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La biologie animale
26 mai, 2018, 11 h 15 min
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Les collègues de biologie animale étaient moins chaleureux si l’on peut dire ! Comme dans beaucoup d’universités, il y avait une « guéguerre »  larvée entre les services de Biologie animale et de Biologie végétale, Le Mans ne faisait pas exception. La querelle était latente, surgissait sous n’importe quel prétexte et se concrétisait souvent par un rapport de la BA contre la BV transmis à la présidence dont les effets étaient la plupart du temps ignoré par les instances supérieures qui connaissaient la schizophrénie du responsable. Seul le maître assistant de BA, bien qu’un peut caractériel, était fréquentable et nous avons joué ensemble au tennis durant quelques années sur les terrains couverts du service des sports de l’université jusqu’à ce qu’il m’envoie sa raquette dans la gueule et collaboré au moins administrativement.

L’arrivée de deux nouveaux collègues non souhaités en BA n’a pas arrangé la situation, ils ne se sont pas entendus avec les autres par contre se battant entre eux, ils nous ont lâché les baskets. Comme quoi pour une fois à quelque chose malheur est bon, cela nous a fait des vacances.

Depuis les anciens professeurs de BA sont partis en retraite ou malheureusement décédés en activité sans avoir pu profiter de la retraite, remplacés par une nouvelle génération de professeur dont j’ai fait parti mais avec une inversion; si précédemment ils étaient tous spécialisés en biologie animale maintenant c’est la biologie végétale qui est largement majoritaire (3 contre 1).

Mais cela ne pose plus de problème, maintenant on s’aime (du moins en apparence) car nous sommes tous réunis au sein d’une équipe régionale intitulée MMS, acronyme de mer, molécules, santé. Elle regroupe des biologistes, des biochimistes, des pharmaciens, des cosmétologues, des molécularistes (il faut de tout pour faire un monde), des toxicologues de la catho d’Angers (Dieu est avec nous), des océanographes, mais cela n’a pas suffi pour intégrer le CNRS, et nous sommes resté équipe d’accueil, une reconnaissance ministérielle, mais avec peu de moyens financiers et sans label.



Les collègues de BV
19 mai, 2018, 10 h 57 min
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A côté des copains, il y a les collègues avec qui les relations sont souvent moins faciles, quand on est universitaire, l’enfer c’est les collègues aurait pu dire « Jean Sol Partre ». Lors de mon arrivée au Mans, je connaissais déjà mes deux futurs collègues que j’avais rencontrés lors d’une mission  en Algérie à l’université de Tizi-Ouzou. Je les fréquentais déjà ponctuellement dans la mesure où rattaché au laboratoire, j’y séjournais de temps en temps pour développer mes activités de recherche lors de périodes de vacances hors d’Algérie. Je m’étais tout de suite bien entendu avec eux, n’ai je pas un caractère facile ? L’un était Maître assistant agrégé passionné de botanique, plus âgé que moi et malheureusement récemment décédé. L’autre, une petite assistante très rigoureuse qui m’avait involontairement rendu service en obtenant ce poste sur lequel j’avais aussi candidaté; ce qui m’a permis d’obtenir un peu plus tard un poste de maître-assistant mieux rémunéré et toc !

Le responsable de l’équipe me posait plus de problème, si je lui étais très reconnaissant d’avoir oeuvré afin de me faire venir au Mans, une fois en poste et même avant il était très exigeant, pour ne pas dire harcelant, me convoquant au laboratoire même les jours fériés alors que j’étais en vacances. Lorsque que je l’ai remplacé à l’université du Maine, il m’a intégré dans son équipe de recherche en Auvergne afin de travailler sur les Algues marines. Pas simple car un peu loin de la mer qu’il fallait transporter jusqu’à Clermont-Ferrand afin d’y cultiver des Cystoseires méditerranéennes et des Fucus de la Manche, quel chalenge !

Il a fait une très belle carrière universitaire, obtenant après Clermont Ferrand un poste à Aurillac pour terminer sa carrière à Dijon dans un institut d’agronomie. un tout petit peu plus âgé que moi, il est malheureusement décédé récemment d’une longue maladie (comme on dit). Dans l’équipe il y avait aussi une technicienne très conviviale, très efficace et très dynamique qui réglait tous les problèmes et qui lorsque j’étais encore en Algérie cultivait les plantes dont j’avais besoin pour faire mes expériences lors de mes courts séjours en France. Enfin une secrétaire très timide commune avec le service de biologie animale, mais que j’avais réussi à faire travailler dans mon bureau sur un ordinateur (un Apple IIe) plus efficace que sa machine à écrire IBM à boule.



Les deux derniers, un copain (de régiment) et une copine (de Fac)
12 mai, 2018, 11 h 15 min
Classé dans : Non classé

J’ai oublié de vous parler de mon « copain de régiment »; nous  sommes arrivés en Algérie sur le même bateau, donc dans la même galère ! « l’avenir », prémonitoire !  Lui et son épouse, ils étaient tous les deux ingénieurs, monsieur dans l’agroalimentaire (éleveur d’enzymes) et madame dans les hydrocarbures (une pétroleuse); ils habitaient Alger, enseignant à l’institut agronomique d’El Harrach, nous les rencontrions de temps en temps, mais ils ne sont restés que deux ans en Algérie et c’est ensuite que nous les avons beaucoup fréquentés car, à leur retour en France, ils nous ont succédé dans une petite maison que nous louions dans la campagne sarthoise. Plus tard,  une fois installé en région parisienne nous sommes souvent allés squatter chez eux (surtout la chambre de la fille ainée) avec nos cinq garçons. Maintenant à la retraite, ils vivent dans Paris (Parisien tête de …) où ils ont acheté un appartement terrasse haut de gamme, mais aussi à  la campagne dans les marais proches de Carentan dans la Manche où ils ont acheté une longère et où ils s’adonnent au jardinage essayant de faire pousser des légumes.

J’ai gardé la meilleure pour la fin, ma copine de Fac préférée, que j’avais surnommée Berthe en référence à une héroïne des polards de Frédéric Dard (San Antonio) , avec qui j’ai non seulement fait toutes mes études supérieures à Caen mais qui m’a aussi suivi en Algérie et avec qui j’ai fait les quatre cent coups. C’était une blagueuse, durant la thèse, nous faisions bureau/labo commun et sa blague préférée était de placer un seau plein d’eau sur le haut de la porte d’entrée mais en métal, le double effet l’arrosage et la bosse ! En Algérie, elle parcourait le Sahara en Land Rover puis rentrée en France et affectée dans un lycée, elle a continué à monter des expéditions emmenant ses élèves en Afrique. Pour finir sa carrière en beauté, elle est partie enseigner à Mayotte. Pour sa retraite elle s’est installée à Caen et comme nous tous, afin de payer plus de taxes foncières, elle a acheté une maison à la campagne dans la Manche dans laquelle elle organise de superbes fêtes. Marraine de l’un de mes fils, elle est de toutes les fêtes que nous organisons y apportant sa bonne humeur permanente et son entrain.

 



Deux de plus dont un architecte
5 mai, 2018, 12 h 54 min
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Un autre physiologiste mais plutôt neurophysiologiste m’a accompagné à Oran jusqu’à la fin de mon séjour alors que nous n’étions plus très nombreux à poursuivre notre mission de coopération. Comme moi, il était seul donc avec beaucoup de temps libre aussi nous faisions souvent de la chasse sous-marine ensemble, sans malheureusement ramener beaucoup de poisson, et aussi du tennis.

En Algérie, scientifiquement, il emmerdait les crapauds enregistrant avec un Nagra leurs parades amoureuses en vue de transférer le signal électronique à des femelles au niveau de zones cervicales et d’activer ainsi leur sexualité. Réintégré à l’université de Caen et installé dans la station biologique de Luc sur Mer, je le rencontrais parfois lorsque j’allais y chercher de l’eau de mer. A la retraite il n’a pas acheté de maison au bord de la mer, mais atypique il s’est acheté un bateau fluvial qui est au mouillage dans un petit port près du Mans aussi nous nous rencontrons de temps en temps.

Pour changer, un non universitaire, mon cousin à la mode algérienne que j’ai connu à Oran lorsque je l’ai accueilli à l’arrivée du bateau. Architecte, Il était missionné par le ministère pour participer à la construction des villages socialistes chers au président Houari Boumédiène. Il a assuré brillamment ces fonctions inventant même  le village polychrome puis après le décès du président et l’abandon de ce projet par le nouveau président Chadli Bendjedid, il a construit des logements sociaux et pour finir des mosquées, pas très compatible avec ses orientations politiques !

Nous avons passé de nombreux week-ends agréables ensemble au cours desquels, excellent guitariste, il s’évertuait à m’apprendre le picking, mais sans succès, j’étais un mauvais élève. Il a ensuite quitté l’Algérie pour faire carrière dans l’administration de plusieurs grandes villes dans lesquelles il a imposé sa vision de l’urbanisation, ce qui n’a pas été sans problèmes car elle ne correspondait pas toujours aux souhaits des élus locaux. Il a clos sa brillante carrière à Montpellier où il réside maintenant avec sa charmante mais très discrète épouse, remontant vers le Nord quand même de temps en temps. Y vivant en périphérie de la ville dans une maison d’architecte avec piscine, au soleil et près de la Méditerranée, il n’a pas eu, lui, besoin d’investir dans une résidence secondaire.


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