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Un peu plus de Tunisie
27 août, 2016, 19 h 14 min
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Mon collègue géologue m’a aussi emmené dans les îles kerkennah au large de Sfax afin entre autre de vérifier la présence d’Halopeplis amplexicaulis dans les sebkhas de l’île, hypothèse que j’avais formulée dans un article vingt ans avant me basant sur des vieilles données bibliographiques et que j’ai ainsi confirmée de visu. Nous en avons profité pour nous régaler de salade de poulpes, l’un des plats favoris des restaurants de cette île. Le côté agréable de cette île est que l’air y est plus respirable qu’à Sfax ou les rejets des usines de traitement des phosphates rendent parfois l’air irrespirable (on se croirait dans un labo de chimie).

Lors d’une de ces missions d’enseignement j’étais accompagné de deux collègues du sexe dit faible (mais cela se vérifie de moins en moins !) ; un soir où nous étions en train de consommer tranquillement une petite bière dans un palace, lorsque nous avons vu débouler une délégation d’élus socialistes de la région des Pays de la Loire. L’une de mes collègues, bretonne, qui n’a peur de rien, ayant reconnu dans la délégation un collègue de l’université l’a abordé et nous avons ainsi appris qu’ils venaient prospecter pour mettre en place une collaboration entre les universités, ce que nous pratiquions depuis plusieurs années manque de communication entre les politiques et la base qui travaille ! Ils nous ont promis beaucoup mais n’ont rien mis en place (c’était des vrais politiques !), mais nous y avons quand même gagné un repas car le président socialiste de la région qui menait la délégation nous a invité au dîner officiel du lendemain avec les responsables tunisiens.

Lors de la mise en place de la codiplomation entre la faculté des sciences de Sfax et du Mans une importante délégation de notre université s’est déplacée en Tunisie, une sorte de tour opérator organisé par la Faculté des Sciences et Techniques du Mans, avec une nouvelle excursion sur les iles kerkhennah, et une visite de la médina de Sfax très typique. En dehors des nombreuses réceptions et réunions, ce fut mon jour de gloire ! En effet lors d’une  de ces réunion entre les biologistes du Mans et de Sfax afin d’organiser des formations complémentaires, un professeur tunisien fit une excellente intervention en parlant des brillants travaux d’un coopérant français en Algérie sur les plantes des lacs salés mais dont il n’avait pas retenu le nom. Je me suis fait tout petit, mais j’étais découvert et les collègues présents n’ont pas tous apprécié cette valorisation dont j’étais totalement innocent, sauf les filles qui me soutiennent … En général. Moins glorieux on nous a décerné à la fin du séjour lors d’une cérémonie officielle une sorte d’attestation souvenir signée du Ministre de Ben Ali, j’ai peur de l’avoir égarée.

Après la révolution du jasmin je suis retourné enseigner à Sfax mais j’ai été un peu déçu. En effet alors que sous l’ancien régime il n’y avait quasiment pas d’étudiantes voilées dans les amphis maintenant il y en avait une bonne moitié qui se regroupaient  d’un coté ; en discutant avec certaines elles avaient retrouvé grâce à la révolution « la liberté de se voiler » ! Drôle de conception de la liberté que de s’imposer des contraintes vestimentaires, encore que l’on m’avait appris lors de ma formation judéo-chrétienne « Qu’être libre c’est d’être capable de prendre à son compte la réponse à faire à l’appel de Dieu » ! On était un peu dans le même concept hormis l’absence de signe distinctif chez les catholiques, encore que ! Mais je m’écarte, pour montrer ma désapprobation je faisais cours en ne regardant que la partie gauche de l’amphi où les filles n’étaient pas voilées. Peut-être irais-je  à nouveau faire un tour en Tunisie qui est un pays très attachant et qui fait des efforts pour maintenir une démocratie, Inch’Allah.

 



Mission en Tunisie
20 août, 2016, 12 h 24 min
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Missions en Tunisie

 

J’ai effectué plusieurs missions en Tunisie, plus précisément à l’université de Sfax surtout pour y délivrer un enseignement en Master d’abord sur les algues et leurs applications puis sur la phytogéographie. J’ai retrouvé avec plaisir ce que j’avais connu au début de ma carrière d’enseignant et ce qui m’avait manqué en France pendant 30 ans, des étudiants et des étudiantes  passionnés buvant les paroles de l’enseignant avec respect et attention. C’était toutefois un peu moins satisfaisant lors des examens où ils n’étaient pas très assidus ni très motivés. Très bien accueillis nous étions logés dans un hôtel restaurant dans lequel l’alcool était autorisé mais en contre partie les clients étaient un peu limite et le patron devait jouer de la matraque pour ramener l’ordre, la présence de dames et de messieurs de mauvaise vie, vivant de leurs charmes, n’arrangeait rien. En contre partie, le soir au repas nous pouvions boire du vin tunisiens après avoir déjeuné à la « gazouse » avec nos collègues tunisiens très pratiquants (bleu sur le front) qui nous invitaient tous les midis. Une fois ma femme m’a rejoint dans cet hôtel et elle fut surprise d’être abordé par un beau libyen ténébreux lui proposant ses charmes et elle eut du mal à s’en débarrasser.

 Nous sommes ensuite parti faire un peu de « terrain » (c’est comme cela que l’on dénomme la partie touristique d’une mission scientifique quand on est biologiste) vers le Sahara en passant par les oasis de montagne mais en roulant hors des circuits touristiques classiques  grâce à la bonne connaissance du terrain de mon collègue et ami géologue et de sa Range Rover. Il nous emmena ainsi à  Douze où nous résidâmes dans un palace possédant à côté de la classique piscine d’eau bleue une autre plus discrète à l’intérieur d’un bâtiment dont l’eau était  de couleur jaune marron car alimentée par une source chaude volcanique soufrée, ce qui était bien plus agréable que le chlore.

Petite anecdote, le premier soir dans ce palace, je m’aperçois que l’unique oreiller était insuffisant pour bloquer ma nuque pleine d’arthrose aussi je descend à la réception pour réclamer un deuxième oreiller au réceptionniste et à mon grand étonnement, il me répond qu’il n’y en a plus de disponible; je m’étonne de sa réponse mais je n’en laisse rien paraître et je remonte (la queue entre les jambes vous allez comprendre pourquoi …) dans la chambre. Le lendemain matin, je raconte cette histoire à  mon collègue résidant en Tunisie, donc habitué de ce genre d’établissement, qui éclate aussitôt de rire et m’explique qu’un deuxième oreiller dans ces palaces est une dame de compagnie qui offre son corps autrement dit une péripatéticienne affectée à l’établissement. Depuis je voyage toujours avec un oreiller supplémentaire dans ma grosse valise !

Nous sommes parti ensuite vers le désert en traversant le « Chott el-Jerid » magnifique lac salé semblable à ceux dont j’ai étudié la végétation dans des dépressions équivalentes plus au nord ouest en Algérie (les sebkhas), puis nous suivîmes des pistes afin de  rejoindre Tataouine. Mais soudain nous nous sommes aperçus que nous n’allions pas dans la bonne direction au lieu de nous diriger vers l’Est donc vers la Lybie nous allions vers l’Ouest donc vers l’Algérie, bref nous étions perdu en plein Sahara, enfin en bordure heureusement, nous avions dû rater un embranchement. En revenant sur nos pas nous sommes passés près d’une tente berbère et mon collègue qui parle un peu la langue est allé se renseigner puis  avons croisé un couple d’européen dans un autre véhicule tout terrain qui était perdu comme nous. Nous avons fait le point avec la carte de nos nouveaux égarés et la boussole de mon collègue géologue et nous avons retrouvé notre chemin, mais il était trop tard pour nous rendre à Tataouine. Je pense que je n’y irai plus car cette zone est maintenant interdite au tourisme, je ne visiterai donc jamais les restes des décors de « Star War » qui de plus sont menacés par une dune mobile. Mais pas de regret c’était juste pour le fun !



Ballade, pardon mission en Allemagne
13 août, 2016, 10 h 54 min
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Professionnellement, j’ai effectué deux déplacements en Allemagne. La première fois c’était pour un congrès européen à Cologne sur les algues auquel je m’étais inscrit pour un poster. J’avais emmené toute ma famille en camping sur les bords du Rhin en oubliant qu’au mois d’août l’Allemagne, c’est très vert car c’est très pluvieux ; ce qui explique que les allemands sont pour la plupart sur les côtes espagnoles à cette saison.

Pendant les 5 jours du congrès,  je suis parti tous les matins à l’aube, traversant le Rhin sous la pluie, puis prenant un tramway afin de me rendre sur le site du congrès. Laissant mes enfants dormir mais ensuite sans possibilités de distraction en extérieur du fait de la pluie et presque sans abris aussi ont-ils passé tout leur temps dans des galeries marchandes en mangeant dans les Mac Donald, ce qui leur a beaucoup plus mais beaucoup moins à mon épouse. Compte tenu de ma mauvaise pratique de la langue anglaise, je n’ai pu tirer tous les bénéfices de ce congrès et je me suis quand même débrouillé lors du diner de gala pour être à une table francophone ou j’ai retrouvé des collègues femmes (il y a beaucoup de femmes dans le domaine des algues). En dehors des séances de communication malheureusement en anglais, sinon rien à dire. J’ai aussi beaucoup souffert lors des déjeuners au restaurant universitaire, d’une part il y avait des concombres à tous les repas alors que je ne les digère pas et ensuite à la fin du repas il fallait mettre tous ses déchets dans une dizaine de poubelles de recyclage et j’ai une phobie du recyclage. La queue aux ordures était plus longue que celle de l’entrée pour manger mais pas moyen de dribler, on est dans un pays discipliné.

Mon deuxième déplacement en Allemagne correspondait cette fois à une invitation dans un centre de recherche à Marburg pour travailler sur une microalgue originale, la fameuse diatomée bleue grâce à laquelle on pouvait verdir les huitres, afin d’étudier son comportement vis à vis de lumières colorées. Je suis donc parti avec un collègue en emmenant notre matériel de recherche et des échantillons d’algues, mais aussi du vin rouge théoriquement pour offrir, mais il a nous a rendu service pendant notre séjour car le vin allemand commercialisé sur place n’était pas du tout à notre goût. Nous avons abondamment profité des importantes installations des laboratoires mises gracieusement à notre disposition par le collègue allemand qui nous avait invité. De plus nous étions logés gracieusement dans le bâtiment où se trouvait les laboratoires donc sur place ; mon jeune collègue avait choisi la meilleure chambre avec une fenêtre donnant sur la montagne enneigée et moi au sous-sol dans une chambre aveugle et sans chauffage (je commençais à m’habituer au comportement particulier de ce collègue mais je n’étais pas au bout de mes peines avec lui !).  Cette  installation nous permettait de travailler jusqu’à minuit alors que nos collègues allemands étaient rentrés chez eux dés 16 h; ils étaient alors remplacés par des gardes en uniforme qui contrôlaient nos entrées et nos sorties, ainsi lorsque je voulais sortir pour fumer un cigarillo, je devais remplir un formulaire indiquant les heures de sortie et d’entrée et la justification : discipline allemande.

Au cours de ce séjour j’ai été surpris de voir tous les collégues allemands enlever leurs chaussures en arrivant le matin pour enfiler des sandales Birkenstock, de plus un représentant de cette marque passait deux fois par semaine au labo montrant l’importance de cette activité. Du coup au weekend suivant nous sommes allés au magasin d’usine pour nous procurer ces sandales magiques. C’était impressionnant des km de rayons couverts de sandales de toute forme. Devant un tel choix j’ai eu du mal à me décider, mais depuis j’utilise ces sandales comme chausson d’intérieur et c’est très agréable, par contre à l’Université je conserve mes chaussures alors que mon collègue belge met ses sandales dès qu’il arrive au bureau. Une coutume des gens du Nord je suppose.

En ce qui concerne la science suite à notre séjour très actif de recherche presque 24 h sur 24, nous avons publiés plusieurs papiers sur l’effet de la qualité de la lumière sur la photosynthèse d’Haslea ostrearia (voir ma production scientifique sur le site « researchgate »). Par contre ce que j’ai moins apprécié c’était le repas de midi pris avec tous le staff et le grand « herr professor » directeur du labo qui était en fait une réunion de travail lors de laquelle il s’informait de l’avancée des travaux de son équipe en les faisant plancher chacun leur tour en anglais. C’était totalement indigeste et cela m’est resté sur l’estomac où lors d’un repas, il m’a envoyé plancher au tableau entre la poire et le fromage (comme on dit « cheu » nous). Pour moi et j’y tiens, le repas est une pause dans la journée, mais même en France dans mon service la pause de déjeuner est de plus en plus transformée en réunion de travail.

Dans les labos après 16  h, il ne restait plus que des chinois, des indiens, quelques italiens, espagnol ou portugais et deux couillons de français, nous. « Arbeit, arbeit » ils disaient dans le temps, oui mais pour les autres ! Si les conditions de travail étaient exceptionnelles, par contre le statut  des chercheurs était moins favorable, le collègue allemand qui nous avait invité avait le même âge que moi et son dossier scientifique était bien supérieur au mien (il était chercheur à plein temps !). La différence c’est qu’en France cela me permettait de devenir professeur, ce que je suis devenu la semaine suivante, à mon retour d’Allemagne alors que dans son cas ayant dépassé la cinquantaine sans avoir pu accéder au grade de « Herr Professor » il était licencié. Comme quoi l’Europe de l’enseignement supérieur est encore à faire et parfois il faut mieux être français ou du moins bénéficier du statut de la fonction publique française même si le niveau de rémunération est moindre, ce qu’à bien compris le collègue belge qui m’a remplacé. 

Pour poursuivre sa carrière de scientifique brillant la seule possibilité pour mon collègue allemand  était de partir aux Amériques dont les universités accueillent nombre de scientifiques européens de tout âge rejetés par le système. Mais, il était réfractaire à la vie américaine et surtout à leur cuisine  et au contraire  passionné de cuisine française, il est resté en Europe et a abandonné la recherche scientifique. Son idée était de monter une saladerie il a donc préparé un projet afin d’obtenir des financements et il n’a pas ouvert sa saladerie mais fort de son expérience, un cabinet de conseil en montage de projet commerciaux. Comme quoi la recherche (d’emplois) mène à tout

 



Mission enrichissante en Nouvelle-Calédonie
5 août, 2016, 10 h 05 min
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J’étais membre depuis plusieurs années de la commission de spécialistes de l’Université de Nouvelle-Calédonie à Nouméa , malheureusement les réunions se déroulaient en général à Paris, dans la salle panoramique au dernier étage de la tour de Jussieu pleine d’amiante; prendre un ascenseur complètement emballé comme une installation de Christo, pour siéger ensuite dans une salle soi-disant désamiantée, c’était déjà une aventure !

 Mais cette fois j’étais invité par un collègue professeur, et néanmoins ami (exception qui confirme la règle), avec qui j’avais travaillé plusieurs années à l’Université d’Oran, comme rapporteur pour une thèse devant être soutenue à l’université de la Nouvelle-Calédonie. Je suis donc parti pour ce long voyage, un demi-tour de terre, avec une collègue, elle aussi ancienne coopérante d’Oran qui participait comme moi au jury. Voyage sans histoire mais vraiment long, plus de 24 h, avec une escale à Tokyo et une correspondance sur Air Câlin la compagnie calédonienne. Lors de l’escale au Japon des douleurs fesso-lombaires m’obligèrent à  acheter un coussin gonflable  et je n’étais pas le seul, vu l’affluence des passagers au stand, ce qui me permit de poursuivre mon voyage plus confortablement.

Á Nouméa, nous fûmes logés dans un hôtel situé au bord de la plage des citrons; nous avons  appris que les autochtones l’appelaient « la plage des nichons » ce que nous avons compris le matin suivant en allant nous baigner vers 7 h 30, horaire imposé par ma collègue qui tambourinait à ma porte pour  me forcer à me lever. Dans l’eau du lagon à température idéale (28 °C), un groupe de jeunes femmes topless faisaient leur gymnastique du matin sous la direction d’un bel animateur bronzé. Pendant le reste du séjour « souvent je me suis levé de bonne heure »  et je me suis baigné le matin dans l’eau chaude du lagon avant mon petit-déjeuner, je me demande encore pourquoi ! Sûrement parce que j’adore les bains de mer, car même en Bretagne où l’eau est moins chaude et où les dames font aussi de l’exercice dans l’eau mais vêtues d’une combinaison en Néoprène, je me baigne tous les matins ; c’est moins spectaculaire mais combien plus vivifiant  !

L’accueil à Nouméa  fut exceptionnel : des colliers de fleurs à  l’arrivée de l’avion, le repas de pré-thèse offert par l’université dans un restaurant luxueux servi sur une terrasse sur pilotis dans le lagon, la réception post-thèse dans un palace où nous étions une bonne vingtaine au frais de la jeune docteur (elle avait soutenu brillamment sa thèse). Repas au cours du quel j’ai retrouvé un collègue algérien que j’avais connu à Oran et qui était redevenu français (né avant l’indépendance, il avait récupéré sa nationalité d’origine) et était devenu professeur des Universités, comme quoi le monde est petit ! 

Le lendemain une excursion était organisée dans la forêt tropicale humide comprenant une rencontre avec le fameux Cagou (sorte de poule qui ne vole pas, endémique et emblématique de la Nouvelle-Calédonie). J’ai marché dans les mangroves, impressionné par les racines échasses des palétuviers et par les fougères arborescentes, et j’ai aussi marché sur des pelouses de Mimosa pudica, la fameuse sensitive, laissant la trace de mes pas derrière moi. J’ai pris le bateau pour le phare Amédée et j’ai plongé dans la réserve marine parmi les poissons exotiques (je suis resté trop longtemps dans l’eau et j’ai pris un gros coup de soleil sur mon crâne dégarni), j’ai croisé des tricots rayés (serpents marins très venimeux). J’ai pris l’avion pour l’île des Pins et je me suis baigné dans la célèbre  piscine naturelle bordée de pins colonnaires qui sont en fait des sortes d’Araucaria (un peu de botanique). J’ai loué avec ma collègue une voiture afin de traverser toute l’île dans le sens de la longueur pour aller voir la poule de Hienghen et comme il n’y avait pas d’hôtel dans le coin nous sommes allé dormir au « Club Med ». Nous nous sommes reposés près de la piscine avant de découvrir la présence d’une nuée de moustiques, passé ce désagrément, nous avons largement profité du buffet grandiose qui fait la renommée de ce genre d’établissement. Nous avons croisé quelques kanaks munis de leur coupe-coupe ayant l’air peu accueillant, mais sans partager le kawa avec eux (pas comme notre président, il y quelques mois !).

 

J’ai aussi rencontré deux  biologistes marins en poste à Nouméa à l’IFREMER, anciens du Cercle Naturaliste des Etudiants de Caen, avec qui j’avais fait les quatre cents coups lorsque j’étais étudiant (comme quoi à nouveau le monde est petit). Ils m’ont permis de visiter des élevages de crevettes haut de gamme et j’ai essayé de convaincre les responsables de nourrir leurs crevettes avec des microalgues, en remplacement des farines de poissons, sans réussir (j’étais trop en avance sur mon temps, ils le font maintenant mais avec des collègues d’Ifremer Nantes).

Je suis allé en bateau au bord du lagon voir les requins dévorer des têtes de poissons que les marins leur tendaient au bout de filins au risque de faire chavirer le bateau (je n’ai pas le pied très marin). J’ai observé dans leur milieu naturel des Népenthes (plantes carnivores aux urnes menaçantes), des Sanseveria (plante qui illustrait le manuel de physiologie végétale de mon patron de thèse), des Tillandsias vivant de l’air du temps accrochés sur des barbelés,  des Rhizophora (plante dont j’ai du apprendre l’anatomie et principalement le passage tige/racine qui était la passion de mon prof de botanique, (toutefois rétrospectivement, entre nous, enseigner cela aux étudiants normands ne présentait aucun intérêt) et enfin les plantes nickélifères à la sève bleue spectaculaire. J’ai acheté des cadeaux pour mes collègues, de l’essence de Niaouli pour les filles et surtout des fourchettes cannibales pour mes collègues mâles, instrument indispensable pour maintenir de bonnes relations à l’université !

Toutefois je ne voulais pas partir sans manger de la langouste et j’ai convaincu mes collègues de m’en procurer en me proposant de les cuisiner dans leur appartement. Ce fut un peu difficile car j’ai découvert que mes collègues comme la plupart des caldoches ne faisaient pas de cuisine mais se faisaient  livrer leurs repas par un traiteur. J’ai alors compris pourquoi pendant tout le séjour nous avons midi et soir mangé au restaurant, au détriment de ma carte bleue, « gold » heureusement. J’ai quand même réussi à cuisiner et à consommer ma langouste.  Après 15 jours d’un séjour et d’une mission aussi riche « scientifiquement », j’ai pris l’avion avec regrets. C’est l’une des missions qui m’a laissé le meilleur souvenir même si le long voyage en avion fut un peu pénible.

 


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