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Encore des nouvelles des voitures
30 décembre, 2017, 13 h 44 min
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Mon épouse restée en France s’est procurée une nouvelle Austin Mini 1000 puis suite à une fuite d’huile au niveau du carter nous l’avons remplacé par une 104 Peugeot neuve, ce ne fut pas une bonne affaire car elle démarrait difficilement en hiver et nous n’avions pas de garage; petite anecdote lorsque nous l’avons vendue, l’acheteur n’a pas fait modifier la carte grise et six mois plus tard il a renversé une dame et son enfant et il s’est enfui. Les policiers m’ont alors appelé à mon bureau m’accusant du délit et refusant mes explications et très menaçant se proposant de venir m’arrêter à l’Université, heureusement je leur ai demandé à quelle heure avait eu lieu l’accident et coup de chance à cette heure je faisait cours en amphi; j’avais donc un alibi et des témoins et quand je leur ai proposé de rencontrer ma centaine d’étudiants, ils se sont très vite calmés et ont raccroché et je n’ai plus jamais eu de nouvelles de cette affaire, heureusement.

En Algérie, mon Combi commençait sérieusement à fatiguer perdant beaucoup d’huile, il s’auto-vidangé, c’était pratique mais pas très écolo ! Il était donc temps de le changer pour un véhicule neuf et comme résident à l’étranger profiter de l’achat en détaxe. J’ai opté pour une Renault 18 break de couleur bleu (comme mes yeux), mon idée était de pouvoir dormir dedans en Algérie, mais aussi de pouvoir transporter ma famille lorsque je séjournais en France durant l’été. C’était un véhicule diésel ce qui était très rentable car le prix du gasoil était très bas en Algérie (20 centimes de Dinars le litre à l’époque soit un peu plus de trois centimes d’euros). J’ai ainsi parcouru des dizaines de milliers de km au Maghreb à peu de frais.

A la fin de mon séjour, j’ai ramené cette voiture en France et je l’ai faite immatriculer après avoir payé les taxes et je l’ai beaucoup utilisée pour transporter ma famille maintenant nombreuse (déjà 4 enfants) bien que ce soit déjà un peu juste. De plus pas du tout adaptée au froid de l’hiver 86/87, immobilisée plusieurs fois par le gel du gazole, j’ai dû rajouter un réchauffeur  (à l’époque le gazole commercialisé n’était pas protégé contre le gel).

J’ai profité de mon retour définitif en France pour changer aussi le véhicule de mon épouse rachetant une nouvelle fois une Austin mini noire, sa voiture préférée, mais cette fois fabriquée en Italie et je l’ai payée avec mon dernier mois de salaire de coopérant. Deux explications possibles : ou cette voiture était bon marché ou mon salaire était élevé ! A vous de voir ! Cette voiture n’était pas très solide et nous l’avons changée le jour où elle s’est affaissée sur une roue dans un carrefour heureusement à faible vitesse, le bras de suspension rouillé ayant lâché alors qu’elle sortait du contrôle technique, comme quoi ce contrôle obligatoire n’est pas une panacée.

 



Un Combi VW, c’est le pied !
23 décembre, 2017, 11 h 43 min
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Ayant voyagé plusieurs fois  dans un Combi VW de collègues, je m’étais dit que c’était le véhicule idéal pour circuler dans ces contrées désertiques où il était souvent difficile de trouver un hôtel. Il fallait que je m’en procure un en France. J’ai donc passé l’été à en rechercher un exemplaire, de préférence partiellement aménagé en camping, mais nous étions en 1976 et ces véhicules étaient encore rares en occasion en France; salarié depuis seulement 6 mois, je n’avais pas encore les moyens de m’en acheter un neuf. On m’avait donné un tuyau, la solution était d’en racheter un d’occasion à de jeunes américains qui retournaient dans leur pays. C’est ce que j’ai fait en me rendant devant le siège de l’American Express à Paris où, après leur périple en Europe, ils vendaient leur véhicule afin de financer leur billet d’avion de retour.

Je suis donc devenu un heureux propriétaire du véhicule fétiche des hippies le Combi VW, j’allais pouvoir arpenter les routes du Sahara sans l’angoisse du coucher et installer de temps en temps cette résidence secondaire sur les plages algériennes. Un petit toit ouvrant permettait de se tenir debout. La banquette arrière se dépliait en un grand lit deux places et un petit meuble faisait office de cuisine et j’avais rajouté une penderie. Il me restait à le faire immatriculer en France comme VUTS (véhicule à usage très spécial) car il était au départ  Hollandais. J’ai dû le faire passer aux mines, la seule obligation fut de changer les lampes des phares qui éclairaient en blanc alors qu’à cette époque les phares jaunes étaient obligatoires en France. Malheureusement et heureusement mon oncle qui était rectifieur automobile détecta un problème au niveau des soupapes et me proposa de refaire le moteur gracieusement avant de l’emmener au Maghreb. J’ai ensuite roulé au Maghreb avec pendant environ 5 ans mais il était quand même un peu usé;

j’ai dû plusieurs fois faire changer les roulements des roues avant et j’ai eu des problèmes de Delco, la direction flottait un peu et la dynamo me lâchait de temps en temps. Je l’ai emmené souvent dans le Sahara, puis je lui ai fait faire l’aller et le retour Oran/Le Mans, un été, avec mon épouse en passant par le Maroc, prenant le bateau à Ceuta, remontant toute l’Espagne le long de la côte Méditerranéenne et malgré quelques petites pannes, ce fut un voyage très agréable. En transportant notre chambre avec nous, c’était la liberté et l’aventure. Ma femme ayant repris son poste en France, je suis rentré à  Oran seul sans encombre ou presque, mais je vous l’ai déjà raconté, en passant cette fois par Almeria et Melilla. 



Les voitures c’est l’aventure !
16 décembre, 2017, 17 h 43 min
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J’ai passé mon permis de conduire un peu tard en 1968, l’été précédent j’avais gagné un peu d’argent en repeignant les fenêtres et les volets de la villa de mes grands parents et en travaillant sur les marchés comme vendeur de pulls pour minette pour un forain maghrébin. Avec cet argent, j’ai acheté une 2cv Citroën d’occasion à une bonne sœur du dispensaire voisin de chez mes parents. Ce fut ma première voiture, son principal défaut était l’absence de jauge à essence électrique aussi fallait-il vérifier le niveau d’essence avec une jauge manuelle dans le réservoir. Les pannes d’essence étaient fréquentes et en hiver il fallait de temps en temps démarrer le moteur à la manivelle. Ce véhicule me permettait de rentrer à Alençon le week-end mais aussi d’aller en vacances avec des copains. Ce véhicule était attachant et je l’avais utilisé pour faire quelques bêtises que je vous ai déjà raconté comme des courses sur les pelouses enneigées du campus où dans les grandes avenues de Caen, mais j’ai dû finir par m’en séparer, mon père m’ayant proposé de me donner en échange la Renault 4 commerciale bleue de la société dont je faisais maintenant parti en tant que fils de la SARL « Tremblin & fils ».

Ce fut mon second véhicule, mais déjà ma future épouse se déplaçait en Austin mini blanche à intérieur de velours rouge et pot d’échappement Abarth que lui avait acheté son père (la frime). Avec ma R4 je ne faisais pas le poids et pourtant c’est elle qui nous a emmené en Algérie et qui a résisté deux ans aux aléas de la circulation algérienne. J’ai même fait la petite boucle, visitant les oasis (Laghouat, Gardhaia, Ouargla, Tougourt, El Oued, Biskra et Bou Saada), un petit périple de 2 500 km dans le sahara en 6 jours et en emmenant mes parents.

Toutefois sur la fin de sa vie, il n’y avait quasiment plus de plancher à l’avant, j’avais mis des planches en bois, elle n’était plus étanche, heureusement il pleuvait rarement;  le démarreur s’enclenchait difficilement, il fallait patiner avec la jambe gauche par la portière pour lancer le moteur. Au bout de la deuxième année je l’ai donc revendue à un collègue égyptien qui n’avait pas de permis de conduire, ce qui était le cas de la plupart d’entre eux, mais ils avaient une astuce qui consistait tout simplement à déclarer une perte ou un vol du dit document au niveau de la Villaya (préfecture) qui leur délivrait un duplicata et roule ! Ce n’était pas sans danger. 



Le congrès
9 décembre, 2017, 11 h 51 min
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Le lendemain première journée du colloque avec ma conférence sur les microalgues en ouverture, privilège de l’âge. Ma surprise fut la pause café où je dû me prêter à des selfies avec des étudiantes très excitées : enfin célèbre avec des fans, mais cela n’a pas duré à la pause suivante, elles m’avaient oublié, loin des yeux… Mes collègues du Mans ont brillamment présenté leurs contributions, mais je n’en doutais pas. Le lendemain je suis intervenu une seconde fois en clôture animant une table ronde sur la cultures des spirulines qui a été un succès, les algériens ayant l’intention de se lancer dans cette activité.

Le soir comme le wifi de l’hôtel ne fonctionnait toujours pas, je me suis rendu dans un cybercafé, répondre à mes mails n’a pas été facile car les caractères du clavier de l’ordinateur que l’on m’avait prété étaient effacés.

En sortant du cybercafé et en traversant la place du Maghreb en face de la grande poste j’ai failli, à quelques secondes près prendre sur la tête, un balcon qui s’est effondré devant moi, comme quoi pour survivre en Algérie il faut avoir un peu de chance et j’en ai !  c’est ce que j’ai toujours pensé compte tenu du nombre important de collègues qui sont décédés pour diverses raisons (accident de voiture, de chasse sous-marine, étouffement, suicide ou assassinat) au cours de mon long séjour.

De la même façon le transport à l’aéroport pour le retour fut épique, le collègue qui devait nous emmener ne s’étant pas réveillé, il est arrivé à l’hôtel avec une heure de retard 7 h du matin au lieu de 6 h pour un avion à 8 h;  aussi nous a-t-il fait traverser la ville à toute vitesse, brûlant les feux rouges et prenant la voie du tramway quand il y avait un embouteillage ou pour raccourcir le trajet. C’était impressionnant et je regrettais d’occuper la place du mort, nous sommes quand même arrivés vivant à l’aéroport.

 L’enregistrement était terminé, mais en marchandant notre collègue a réussi à le faire ré-ouvrir et nous avons pu enregistrer nos bagages et prendre l’avion. Fin de l’aventure, à la prochaine, mais j’ai ramené un souvenir que j’aurais préféré laisser sur place : une « tourista », je ne vous fais pas un dessin …



Ballade dans le centre d’Oran
2 décembre, 2017, 16 h 42 min
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Du coup j’ai entraîné mes collègues dans un tour de ville afin de revoir les lieux où j’avais vécu plus de 40 ans avant. Nous sommes tout d’abord descendu vers le port par le boulevard de la Soumann jusqu’à l’ex lycée français,

 

Soumampassant devant le Cintra un bar célèbre parce que fréquenté par Albert Camus dans les années 1940 et par moi-même et mes collègues mais un peu plus tard. Nous avons ensuite longé le front de mer sur le boulevard de l’ALN puis je les ai entrainé vers le marché Michelet qui n’a pas changé, toujours dans son jus, le sol ruisselant d’eau boueuse issue des légumes rincés par les vendeurs.

Quand j’ai expliqué à mes collègues que c’était le marché couvert de luxe, elles m’ont semblé étonnées, mais elles n’avaient pas encore vu celui de la rue des Aurés.

Je les ai ensuite entraîné jusqu’à la résidence Perret, une tour de plus de 20 étages où j’ai vécu pendant 9 années; malheureusement l’entrée de l’immeuble n’était pas très attrayante pour ne pas dire repoussante, du coup je ne suis pas rentré. Mes collègues curieuses ont fait quelques pas vers le hall d’entrée, mais il n’y avait plus mon nom sur la boîte aux lettres !

Nous sommes rentré à l’hôtel  en remontant la rue d’Arzew ou Larbi Ben Midhi sous les arcades où les petits vendeurs de produits en pénurie ont disparu, mais il n’y a peut-être plus de pénuries ? En finissant par un petit coup d’œil sur le marché de la Bastille qui m’a semblé très bien achalandé.

L’après midi après un repas excellent offert à la pêcherie, mon collègue nous a emmené à Santa Cruz sur le Murdjado puis encore plus haut sur le sommet où une mosquée en construction dominera Santa Cruz (petite guerre de religion ?).

Sabta cruzIl nous a evue généralensuite emmené  prendre « enfin » une bière au bord de la Méditerranée aux Andalouses, un des nombreux centres touristiques, construit en Algérie dans les années 1970 par Fernand Pouillon, architecte français qui a du s’exiler pendant 20 ans en Algérie suite à des problèmes avec la justice et une radiation. Il a ainsi construit non seulement des complexes balnéaires mais aussi des grands hôtels dans les oasis dont nous avons dans le temps beaucoup profité.


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