leurs conjoints et les 9 petits enfants lors de week-end prolongés et surtout à Noël pour le réveillons, excellent repas que notre père préparait avec très grand soin. Nous arrivions à nous loger tous mais certains enfants devaient dormir dans une sorte de grenier.

Dans le sous sol très spacieux en dehors du billard russe, nous pouvions aussi jouer au ping-pong. De plus mon père y avait installé une annexe de la cuisine où il pouvait préparer des plats lorsque nous étions nombreux à table. Dans cette cuisine en sous-sol il m’a appris à préparer le foie gras. Il avait aussi gardé une sertisseuse qui permettait de faire des conserves de pastis pour exporter discrètement ce produit vers les pays musulmans en mettant sur la boite une étiquette de rillettes, rendant ainsi service aux expatriés comme moi.

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De tout cela il ne reste plus comme trace que ce papier à en-tête montrant les deux produits phares de la société Tremblin et fils dont j’ai fait partie pendant quelques années après le décès de mon grand-père paternel lorsque j’étais étudiant. Malheureusement, je n’ai pas reprisla charcuterie et le successeur de mon père a refusé de racheter ces marques qui ont définitivement disparues. Ainsi se termine la saga des Tremblin charcutiers à Alençon dans l’Orne.



L’immobilier
8 décembre, 2018, 16 h 35 min
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Au départ en retraite de mes parents, comme il n’y avait pas de successeur parmi leurs enfants, ils ont facilement vendu leur pas de porte, à l’époque cela avait encore de la valeur. Le successeur a bien réussi développant en complément de la charcuterie des activités de traiteur très lucratives, si bien qu’assez rapidement il a remboursé mon père qui lui avait fait en partie crédit sur la vente du pas de porte. Ensuite, il a aussi racheté les murs de la charcuterie, par contre il n’a pas voulu de la marque déposée : « Rillettes du Château des Ducs d’Alençon».

Mais au préalable mon père avait fait transformer les laboratoires où il produisait les rillettes dans un bâtiment voisin situé au dessus de plusieurs garages en 3 studios qu’il a conservé. L’ensemble fut revendu par ma mère après le décès de mon père. Elle avait mis en vente ce bien auprès d’une agence qui avait précédemment fait de très bonnes affaires avec la famille puisqu’elle était installée dans des locaux voisins que mon père et son frère leur avait vendu et plus tard ils avaient aussi acheté la maison de mon grand-père qui était voisine de leur agence pour en faire des bureaux. Nous étions des voisins bons pigeons.

 D’autres biens immobiliers, dont nous avions hérités par donation, ont aussi été vendus par l’intermédiaire de cette agence comme un immeuble situé dans la périphérie d’Alençon composé de deux commerces :  l’ancienne succursale de mes parents et un fleuriste, de deux appartements et de deux grands jardins; l’un des commerces était loué à une société d’informatique; le directeur de l’agence et le locataire nous ont fait une proposition d’achat très sous évaluée le locataire argumentant qu’il voulait s’agrandir et que si on ne lui vendait pas l’ensemble, il allait rompre son bail et que l’on ne trouverait pas à relouer. Il nous a convaincu et nous lui avons cédé l’immeuble pour une bouchée de pain, découvrant ensuite que, non seulement il ne s’est pas agrandi, mais qu’il a fait construire des maisons dans les jardins attenants et qu’il a reloué les deux commerces et les deux appartements. Vilain menteur et belle arnaque ! Je m’étais occupé de cette vente et je le reconnais je ne suis pas doué pour les affaires. 



Vacances encore
1 décembre, 2018, 10 h 46 min
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Plus tard nous sommes allés aux sports d’hiver au début à l’hôtel, mais rapidement mes parents ont acheté un appartement dans un grand chalet à Morzine-Avoriaz dont nous avons tous largement profité pendant plus de 30 ans.  Une fois en retraite mes parents y séjournaient aussi en été avec le plus souvent les enfants de ma sœur. Je n’y suis passé qu’une fois en été avec ma famille nombreuse et nous avions prévu de camper dans la vallée près d’une rivière mais surpris par un très fort orage nous avons dû abandonner le camping qui était sous l’eau et nous tasser au sec dans la salle de séjour de l’appartement ce qui a effrayé mes parents mais ne nous a pas posé de problème. Avec mes 5 garçons nous étions habitués à loger n’importe où et n’importe comment. 

Mes parents avaient acheté une maison de campagne, lai lieu dit La Perruche, à quelques km d’Alençon mais dans la Sarthe. Ils l’avaient fait rénover non sans mal et elle leur permettait de passer les dimanches à la campagne, d’y organiser des réunions de famille en accueillant leurs amis dans de bonnes conditions. précédemment les réceptions se déroulaient faute de place dans le laboratoire de la charcuterie. Plus tard ayant aménagé le grenier il était possible d’y passer la nuit et donc le week-end. J’y ai peu séjourné car j’étais déjà parti en Algérie, par contre mon frère en a beaucoup profité ! D’un autre côté il s’occupait de l’entretien des pelouses et des fleurs qui garnissaient un pressoir en granite que mon père avait acheté et fait installer sur la pelouse en face de la maison. Grâce à cette propriété sarthoise de Saint Rigomer des Bois, nous avons pu nous marier religieusement ma future femme et moi dans une petite chapelle proche de la maison et que nous avions fait rouvrir pour l’occasion. Ma femme a ainsi pu se marier dans son département de naissance, la tradition était respectée.

Dans l’appartement où nous vivions au dessus de la charcuterie mes parents ont progressivement réalisé des transformations afin d’améliorer le confort, une vraie salle de bain avec baignoire fut installée sur la terrasse jouxtant la chambre de mes parents. De l’autre côté du palier un cabinet de toilette fut transformée en salon et la chambre dite du devant (celle donnant sur la grande rue) fut refaite, disposant d’un petit cabinet de toilette étrange car la porte était inclue dans la tapisserie. Au second étage il y a eu d’abord une chambre dortoir pour les vendeuses et un grenier il fallait le traverser pour accéder à une chambre dans laquelle j’ai logé et une porte sur la droite permettait d’accéder à un escalier commun avec le commerce de vêtements voisin ce qui permettait d’accéder à un troisième étage où une autre chambre a permis plus tard de loger les vendeuses. Il y avait une ambiguïté dans la mesure où ces dernières devaient traverser ma chambre pour gagner la leur. Mais j’habitais alors à Caen et je n’occupais cette chambre que le week-end quand les vendeuses n’étaient pas là, la morale était sauve !


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