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Où je parle de mes activités charcutières parmi d’autres
25 février, 2017, 10 h 36 min
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L’année suivante j’avais acheté avec un copain deux lots de 3 motos Peugeot aux domaines en faisant des soumissions cachetées sur une vente qui avait lieu dans la région parisienne et nous avions fait deux soumissions dans l’espoir d’en emporter une et surprise nous avons emporté les deux lots. Nous n’avons conservé que deux des 6 motos avec lesquelles nous sommes partis vers le Maroc, Tanger était notre destination.  Mais après de multiples pannes, nous avons échoué à Peniscola et après quelques jours de farniente nous sommes rentrés. Ce voyage m’a définitivement dégoûté de la moto.

Les années  suivantes, j’étais maintenant en couple avec une prof d’espagnol aussi nous allions souvent en Espagne et juste avant de nous marier nous en avons même fait le tour ou presque en 4L. Nous étions encore sous Franco et au pays basque les terrains de camping ressemblaient beaucoup à des camps de concentration, avec enceinte grillagée, mirador et gardiens en uniforme. C’était un peu inquiétant et l’ambiance était délétère. Un soir ayant abusé quelque peu du pot de sangria largement servi au bar du camping, dans la nuit j’ai été un peu malade, et me rendant au toilettes, face au gardien en uniforme, j’ai rebroussé chemin, inquiet, doutant de mon espagnol je suis retourné réveiller ma compagne pour qu’elle me confirme que je suis malade se disait bien  » estoy malo » et non » soy malo » : je suis méchant. Depuis elle a utilisé cette anecdote de nombreuses fois pour sensibiliser ses élèves aux finesses de l’utilisation de ces deux auxiliaires, à mes dépens, il paraît que c’est très efficace !

Pour mes 21 ans à Noël, j’ai enfin abandonné les activités charcutières de mes parents pour aller réveillonner à la montagne dans la neige et m’initier au ski. En effet jusqu’à ma majorité je passais toutes mes vacances de Noël en tablier blanc de charcutier travaillant de 7 h du matin à 23 h. Entre autres activités, je passais des heures à décorer des petits canards en galantine en leur peignant en rouge le bec et les ailes avec un colorant alimentaire maintenant interdit parce que cancérigène, ce que l’on ignorait dans les années 60. Ensuite je les plongeais dans de la gelée liquide afin qu’ils prennent un bel aspect appétissant et qu’ils se conservent. Plus tard j’ai eu d’autres fonctions comme préparer les bouchées à la reine ou farcir les escargots mais surtout approvisionner le magasin en piles de boudin blanc qui était un produit phare lors du réveillon dans les années 1960. Je préparais aussi des pieds farcis un produit qui a presque disparu et je faisais aussi la plonge dans une petite cour glaciale dans de grandes bassines contenant de l’eau très chaude mais rapidement très grasse, ambiance sauna finlandais du chaud et du froid avec les vapeurs grasses en plus, c’était bon pour la peau mais surtout une corvée que j’essayais le plus possible de laisser aux arpets (apprentis). J’intervenais aussi dans la petite usine de rillettes, surtout les » à l’oie » car après la cuisson de 24 h il fallait éliminer à la mine les petits os des oies en plongeant les mains dans la rillette tiède.  De temps en temps, remplaçant ma mère, je faisais aussi de la présence à la caisse, activité plus intellectuelle qui me correspondait mieux.

Bref des journées bien remplies mais qui m’ont un peu dégoûté de ce métier auquel j’étais pourtant destiné pour assurer la filiation charcutier de père en fils des trois précédentes générations. Ensuite je suis allé tous les Noëls au sport d’hiver en y emmenant des copains dans la mesure où mes parents possédaient un appartement dans un grand chalet à Morzine, mais n’anticipons pas. Et les étés suivants, vivant maintenant en couple illégitime mes parents m’avaient coupé les vivres, je devais travailler pour financer mes études, quid des vacances d’été. J’ai ainsi travaillé une année comme manœuvre sur le chantier de la foire exposition de Caen où n’appris à manier la pioche, la barre à mine et la sonnette (dispositif servant à planter des piquets) et où j’ai côtoyé le monde ouvrier; ils embauchaient comme moi à 6 h du matin mais après avoir déjà travaillé 8 h de nuit à la Saviem. Pour tenir la journée ils carburaient au gros rouge et solidaire je les accompagnais. Nous étions encore proche de mai 1968 et j’appliquais le slogan étudiants/ouvriers même combat.

L’ année précédent notre départ pour l’Algérie, après avoir travaillé tout l’été dans un super marché de camping sur l’île de Ré nous sommes allés faire un tour au Maghreb, mais au Maroc afin de nous rendre compte de ce que nous allions trouver dans le pays voisin. Grave erreur car la qualité de vie dans ces deux pays est bien différente, autant au Maroc, si on en a les moyens on peut vivre à l’européenne, en Algérie du moins à l’époque, c’était très différent, l’austérité était la règle et les pénuries nombreuses. Nous avons quand même fait un peu de tourisme au Maroc, mais à pied et en transport en commun visitant entre autre Fez et Meknés et les ruines de Volubilis. Nous avions trouvé ce pays très agréable et très dépaysant ignorant que nous allions y revenir très souvent les années suivantes.

Enfin le dernier été de ma vie d’étudiant j’avais monté une petite entreprise de cuireur qui m’ a beaucoup rapporté, 5 fois plus que l’année précédente comme quoi il faut mieux être patron qu’employé, mais je m’en doutais et je vous en ai déjà parlé.



Vacances en famille
18 février, 2017, 11 h 12 min
Classé dans : Non classé

Et puis j’ai grandi, mes parents m’emmenaient maintenant en vacances avec ma sœur en général á l’hôtel pendant 3 semaines, nous avons ainsi visité la plupart  des régions françaises, je me souviens surtout d’un séjour à Gérardmer au bord du lac à cause du col de la Schlutz passage obligé entre l’Alsace et la Lorraine, car très sensible au mal des transports, je vomissais à chaque voyage; ce qui ne simplifiait pas les séjours de mes parents.

L’autre séjour qui m’a marqué est celui qui s’est déroulé dans le sud Est, à Luchon près de la frontière Espagnole car pour la première fois j’ai quitté pour une journée la France. Par contre l’Espagne était encore sous Franco et le pays sous surveillance policière, nous ne sommes pas allés très loin car nous avons été bloqué par la Guardia Civil à l’entrée d’un tunnel munis de portes et d’un sas. Il manquait un tampon sur un des documents nous autorisant à circuler et mon père a dû retourner le chercher á la frontière. Nous avons ensuite traversé ce tunnel avec sas, très impressionnant, mais l’autre côté il n’y avait pas grand chose à voir hormis la végétation xérophytique très différentes car nous étions passé d’une zone montagnarde très humide (ubac) a un versant très sec (adret) où la température était plus élevée ce qui expliquait la présence des fameuses portes dans le tunnel pour éviter de violents courants d’air. Je suis repassé beaucoup plus tard dans ce tunnel mais les portes avaient été remplacées par des gros ventilateurs, c’est moins exotique !

En grandissant, j’ai cessé d’accompagner mes parents en vacances, je préférais rester à Riva -Bella avec mes copains; et pour m’occuper et financer mon séjour, je devais repeindre les volets et les fenêtres de la villa dont la peinture se corrode rapidement au bord de la mer. Je faisais alors partie d’une bande de jeunes légèrement délinquants, j’aurais pu mal tourner mais Il faut bien que jeunesse se passe. Mon plus gros délit fut celui de grivèlerie; juste pour l’anecdote, un copain de cette bande nous avait invité un soir au restaurant sans avoir d’argent pour payer, mais nous n’étions pas au courant, aussi nous avions gueuletonné copieusement et c’est au café qu’il nous a expliqué le problème en nous précisant qu’il avait une solution. Il a pris sa fourchette et a tordu les deux dents du centre puis il a enveloppé le manche dans sa serviette, il a débranché la prise de courant de la petite lampe posée sur la table puis il nous a dit : « repérez bien la sortie, soyez prêt à partir » et il a planté la fourchette dans la prise, le disjoncteur a sauté, la lumière s’est brusquement éteinte dans le restaurant  et nous sommes sorti en courant. J’accompagnais aussi cette bande lors de visite de villas et lors d’autres menus larcins mais sans vraiment y participer. Un autre soir le même copain avait emprunté une DS19 qu’il était facile de démarrer à l’époque avec une lime à ongle. Cela aurait pu mal tourner mais je n’ai jamais étais pris, les autres non plus je pense, et raisonnable j’ai quitté cette bande assez rapidement.

L’été suivant nous étions en 1968 après deux mois de révolution je suis parti camper en Espagne puis en Bretagne mais je vous l’ai déjà raconté; par contre cet été là j’ai raté le premier festival de l’île de Wight où j’aurais pu entendre chanter un futur prix Nobel !



Premiers souvenirs
11 février, 2017, 18 h 13 min
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Dans mes lointains souvenirs, enfant, mes grandes vacances comme on les appelait à l’époque, se déroulaient dans deux lieux très différents en juillet au bord de la mer à Ouistreham Riva-Bella chez mes grands parents paternels qui y possédaient une grande villa très agréable et très spacieuse. Elle s’appelait la valkyrie, ce que les allemands durant la dernière guerre avaient pris  comme une prémonition puisqu’ils l’ont occupée pendant 4 ans ce qui privait ma famille de vacances mais pas moi car je n’étais pas encore né. Le frère de mon grand père avait fait construire une grande villa juste à côté avec une communication entre les deux jardins si bien que je fréquentais beaucoup mes petits cousins plus âgés, l’un surtout qui m’initiait à la pèche au bar en bord de mer donc de la plage (le surf-casting).

Ce cousin était très brillant je l’admirais car il avait eu son bac à 16 ans et fait de brillantes études de médecine tout en étant militant syndical à l’UNEF, directeur de « Tribune étudiante » en 1968 puis membre du PSU. Fondateur du Syndicat de la médecine hospitalière, chef de service en Pneumologie à la Salpétrière, il a écrit un certain nombres d’ouvrages scientifiques (comme moi !), mais en plus des livres de cuisine sans images; (son dernier est sur le quinoa) ce qui lui valu de passer souvent à la télévision (pas moi ! Il faut que je me mette à écrire des livres de cuisine) comme dans l’émission de Bernard Pivot. Très éclectique, Il a aussi écrit des comptines pour enfants comme  » Toc toc es-tu là ? » et Chansons pour nos chatons n° 6. Professionnellement il a été réquisitionné et envoyé sous Chirac en Irak pour opérer Sadam hussein à l’époque grand ami de la France. Mais lorsque j’ai chopé une pneumonie à la fin des années 1990, je ne suis même pas allé le voir pour qu’il me soigne. Comme quoi l’adage se vérifie toujours : les cordonniers … Mais revenons au vacances

Je passais donc des vacances très agréables m’étant fait en plus des copains dans le quartier avec qui je passais aussi beaucoup de temps. Le moment fort dans la semaine était le concours de château de sable du Figaro (journal que lisait assidûment mon grand père). L’un de mes copains très doué en tout gagnait presque à chaque fois et moi rarement; aussi avec les années possédait-il une quantité faramineuse de jouets qu’il me prêtait gracieusement.

La fin du mois d’août et une partie de septembre je le passais chez mes autres grands parents à Flers dans l’Orne où ils vivaient dans une grande demeure de Maître dotée d’un grand parc arboré. Mon grand père maternel avait gagné un peu d’argent comme charcutier et avait acheté cette grande propriété et la cour Langlois attenante, cours privée ou il possédait et louait une dizaine de maisons, il louait en plus un très grand grenier à un club de judos qui y avait installé son tatamis et des dépendances à un commissaire priseur où se déroulait des ventes aux enchères.

Un très grand espace donc dans lequel je pouvais m’éclater avec mes cousins qui y séjournaient aussi. Une des distractions était d’aller voir des gens faire de ski nautique sur un étang situé dans le château de Flers voisin et surtout les voir tomber. Bien plus tard en Algérie, j’ai tenté ce sport en mer, mais je n’ai jamais réussi à sortir de l’eau donc je ne suis jamais tombé. Le principal souvenir est celui des galettes de Sarazin que notre grand mère nous servait pendant plusieurs heures le vendredi jour où il fallait faire maigre comme dans toute bonne famille catholique à l’époque. Ces galettes étaient succulentes et, « Madeleine de Proust », j’ai récemment retrouvé le même goût dans les galettes préparées par un crêpier de Saint Enogat (quartier de Dinard) en Bretagne. J’avais aussi une copine, la fille d’un des locataires de la cour qui avait mon âge et avec laquelle je passais mes journées et, preuve que le monde est petit, elle habite maintenant au Mans ou je la rencontre de temps en temps.

 



Pékin et la cuisine
4 février, 2017, 16 h 35 min
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En ce qui concerne l’aspect culinaire, nous nous régalions tous les trois de la cuisine chinoise sans renouveler toutefois l’épisode de la cuisine de rue, donc dans des vrais restaurants. Nous ne savions pas toujours la nature de ce que nous mangions mais dans la mesure où notre palais était satisfait, cela nous suffisait. Pour remercier les collègues chinois qui nous avaient si chaleureusement accueillis nous les avons invités à diner dans un palace à proximité de notre casernement. Dans un salon privé avec une serveuse à notre disposition, on nous a servi un repas pantragruélique composés de plats différents sur un plateau tournant au milieu de la table avec l’éternel poisson rouge au centre. A la fin du repas je suis allé payer m’attendant à une facture conséquente, et en fait je n’ai payé qu’environ 200 Yuans (environ 20 euros) et encore en sortant ils m’ont rendus de l’argent car il y avait une erreur dans la note.

En particulier, sur les conseils de la collègue chinoise, nous sommes allés au moins deux fois dans les fameux grands restaurants de Pékin où ils servent uniquement du canard laqué. C’est exceptionnel d’une part du fait du cérémonial lors de la cuisson puis lors de la découpe de l’animal devant le client et ensuite par la qualité du met qui n’a rien à voir avec  ce que l’on nous propose dans les restaurants asiatiques en Europe. Le deuxième plat conseillé par le guide du routard était la fondue pékinoise.

Nous sommes donc allés la déguster dans un restaurant situé au dernier étage d’un grand magasin ce qui semble fréquent à Pékin. Suite à notre commande un peu laborieuse dans la mesure où le personnel ne parlait pas anglais, on nous apporta tout d’abord plusieurs gamelles remplies de liquide de couleurs différentes ce que j’ai pris pour des soupes et affamé j’ai attaqué la première lorsque le personnel est arrivé affolé car j’étais en train de consommer le bouillon qui devait servi à cuire les aliments, légumes, viandes et poissons que l’on nous a apportés par la suite. La serveuse est restée ensuite à nos côtés tout au long du repas pour nous éviter d’autres bourdes et pour nous conseiller car les éléments de ce plat se consomment suivant un ordre bien précis. Nous étions un peu ridicule, les autres convives nous observaient attentivement espérant une autre bourde, cela aurait pu être génant mais nous ne sommes pas très connus à Pékin !

J’avais pris un hôtel avec piscine mais qui démarrait au 6 eme étage d’un building, ne voyant pas trace de piscines dans les étages et souhaitant nous rafraîchir, on nous indiqua qu’elle était située au troisième sous-sol; nous nous sommes enfoncés dans la terre et nous nous sommes rapidement baignés dans cette piscine aveugle mais sans y séjourner car c’était un peu glauque. Par contre nous disposions d’un appartement complet avec deux chambres, un salon-salle á manger, une cuisine avec l’incontournable cuiseur à riz et une grande salle de bain douche à l’asiatique, la pomme de douche étant au centre du local et en se lavant on lave aussi la salle de bain (c’est fréquent en Asie).

Cette fois notre mission en chine et ces quelques jours de vacances pour ma femme à Pékin étaient terminés. Les autres jours elle travaillait comme profs au rythme de la Chine donc du matin jusqu’au soir, alors que moi et mon fils étions en vacances et dépensions l’argent qu’elle gagnait dans la journée ! L’avion nous a ramené sans encombre jusqu’à Paris puis le TGV jusqu’au Mans. Nous sommes arrivés très tard dans notre maison et au matin une apparition, une jeune et merveilleuse étudiante ukrainienne blonde à souhait est descendue du second étage; elle avait été logée en notre absence chez nous par un collègue de l’Université dont c’était la spécialité (l’importation d’Ukrainienne). Ma femme n’a pas voulu la garder, quel manque de compassion !

 


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