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Encore des colloques
29 octobre, 2016, 16 h 25 min
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Á la même époque le colloque de la société américaine de phycologie fut organisé en fin d’été à Brest et à Saint-Malo et je m’y suis inscrit mais juste pour y présenter un poster. Mon idée était de faire double emploi, participer aux séances du colloque et emmener mes enfants au bord de la mer. C’était sans compter sur le climat en Bretagne après le 15 août, nous campions dans le brouillard et sous la pluie; le matin à l’aube la visibilité était tellement réduite que J’avais du mal à me voir dans la glace lorsque je me brossais les dents. Ce colloque avait fait scandale en Bretagne car la langue utilisée était l’anglo-américain bien sûr. Un collègue algologue  français du Muséum plus courageux que les autres avait exigé de faire sa conférence dans sa langue maternelle, ce qui avait obligé les organisateurs à mettre en place une traduction simultanée en anglais, mais il nous avait été précisé que c’était exceptionnel ! Tout le reste était en anglais quelle galère. Mon poster était lui aussi en anglais mais j’avais une stratégie, j’évitais de m’en approcher de peur que l’on me questionne dans cette langue que je possédais mal. Difficile de faire une carrière internationale dans ces conditions.

 Pourtant, au cours de ce colloque, il y eu des grands moments lorsqu’un collègue de Nice fit son cinéma sur une algue dite « algue tueuse » qui envahissait la côte d’azur, la fameuse caulerpe (Caulerpa taxifolia, pour les botanistes) ce qui lui a permis de trouver pleins de financement pour son laboratoire et de se faire mousser un maximum devant les algologues du monde entier. Heureusement cette algue envahissante malencontreusement  jetée en mer par les fenêtres du musée océanographique monégasque (ce que les responsables ont mis longtemps à avouer après une longue polémique) et qui devait faire disparaître tout la biodiversité sur les côtes de la Méditerranée a maintenant régressé voire presque totalement disparu; comme souvent la nature a repris le dessus. Une autre algue invasive japonaise introduite là encore accidentellement avec des naissains d’huîtres en Bretagne, une espèce de sargasse flottante à cette fois vraiment été responsable du décès de quelques marins pêcheurs bretons qui voulant l’enlever de leur hélice sont tombés à l’eau et ne sachant pas nager se sont noyés, dans tous les cas avec des bottes c’est difficile de nager. Cette fois, c’était bien qu’indirectement une vraie algue tueuse !

Après quelques années, surtout pour des raisons financières (je n’avais pas les moyens d’y emmener ma secrétaire !), j’ai pris la décision de ne plus me rendre que dans les colloques francophones, c’était moins valorisant pour mon CV, mais beaucoup plus agréable à vivre et plus facile à suivre. Membre de deux sociétés savantes, la société phycologique de France (SPF) et l’association des diatomistes de langue française (ADLaF), j’alternais entre les colloques organisés par ces deux organismes participant à l’organisation de ceux de la SPF dans la mesure ou j’avais été élu membre du conseil d’administration de cette société.

 



Les congrés, il faut communiquer pour rayonner…
22 octobre, 2016, 9 h 33 min
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Pendant mes 12 années de purgatoire scientifique en Algérie, il était difficile de participer à des congrès pour cause d’éloignement mais aussi de la difficulté à obtenir une autorisation administrative pour pouvoir s’absenter. Du fait de l’organisation hebdomadaire de l’enseignement (copié sur l’ancienne organisation de l’Université française, astreinte de 3 h de cours par semaine) notre absence se traduisait par un arrêt de cours pour les étudiants. Lorsque j’en ai demandé cela m’a toujours été refusé sauf la dernière fois, mais j’étais cette fois enseignant titulaire détaché à l’université d’Oran. Cela n’avait pas été facile, je pense vous l’avoir raconté, j’avais dû faire envoyer par Télex seul moyen de communication avec support papier (à l’époque) une preuve de mon inscription à ce congrès. J’avais pourtant fait l’effort d’aller présenter mes travaux dans un congrès francophone organisé à proximité d’Oran, mais qui s’était très mal terminé puisque un petit dictateur local, fraichement rentré des Etats-Unis où il avait fait ses études, à imposé la langue arabe le deuxième jour, ce qui comme d’autres intervenants m’a éliminé. Heureusement j’avais déjà fait ma communication en français, je suis donc parti bruyamment avec un autre collègue francophone pour faire remarquer ma désapprobation.

Une fois rentré en France, j’ai adhéré à la Société Phycologique de France et pendant plus de 25 ans,  j’ai assisté à presque tout les colloques y présentant mes travaux ou accompagnant mes étudiants en thèse, puis une fois élu membre du conseil d’administration de cette société savante, j’ai participé à leur organisation. C’est lors d’une séance à Caen que deux parrains m’ont intronisé et donc fait rentrer dans cette société. Ces procédures ont maintenant disparues et les sociétés de ce type sont maintenant ouvertes à tous sans parrainage, mais elles ont quand même du mal à recruter.

Lorsque les séances se tenaient à Paris, elles avaient lieu dans un petit amphi à l’entrée du Muséum d’Histoire Naturelle attenant à la galerie où sont présentés des squelettes de dinosaures. C’était encore l’époque où les professeurs âgés taillaient des shorts aux jeunes chercheurs lors de leurs communications. J’en avais fait les frais lors d’une de ces séances mais cette attitude mandarinale a heureusement disparue.

 Une autre fois, dans le même lieu, ma voisine algologue du Mans, ennemie jurée je vous ai précédemment raconté pourquoi, faisait une communication sur la dominance apicale chez une algue rouge fraîchement inventée (je me moque !) et incapable de respecter son temps de parole après plusieurs remises à l’ordre par le «chairman», les organisateurs ont dû aller la chercher sur l’estrade et elle poursuivit encore son exposé en gravant les marches de l’amphithéâtre (pas triste) !

 

Ensuite l’amphithéâtre ayant été fermé pour travaux, les séances se sont tenues à l’extérieur du Muséum  dans des salles annexes, c’était moins prestigieux. Puis dans les années 2000, nous avons obtenu pour un euro symbolique, grâce à l’intervention du nouveau président de la société qui appartenait à l’établissement, la salle de conférence prestigieuse située dans le sous-sol de la grande galerie de l’évolution qui venait d’être rénovée. Nous y avons tenu des colloques pendant une quinzaine d’années jusqu’à ce que les responsables de l’établissement changent de politique et nous facturent la salle 3000 euros. Nos colloques étant gratuits pour les participants, il nous était impossible de payer une telle somme. Depuis il est très difficile d’organiser des colloques sur Paris. Une dernière fois Normale Sup nous a accueilli gracieusement mais depuis ce n’est plus possible.



Toute mission à une fin
15 octobre, 2016, 14 h 32 min
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Les années suivantes à la demande des utilisateurs, un certain nombre de modifications ont été apportées. En particulier sa décentralisation. Ainsi pour tous les niveaux (université, composante, formation et enseignements) les dates de mise en place de l’évaluation étaient maintenant totalement libres;  les informations nécessaires (inscription pédagogique des étudiants) étant automatiquement prélevées dans la base Apogée. Ce nouveau dispositif a été testé en juin/juillet 2004 par l’ENSIM et l’IUT, son fonctionnement était totalement décentralisé. En particulier, au niveau de chaque composante, chaque formation et chaque enseignement, il était  possible de créer des questions propres (en complément des questions transversales déjà en place), de définir la période d’évaluation, de suivre son déroulement (statistique). Les résultats de l’évaluation étant ensuite, comme précédemment, automatiquement envoyés aux responsables de chaque niveau par mail sous forme de fichiers .pdf. Par ailleurs, à la demande des étudiants, à chaque niveau, une question libre était proposée aux étudiants, son contenu étant transmise de façon anonyme en temps réel au responsable de niveau ou de l’enseignement. Nous pensions que cette dernière  opportunité qui leur permettait de s’exprimer anonymement aller motiver les étudiants.

Mais tous les problèmes n’étaient pas résolu et en donnant la main aux collègues pour gérer eux mêmes leur évaluation, nous avons tout d’abord rencontré  une forte opposition des allergiques à l’informatique mais nous nous en doutions un peu. Pour eux c’était sans solution à moins de revenir à l’évaluation papier mais c’était leur problème. Pour beaucoup  d’autres cette possibilité d’obtenir rapidement des informations sur le ressenti des étudiants vis à vis de leurs enseignements ne les enthousiasmait pas vraiment. Et pour cause!

En tant que responsable de ce système, je me devais de le faire fonctionner auprès de mes étudiants et pour les forcer à participer, ayant abandonné l’idée de les faire venir dans une salle dédiée, j’ai fini par installer des ordinateurs dans les salles de TP auxquels ils pouvaient accéder pour quelques minutes pendant les séances. J’ai ainsi pu atteindre un peu plus de 50 % de participation, mais après beaucoup d’efforts. Les résultats montraient que, en général, les étudiants étaient assez satisfaits des formations que leur offrait l’Université du Maine. Par contre la possibilité d’envoyer anonymement leur avis sur le mail des profs responsables des enseignements n’a pas fait un succès auprès de mes collègues qui m’ont fait beaucoup de reproches à ce sujet et jusqu’à m’engueuler en public.

Tout cela était pourtant anonyme et seul le professeur recevait l’avis de ses étudiants, mais forcément ce n’était pas toujours positif car c’était souvent les insatisfaits qui se manifestaient en masse. Ainsi en ce qui me concerne juste deux remarques ou plutôt deux reproches reçues par mail dont je me souviens : l’une disait « quand j’arrive à votre cours vous avez déjà commencé ! » Ou une autre  » vous n’arrêtez pas de boire de l’eau quand vous faites cours! ». Le problème c’est que l’on ne pouvait pas répondre, sinon j’aurais conseillé au premier d’arriver à l’heure et à l’autre « êtes vous sûr que c’est de l’eau », cela n’était pas positif et sans intérêts ni solutions, heureusement je recevais quand même une majorité de remarques positives et encourageantes.

Le relationnel avec le vice-président était quand même assez difficile, pour lui j’étais la petite main à son service et il récupérait à son compte toutes mes initiatives monopolisant la parole lors des nombreuses réunions de présentation au niveau des différentes instances. Je me souviens d’un conseil du CEVU ou je m’étais imposé en me plaçant à côté de lui au niveau de la paillasse au bas de la salle des conseils. Il a rapidement constaté que j’étais assis plus haut que lui et aussitôt il a pompé sur la manette faisant monter son siège et j’ai fait de même, on se serait cru dans un film de De Funés ou de Charlot ! Cette anecdote pour vous faire sentir le côté mâle dominant de ce cher collègue. Aussi quand il a été élu président alors que, membre du conseil d’administration, je n’avais pas voté pour lui, j’en ai profité pour démissionner ne voulant plus continuer à être exploité. J’avais rempli cette mission pendant 5 ans, j’avais fortement contribué à la mise en place d’un dispositif d’évaluation  par intranet « EVAMAINE » très performant mais malheureusement peu efficace du fait du faible nombre de participants.  Il s’est vengé en attribuant à mon successeur une prime importante alors que j’avais fait tout cela bénévolement…

 

 



Chargé de mission
8 octobre, 2016, 11 h 36 min
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Quelques temps après avoir été nommé professeur, j’ai été convoqué à la présidence par le président et le Vice-président du CEVU (conseil des étudiants et de la vie universitaire) qui m’a félicité pour ma promotion puis qui m’a fait tout un discours en m’expliquant qu’il allait maintenant falloir faire plus pour l’université. Ils m’ont proposé de devenir chargé de mission á l’évaluation des enseignements. J’ai accepté, je n’avais pas trop le choix, on me mettait la pression et puis j’avais une petite idée sur le sujet ayant fait des essais de programmation d’un système sur mon Mac au laboratoire.

Mon idée était de profiter du réseau informatique qui venait d’être mis en place. Ce qui allait permettre de remplacer les classiques feuilles d’enquête distribuée puis remplie en fin d’année par les étudiants et qu’il fallait ensuite ramasser puis dépouiller. Un travail fastidieux que je me proposais de remplacer par un dispositif d’évaluation par intranet en ligne sur ordinateur dont le principal avantage était que le dépouillement pouvait être automatisé  et les résultats directement accessibles en ligne aussi bien pour les étudiants que pour les enseignants et les responsables de l’université.

Ce dispositif nommé  Evamaine a été mis en place avec l’aide de la junior entreprise de l’ENSIM pour la partie informatique en leur fournissant les différents questionnaires que j’avais préparé et validé lors de multiples réunions avec tous les intéressés au sein d’une commission que je présidais. Mettre tout le monde d’accord sur un sujet aussi sensible ne fut pas une mince affaire, j’y ai mouillé souvent ma chemise.

J’ai du rédiger, après concertation avec toutes les instances, une charte de l’évaluation. J’ai présenté cette charte au CEVU et l’organigramme du dispositif en faisant une petite astuce qui est tombée à plat : « soit l’étudiant Alpha … Je n’ai pas osé dire bêta …  » et personne n’a rit …, c’était une assemblée de coincés. Au cours de ma carrière, c’est la seule dans laquelle je n’ai jamais siégé et je ne le regrette pas. J’ai alors mis en place une mission pour l’évaluation composée d’un représentant de chaque composante de l’université et du VP-CEVU. Son rôle a surtout été d’amender et de valider les questionnaires transversaux que j’avais proposé afin qu’ils soient compréhensibles par tous les étudiants de toutes les formations.

Durant la même période j’avais été envoyé en mission au ministère, représentant de l’Université du Maine au titre de l’évaluation, afin d’y présenter mon projet et cette fois mon intervention à fait un succès quand j’ai expliqué que ma démarche d’évaluation par intranet en tant que professeur de biologie végétale était de protéger les arbres… Cette fois l’assemblée a souri.   

Quatre  niveaux d’évaluation avaient été retenus : le fonctionnement de l’université (niveau 1), de la composante (niveau 2), de la formation (niveau 3) et enfin des enseignements (niveau 4). La conception finale du logiciel d’évaluation et sa  mise en place (en collaboration avec le CETIC) ont été confiés à la junior entreprise de l’ENSIM (J’ENSIM) qui a réalisé un outil très fonctionnel.

Le système était en place mais comment le proposer aux étudiants afin d’obtenir une participation suffisante. Le vice-président a proposé de mettre en place une quinzaine de l’évaluation. Pour faciliter la saisie des questionnaires, un système d’aide aux étudiants a été mis en place dans les salles informatiques dédiées à l’évaluation avec des tuteurs rémunérés. Et là, grande déception,  la participation des étudiants et des étudiantes fut faible, moins de 10 %. J’étais très déçu et le VP encore plus; d’un autre côté le dispositif fonctionnait parfaitement et au niveau 4 les enseignants recevaient sur leur mail les résultats sur l’évaluation de leurs unités d’enseignement et tout cela restait confidentiel, bien sûr. Dans la philosophie du système, c’était l’enseignement qui était évalué mais pas l’enseignant, mais certains collègues commençaient à contester cette procédure d’évaluation. 



La fin des thésards
1 octobre, 2016, 10 h 57 min
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Tout était à refaire, j’avais rencontré plusieurs fois une professeure marocaine souvent présente au Mans pour des raisons familiales qui s’intéressait à nos travaux sur les algues. Un de ses étudiants cherchait un accueil dans un laboratoire français pour y faire une thèse.  Aussi nous avons monté un dossier de coopération PHC qui a cette fois été accepté et il a pu débuter ses travaux sur le site de Laval.

Afin de reprendre la thématique de nutrition précédemment  abandonnée, comme complément alimentaire à tester nous avons rajouté aux microalgues riches en oméga-3 de l’huile d’argan réputée pou ses multiples effets bénéfiques sur la santé humaine. Les premiers tests nutritionnels ont d’abord été réalisés au Maroc sur des patients dislipidémiques alors que sur le site de Laval qui disposait d’une animalerie l’étudiant faisait des essais sur des rats.

Cette fois l’étudiant mena ses travaux jusqu’au bout, mais il a un peu tardé à soutenir sa thèse en nous faisant attendre plus d’un an avant de nous rendre un manuscrit définitif. Il ne semblait pas pressé de passer son diplôme dont la soutenance devait avoir lieu dans le centre universitaire de Mohammedia au Maroc.

C’est le jour de la soutenance du moins juste après, que nous avons compris son problème, au début de l’après-midi avant la fin du repas de thèse, il nous a quitté pour aller se marier ! Cela devait être un deal avec son père mais nous n’avons pas eu plus d’explications et nous avons repris l’avion le lendemain sans avoir eu l’occasion de féliciter les jeunes mariés ! Ce fut mon dernier thésard, le premier était algérien, j’ai échoué avec le tunisien et j’ai terminé avec un marocain.

Ayant des contacts avec des laboratoires marocains (Mohammedia), algérien (Oran) et Tunisien (Sfax), j’ai voulu poursuivre en essayant de mettre en place un PHC grand Maghreb, mais lors de mon départ en retraite, bien que nommé professeur émérite, la responsabilité de ce projet me fut retirée par la direction de l’université et il n’aboutit pas. C’en était fini de mes missions en Afrique du Nord mais pas tout à fait puisque j’ai été invité il y a quelques mois à présenter une conférence sur les algues et leurs applications en nutrition humaine dans un congrès organisé par la société algérienne de nutrition qui s’est tenu près d’Alger. Pour ceux qui voudraient tout savoir ou presque sur les multiples applications des algues les actes de cette conférence sont disponibles depuis quelques jours en ligne en français dans la revue algérienne « Nutrition et Santé », bonne lecture !


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