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Colloque au Mans
26 novembre, 2016, 12 h 01 min
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Ayant assisté et souvent participé à de nombreux colloques tout au long de ma carrière, la moindre des choses, avant de quitter la vie active comme on dit, c’était d’en organiser un dans mon Université. J’avais deux possibilités solliciter la société Phycologique de France ou l’Association des Diatomistes de Langue Française (AdLAF) auxquelles j’appartenais depuis longtemps. Le plus simple aurait été de proposer mes services à la première dont j’étais administrateur, mais comme les activités du groupe de recherche dont je m’occupais portaient maintenant sur les diatomées, il était plus logique de retenir l’ADLaF.

J’ai donc proposé la candidature du Mans au conseil d’administration de cet société, mais j’étais en concurrence avec une autre proposition et j’ai dû négocier car j’y tenais beaucoup; c’était ma dernière année avant la retraite et je voulais finir en beauté. J’ai donc réussi à convaincre mon jeune collègue de Thonon les Bains de surseoir pour un an et de me laisser la place, prérogatives de l’âge (non, je rigole). Il ne me restait plus qu’à me mettre au travail, je m’étais mis la pression.

Le plus difficile allait être de trouver des sponsors dans la Sarthe afin de financer un colloque sur les diatomées, il n’y a pas de diatomées dans les rillettes ! Peut-être faudrait-il en ajouter pour les enrichir en oméga 3 mais sur certains pots on lit souvent qu’il y en déjà !

Je m’écarte, en dehors de mon Université, un sponsor possible était l’agence de l’eau dont les membres participent activement à ces colloques dans la mesure où il y a beaucoup de diatomées dans les eaux douces des rivières, des étangs et des lacs dont ils s’occupent. J’ai obtenu aussi une subvention de la région. Mais pour compléter mon budget j’avais les droits d’inscription que j’avais fixé entre 80 et 100 € suivant le statut des participants.

Je pensais que cela suffisait dans la mesure ou la salle destinée au colloque (qui était une salle de spectacle modulable) m’était gracieusement prêtée par l’université, surprise il fallait rémunérer le technicien, ce qui n’était pas prévu dans mon budget, mais j’ai quand même réussi à intégrer ces frais imprévus dans la colonne dépense.

J’avais confié la  gestion comptable à l’université, grave erreur, la gestion des frais d’inscription fut kafkaïenne; les inscriptions ayant lieu avant les vacances d’été et le congrès à la rentrée de septembre  la comptable qui s’occupait de mes comptes avaient été mutée dans un autre établissement durant l’été sans transmettre le dossier à son successeur. Ce fut une vraie galère, le système comptable des universités est très difficile à comprendre et manque de souplesse, c’est peu de le dire ! Je reconnais qu’un colloque c’est quelque peu complexe à gérer car il y a plusieurs tarifs et plusieurs moyens de paiement. Aussi ai-je conseillé à mes successeurs d’externaliser. 



les colloques à l’étranger
19 novembre, 2016, 11 h 46 min
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Un dernier déplacement à l’étranger dans une réunion bilan d’un contrat où je devais présenter les résultats obtenus par mon groupe mais malheureusement en anglais. Peu sur de moi, j’avais préparé des fiches cartonnées avec le texte anglais écrit dans un police de 48 correspondant à chaque diapos (comme Ardisson à la télé), car le plus souvent dans ce genre de réunion il est difficile d’utiliser l’option présentateur de Power Point surtout quand elle a été préparée sur un Mac Intosh. Cela m’inquiétait et pourtant j’avais été au préalable abondamment « coaché » par un couple ami franco-américain.

Les premiers problèmes de cette mission ont débuté dès l’embarquement sur une compagnie « low coast » qui au lieu de nous emmener directement à Florence nous a déposé à Pise, mais déjà dans l’avion j’ai eu beaucoup de difficultés à m’installer à ma place et pourtant c’était la place la plus large (de quelques centimètres) à l’arrière de l’avion accolée aux toilettes; les avions c’est comme les chaussettes cela doit rétrécir à l’usage ! Il y avait un bus à l’arrivée  pour faire les 80 km qui nous séparait de notre destination. Avec les embouteillages ce voyage à moitié aérien et à moitié terrestre n’était pas des plus rapide.

Une fois à Florence, je me suis rendu à la nuit tombée à l’adresse de mon hôtel et surprise il n’y avait pas d’hôtel à cette adresse ! Interrogeant les commerçants aux alentours, personne ne connaissait cet hôtel. Inquiétant, passant et repassant dans la rue pendant plus d’une heure avec ma grosse valises heureusement à roulette j’ai fini par repérer une petite plaque sur une porte cochère proche de l’adresse que l’on m’avait donné indiquant la présence d’un appart-hôtel dans les étages de l’immeuble, après avoir sonné plusieurs fois la porte s’est ouverte et au fond de la cour un grande escalier permettait d’accéder aux appartements. J’ai donc pu enfin m’installer, la tenancière me prévenant qu’elle n’était pas présente en permanence et qu’il fallait l’appeler sur son portable si l’on avait besoin de quelque chose. Ce fut le problème lors du départ, nous étions plusieurs à vouloir régler notre note et nous avons attendu plus de deux heures avant qu’elle n’arrive; certains sont partis sans payer, moi j’ai attendu ayant besoin d’un justificatif pour mon agence comptable.

 

Les réunions scientifiques animées par des Israéliens se sont bien déroulées, j’ai fait tant bien que mal mon « speech », et pas de chance cela a beaucoup intéressé des participants (ce n’était pas de la biologie moléculaire) qui m’ont posé, à mon grand désarrois, plusieurs questions. Comme c’était l’heure du déjeuner j’ai éludé au maximum en précisant que l’on allait pouvoir en parler plus longuement à la pause, un grand classique que j’ai souvent pratiqué, une fois le ventre plein les questions sont le plus souvent oubliées. J’ai quand même pris deux jours pour visiter Florence et ses musées, accompagné de ma collègue et de mon kiné, son mari, qui rallaient car pour moi (âgé de plus de 65 ans) les musées étaient gratuits alors qu’ils payaient un max les entrées. Cette mesure a été malheureusement abolie depuis et lorsque je suis retourné en Italie l’an dernier, j’ai du payer mes entrées.

 

Plus récemment, sur invitation, j’ai participé comme conférencier a deux congrès au Maghreb l’un au Maroc á Casablanca organisé par la Société Marocaine d’Etudes des Lipides (SMEL) et l’autre á Alger organisé par la Société Algérienne de Nutrition (SAN). Les deux se sont déroulés dans des palaces mais lors du second en Algérie à cause des menaces terroristes nous sommes restés enfermés dans l’hôtel durant les trois jours. J’avais prévu de me baigner une dernière fois sur la côte algérienne mais la mer était trop froide et trop agitée et la présence de militaires avec kalachnikov sur la plage n’était pas motivante. Du coup n’ayant pas le choix, j’ai assisté à toutes les sessions (ce qui m’était rarement arrivé) avec un autre collègue ancien coopérant d’Oran, physiologiste mais animal invité comme moi, et pendant les pauses nous nous racontions cette période de notre jeunesse en refaisant le monde ou au moins l’Algérie (et il y a du boulot)… 



Toujours des histoires de colloques
12 novembre, 2016, 16 h 52 min
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De temps en temps ces colloques avaient lieu en province, avec parfois des moments forts ainsi à Montpellier un certain nombre de participants n’étaient pas venu; faute de participants il nous fallut revoir tout le planning du colloque et essayer de meubler les temps morts aussi nous avions organisé  une sortie prolongée après avoir visité la station d’épuration par lagunage de Mèze sur l’étang de Thau, nous sommes montés dans un petit bateau afin de s’approcher des installations d’aquaculture d’huîtres au niveau desquels les huîtres sont cultivées sur des filières fixées sur des vieux rails plantés au fond de l’étang et affleurant de quelques dizaines de cm au dessus de la surface de l’eau et surtout d’y observer la présence au fond de l’étang d’une grande algue brune importée accidentellement avec des naissains d’huîtres venant du Japon. Cette algue alimentaire, Undaria pinnatifida commercialisée sous l’appellation wakamé est maintenant abondamment cultivée en Bretagne. L’autorisation en ayant été donnée, il y a une vingtaine d’années, dans la mesure où bien qu’espèce invasive, cette laminaire était maintenant installée dans notre pays mais plus au Sud. Notre secrétaire très téméraire a plongé au milieu de l’étang pour nous en ramener des échantillons; Au repas de midi nous avons dégusté ces huîtres, mais j’ai été déçu les trouvant bien fades comparées à celle de Cancales, mais aussi des pousses pied, crustacés violet peu appétissant, c’était une sorte de bizutage concocté par nos collègues du sud

 

Une séance de communication s’est quand même tenue en fin d’après-midi, mais pas sans problème car au milieu de l’un des exposés un appariteur est venu récupérer le rétroprojecteur et l’intervenant du poursuivre son exposé en utilisant un tableau blanc sauf qu’on lui avait fourni des feutres indélébiles et qu’une fois le tableau rempli il a été impossible de l’effacer. Heureusement il était déjà tard et nous avons suspendu le colloque jusqu’au lendemain.

 

Un autre colloque s’est tenu à Marseille dans l’université  Saint Jérôme proche des quartiers nord. Là encore tous les participants ne sont pas venu, il faut savoir qu’à l’époque cette université n’avait pas bonne réputation et la sécurité n’y était pas garantie. Á la fin des séances nos collègues nous avaient conseillé de ne pas traîner dans le quartier et de tenir fortement sa sacoche contenant l’ordinateur pour éviter le vol à l’arracher fréquent à proximité de la Faculté des Sciences.

 

La délocalisation des colloques de la société phycologique ne marchait pas vraiment sauf celui qui s’est tenu à Quimper en Bretagne dans la station océanographique. Il faut dire que des algologues en Bretagne cela ne manque pas et ils avaient choisi cette occasion pour se rencontrer. Le suivant à Roscoff ne m’a pas vraiment plu, bien qu’organisé dans la salle prestigieuse à la pointe de la station biologique si bien que par les vitres on a la mer de part et d’autre (faut pas être sensible au mal de mer car assis on a l’impression d’être en bateau). Malheureusement, les organisateurs bretons se sont pris pour des « Grands Bretons » en imposant la langue anglaise dès la première demi-journée du congrès, avec les débats dans cette langue étrangère entre les participants francophone. C’était ridicule et cela m’a mis très en colère, je n’ai pas été le seul à  protester et heureusement l’après midi nous pûmes poursuivre dans la langue de Molière. A cette occasion j’en ai profité pour démissionner du conseil d’administration (place aux jeunes !).



Encore et encore des colloques
5 novembre, 2016, 12 h 06 min
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Le plus intéressant (d’un point de vue touristique bien sûr) fut celui organisé à Québec par l’AdlaF, dans la mesure où nous devions tout financer le labo et l’université ne prenant en charge que le déplacement de notre collègue plus nécessiteux ! Nous avions décidé avec ma collègue d’en profiter pour faire une petite balade en y emmenant chacun un fils. Le défaut de ces voyages organisés est que l’on passe beaucoup de temps dans l’autocar et que l’on dort dans des hôtels de luxe mais sans vraiment en profiter arrivant le soir pour se coucher et repartant le lendemain á l’aube. Nous avons quand même visité mais au pas de course les sites les plus importants du Québec en finissant par les chutes du Niagara que nous avons survolées en hélicoptère. Après une semaine d’excursion, ayant remis nos fils respectifs à l’aéroport nous nous sommes ensuite rendu au congrès dans lequel j’ai présenté comme ma collègue une brillante communication (parce qu’en français) sur : « la mise en évidence et l’estimation du stress chez des diatomées marines par fluorimétrie modulée ».  Tout un programme passionnant donc !

 

Lors de l’excursion, les organisateurs nous ont emmenés dans une tribu indienne, mais en canoë, excursion dangereuse, j’ai bien failli tomber à l’eau déjà que j’avais eu beaucoup de mal à fermer mon gilet de sauvetage taille mannequin puis aprés avoir remonté la rivière, ils nous ont emmené visiter leur campement, nous faisant fabriquer des attrapes rêves puis après un repas typique pour finir par un spectacle de danses traditionnelles.

 

Lors d’un colloque de la SPF  Thonon-les-Bains il nous a été présenté une microalgue très méchante du genre Ostreopsis  dans la mesure où lorsqu’elle formait des blooms (accumulation de centaines de milliards de cellules) et que la mer était agitée, un contact voire une inhalation de ces embruns chargés de la toxine sécrétée par les algues étaient  la cause d’irritation de la peau, de problèmes respiratoires voire de fièvres nécessitant une hospitalisation. Impossible de bronzer tranquille sur la plage, Comme quoi toutes les microalgues ne sont pas gentilles, mais cela reste discret car ce n’est pas bon pour le tourisme. Une autre microalgue trouble souvent, mais indirectement les vacances d’été, le Dynophisis, qui lorsqu’elle est  présente en grande quantité, libére une toxine qui rend impropre à la consommation les mollusques marins comme les huîtres et les moules.


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