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Les enfants il faut les nourrir et les instruire !
27 mai, 2017, 10 h 39 min
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Par contre le problème c’était l’approvisionnement en produits alimentaires, une fois par semaine j’allais dans une grande surface dans laquelle j’étais obligé de prendre deux chariots compte tenu des quantités. Rien qu’avec les packs de lait, les paquets de PQ et de Sopalin, j’en remplissais déjà un. Trimballer deux chariots dans les allées souvent étroites du magasin, c’était une galère aussi j’ai rapidement cherché une autre solution et j’ai découvert qu’une chaîne de l’est de la France « Hourra » proposait une livraison à domicile des produits commandés sur leur site web.

Je suis devenu client et les samedis matin deux fois par mois un camion venait nous livrer plusieurs m3 de denrées alimentaires. Nous avions dégagé un emplacement sur des étagères dans la cave et mes 5 enfants faisaient la chaîne (technique chinoise) afin de décharger rapidement le camion (comme quoi une famille nombreuse à parfois des avantages) mais l’un d’entre eux était souvent réfractaire à cette activité et se planquait dans les toilettes. Cela a fonctionné quelques années et puis un beau jour j’ai reçu un message de la société m’informant que dans la mesure où j’étais leur dernier client en Sarthe, ils ne pourraient plus me livrer.

Retour au point de départ mais il n’y avait plus que deux garçons à la maison, un seul chariot suffisait et c’est mon épouse qui a repris cette activité enrichissante (pour la grande surface, bien sûr !).  Pour les déplacements j’avais abandonné ma Renault 18 break ramenée d’Algérie par un camping car acheté á Paris dans un salon spécialisé ou j’avais trouvé le modèle idéal un transporter VW avec un  aménagement robuste, donc en bois pas en plastique, avec un plus une cave à vin (très important), mais aussi des toilettes, l’eau courante à l’évier, un gaz deux feux, un frigo à accumulation, un toit levant avec une chambre d’enfants où il pouvaient dormir à trois comme des sardines dans leur boîte et un hamac dans le poste de conduite pour le petit dernier. En plus des vacances, avec ce véhicule je les emmenais à l’école tous les matins accompagnés de petits voisins car j’avais de la place dont une fille mais heureusement un peu garçon manqué.

Une fois le problème du transport réglé, il restait celui du logement d’une famille nombreuse . La maison dite mancelle (non pas du Mans comme on pourrait le penser mais  du nom du préfet à l’époque de leur construction) disposait de 5 chambres et dans un premier temps elle convenait, mais manquait de confort aussi nous avons fait installer 3 salles de bains et 3 wc, un à chaque niveau et malgré cela, il y avait embouteillage de temps en temps, surtout au niveau des toilettes, dans la mesure où suivant le mauvaisexemple de leur père, les cinq gamins emmenaient de la lecture.

Pour leur scolarisation, nous avions un avantage car nous habitions  près d’établissements scolaires de bonne qualité. En primaire, tout d’abord, il y avait à proximité une école d’application de l’Ecole Normale où officiaient les meilleurs instituteurs du département. Les garçons y ont tous été par contre, quid de la mixité sociale car cette école accueillait essentiellement des enfants de médecin ou de prof. La formation y était par contre de très bonne qualité avec des méthodes pédagogiques originales.

Du coup mes fils savaient tous lire, écrire et compter à leur entrée en sixième ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas si l’on écoute les hommes politiques. A proximité il y avait de même un collège d’élite, du moins si l’on écoutait le discours du directeur, qui favorisait la formation scientifique afin de permettre aux élèves d’accéder ensuite au prestigieux lycée Montesquieu, puis éventuellement aux classes préparatoires. Les numéros 3 et 4 ont suivis cette filière jusqu’au bout intégrant ensuite des écoles d’ingénieurs l’un à Paris SupMeca et l’autre à Lyon l’Ecole Nationale des Travaux Publiques d’Etat. Ce dernier a été salarié toute sa scolarité, ce qui m’a bien rendu service financièrement. L’un a été employé par Dassault Système et il est maintenant chez Michelin et l’autre s’est occupé des routes puis des ponts et des tunnels chez Ségolène (maintenant chez Nicolas Hulot, c’est chouette !). 

L’aîné ayant obtenu 20 sur 20 au bac en option dessin a fini en Arts Plastiques à Rennes et depuis artiste indépendant, il barbouille des murs, et il prépare actuellement un doctorat à Strasbourg; le deuxième dans l’ordre d’arrivée, après  un IUT de gestion (GEA) qu’il a complété par une formation à l’expertise comptable, travaille chez KPMG et devrait prochainement passer son expertise-comptable et gagner beaucoup d’argent ce qui lui permettra de satisfaire son gout pour les voitures « blingbling »; le petit dernier après une scolarité plus difficile due à sa dyslexie a intégré un IUT de génie électrique et électronique puis a suivi une licence professionnelle en informatique à Laval et depuis il gère des sites web dans une petite entreprise locale où il est un peu exploité par son patron, mais en contre partie il monté son auto-entreprise dans la même spécialité.



Encore des enfants
20 mai, 2017, 10 h 36 min
Classé dans : Non classé

J’étais sans emploi en France aussi je m’accrochais à ma fonction de maître assistant à l’université d’Oran Es-Senia comme une moule à son rocher. Mais en 1980 à plus de 30 ans nous avons décidé d’essayer de procréer et cela a marché du premier coup (si je puis dire) malgré ma soi-disante stérilité. Un beau garçon blond Mathieu est donc né en novembre par un jour de neige. Compte tenu de la distance entre mon lieu de travail et celui de ma résidence, ne pouvant être présent que quelques jours en France le gynécologue nous avait proposé de provoquer l’accouchement afin que je sois présent.

C’était mon premier accouchement, un peu long une bonne dizaine d’heures d’attente alors que je ne suis pas patient ! Ce fut d’ailleurs le cas, le déclenchement, pour tous les autres; juste pour l’anecdote, au deuxième accouchement, une jeune Infirmière me dit : »si vous ne vous sentez pas bien, prévenez moi » et très vite elle est tombée dans les pommes; j’ai du la sortir de la salle d’accouchement et la coucher sur les chaises dans le couloir ! C’était le début d’une longue descendance (ma femme rêvait d’une famille nombreuse alors que moi je n’aimais pas trop les enfants !) puisque 2 autres garçons sont nés alors que j’étais encore en coopération. Ce qui permettait à mon collègue auvergnat physiologiste et sexologue à ses heures (il donnait courageusement des cours de sexologie en Algérie) de faire un bon mot lorsque je prenais discrètement l’avion en dehors des périodes de congés : « Tremblin va se reproduire » !

Par contre cette succession de garçons à fait de moi un héros auprès de mes collègues algériens pour qui la naissance d’un mâle était glorieuse alors que pour une fille ils parlaient de navet et pire pour qu’elle reste bien blanche comme le légume auquel ils la comparait, petite elle n’avait le droit de sortir de la maison que lorsque le soleil était couché. Voilà pour les filles, c’est fait, d’ailleurs nous n’en n’avons pas eu et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Par contre il y avait un petit biais car officiellement lors de la conception j’étais théoriquement en poste à Oran; un collègue algérien, plus malin que les autres m’avait fait la remarque, mais sans me dénoncer. J’aurais pu évoquer la théorie de l’enfant dormant très répandue au Maghreb pour expliquer un décalage de plus de 9 mois entre la présence de l’époux et la date de la naissance qui permet aux femmes maghrébines de dénouer la situation inextricable où un enfant est conçu en l’absence du mari. Mais grâce à Air France, je n’ai pas rencontré ce problème. Toutefois mes nombreuses escapades laissaient des traces sur mon passeport et l’un de mes directeur voulut un jour vérifier ma présence lors des fêtes de Pâques en le consultant alors que pour une fois j’étais resté en Algérie, j’ai refusé de lui montrer et je fut sanctionné, alors que je n’étais pas coupable !

Je suis rentré en métropole à trente huit ans, père de famille nombreuse et je me suis rapidement rendu compte que ma vie allait maintenant être très très agitée. Préparer 4 garçons tous les matins puis les emmener à l’école, ce n’était pas de tout repos d’autant plus qu’un cinquième garçon n’allait pas tarder à pointer son nez. Quid des filles, Il fallait se faire une raison encore que le gynécologue aurait bien voulu un 6éme essai pour compléter son étude statistique. Mais, raisonnable, et ne souhaitant pas d’être cobaye dans une manip de recherche de toubibs, (dans les articles scientifiques, je préfère être parmi les auteurs que dans le matériel et méthodes !) nous n’avons pas souscrit à sa demande. 5 garçons il allait déjà falloir les gérer d’autant plus qu’à notre époque ils restent jusqu’à un âge avancé chez leurs parents, mais j’anticipe. Il nous manquait des chambres et pourtant la maison était grande, mais il fallait aussi loger la jeune fille au pair. Bref on a rajouté une chambre dans le toit et une autre dans l’avancée bureau construite dans le jardin. Avec 7 chambres ou presque tout le monde était couché.

 



En avoir ou pas… des enfants !
13 mai, 2017, 16 h 11 min
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Ce n’était pas vraiment mon projet de vie et pourtant ça l’est devenu, mais cela mérite des explications. Au départ c’était mal parti car ayant attrapé les oreillons à la puberté, la médecine m’avait condamné à être stérile; aussi, croyant les médecins, j’avais tiré un trait sur un éventuel projet de descendance et je m’étais fait une raison d’autant plus qu’à 15 ans ce n’était pas une de mes préoccupations majeures. 

J’ai rencontré une personne du sexe en 1969 et nous nous sommes mariés en 1971, pas pour faire des enfants mais pour que j’obtienne une bourse de DEA. C’était une bourse au mérite mais avec une petite part sociale et les ressources de mes parents me rendaient inéligible. Aussi l’assistante sociale de l’université n’avait trouvé comme solution que le mariage afin de ne plus dépendre de mes parents. C’est ainsi que j’ai épousé la compagne avec laquelle je vivais depuis deux ans. Une sorte de mariage de raison (puisque j’en avais une bonne de raison, l’obtention d’une bourse), vite fait, sans la famille à la mairie de Caen mais avec plein de copains nous soutenant dans cette épreuve. Ensuite on a fait une grosse teuf (on disait fête, à l’époque) avec guitare et maintes libations. 

J’ai pu compléter rapidement mon dossier et cela a marché, j’ai bénéficié de 3 années de bourse, celle du doctorat ayant été renouvelée une fois. Un mois plus tard nous nous sommes quand même mariés devant Dieu avec nos deux familles et tous les élèves de ma femme. Il ne restait plus qu’à faire des enfants, mais d’un commun accord nous pensions qu’il n’y avait pas urgence. Si mon épouse avait un emploi d’institutrice moi je n’avais rien en vue à part le service militaire comme une épée de Damoclés au dessus de ma tête.

Pour résoudre ce problème, mon sursis prenant fin, bien qu’antimilitariste, j’optais pour le service national actif en coopération dans une Université. Nous sommes partis pour l’Algérie, théoriquement pour 18 mois, mais après cette période un salaire confortable me fut proposé pour poursuivre ma mission et je suis devenu un coopérant civil avec la statut d’expatrié. Par contre mon épouse sans travail a choisi de rentrer en France afin de récupérer son emploi d’autant plus qu’elle venait d’être licenciée; l’établissement privé confessionnel dans lequel elle officiait venait d’être nationalisé par Boumedienne. Tout cela n’allait pas faciliter la venue d’enfants. Je vivais à Oran et ma femme dans la Sarthe à la Bruére sur Loir.  De plus mon épouse qui ne supportait pas la pilule portait un stérilet installé par un gynécologue compatissant du MLAC alors que c’était encore interdit en France. 



être ou ne pas être en Angleterre
6 mai, 2017, 12 h 21 min
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Bien rentré d’Angleterre après avoir traversé « the Channel » entre  Ouistreham et Bournemouth sur deux ferrys « Le Mont Saint Michel » à l’aller et « Le Normandie » au retour dans des cabines très étroites à 4 couchettes, deux en altitudes et deux au sol. Nous avions négocié avec l’autre couple de rester au sol, les acrobaties n’étant plus de notre âge et déconseillées à cause de mes hanches artificielles d’une part et du respirateur de mon épouse qui devait rester sur la table de nuit à proximité d’une prise de courant. L’autre couple a accepté gracieusement ces contraintes. Par contre des contrôles répétés de nos cartes d’identités pour accéder au bateau nous a fait ressentir que nous quittions l’Europe pour rentrer au pays du Brexit…

Par contre, longs délais d’embarquement, arrivés vers 20 h au port de Ouistreham (souvenir ému, nous sommes passé devant le bar de la marine ou j’ai été initié dans ma jeunesse à la consommation de bière pression avec un rite bien particulier qui consistait à boire rapidement le demi et de poser le verre sur la petite table ronde bistrot en en commandant un autre avec une règle, celui qui à la fin n’arrivait plus à poser son verre payait l’ensemble des consommations !!!); après plusieurs heures d’attente nous n’avons pu accéder aux cabines que vers 23 h  pour un lever à 4 h 30 du matin; courte nuit donc et même régime au retour. Ne trouvant pas la cabine j’ai essayé de demander à un stewart en uniforme, sortant mon plus bel anglais et pensant utiliser la bonne tournure, je lui ai dit « Where is it the 7022 cabine » et il m’a rétorqué, corrigeant ma phrase d’un air très british very choking  » No, where it is … » cela m’a découragé (my english is not fluently) et je me suis remis au français pour le reste du voyage.

Nous sommes allés visiter le site prestigieux de « Stone Hedge », une douzaine de grosses pierres dressées en rond (voir photo). On a mieux en Bretagne sans être chauvin d’autant plus que je suis normand !

Nous sommes allés aussi dans une ville thermale, Bath, visiter des bains romains, comme son nom l’indique classique mais bien présenté avec des personnages animés en hologrammes et depuis Mélanchon on ne s’en lasse pas. C’était plus attrayant car chez Mélenchon, c’est le discours qui prime sur le physique, et là c’était plutôt l’inverse (voir photo jointe, presque politiquement correcte).

Dans un autre bled où nous logions, en visitant le soir une sorte de cathédrale pas très catholique donc anglicane, nous sommes tombés par hasard à l’intérieur de l’église sur un défilé de jeunes adolescentes déguisées en élèves de Poudlard avec de grandes capes noires descendant jusqu’au sol et des bonnets pointus sur la tête, mais sans Harry Potter ! Très dépaysant…

Toutefois, dans ce pays, pour un français, la nourriture reste quelque chose d’inquiétant plutôt que le traditionnel « Fish and chips » j’ai voulu à chaque fois prendre du « steack and chips », sur cuit et servi a chaque fois avec des petits pois aussi verts que leur pelouses arrosés d’une sauce au gout très british. Pour mon dernier repas avant d’embarquer j’ai pris un Big Mac chez Mac Donald, qu’est-ce que c’était bon !!! Pourtant en France je n’étais pas allé dans ce type d’établissement depuis au moins 20 ans ! Comme quoi il ne faut jamais dire hamburger je ne …. J’exagère quand même un peu car sur deux soirs des repas nous avaient été préparés par un cuisinier dans une gargotte et c’était excellent comme quoi dans toute règle il y toujours des exceptions !

GG
Album : GG
Angleterr
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