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Pékin dernière étape
28 janvier, 2017, 11 h 50 min
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Nous allions faire la plupart de nos courses au Carrefour du coin si l’on peut dire; en fait, il fallait prendre un taxi en utilisant la fiche en chinois adéquate, sauf que comme il y avait plusieurs magasins Carrefour dans la ville, c’était à la discrétion du taximan et j’étais souvent un peu perdu et même une fois complètement. J’étais rentré dans un magasin d’informatique qui ne payait pas de mine mais en fait, c’était une grande surface à la chinoise tous les bâtiments étaient reliés entre eux et sur plusieurs étages et lorsque j’en suis sorti, après avoir beaucoup marché car je cherchais un Iphone, je me suis retrouvé dans un autre quartier et, là encore, c’est grâce à mes fiches en chinois et à un autre taxi j’ai pu rentrer dans ma caserne.

 

Friand de marché nous étions un peu déçu de ne pas en rencontrer lors de nos pérégrinations dans la ville et ce n’est que le dernier jour de notre séjour que nous avons découvert qu’en passant au travers d’une ouverture pratiquée dans le mur d’enceinte de notre camp militaire, on arrivait dans une sorte de quartier délabré et dans la rue principale se tenait un marché de produits alimentaires très typique avec beaucoup de nourriture vivante, mais devant prendre l’avion pour Pékin le lendemain il était trop tard pour nous y approvisionner.

 

Le jour suivant les chauffeurs de l’établissement devaient nous emmener à l’aéroport dans la matinée et nous avions vidé l’appartement. Ils arrivèrent avec du retard et de plus ils avaient un copain à emmener, bref avec les embouteillages ils nous ont fait rater l’avion. Tout devint alors compliqué heureusement mon fils parlant mieux anglais que moi et nos accompagnateurs ont réussi à nous trouver des places dans l’avion du lendemain et il ne leur restait plus qu’à nous ramener à l’appartement, à contacter le gardien pour le faire réouvrir et à nous réinstaller pour y passer la nuit.

 

Il fallait aussi repousser d’un jour la réservation de l’appart-hotel à Pékin et celle du véhicule qui devait nous y conduire, heureusement qu’il y avait le Net. Tout cela nous avait fait perdre une journée et nous n’étions pas très satisfait, car il nous restait peu de temps pour visiter Pékin, la Cité Interdite, les hutongs, la grande muraille, les tombeaux des Mings, etc. Nous avons quand même réussi à tout voir, j’avais loué un véhicule avec chauffeur qui nous a emmené à un télécabine nous permettant d’accéder sans trop de difficultés au chemin de ronde de la muraille; malheureusement il y avait du brouillard et c’était moins spectaculaire que sur les photos. Nous avons visité au pas de course la Cité Interdite avec une guide chinoise qui ne parlait qu’anglais et comme mon épouse ne parlait pas cette langue et moi pas (pourtant j’ai écrit des centaines de pages dans cette idiome)  mon fils nous traduisait les commentaires. Enfin la visite de hutongs fut très agréable sauf pour le conducteur de vélopousse qui suait à grosses gouttes…



Toujours en Chine, les tigres et les Russes
21 janvier, 2017, 11 h 21 min
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Notre grande sortie fut de se rendre dans une sorte de zoo dans lequel il y avait au moins une centaine de tigres de Sibérie en liberté que nous avons parcouru dans de vieux bus grillagé et brinquebalant sur des pistes défoncées puis à pied circulant dans des couloirs grillagés, les tigres nous regardant passer en se léchant les babines car la dernière partie de l’attraction consistait à regarder les tigres chasser puis dévorer un animal poule, canard, mouton voire vache financé par les spectateurs. Notre groupe n’était pas très généreux et c’est un pauvre canard qui fut introduit dans l’arène face à une douzaine de tigres affamés. Son existence fut de courte durée bien qu’ayant trouvé une grande mare pour ce réfugier, il plongeait lorsqu’un tigre s’approchait jusqu’à ce qu’il fasse surface devant la gueule de l’un d’entre eux; il fut dévoré séance tenante par le plus gros et le plus âgé des tigres (respect de la hiérarchie) pour la plus grande joie des spectateurs chinois et à notre grand étonnement car ce genre de spectacle assez cruel n’est pas très répandu en occident, encore que la tauromachie…

 Nous nous étions dit que la solution pour visiter la région était peut être de prendre le train, nous nous sommes rendu un soir à la gare afin de voir les possibilités, mais nous avons vite compris que cela n’allait pas être possible autour de la gare il y avait plusieurs milliers de chinois qui attendaient pour prendre un billet et une telle queue nous a dissuadé. Il était dit que nous ne pourrions jamais visiter la campagne environnante, juste y jeter un coup d’oeil d’avion.

Au bout de quelques semaines l’un de nos fils nous a rejoint c’est lors du déplacement à l’aéroport que je me suis lié avec le chauffeur de taxi, l’avion ayant au moins deux heures de retard pour le faire patienter nous avons joué à des jeux d’adresse sur mon iPhone, les chinois sont très joueurs et il s’est passionné pour ces jeux ce qui nous a fait oublier la longue attente. Mon fils numéro 4 est enfin arrivé et une fois installé nous l’avons emmené au bord du fleuve Sungarrhi un affluent important du fleuve amour afin de visiter « le petit Paris » une rue piétonne bordée d’immeubles d’inspiration russe spectaculaires des années 1900.

Nous avons aussi traversé le fleuve une première fois en bateau très coloré pour visiter des datchas en bois reliques de l’occupation par les russes et une deuxième fois en télécabine pour aller visiter un musée de glace. En effet la ville d’Harbin au climat très contrasté (très froid en hiver et très chaud en été) est célèbre pour son festival de glace. En hiver lorsque le fleuve est gelé des milliers d’ouvriers construisent des monuments spectaculaires en glace prélevée dans le fleuve. Par contre ce qui étonnait mon fils, c’était le fait que les promeneurs nous dévisageaient dans la rue car les occidentaux étaient rares dans cette ville. On nous prenait souvent pour des russes et nous devions préciser nos origines françaises. En parlant de Russe, nous sommes allés un soir manger dans l’un de ces restaurants installé dans les locaux de l’ancien consulat dont la décoration était impressionnante, en particulier des jeunes filles blondes et bien en chair en costume traditionnel, très certainement de la même nationalité, placée dans les angles n’intervenaient pas dans le service faisaient donc indubitablement parties du décor.

 



Séjour en Chine lors duquel je parle de cuisine et de promenade
14 janvier, 2017, 11 h 59 min
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Un soir nous avons voulu expérimenter la cuisine de rue, les cuisiniers faisant griller de la viande sur des barbecues improvisés, qui nous rappelait ce que nous avions connu au Maroc. En fait l’origine des viandes grillées me semblait douteuse et dans l’un des sandwichs j’ai reconnu un squelette de rat (animal que j’avais plusieurs fois disséqué lors de mes études). J’ai laissé mon épouse se régaler et j’ai pris un autre sandwich dont le contenu ne me rappelait rien. Nous n’avons pas renouvelé cette expérience et les autres soirs nous sommes allés manger dans des restaurants plus conventionnels. Le problème était que les menus étant en chinois, il était souvent difficile de commander encore que souvent il y avait des photographies des plats proposés quand ce n’était pas des sculptures de plâtre en 3D. Souvent nous avions des difficultés à finir les plats excellents mais trop copieux. Heureusement mon épouse avait repéré que les autres convives repartaient avec leurs restes dans des « doddy bags »; elle réussit à expliquer ce souhait aux serveuses en parlant chinois avec les mains et ainsi nous avions largement de quoi manger les jours suivants.

Dans le cadre de la formation de ses étudiants chinois qui devaient venir en France prochainement nous avons eu l’idée de les initier à la cuisine française et de leur apprendre à manger avec une fourchette. J’étais chargé d’organiser cela un week-end; j’ai donc préparé un rôti avec des pommes de terre qu’ils ont tous mangé de bon cœur avec les fourchettes que je leur avais achetées chez Carrefour bien sûr !

Pour me déplacer dans cette ville où presque personne ne parlait anglais (et moi pas très bien !), j’avais trouvé une solution, les taxis, et pour les utiliser, j’avais fait préparer à la collègue chinoise de mon épouse, prof de français, des petites fiches avec des destinations écrites en chinois que je présentais au chauffeur. Cela marchait à condition que le chauffeur sache lire !

 Pour simplifier, j’avais fini par recruter un chauffeur que je payais au forfait à la journée ou à la demi-journée. Nous avions sympathisé en jouant à des jeux d’adresse sur mon iPhone lors d’une longue attente. Il conduisait avec des gants blancs (la classe!) et il me faisait une faveur en laissant les grilles de sa cage ouverte alors que je montais à l’avant. En effet à l’intérieur des taxis les chauffeurs étaient enfermés dans une sorte de cage munies de gros barreaux, très certainement pour les protéger d’éventuelles agressions.

 L’autre problème était qu’il ne pouvait conduire que durant 8 h hors pour sortir de la « petite » ville et revenir il fallait, compte tenu des embouteillages, plus de 8 h aussi nous n’avons jamais vu la campagne. 



Suite de la mission en Chine
7 janvier, 2017, 12 h 11 min
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Nous nous sommes ensuite installés dans notre appartement de fonction ou plutôt celui de mon épouse puisque je n’avais aucune fonction dans cette mission, hormis celle de porteur de valise. Pour une fois ce n’était pas moi la vedette, j’allais devoir m’y faire! Mon épouse partait tôt le matin évitant quand même la séance de gymnastique commune au bas de l’immeuble. Impressionnant de voir toute une communauté de personnel administratif et enseignant s’agiter en rythme dans la fraîcheur relative du matin. Nous étions à Harbin, petite bourgade à la mode chinoise de 10 millions d’habitants, au climat  continental très contrasté puisqu’il faisait plus de 30 °C l’été et au dessous de – 20°C pendant plusieurs mois en hiver. Aussi cette ville est célèbre pour son festival de sculpture sur glace au mois de janvier. Nous étions en été toutefois comme ils conservent les plus belles réalisations dans un local réfrigéré (sorte d’immense congélateur), nous avons pu  nous rendre compte, en les visitant habillés en esquimaux de l’importance et de la splendeur de ces réalisations.

Je passais donc mes journées dans l’appartement comme homme au foyer (ménage, vaisselle, etc.); heureusement il y avait un ordinateur mis à notre disposition par l’université avec un clavier qwerty donc utilisable par un étranger. sur cet ordinateur j’ai rédigé une grande partie de mon second ouvrage, le troisième est en cours de rédaction (un peu de publicité, cela ne fait de mal à personne); par contre difficulté, l’accès au WEB était limité et de temps en temps mes recherches étaient bloquées avec un avertissement en chinois que je ne comprenais pas, mais je me doutais bien que cela ne devait pas être très aimable. Pourtant d’après l’un des étudiants chinois  qui me dépannait lorsque que j’avais des problèmes avec l’ordinateur chinois, il était beaucoup moins bloqué que ceux qu’il avait droit d’utiliser sur le campus, aussi venait-il souvent chez nous l’utiliser. Très sympathique, il est toujours au Mans, terminant une thèse en acoustique et je le croise souvent sur le campus.

Au début de notre séjour comme nous étions sur le campus nous sommes allés manger plusieurs fois au restaurant universitaire afin de nous rapprocher des étudiants mais surtout par curiosité. C’était assez particulier comme organisation, il y avait des dizaines de cuisinières chinoises qui proposaient dans de petits stands leurs cuisines qu’il fallait ensuite payer à une sorte de comptable puis naturellement manger avec des baguettes. Mais en dehors du bol de riz on ignorait ce que l’on mangeait aussi bien en ce qui concerne les légumes que la viande ou le poisson. Au bout de quelques jours nous nous sommes un peu lassé de la cuisine du RU et je suis allé faire quelques courses au carrefour du coin afin de retrouver des saveurs plus occidentales; d’ailleurs de temps en temps, en ville, pour éliminer mes angoisses d’étranger entouré de millions de Chinois, j’allais me promener dans un Carrefour, ce qui ne me viendrait pas à l’idée en Europe.


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