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Arcachon, Espagne et Portugal
25 mars, 2017, 11 h 02 min
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Avec l’arrivée d’un cinquième garçon, nous avons passé l’été plusieurs années de suite dans les Landes sur le bord du bassin d’Arcachon, dans grand camping haut de gamme avec baignade dans un étang, activités sportives multiples et night-club le soir pour les ados. Bref le paradis pour les enfants mais avec quelques inconvénients comme des orages violents et un risque d’incendies de temps en temps. J’y côtoyais mon copain de lycée et sa famille et nous passions des vacances très agréables faisant de la planche à voile sur le bassin d’arcachon à marée haute, nous baignant dans un bassin d’eau salée aménagé avec une plage artificielle à l’intérieur du camping ce qui nous évitait les contraintes des marées, et buvant des bols de Martini à l’apéro ! Mes deus aînés y ont rapidement appris à nager avec un maitre nageur qui leur faisait croire qu’il y avait des crabes dans le fond du bassin ensuite; ils ont formés  les autres.

Nous sommes ensuite retournés plusieurs étés en Espagne sur la Costa Brava puis une fois de l’autre côté sur la côte atlantique près de Santander où mon épouse suivait une université d’été. Nous avions loué une villa dans un village proche et un bateau bus lui permettait de se rendre tous les matins à l’université par la mer, elle s’éclatait intellectuellement, par contre moi beaucoup moins car, homme au foyer, je devais m’occuper de mes cinq garçons toute la journée et les conditions climatiques étaient plus proches de celle de la Bretagne que de ce que je connaissais jusque-là de l’Espagne. J’ai survécu à ces vacances qui pour moi n’en étaient pas vraiment.

 En 1998 nous nous sommes rendus à l’exposition universelle qui se tenait au Portugal; nous avions donné rendez-vous à des copains dans un camping qui malencontreusement avait disparu; à la place il y avait un terrain vague, nous n’avions pas encore de téléphone portable et nous avons eu du mal à nous retrouver. Nous avons passé la première journée à l’exposition, le midi nous avons malencontreusement  mangé des brochettes de kangourou dans le stand de l’Australie et notre plus jeune fils quand il a compris que nous avions mangé un animal si gentil a pleuré une partie de l’après-midi. Le soir nous avons dormi sur le parking, dormir à 7 (nous ne pouvions installer les tentes) fut un peu difficile les pieds de mon aîné qui dormait sur les sièges avants avec son petit frère en dessus dans le hamac sortaient par une fenêtre. Le lendemain soir nous avons décidé d’aller au camping de Lisbonne pour plus de confort; malheureusement nous n’étions pas les seuls à avoir eu cette idée et après plusieurs heures d’attente le camping a fermé sans nous accueillir et nous sommes retournés dormir sur le parking de la foire.

Les jours suivants, nous avons fini par trouver des places dans un camping sur la côte où nous avons souffert de la chaleur mais retrouvés nos copains. Il était difficile d’accéder aux plages et encore plus de s’y baigner à cause des vagues trop fortes pour de jeunes enfants. Dans une sorte de foire un soir nous avons réussi à perdre l’un de nos enfants (c’est le problème quand on en a beaucoup) et un autre soir dans un restaurant on s’est aperçu au bout d’une demi-heure que le plus jeune avait disparu; en fait il était coincé dans les toilettes. Sinon nous avons beaucoup apprécié Lisbonne et en particulier ses vieux  tramways descendant les collines à fond, on se serait cru dans une attraction de Disney Land, mais en beaucoup plus typique. 



En camping car
18 mars, 2017, 11 h 23 min
Classé dans : Non classé

Afin de ne pas renouveler l’expérience du véhicule trop étroit pour les grandes vacances suivantes, j’ai changé de véhicule en me rendant au salon du camping-car, mon idée était de me procurer un véhicule qui me serve à la fois en vacances pour emmener camper mes nombreux enfants, mais que je puisse aussi utiliser comme véhicule de tous les jours pour aller travailler.

J’avais déjà l’expérience du combi VW que j’avais abandonné en Algérie, aussi je me suis directement rendu dans le hall où était présenté le successeur du Combi à savoir le Transporter mais cette fois équipé d’un moteur diésel refroidi par un radiateur à eau, plus économique que le précédent qui consommait beaucoup d’essence et était refroidi par un radiateur à huile placé devant une puissante turbine. Ce concept avait vécu car il était souvent la cause d’incendie lorsqu’il était utilisé dans les pays chauds, l’huile prenant feu. Les déserts étaient jonchés de ce type de véhicule du moins à l’époque où je m’y promenais.

 

J’ai donc fait le tour des stands où étaient présentés les différents modèles de Transporter VW aménagés en camping-car. Malgré le peu d’espace, réduit à cause du moteur arrière, la plupart des aménageurs proposaient 4 couchages adultes dont deux dans le toit qui se déployait en tente deux places mais assez étroite. Il me fallait au moins 6 couchages, on était loin du compte sauf chez l’un d’entre eux qui proposait un système de toit différent qui une fois déployé offrait une chambre en dure ou munie de moustiquaires suffisante pour que je puisse y loger 3 jeunes garçons (comme des sardines dans leur boite), de plus toute l’installation était en bois donc solide, mais ce qui a fini par me convaincre c’est la présence d’un tiroir cave à vin sous le plancher. De plus l’ensemble était isolé neige et enfin pour le sixième couchage le vendeur me proposa un lit hamac dans l’habitacle avant au dessus du poste de conduite.

J’ai donc fait affaire avec cet aménageur et plusieurs mois après, mais avant l’été je suis allé récupérer mon véhicule à Vendome. J’étais maintenant l’heureux propriétaire d’un magnifique « autocamp » (appellation du constructeur) très bien conçu avec tous le confort possible, eau sur l’évier, réchaud à deux feux, petit réfrigérateur à accumulation fonctionnant à la fois au  gaz, à l’électricité et sur la batterie, des wc chimiques, de nombreux coffres de rangement, une penderie, même un coffre à skis, des placards de cuisine, etc. Il ne manquait que la douche. Je l’ai complété par un grand auvent indépendant qui restait sur place dans les campings.

J’étais maintenant équipé pour les vacances à venir et j’avais en plus un véhicule qui me permettait  d’emmener tous les matins non seulement mes enfants à l’école mais aussi ceux des voisins, une seule fille et beaucoup de garçons. Ce que j’ai fait pendant une bonne dizaine d’années. Avec ce véhicule, il m’était maintenant facile d’organiser des vacances mais en camping, d’abord en Espagne sur la Costa Brava, dont les criques me permettaient de surveiller mes garçons jouant sur la plage assis à la terrasse d’un bistrot en surplomb en sirotant un ou deux Martinis (c’est mon concept de séjour sur une plage, je le pratique toujours!). Nous y sommes revenus plusieurs étés car d’une part mon épouse pouvait travailler son espagnol et nous étions tout à fait adapté au rythme de vie des habitants.

grasse matinée, courses au marché, déjeuner vers 14 h après le bain de mer (en méditerranée c’est pratique car elle est toujours là !) et diner tard le soir à la fraiche. Elle est pas belle la vie ?

 



Vacances en France ou presque
11 mars, 2017, 10 h 55 min
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En quelques années, J’avais épuisé toutes les zones touristiques algérienne et marocaine aussi les périodes de vacances des années suivantes, je les ai passées en France, d’autant plus que j’étais devenu père de famille nombreuse et que je disposais maintenant d’une maison au Mans louée dans un premier temps á mes beaux parents puis gracieusement donnée à leur fille ensuite.  Mon retour en métropole devait donc se faire au Mans ou à proximité. J’ai donc commencé à prospecter sur des possibilités d’intégration dans une équipe de recherche en biologie et physiologie végétales proche en commençant bien sur par celle de l’université du Maine dans laquelle j’ai fini ensuite, mais cela a pris du temps, par être intégré.

 

Pour les vacances je louais des villas au bord de la mer afin d’y séjourner avec mes enfants, presque toujours en Bretagne et suffisamment grandes pour pouvoir y accueillir des copains. Mes revenus de l’époque me le permettaient car lors des vacances d’été mon double salaire était versé en totalité en France sur un compte en francs convertibles. Nous avons ainsi séjourné à  Lannion, à Pléneuf- Val- André puis plus au sud à Saint Gildas en Retz, á la Baule, etc. Rentré en France mon salaire à fortement baissé, l’été de mon retour j’avais quand même loué une villa à Noirmoutiers pour un mois y accueillant un copain de fac avec sa femme et leurs deux garçons. Au bord de la mer, j’avais amené ma planche à voile et mon copain avait loué  un kayak de mer et durant ces vacances quand la mer était calme et qu’il n’y avait pas de vent, en allant nous promener en mer debout sur la planche débarrassée de sa voile et en utilisant la pagaie, nous avons inventé le « paddle » sans le savoir et malheureusement sans le breveter ! En fait pas vraiment car, renseignements pris, ce sport existait bien avant en Polynésie  puis à Hawaï et il fut remis à la mode dans les années 2000, mais nous étions des précurseurs au moins pour les côtes françaises.

 

L’été suivant mon retour en France, je décide d’emmener ma famille en Corse afin d’y retrouver des copains encore restés à Oran. J’avais encore ma Renault 18 break et j’avais loué un appartement dans un petit village où habitait la famille de mes copains corses. Avec mes 4 premiers enfants, mon épouse, leur nurse et ma planche à voile ma voiture était un peu surchargée; le voyage a été un peu pénible, une traversée de la France jusqu’à Nice puis la traversée le lendemain en ferry-boat et après l’arrivée à Bastia encore  une longue distance pour arriver au village en Corse du Sud. L’appartement était situé au premier étage de la maison et c’était le problème; mon plus jeune garçon était encore bébé,  il était très matinal et pour éviter qu’il ne réveille toute la maisonnées  il fallait le promener dans le village jusqu’à une heure décente ce qui amusait beaucoup les vieilles grand mères corses.

C’était contraignant de se lever à l’aube tous les matins après s’être couché très tard le soir en refaisant le monde devant une bouteille de rosé bien frais. Par contre il fallait se rendre à la plage en voiture ce qui n’était pas des plus pratique. Faire de la planche à voile était un peu risqué, il fallait éviter de quitter la protection de la crique sinon vous étiez entraîné au large par le vent et il était impossible de revenir dans la crique de départ, aussi j’ai fait peu de planche durant mon séjour. Le retour en voiture fut moins pénible dans la mesure où j’avais libéré la partie arrière pour les enfants en fixant l’ensemble des bagages sur ma galerie et par dessus la planche à voile, style famille émigrée en vacances, mais en Corse j’étais presque à l’étranger ! Il me reste toutefois le souvenir d’une excursion pédestre à la Restonica animée par un copain géologue avec ses deux jeunes enfants, les Corses et leur fils et nous nos quatre garçons; l’ascension ne fut pas de tout repos, mais quand on aime on ne compte pas … ses pas.

 

 

 

 



Voyages en Renault 4 puis en camping car
4 mars, 2017, 16 h 31 min
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La première année de résidence en Algérie, lors des vacances (permissions puisque j’étais militaire) nous avons commencé par traîner dans le Sahara : « l’appel du désert », tout en profitant des plages de l’Oranie et nous avons souvent franchi la frontière pour aller au Maroc acheter à Oujda des produits de première nécessité. Lors des vacances d’hiver, j’ai accueilli mes parents et nous les avons emmenés faire un petit tour dans les oasis les plus proches, ce que nous appelions á l’époque la petite boucle en logeant avec difficultés dans les palaces de la Sonatour. Pour nous aussi c’était une découverte et nous avions particulièrement apprécié El-Oued et  l’architecture originale de ses habitations en dôme.

Dans cet oasis, nous logions dans le Sonatour malheureusement nous étions en hiver et la clim s’est mise en route durant la nuit, entre le froid et le bruit nous n’avons pas beaucoup dormi. Nous avons aussi fait étapes à Biskra, la capitale de la date « Deglet Nour », malheureusement je n’aime pas les dates et les fruits à noyaux en général. Un psychologue amis avec qui je jouais au tennis en double qui avait aussi remarqué que je ne distinguais pas la gauche de la droite m’avait dit que cela venait d’un problème avec ma mère, il avait propose de me soigner en 4 séances mais je n’ai pas accepté et je survis avec ces handicaps. Au volant si l’on me dit tourne à droite, je prend à gauche, ce qui est déstabilisant pour moi et pour les passagers, mais surtout pour les gens perdu dans la rue qui me demandent une direction car sans le faire exprès je leur dit tourner à droite en leur montrant la gauche avec la main et vice-versa !

Notre dernière étape fut Bou Saada dernière oasis avant les hauts plateaux dont la renommée à l’époque était la fabrication de couteaux du même nom à partir de l’acier d’une lime pigeot qui était une garantie de qualité, étant allé visiter un artisan j’ai constaté de visu l’origine du métal utilisé. Ce couteau qui était plutôt un poignard avait dans des temps révolu une mauvaise réputation car il servait entre autre à pratiquer le fameux « sourire kabyle » ! Dans toutes les oasis mon père visitait les bouchers et il était à chaque fois impressionné par le manque d’hygiène et la petite taille des côtelettes, mais les moutons n’ont pas grand chose à manger et doivent faire beaucoup d’exercices pour se nourrir.

  

L’été nous sommes rentrés en France sans demander la permission à mon colonel, mais il était blasé personne ne lui en demandait, bien que théoriquement nous étions cantonné sur notre lieux de résidence sans avoir le droit de quitter l’Algérie. Interdiction que nous outrepassions souvent en nous rendant au Maroc. Nous avons passé deux mois dans une petite maison isolée près de Vernie que nous avions surtout louée pour faire office de garde meuble. C’était un été caniculaire et nous en avons bien profité. La campagne sarthoise par beau temps est agréable bien que je n’aime pas la campagne trop verte, trop riche en chlorophylle de ma région d’origine, je préfère les paysages arides et dorés du sud de l’Espagne ou mieux de l’Algérie. L’année suivante lors des vacances d’hiver nous sommes partis avec un autre couple faire un long périple vers l’Est algérien puis en Tunisie, rentré par le Nord de la Tunisie nous en sommes ressortis par le Sud au niveau d’El Oued, 3 semaines de découvertes, d’aventure et de tourisme. Je vous en ai déjà parlé.

Puis mes 18 mois de service militaire actif étant terminés, ma misérable solde était maintenant remplacée par un salaire confortable,  manger des navets à la béchamel en fin de mois c’était terminé. J’ai vendu ma Renault 4 L qui n’avait plus de plancher à un coopérant égyptien et j’ai acheté, à Paris en face de l »American Express donc à des américains, un vieux Combi Volkswagen sommairement équipé en camping-car, véhicule idéal pour explorer le sud saharien en réglant les problèmes de logement dans la mesure où je transportais ma coquille (mon lit) avec moi, comme l’escargot (cette drôle de petite bête…). Grâce à ce véhicule j’ai pu organiser quelques expéditions dans le grand Sud parcourant les grands espaces en ayant l’impression d’être dans le paysage du fait de la vision panoramique au dessus des autres véhicules, c’était très agréable du moins pour les passagers à l’avant. Bien différent des voyages en 4L. Mais ce véhicule me servait surtout de résidence secondaire mobile me permettant de m’installer en bordure des plages oranaises et d’y séjourner dans un confort suffisant.

Ce véhicule n’était malheureusement pas en très bon état, le moteur avait été refait gracieusement par mon oncle mais  il avait déjà beaucoup roulé et les pannes étaient fréquentes; la dynamo me lâchait de temps en temps, comme les roulements qu’il fallait changer souvent. Les essuie-glaces ne fonctionnaient plus mais en Algérie ce n’était pas un problème. J’en ai quand même profité pour faire un grand voyage de retour en France, quittant l’Algérie par oujda puis traversant le Rif en longeant la côte jusqu’à Tanger puis le détroit de Gibraltar en ferry sans être retenu pour trafique de haschich ce qui est un risque quand on vient du Rif surtout avec un véhicule de hippies. Nous sommes (j’étais avec ma femme) remontés vers la France en cabotant tranquillement le long de la côte espagnole (mais je vous en ai déjà parlé) jusqu’à Avignon où nous avons campé plusieurs jours profitant abondamment du festival car j’ai toujours en un fort gout pour la théâtre et les metteurs en scène, mais c’est une autre histoire.


 


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