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Etre ou ne pas être … Professeur !
25 juin, 2016, 11 h 57 min
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Pendant longtemps, c’est une question que je ne me suis pas posée. Mon statut de MdC, maître de conférence, mais c’était aussi l’acronyme de « caca » de chien, ce qui n’était pas très valorisant, il faut bien le reconnaître, me suffisait. Je n’avais pas de projet de carrière, j’avais réussi à intégrer l’université française comme titulaire  après avoir servi 12 ans comme contractuel dans une université algérienne et cela me satisfaisait pleinement. Comme il n’y avait pas de professeur dans le service de biologie végétale, je n’avais pas de supérieur hiérarchique et nous avons pratiqué  longtemps l’autogestion. 

 

Je faisais office de responsable recherche alors que mon collègue prenait en charge la gestion de l’enseignement. Cela a parfaitement fonctionné pendant une dizaine d’années. J’avais quand même envisagé de passer l’HDR. En effet avec la réforme et suite à  la mise en place de la thèse d’université puis de l’HDR, j’avais perdu mon inscription en thèse d’état à l’université de Caen et le professeur qui avait dirigé  mes travaux en Algérie pendant 10 ans mais … de loin, m’avait proposé  de soutenir une nouvelle thèse. Je ne voyais pas l’intérêt de passer un diplôme qui allait me permettre de postuler comme MCF alors que je l’étais déjà, aussi j’ai refusé.

 

 Comme j’avais déjà plusieurs publications issues de mon travail de thèse complétées par quelques autres sur l’écophysiologie des algues, je me suis décidé à faire une demande d’inscription en HDR au Mans; et là j’ai découvert que le plus difficile dans ce diplôme c’était  l’inscription. En effet, elle me fut refusée par les professeurs de biologie animale  du Mans qui se déclarèrent incompétent sur le végétal (des professeurs qui se déclarent incompétent, c’était nouveau !), peut-être y avait-il une autre raison… Du coup je n’avais plus le choix il me fallait trouver une autre université et comme je travaillais déjà depuis quelques années avec une équipe de recherche de Clermont-Ferrand, je décidais de tenter ma chance là-bas. Je déposais mon dossier et je reçu un avis favorable du conseil scientifique de cet Université.

 

Toutefois durant cette période, j’assistais de temps en temps à des soutenances à la « botanique », rue Ledru à  Clermont-Ferrand et l’ambiance n’était pas terrible. Comme dans toutes les universités les professeurs se détestaient, mais la c’était exacerbé par la promiscuité beaucoup de prof de Biologie sur les quatre étages du bâtiment c’était beaucoup trop, et lors des soutenances ils en profitaient pour régler leurs comptes en public sur le dos de l’impétrant. Je ne me voyais pas, suite à ma présentation,  servir de punching-ball au prof pendant plusieurs heures. Aussi je ne me suis pas inscrit à Clermont et j’ai du attendre dix ans le départ du prof  responsable de la Biologie Animale (un pas très gentil) et la nomination d’un nouveau professeur plus ouvert  pour présenter mon HDR.

 J’ai rédigé un document important, de plus de 100 pages, à l’époque il n’y avait pas encore de règles, et un jury a été convoqué composé de collègues des universités voisines, un prof de Nantes  avec qui je collaborais déjà  sur les diatomées, un prof de Clermont Ferrand qui m’avait à l’époque recruté au Mans, une prof de Rennes que j’avais connu en Algérie  et enfin plus risqué un prof de Caen qui était étudiant en même temps que moi et que j’avais avec d’autres jeté tout habillé (pour qu’il ne prenne pas froid!) dans la Manche au début du printemps lors d’une sortie de cercle naturaliste (c’était une sorte de tradition). Mais d’une part il y avait prescription et j’espérais qu’il avait oublié cette anecdote.

 

La  soutenance s’est bien passée et le jury a été, vous vous en doutez très convivial. J’étais maintenant titulaire de l’HDR, ce qui me permettait de postuler sur les postes de professeur ouvert au concours tous les ans mais comme je n’envisageais pas de quitter le Mans, je ne m’en préoccupais pas. Je n’avais pas d’ambition de ce type. Puis le destin en a décidé autrement, un poste de professeur s’est libéré à l’université du Maine du fait du décès d’un collègue. Seul titulaire de l’HDR dans l’équipe  de biologie, je me devais de candidater, le profil du poste n’était pas particulièrement ciblé sur les diatomées et il était rattaché à la section 67 du CNU (conseil national des universités) intitulé biologie des populations  dans laquelle je n’avais pas été qualifié. Je m’étais étonné à l’époque de ce refus et il m’avait été répondu par l’un des membres du CNU que mes travaux portaient sur la biologie des peuplements et non des populations, la messe était dite !

 

Il n’y eu pas beaucoup de candidats sur le poste, seul un italien avait franchi les étapes, mais au final il ne s’est pas présenté à l’audition. Unique candidat, j’ai été promu, mais à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, ce dont je n’avais rien à faire. Ce qui à été glorieux, malgré tout, c’est la lettre de félicitations dithyrambique que j’ai reçu du Ministre de l’Education Nationale, Jack Lang, (celui qui avait déclaré « les  professeurs sont des gens formidables » ce qui nous avait changé de son prédécesseur, un mec moins gai que son nom, qui répétait souvent « les professeurs sont  des fainéants »). J’étais Maintenant professeur, j’allais découvrir les avantages et les inconvénients, les joies et les peines de cette fonction, mais c’est une autre histoire !

 



Après le Sud une mission en Norvège
18 juin, 2016, 11 h 56 min
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A peine en poste en France, membre du COST48 (programme européen de collaboration), je fus invité à Trondheim dans le nord de la Norvège, à un workshop sur la production de protoplastes (cellules végétales débarrassées de leur paroi rigide) et la culture in vitro d’algues Du fait de mes nombreux déplacements entre la France et l’Algérie, j’étais habitué à voyager en classe affaire (à mes frais) et sans trop réfléchir, j’ai pris des billets de cette catégorie pour me rendre en Norvège au frais de l’Europe et je fis de même pour le collègue qui m’accompagnait. A l’arrivée quand j’ai remis la facture au responsable du laboratoire norvégien, je n’ai pas fait un succès.

J’ai dû suivre ensuite pendant une semaine, avec d’autres collègues européens, une formation scientifique en langue anglaise essentiellement assurée par des américains et un jeune français aux dents longues ou plutôt un jeune breton très bretonnant qui était en post-doc en Californie. Lors de notre arrivée une réception avait été organisée et je me suis retrouvé avec les autres français attablés devant un toast au saumon et un verre de vin écoutant les discours de bienvenue des différents responsables pendant plusieurs heures aussi nous avions rapidement consommé le toast et le verre de vin comprenant trop tard en regardant les autres que c’était le repas du soir. La soirée devant nos assiettes vides à écouter des discours en anglais fut longue et très ennuyeuse.

Le lendemain midi nouvelle réception devant un nouveau verre de vin; cette fois, je me suis méfié, je n’y trempais les lèvres que de temps en temps sans le boire  pour tenir jusqu’à la fin du repas au cours duquel je fus quand même très mal à l’aise car nous étions en haut d’une tour de trente étage et la salle panoramique tournait lentement sur elle-même; très sensible au mal de mer, j’ai passé à nouveau un mauvais moment. Les repas norvégiens ne me valaient rien, il faut dire qu’ils ne mangeaient quasiment rien le midi hormis leur misérable sandwich triangulaire au saumon et le soir, la journée de travail se terminant  vers 16 h, le dîner se prenait à 18 h, nous avons dû nous adapter.

En dehors des repas, il y avait les séances de travail et de formation très intéressantes mais en anglais, mal de tête garanti en fin de journée ! La première journée, je devais faire une présentation de mes travaux dans cette langue que je maîtrisais mal et que d’ailleurs je ne maîtrise toujours pas très bien, du moins à l’oral, bien qu’ayant publié des dizaines d’articles scientifiques dans cette langue. On me félicite souvent de la qualité de l’anglais de mes textes, ce qui s’explique par l’intervention de différents correcteurs ou correctrices au début bénévole puis rémunéré lorsque le labo a été mieux subventionné  mais ce qui m’a posé quelques problèmes lors des congrès internationaux; en effet les collègues de langue anglaise ne comprenant pas comment je pouvais écrire aussi bien et m’exprimer aussi mal !  Je n’ai pas obtenu à la fin de mon exposé une « standing ovation » d’autant plus que mon collègue m’avait glissé une peau de banane en déclarant à la fin de son exposé : « je laisse la parole à mon collègue qui parle beaucoup mieux anglais que moi ».

 Nous suivions avec application des enseignements théoriques et pratiques dans des salles surchauffées car la journée, il faisait – 15 °C à l’extérieur, ce qui n’empêchait pas les responsables d’ouvrir les fenêtres en grand à chaque pause et de nous proposer des pilules vitaminées et des compléments alimentaires minéraux pour résister à la suite des exposés. Juste pour l’anecdote au cours de ce séjour, on nous a présenté aux étudiants et aux étudiantes dans un amphi et je fus surpris et impressionné de voir l’uniformité de toutes ces têtes blondes toutefois brisée de temps en temps par les cheveux noirs d’un africain. C’était bien loin de la biodiversité des amphis dans lesquels j’enseignais dans mon université.

Le samedi soir, traînant dans les rues, j’ai été témoin de la principale distraction des jeunes norvégiens qui consistait aux centre des carrefours à faire une sorte de camp retranché avec leur véhicules puis assis dans les coffres ils se soûlaient avec un alcool frelaté. Friand d’expérience et sevré depuis une semaine, je suis allé les rejoindre et ils m’ont gracieusement offert un petit verre que j’ai avalé précautionneusement, mais j’ai refusé le second craignant les brûlures d’estomac; ces alcools distillés clandestinement et non contrôlés par la régie devaient avoisiner les 70 ° et contenir du méthanol;  je tenais à conserver mon acuité visuelle.

Enfin, pour la première fois flânant un soir dans la rue avec mon collègue, nous nous sommes fait siffler par de jeunes norvégiennes, blondes à souhait, à leur fenêtre. Nous nous sommes approchés (timidement) malheureusement la barrière de la langue nous empêcha de faire plus avant connaissance. Malgré tout ce séjour au froid et au frais … de l’Europe fut culturellement intéressant même si scientifiquement je n’en ai pas tiré grand chose, sauf que je me suis fait avoir par le jeune loup breton en lui proposant un projet de manip qu’il a réalisé avec d’autres dans un autre labo. Il a bien réussi professionnellement et sévit toujours comme directeur d’une station biologique bretonne célèbre. Arrivant tout juste d’une université algérienne, je venais d’intégrer le milieu universitaire européen et je manquais encore d’expérience, mais j’allais apprendre à mes dépends, mais sûrement  en avalant beaucoup d’autres couleuvres qu’il faut se méfier de ses collègues, confirmant l’adage lorsque Dieu a créé l’enseignant-chercheur, le diable a créé le collègue.



La guerre, un deuxième front
11 juin, 2016, 11 h 07 min
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Trois professeurs en biologie car un nouveau, transfuge de Paris VI, avait été nommé au détriment de mon collègue maître de conférences de BA. Du coup un deuxième front s’était ouvert au sein de la BA. L’arrivée de ce nouvel ennemi potentiel s’était traduite par une accélération des dépenses de la cagnotte accumulée sur le compte recherche de la biologie animale  au cours des années précédentes  par le responsable du service de l’époque un peu radin; il avait cumulé tellement d’argent qu’il servait de banquier prêtant de l’argent aux autres laboratoires de la Faculté des Sciences, mais pas au mien bien sûr ! Il n’y avait pas encore de comptabilité analytique et les fonds de roulement n’étaient pas menacés de confiscation par la Ministre (charmante par ailleurs !)  Ce sous conflit interne pris le dessus sur la guerre larvée entre les deux services et nous eûmes plusieurs années de répit.

 

Mon collègue de BA finit par être nommé professeur suite au départ en retraite de son chef de service et moi un peu plus tard mais suite, malheureusement au décès prématuré d’un autre professeur de BA qui était encore en activité. La guerre était finie du moins entre les deux services mais elle restait toujours latente au premier étage, entre les animaliers.

 

Sous la pression de la direction de l’université, une équipe de recherche regroupant les collègues biologistes de l’IUT de Laval et ceux du Mans fut mise en place, malheureusement le ministère n’a jamais validé ce regroupement; nous nous sommes ensuite séparé en trois équipes de recherches, BGE (biologie et génétique évolutive) pour les animaliers et EMI (écologie marine intégrée) en association avec Nantes pour mes collègues végétalistes et moi même, et un groupe s’est constitué à Laval le Lalum (laboratoire des lipides de l’UM). Ce fut une réussite  pour deux des trois équipes, celles du Mans furent reconnues et validées par le ministère. Nous allions enfin avoir un budget presque satisfaisant après avoir émargé plus d’une dizaine d’années au BQR, le « bonus qualité recherche »; c’est le terme bonus qui n’allait pas dans ce système car cela correspondait à moins de 500 € par personne et par an; c’était plus une obole qu’un bonus.

 

Malheureusement, si mes relations avec le collègue de  BA nouvellement nommé prof étaient presque  satisfaisante tant que je suis resté MCF (je faisais le boulot et il en profitait, c’est classique) cela n’a pas duré. Le summum fut la cérémonie de remise de ses palmes académiques au cours de laquelle, il fut officiellement félicité lors du discours du directeur de la faculté des sciences pour avoir mis en place une maîtrise de chimie biologique alors qu’il avait essayé de l’empêcher par tous les moyens; en fait c’était moi qui avait monté le dossier avec des collègues et avait obtenu sa validation en me déplaçant au Ministère durant les vacances de Pâques. Mais quand tu es MCF, ce n’est pas comme Ministre tu ne peux pas démissionner par contre tu fermes ta gueule; maintenant, c’est moins évident, les relations Prof/MCF ont beaucoup changé.

 

Lorsque j’ai été nommé professeur, les relations avec mon collègue de BA se sont tendues car nous étions de nouveau à égalité et je me laissais plus faire, l’argument « tu n’es pas professeur » ne marchait plus. La situation s’est aggravée lorsque à la demande d’un collègue professeur de chimie nous avons essayé de collaborer en encadrant une thèse portant sur le suivi de la biodégradation de bioplastiques avec une approche pluridisciplinaire. j’étais le directeur de la thèse et le travail devait aboutir à la publication de trois articles, l’un sur la biodégradation que nous avons publié avec ma collègue mais au niveau duquel tous les participants étaient coauteurs et en retour les deux autres groupes les chimistes qui devaient mettre en évidence les produits de dégradation d’un côté et les molécularistes de l’autre qui devaient caractériser la microflore du sol utilisée par des techniques de biologie moléculaire n’ont pas tenu leurs engagements. Du coup j’ai refusé que les responsables des deux groupes participent au jury. Cette fois l’armistice était rompue et jusqu’à son départ en retraite les relations ne se sont pas améliorées. En particulier il n’était pas favorable à un regroupement de nos équipes du Mans avec celles de Nantes, démarche que j’avais entrepris depuis plusieurs années. Nous avons dû attendre son départ en retraite pour mettre en place la grande et brillante équipe régionale MMS qui bientôt sera peut-être rattachée au CNRS. La demande cosignée par les présidents des trois universités partenaires, le Mans, Nantes et la catho d’Angers est partie. Avec Dieu dans la poche cela devrait marcher !



Biologie Animale (BA), Biologie Végétale (BV) … La guerre
4 juin, 2016, 11 h 10 min
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Au siècle dernier, dans la plupart des Universités un conflit permanent opposait ces deux services de biologie; en général « le lapin mangeait la carotte » métaphore pour dire que c’était souvent la partie animale qui gagnait et au Mans, c’était exacerbé. Tous les profs étaient animaliers et profitaient de leur position hiérarchique. Mon prédécesseur maître de conférence dans la partie végétale  rêvait de déclencher une crise cardiaque chez le prof de biologie animale, aussi c’était un perpétuel affrontement dans les différents conseils où ils siégeaient ensemble et une fois il a presque réussi. C’est dans cette ambiance conflictuelle que je suis arrivé à l’université du Maine en 1986, mais j’avais déjà quelques idées sur ce que j’allais vivre. Recruté au Mans alors que j’étais encore en coopération, le prof de biologie animale qui présidait la commission de spécialistes avait refusé de la réunir pour me  titulariser ayant jeté mon dossier à  la poubelle. De la même façon, il interdisait à la secrétaire, commune aux deux services, de taper les textes de mes articles scientifiques alors que j’étais pourtant intégré dans l’équipe de recherche de biologie et physiologie végétales, détaché en coopération.

 

Seul le maître assistant de BA était fréquentable, théoriquement de gauche, nous jouions au tennis ensemble le samedi matin, mais nous ne collaborions pas en recherche. Par contre en ce qui me concerne, devenu par défaut responsable du service de BV, je siégeais donc dans la plupart des conseils face au prof de BA. Par rapport à mon prédécesseur, j’évitais les conflits directs préférant le laisser vivre et positiver tout en défendant mon service et en essayant de le développer, mais les relations entre les deux services restaient difficiles. Un de mes  collègues de BV possédait un gros dossier rempli de copies de rapports négatifs sur notre service, voire de  lettres d’insultes écrites et transmises à la présidence  par les collègues d’en dessous (BA).

 

Dans cette ambiance désastreuse, une dame très courageuse, technicienne de son état, mais commune aux deux services voyageait entre les deux étages. Son travail hebdomadaire  était saucissonné en petites tranches horaires pour cause de mésentente entre les différents intervenants, mais elle a survécu et à fini sa carrière comme ingénieur, son application et sa persévérance ont été récompensées  (je la rencontre encore de temps en temps, avec d’autres collègues mais de façon conviviale dans un restaurant, repas durant lequel nous partageons en autres nos souvenirs). Quelques lettres ou rapports sur nos activités délictueuses dont nous recevions parfois une copie arrivaient encore à la présidence dénonçant les vilénies de la BV comme de laisser pourrir des algues dans les chambres froides ou de faire du bruit en marchant dans les couloirs car mon collègue, très économe, avait fixé des fers sous ses chaussures, bref la routine; difficile de collaborer, tout devait se négocier ainsi pour pouvoir utiliser l’unique rétroprojecteur de la biologie que s’était approprié l’un des professeurs, j’ai dû financer par anticipation une ampoule de rechange. Tout était sujet de conflit, ainsi la photo d’un de nos étudiant illustrant les activités de recherche de la BV  parue dans le journal local fut l’objet d’un rapport par nos collègues animaliers et d’une plainte auprès de la présidence. J’en passe et des pires !

 

L’armistice

 

 Puis vint le temps de l’armistice, en effet cela à fini par  s’arranger mais beaucoup plus tard quand les maîtres de conférences deviendront professeurs chassant la génération précédente. En attendant nous avons du collaborer pour développer des formations à offrir à nos étudiants qui étaient jusqu’alors bloqués à Bac plus 2 et avaient beaucoup de mal à intégrer en licence dans les universités voisines. Cette collaboration n’était pas parfaite, ainsi dans les nouvelles filières mises en place nous ne pouvions pas être responsables des enseignements que nous assurions car nous n’étions pas de rang A (dans la fonction publique universitaire il y a des personnels de rang A, les professeurs (l’excellence !) et des personnels de rang B les autres enseignants et les rang C ceux qui sont affectés aux taches matérielles mais dont le rôle est essentiel) : les professeurs de l’époque avaient le sens de la hiérarchie! Par contre lorsque le système comptable a changé avec la disparition des comptes personnels au profit de regroupement dans des CR (centre de ressources) j’ai dû non seulement prendre la responsabilité du CR recherche pour la biologie mais en plus y accepter les trois professeurs de BA. Du coup ils dépensaient beaucoup moins d’argent, car il fallait ma signature au bas de leurs bons de commandes ! Les professeurs avaient perdu leurs prérogatives plus de comptes personnels, ils étaient  obligés d’utiliser l’argent du ministère en toute transparence. C’en était fini du mandarinat ou presque.


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