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Quand je vivais à Caen
24 février, 2018, 13 h 21 min
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A la mi juin 1968, après deux mois de révolution (c’est fatigant !), nous sommes partis à quatre en vacances en Espagne, d’abord en DS 19 puis en stop, le copain qui possédait la voiture devait rentrer pour passer un concours dans une agro; il l’a obtenu et je ne l’ai plus revu. Nous sommes restés à trois en vacances en Espagne, mais je vous en ai déjà parlé précédemment en détail.

Je fréquentais beaucoup les membres du CNEC et en particulier une jeune dame,  surnommée Berthe, que je côtoie encore de temps en temps et en compagnie de laquelle j’ai fait toutes mes études à Caen travaillant souvent avec elle lors des TP en binome (pour faire la vaisselle, bien sûr); partageant le même bureau durant les 3 années de notre troisième cycle elle m’a suivi ensuite en Algérie comme coopérante, mais pas à Oran, à Alger, on ne s’est donc pas vraiment quitté, c’est vous dire et en plus c’est la marraine d’un de mes fils !

De retour en France, une douzaine d’années plus tard, alors que je lui avais proposé de venir me retrouver à l’université du Maine, plutôt que de faire de la recherche et devenir un savant, comme moi, elle a préféré réintégrer l’enseignement secondaire dans sa région d’origine la Haute Normandie; mais, toujours aventurière, elle a fini sa carrière à Mayotte, non sans être allé de nombreuses fois au Mali avec ses élèves soutenir des familles en difficultés. Elle avait même acheté une résidence secondaire à Tombouctou, ce qui est très original, malheureusement l’insécurité dans ce pays ne lui permet plus d’y séjourner. Elle vit maintenant à Caen et possède une petite maison dans la campagne près de Vire où nous allons de temps en temps faire des fêtes, sans oublier d’acheter de l’andouille en court de route, (pour moi la meilleure et en andouille, je m’y connais ! Au sens propre comme au sens figuré).

Durant mon long séjour à Caen, de 1962 à 1974, j’ai fréquenté d’autres copains et en particulier ceux du CNEC avec qui je faisais les 400 coups, je vous en ai déjà parlé précédemment; en particulier un certain Nanard que j’ai revu assez souvent lorsque, en poste au Mans, j’allais à la station biologique de Luc sur Mer où il était ingénieur d’études, récupérer de l’eau de mer pour cultiver mes algues. D’autres encore comme Yves  spécialiste de l’élevage du saumon que j’ai rencontré lors d’une mission en Nouvelle Calédonie (comme quoi le monde est petit !) ou Arzel, un breton pur souche, ce dernier malheureusement décédé, dont le père était goémonier et qui a fait toute sa carrière à l’IFREMER en s’occupant des champs d’algues et de leur récolte sur la côte du Léon.  

A cette époque j’essayais de jouer de la guitare et de composer des chansons avec Nanard, meilleur guitariste que moi, et qui composait les musiques. Des chansons dans le style de Bobby la Pointe dont l’une s’intitulait « contraceptión » et dont le refrain se terminait par «  ejaculación « ( le tout en espagnol bien sûr, restons politiquement correct), sur musique de flamenco et une autre « les slaves » dont le refrain d’excellente facture était « les slaves qui savent pas s’laver qui s’lavent mais nous fassent pas chier ». Une dernière,  plus écologique, dont l’un des couplets disait « On a pas fini d’être pollué avec tout le benzopyréne qu’on trouve dans le saumon fumé quand on en mange toutes les semaines ». J’ai oublié les autres paroles, désolé et je ne joue plus de guitare, dommage !



Mes universités
17 février, 2018, 13 h 14 min
Classé dans : Non classé

Durant mes études universitaires de biologie à Caen, je me suis fait beaucoup de copains et quelques copines et j’en revois encore quelques uns ou unes. Les premières années, j’habitais près des terrains de sports de l’université dans une petite maison tenue par une vieille dame où logeaient 3 autres étudiants. C’était la grand-mère de l’un d’entre eux, nous sommes devenus très vite des copains et la grand mère nous a tous adopté. Nous nous retrouvions le plus souvent le soir après nos cours respectifs dans un bistrot près de la gare routière, le petit Malherbe, pour refaire le monde, mais je vous ai déjà parlé de ce bistrot un peu louche.

Parmi les 230 étudiants de première année de CB/BG je me suis fait assez rapidement quelques relations. Un garçon tout d’abord qui était assez brillant et redessinait à merveille les schémas que nous faisaient les profs au tableau et dont le sport favori était l’alpinisme. Un autre ensuite que j’ai beaucoup fréquenté, fils d’émigré italien maçon (comme il se doit) et avec qui j’ai fait les quatre cents coups. Nous nous sommes entre autre inscrit au CNEC  (cercle naturaliste des étudiants de Caen) ne pas confondre avec naturiste, encore que certains de ses membres avaient tendance à montrer souvent leurs fesses, mais pas moi, rassurez vous ! J’ai toujours été très pudique. Nous participions aux excursions du week-end qui étaient l’occasion d’enrichir nos connaissances mais surtout et aussi de maintes libations, la nature cela donne soif !

 En 1968, ce copain de gauche me poussa à adhérer à l’UNEF, syndicat étudiant qui jouera un rôle important au mois de mai de la même année, rappelez-vous ! Mais notre objectif était moins de militer que d’en profiter pour organiser une soirée dansante dans leurs locaux à notre bénéfice ou du moins celui d’une association que nous avions créé pour l’occasion et que nous avons dissoute ensuite, mon copain fils d’ouvrier avait  besoin d’argent pour payer ses études car de redoublement en redoublement il en était déjà à la cinquième année. Pas tout à fait réglementaire, mais il y a prescription.

Au niveau des bals, après avoir assisté début 1967 à l’un des derniers grands bals étudiants, habillé en tenue de soirée et accompagné d’une jeune personne du sexe (étudiante en biologie, dans ce genre de bal il fallait venir en couple) en robe longue, avec plusieurs orchestres et de multiples attractions dont un excellent chanteur de blues noir américain mais dont j’ai oublié le nom. Mais ce fut l’unique et dernière fois, ces bals prestigieux et rétro disparurent définitivement l’année suivante, effet secondaire de Mai 68. Par contre, j’ai ensuite très activement participé à ceux du CNEC qui avaient lieu tous les ans et permettaient de financer cette association. C’était un bal costumé et j’y suis allé déguisé en Dupont et Dupond, en Dalton, en caisse, en homme de Cro-Magnon mais pas très poilu je l’avoue. Puis ayant pris des responsabilités, j’ai abandonné les déguisements pour m’occuper de l’intendance proposant des sandwichs préparé avec le pâté et les rillettes gracieusement fourni par mes parents si bien que c’était le poste le plus bénéficiaire de la soirée. Je m’occupais aussi du punch dont les vapeurs très incommodantes rendaient mes fins de soirées difficiles, ce qui au début avait un peu gâché mon image auprès de ma future épouse.

C’est avec ce copain que j’ai passé plusieurs mois en 1967 dans la villa de mes grands parents à Ouistreham Riva Bella afin de réviser au calme nos examens, mais les journées et surtout les soirées étaient très animées (je vous en ai déjà parlé) et nous n’avons pas révisé grand chose. Si j’ai réussi l’examen écrit, j’ai été collé aux TP, mais j’ai obtenu mon année à la session de septembre, par contre mon copain a échoué et a dû redoubler; il a ensuite changé d’orientation en suivant un cursus de psychologie au niveau duquel il a bien réussi obtenant en final un poste à l’université de Rennes I, dont il a été ensuite durant quelques années vice-président. Comme quoi il ne faut préjuger de rien !



Reçu au Bac, étudiant à Caen
10 février, 2018, 12 h 04 min
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Toujours dans la même classe durant les années suivantes, notre groupe de copains s’est maintenu jusqu’au bac, puis la vie nous a séparé car j’ai été le seul reçu. J’ai continué à fréquenter l’un d’entre eux dont les parents avaient une maison à Berniéres sur Mer qui a été notre solution de replis lors des épreuves du bac car, déjà rebelles, nous avions tous été mis à la porte de notre établissement quelques jours avant l’examen.

Il a obtenu son bac deux ans plus tard en 68 (une bonne année) tout en préparant un diplôme d’ingénieur qui lui a permis ensuite de participer à la construction de métro dans le monde entier. Nous sommes allés plusieurs fois aux sports d’hiver ensemble dans l’appartement de mes parents à Morzine/Avoriaz.

Puis lorsque nous sommes devenus père de famille  (nombreuse pour moi, seulement un garçon et une fille pour lui, petit bras pour ne pas dire autre chose !) nous avons passé avec nos enfants plusieurs étés dans un camping haut de gamme dans les landes et nous faisions ensemble de la planche à voile sur le  bassin d’Arcachon, moi en fumant un cigare qui devait rester allumé jusqu’à mon retour sur la plage, c’était mon challenge ! Nous avons ensuite campé ensemble quelques fois en Bretagne, tout en fêtant avec d’autres le nouvel an au Mans pendant plusieurs années. Nous avons assisté aux mariages de nos enfants respectifs. Depuis quelques temps hormis de rares contacts téléphoniques, nous nous sommes un peu perdu de vue.

Durant mes études universitaires à Caen, je me suis fait beaucoup de copains et j’en revois encore quelques uns. Au début, j’habitais près des terrains de sports de l’université dans une petite maison tenue par une vieille dame où logeaient 3 autres étudiants. C’était la grand-mère de l’un d’entre eux, nous sommes devenus très vite des copains et la grand mère nous a tous adopté.

Nous nous retrouvions le plus souvent le soir après nos cours respectifs dans un bistrot près de la gare routière, le petit Malherbe, pour refaire le monde; bistrot un peu louche en dévers, il fallait descendre quelques marches pour y accéder. Il y avait une patronne qui faisait un peu tenancière et une serveuse qui nous aimait bien, innocents nous n’avons compris qu’au bout de plusieurs années qu’au bar les piliers de bistrot qui jouaient au Yam toute la soirée avec passion jouaient en fait la serveuse qui par moment montait avec le gagnant par une porte dérobée. La patronne renouait ainsi avec son ancien métier ! A cette époque nous étions encore très innocents mais nous commencions à apprendre la vie !



Interne à St Joseph de Caen
3 février, 2018, 16 h 05 min
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Revenons en arrière, une fois interne à Saint Joseph de Caen, j’ai du tout reprendre à zéro et me trouver de nouveaux copains, mais d’une nature très liante, je n’ai pas eu trop de mal. Le sort en a décidé, puisque le premier soir, au dîner, je me suis retrouvé sur la dernière table du réfectoire incomplète, nous n’étions que trois et je me suis très vite lié d’amitié avec l’un des garçons. Nous avons ensuite suivi ensemble toute notre scolarité de la troisième jusqu’au baccalauréat et nous nous rencontrons encore de temps en temps. 

Nous étions en troisième, en seconde division ce qui correspond au collège de maintenant donc encore considéré comme des petits et soumis à une discipline de fer qu’il nous fallait contourner. Avec deux autres élèves de notre classe nous avions formé une « bande des quatre » (avant les chinois) afin de résister ensemble à la pression disciplinaire ambiante comme l’obligation de se déplacer en permanence durant les récréations aussi nous nous planquions afin de pouvoir discuter tranquillement. A l’époque, parler entre nous ou pire lire des livres étaient des délits dans le système d’éducation des frères des écoles chrétiennes. 

En fin de journée après la dernière étude nous avions organisé un lieu de détente au dernier étage du bâtiment en construction juste au dessus de notre salle d’étude, basé sur notre capacité d’ubiquité en étant dans ce troisième endroit, ni à l’étude du soir que nous pouvions prolonger jusqu’à 22 h, ni au dortoir dans notre lit, mais dans un troisième lieu, notre « night club » aménagé avec caisses pour s’asseoir, radio, cigarettes et boissons alcoolisées, toutes choses fortement interdites, et nous n’avons jamais été pris. 

Nous sommes ensuite passé en seconde donc en première division où la discipline était moins drastique et nous passions plus facilement à travers les mailles du filet. Ainsi sous prétexte de participer à la conférence de Saint Vincent de Paul (aide aux personnes âgées) nous allions tous les quatre prendre notre café en ville tous les midis sous le regard bienveillant des surveillants qui contrôlaient pourtant rigoureusement les entrées et les sorties de l’établissement. Nous voyant sortir tous les jours à la même heure, ils devaient penser que nous avions une autorisation, ce qui bien sûr n’était pas le cas ! 

 

L’un d’entre nous avait réussi à convaincre ses parents de quitter l’internat en allant dormir chez sa grand-mère et il disposait en plus de sa voiture, une dauphine. Avantage important car il nous récupérait quand nous faisions le mur le soir afin de faire des virées à la mer. La encore nous n’avons jamais été pris mais nous étions en terminale et au lieu du dortoir surveillé nous disposions de chambre pour deux dont il était facile de s’échapper avec la complicité de notre colocataire qui simulait notre présence. Je me suis quand même fait prendre un soir bêtement en jouant au tarot, tard dans la nuit, après une de ces sorties, ce qui me valut de retourner deux mois en dortoir. Ce ne fut peut-être pas totalement négatif car me retrouvant en études tous les soirs j’ai préparé assidûment mon baccalauréat.


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