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Cité Grande Terre
31 mars, 2018, 18 h 52 min
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Il y avait aussi des coopérants logés dans d’autres cités et j’en fréquentais quelques uns le plus souvent lors des activités de loisirs comme les tournois volley ball que nous organisions sur une plateforme située en bordure de la montagne des Lions à l’Est d’Oran, ancien rez-de-chaussée d’un grande maison de colon en ruine qui nous servait de terrain de sport. La finale avait souvent lieu entre l’équipe de la résidence Perret contre celle de Grande Terre, une autre cité où étaient logés des coopérants mais plus luxueuse et plus récente. Dans cette cité habitaient aussi de bons copains comme le dahoméen devenu béninois marié à une espagnole avec qui j’enseignais  en tandem la physiologie végétale lors des séances de travaux pratiques. Un autre, dit « le beau polo » (par les dames), qui possédait un voilier avec lequel il traversait la Méditerranée; il voulait souvent m’emmener sur son bateau, mais comme je vomissais avant de sortir du port, il m’abandonnait le plus souvent sur le môle. Un autre neurophysiologiste normand  qui est resté comme moi longtemps et que notre solitude commune nous a rapprochés, pratiquant ensemble la chasse sous-marine et le tennis, lorsque tous les autres furent renvoyés, on disait remis à disposition du gouvernement français.  

Les autres, je les fréquentais moins, toutefois il y en a un, prof de physique, qui a atterri comme moi au Mans et un autre physicien maintenant acousticien que je vois presque tous les jours le midi au café et avec qui j’ai fêté notre départ commun à la retraite, il y a quelques années déjà ! Comme le temps passe vite à la retraite alors que l’on va beaucoup plus lentement, ce qui contredit la théorie de la relativité, désolé Einstein ! Il y avait aussi une française d’origine grecque et son mari qui me battait toujours au tennis et dont l’épouse avait une situation administrative particulière car son arrêté de titularisation avait été bloqué par le gouvernement de Raymond Barre. Comme d’autres, elle s’est battue syndicalement et a fini par être titularisée et intégrée dans une université française

 

D’autres copains plus éloignés géographiquement lui copain de régiment dans la mesure où il était VSNA comme moi habitaient à Alger enseignant tous les deux à l’INA d’El Harrach, lui ingénieur à Grenoble, (agronome pardon) et elle chimiste pétroleuse, devenu parisiens, tête de c…, mais ayant acheté une maison de campagne dans le Cotentin donc en Normandie, et ma copine de Fac en poste au même endroit et possédant aussi une maison de campagne dans la Manche et je les fréquente toujours.

Pendant presque toutes ces années, j’ai été membre du bureau de l’APES, une association qui correspondait au SNESup (syndicat national de l’enseignement supérieur) avec plusieurs copains, un brillant géologue avec qui je suis toujours très ami et que je fréquente toujours, marié à une prof de Sciences Nat. Très récemment en retraite, Il a fait une très brillante carrière à la fois scientifique, ayant gratté quelques cailloux dans des lieux originaux et difficiles d’accès, le Hoggar et les îles Kerguelen, et une carrière administrative ayant été vice-président à la recherche dans son Université, puis éminence grise du président de son université, président de sa section du CNU sous Allègre pendant quelques années et bien d’autres fonctions qu’il serait trop long à énumérer. Le second était mon copain corse dont je vous ai déjà parlé beaucoup, plus discret que le précédent, brillant ichtyologue mais ayant plutôt tendance à fuir les honneurs et les promotions, le troisième fils de paysan corréziens, physiologiste du sport, avec qui je disséquais le cochon et enfin  le quatrième  secrétaire de la section syndicale auquel j’ai ensuite succédé était un brillant économiste de gauche et oui cela existe, malheureusement devenu macroniste (il faudrait pas vieillir) ! Professeur de chaire supérieur en sciences économiques et sociales en classes préparatoires pour finir à l’université Paris 5-Descartes



Résidence Perret
24 mars, 2018, 11 h 40 min
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Dans cette nouvelle résidence habitait un couple de corse très sympathique, lui était ichtyologue et elle, merveilleuse, prof d’italien. Nous sommes devenu rapidement amis, militant dans le même syndicat, pratiquant la chasse sous marine lorsque nous passions des week-ends en camping rustique au bord de la Méditerranée. De plus à la fin de mon séjour, je mangeais chez eux très souvent voire tous les jours, car très isolés nous étions les derniers coopérants français de l’immeuble, ce qui me valu quelques kg en plus, la corse s’évertuant à faire grossir son époux maigre comme un passe-lacets.

Je fréquentais d’autres habitants de la tour et en particulier une petite boulotte très dynamique qui enseignait la microbiologie, et dont la présence et la bonne humeur permanente, entre autres, m’ont beaucoup aidé à supporter ma solitude. Un géologue un peu bougon, fils de polonais et célibataire, participais aussi assidûment à nos multiples activités, tennis, volley-ball, farniente en bord de mer, par contre il ne pratiquait ni la chasse sous-marine, ni la planche à voile.

Pendant seulement deux ou trois ans une prof de botanique importée de suisse, qui passait son temps à emmerder les ajoncs, participait surtout à nos libations et je la fréquente toujours; Moins fréquemment nous fréquentions d’autres coopérants habitant la résidence,  un vieux prof de droit, un autre géologue, un ethnologue bizarre qui avait épousé lors de sa thèse une amazonienne puis ensuite une indienne Cherokee qui ne m’aimait pas (on ne peut pas plaire à tout le monde) enfin un jeune chef d’entreprise un peu fils à papa qui faisait de la rénovation et surtout nous prêtait sa planche à voile et chez qui j’organisais mes séances de cinéma car il possédait un magnétoscope et une télé couleur.

Un autre collègue surnommé « Le vieux », car plus âgé que nous avait fait la guerre d’Algérie et chômeur  était  revenu y enseigner la physique ou la chimie, peut être pour expier ses fautes ! Nous étions du moins au début de notre séjour liés à l’armée en tant que  VSNA mais nos  contacts avec l’autorité militaire étaient heureusement très réduits hormis des rencontres avec un vieux colonel au bord de la retraite qui venait nous visiter de temps en temps en nous invitant au consulat et en nous reprochant surtout la longueur de nos cheveux. Notre mission était celle de volontaires d’un service national actif dans un premier temps puis de coopérant mieux rémunéré ensuite afin d’aider au développement des universités de ce jeune pays. Des copains mais pas tous ainsi  un peu plus tard lorsque certains comme moi furent titularisés et détachés en coopération, nous avons été surpris de découvrir que Bob Denard, spécialiste des coups foireux en Afrique, émargeait dans le même service du ministère des affaires étrangères que nous : « l’aide au développement »; il aidait les pays à se développer mais avec des méthodes différentes. Nous avons obtenu après plusieurs interventions syndicales qu’il change de service, mais malheureusement pas d’activités. Ainsi va la Françafrique !



Installation des appartements entre copains !
17 mars, 2018, 13 h 08 min
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Déjà, dans la cité universitaire provisoire, nous fréquentions surtout un breton et son épouse et ensemble nous faisions griller des sardines dans le couloir, trêve entre Normands et Bretons mai qui se ressemble, s’assemble. Une fois installé dans la cité des amandiers, appellation abusive, car il n’y avait pas un seul amandier dans le coin par contre une importante population autochtone, essentiellement des fonctionnaires de police,  nous nous sommes liés tout d’abord par affinité mais surtout par cage d’escalier. Dans un premier temps dans la mesure où nous devions tous nous meubler et nous partagions les quelques outils que nous avions apportés, mais surtout les tuyaux pour trouver chez les rares commerçants, vis et clous et surtout du bois aggloméré qui n’était commercialisé que par la Sonacob (société nationale de commercialisation du bois) sous forme de plaques de 6 m2, il fallait s’y mettre à plusieurs.

En dehors du breton qui habitait en dessous de nous, ingénieur informaticien, mais dont le père était menuisier ébéniste et qui avait donc appris à faire des meubles et qui a réalisé une cuisine,  il y avait un basque très bricoleur, ingénieur des Arts et Métiers, grâce à qui nous avons pu avoir de l’eau chaude (quand il y en avait au robinet de l’eau, ce qui était malheureusement assez rare) car il nous avait modifié les gicleurs afin de pouvoir utiliser les chauffes eaux avec du gaz butane. En dessous un autre physicien parisien, mais qui ne tenait pas rester longtemps en Algérie car son frère y avait fait son service militaire du temps de la colonisation et il n’était pas très rassuré, par contre, lui et sa charmante épouse, je les l’accompagnais souvent faire de la chasse sous-marine, une de mes passions. Un autre couple habitait la cage d’escalier, des babas cools très féministes que nous avons beaucoup fréquenté au début de notre séjour, mais avec qui les liens se sont distendus ensuite car c’était des gens du Sud et nous n’avions pas la même philosophie de la vie.

 Par contre, les autres, ceux du Nord, nous avons continué à les voir même après leur retour en métropole. Il y avait aussi un couple de belge que nous avons beaucoup fréquenté, car d’une part je jouais au tennis avec l’homme et ensuite parce que la femme a eu la bonne idée d’accoucher en Algérie et nous nous sommes beaucoup occupé de l’enfant, mais je vous en déjà parlé.

Dans l’autre cage d’escalier nous fréquentions surtout un autre couple de breton, lui astrophysiciens et elle psychologue, comme il avait la passion de la botanique, nous allions ensemble très souvent crapahuter et herboriser dans le djebel, militaire avec un stylo mais sans kalachnikov ! Heureusement, l’époque et notre rôle avaient changé. Ils cuisinaient aussi merveilleusement bien et en particulier le gigot d’agneau qui ne manquait pas au marché Michelet. De mon côté, je leur cuisinais du rôti de poulain dans le filet cela peut sembler étrange mais c’était la seule viande que l’on pouvait consommer saignante sans danger et en 12 ans, j’en ai mangé des dizaines de kilos sans qu’il me pousse de grandes oreilles.

Il y avait aussi un couple d’auvergnat, tous les deux physiologistes, lui fils de paysan et elle d’origine italienne. Nous sommes restés collègues en Algérie pendant huit ans, les autres étant partis, nous avons quitté les amandiers et déménagé ensemble en centre ville dans la Résidence Perret. Très souvent ils me conviaient à partager leur repas et égayaient ainsi ma solitude. Le mari jouait aussi un rôle important quand un pied-noir chasseur me faisait cadeau d’un sanglier tout frais cueilli dans la campagne avoisinante et qu’il fallait le dépecer dans la nuit afin de congeler les différents morceaux dont nous faisions ensuite cadeaux à nos collègues non musulmans bien sûr. Charcutier un jour, charcutier toujours!



Copains de régiment !
10 mars, 2018, 16 h 28 min
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Après mai 68, les deux sessions d’examens étaient repoussées en septembre et octobre et pour les préparer et surtout nous remettre dans une ambiance studieuse, avec deux copains nous avions décidé de réviser ensemble; aussi nous nous rencontrions tous les après-midi pour travailler et surtout compiler nos notes de cours afin de les dépoussiérer après plusieurs mois en stand-by et de les remettre à jour et surtout dans nos têtes. Malheureusement pour les autres, j’ai été le seul reçu aux examens et je m’en suis réjoui sans savoir que, l’un d’entre eux s’étant réorienté en pharmacie avec un accès sur titre en deuxième année, 4 ans plus tard alors que je ramais pour démarrer un doctorat,  était déjà pharmacien d’officine et moi loin de trouver un travail; d’un autre côté passer ses journées à vendre des boîtes de médicaments comme d’autres vendent des carottes (plagiat d’une bande dessinée de Reiser!), je ne suis pas sûr que ce soit très enthousiasmant.

J’ai ensuite quitté Caen pour l’Algérie afin d’y effectuer mes obligations militaires comme enseignant à l’université d’Oran. Tout était à recommencer, il allait falloir me faire de nouveaux copains, de régiment en quelque sorte, toutefois j’avais déjà une piste puisque que ma copine de bureau de Caen m’avait précédé de quelques semaines; elle avait obtenu un poste à l’école d’agronomie d’El Harrach. Je l’avais informé de notre arrivée et nous nous sommes retrouvé les premiers jours dans le centre de loisirs de Zéralda près d’Alger au bord de la méditerranée où nous étions accueillis par les services de l’ambassade de France et en particulier par le colonel responsable de notre sorte de régiment. Comme nous étions plusieurs centaines, ma collègue et son mari se sont facilement glissés dans le groupe et ont passés 3 jours sur la plage au frais de la princesse.

Arrivé à Oran, Il ne me restait plus qu’à trouver de nouveaux copains, mais ce fut assez facile dans la mesure où l’université nous avait tous provisoirement logés dans une cité universitaire en construction sans eau ni électricité; des problèmes existentiels à résoudre, cela crée des liens, puis nous avons tous été transférés dans des HLM construit par la France à la périphérie de la ville, jamais terminé pour cause d’indépendance, mais récemment réhabilité. Cette promiscuité et le fait que nous étions tous dans la même galère, ne touchant qu’une solde pour survivre et la nécessité de fabriquer nos meubles, car les appartements nous étaient loués non meublés, nous a obligé à nous entraider en mutualisant nos moyens et nos capacités.

En effet si pour les femmes algériennes, deux banquettes avec des mousses et une table basse pour servir le thé, suffisait à leur bonheur, pour les nôtres, des « roumias », il fallait des meubles de cuisine, une table pour manger, des chaises, une chambre avec un vrai lit, une armoire, un salon, etc. Il ne nous restait plus qu’à retrousser nos manches et à nous mettre au travail, quelle galère. Du coup nous fumes tous solidaires et nous sommes rapidement devenus copains.

 



Copains de Caen
3 mars, 2018, 11 h 05 min
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Mes autres copains de cette époque, ce sont mes trois colocataires de la maison de la grand-mère. Certains soirs dans un bistrot discret près de la gare routière, nous avons essayé plein d’espoir de refaire le monde qui en avait déjà bien besoin et cela ne s’est pas arrangé ! Nous avons échoué quand on voit ce qu’il va devenir sous les présidences de Trump, de Poutine et à notre petite échelle de notre Jupiter, Emmanuel Macron, c’est inquiétant.

Lors de ces  50 années, Je suis resté en contact avec deux d’entre eux, l’un docteur es-lettres, ex professeur agrégé d’anglais en lycée puis à l’université ayant épousé une américaine parfaitement francophone avec une pointe d’accent qui fait son charme, nous les invitons quand c’est possible au festival du film britannique de Dinard, langue oblige; l’autre, docteur en lettres modernes, amoureux dans sa jeunesse de Jane Birkin mais ayant épousé son « Bouquet d’Amour », surnom donné à une petite brunette charmante, n’a pas cherché à faire carrière dans l’enseignement. Il a choisi des fonctions administratives, d’abord facteur (son goût pour les lettres) il a fini comme intendant puis comptable à l’éducation nationale mais en en profitant pour poursuivre des études dans différentes universités et aussi diversifiées que l’histoire l’art ou le grec ancien.

A cette époque nous avions un copain commun que nous surnommions le conseiller conjugal car sans logement fixe sur Caen et célibataire, il squattait régulièrement chez les uns et les autres. Économiste  il est devenu directeur en milieu hospitalier. père de famille nombreuse comme moi, Il est malheureusement  décédé prématurément d’une longue maladie, comme on dit. Un autre copain surnommé Castor a eu lui aussi une fin tragique renversé par une camionnette alors qu’il faisait du vélo; dramatique car linguiste très brillant après des années de galère et après un séjour au Maghreb comme nous tous, il venait juste d’obtenir un poste à l’université.

Je revois de temps en temps surtout lors de fêtes en commun un cannais avec qui j’ai fait toutes mes études encore qu’il m’ait doublé une année ou plutôt c’est moi qui ai redoublé le certificat de botanique. Une salle histoire, échouant à l’examen de travaux pratiques lors de la session de septembre qui avait été assurée par un nouvel enseignant dont les exigences étaient bien différentes du vieux maître-assistant parti en retraite en juin, qui avait pourtant assuré l’enseignement tout au long de l’année et qui m’avait collé au TP car je n’avais pas vu lors de la dissection florale qu’il y avait une paroi qui délimitait deux compartiments dans le tube floral chez Centranthus ruber, une plante à petites fleurs rouges qui pousse sur les vieux murs et que je haït toujours 50 après. C’était sévère à  l’époque (il n’y avait pas de compensation entre les épreuves, il fallait être reçu à la fois à l’écrit, aux TP et à l’oral, c’était galère); si l’on appliquait ces règles aux étudiants d’aujourd’hui, il n’y aurait pas beaucoup de reçu.

Pour en revenir à ce copain, nous avons non seulement fait notre doctorat ensemble, puis je suis parti en Algérie alors qu’il poursuivait ses études dans une école d’agronomie pour devenir ingénieur et lors d’un de ses stages, nous nous sommes retrouvés à Oran et je l’ai accompagné  dans ses expéditions sur les hauts plateaux à la recherche de l’alfa (graminée récoltée pour de multiples usages et en particulier pour fabriquer un papier de grande qualité), mais c’est facile à trouver car il y en a partout. Après avoir enseigné quelques temps en lycée agricole mais sans enthousiasme, il a passé un concours et il est devenu DDA (directeur départemental de l’agriculture) changeant souvent de postes et en particulier dans les départements d’outre-mer. Il a fini sa carrière comme haut fonctionnaire au ministère de l’agriculture. Je l’enviais un peu car si nous avions la même grille indiciaire, avec ses primes conséquentes il doublait son salaire, et moi pas ! Mais son emploi générait beaucoup plus de stress que le mien et donc je n’y perdais pas au change; maintenant changement de situation, plus de primes, ma pension est plus élevée que la sienne, comme quoi il y a une justice même dans ce bas monde !


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