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Sport en Algérie
27 février, 2016, 11 h 39 min
Classé dans : Non classé

Le sport

 

Je n’ai pas suivi les conseils de Winston Churchill (« no sport ») et j’ai peut être eu tort,  j’ai fait beaucoup de sport en Algérie.

En particulier du volley-ball tous les weekend d’hiver ou presque, pendant plusieurs années à la montagne des Lions,  sur une plate forme en ciment  vestige d’une grande maison de colons. Pendant que les dames (celles qui ne jouaient pas) tricotaient en « tatassant » sur les avantages respectifs de la cuisine au beurre et de la cuisine à l’huile. Nous faisions des parties de volley-ball endiablées, organisant même des tournois que je n’ai malheureusement jamais gagné, en final mon équipe tombait toujours face à celle des géologues, des brutes, qui nous écrasaient à chaque fois.

 

J’organisais aussi des tournois de tennis, mais cette fois en louant des terrains au Sonatour des andalouses ou en utilisant ceux de l’ASPTT dont j’étais un membre assidu puisque  j’y allais quasiment tous les jours. Là encore j’échouais souvent en final face à un physicien qui courait beaucoup, renvoyait toutes les balles et était donc très difficile à battre.

Lorsque l’on nous a interdit la pratique de la chasse sous-Marine (activité dans laquelle je n’ai pas organisé de compétition car je tenais plus à la vie qu’aux mérous), nous sommes passés à la planche à voile. Il fallait se procurer l’objet qui n’existait pas sur le marché. Heureusement la plupart des coopérants véliplanchistes revendaient leur matériel à la fin de leur mission de coopération, je n’ai pas eu trop de mal à trouver un vendeur et j’ai acheté avec un ami géologue une planche un peu paquebot mais tout à fait adaptée aux débutants. J’avoue l’avoir beaucoup plus utilisée que lui et à la fin de mon séjour, j’ai fini par lui acheter ou plutôt lui échanger  contre un radioréveil, une vieille chaise noire, une grande étagère (dite à pute, mais je ne sais plus pourquoi).

 

En fait je n’ai pas fait une mauvaise affaire et je l’ai réexportée en Bretagne, sauf que le matériel avait évolué ce dont je me suis rendu compte assez rapidement car je fonctionnais en sens contraire des autres lorsque je rentrais parce que le vent était trop violent, les autres véliplanchistes partaient naviguer avec leurs planches plus récentes et plus légères. Aussi j’ai assez rapidement abandonné ce sport que je n’appréciais que moyennement car j’étais sensible au mal de mer; mon seul exploit, sur le bassin d’Arcachon, était, avec un ami d’enfance, de faire une sortie en planche avec un cigare allumé et de revenir à la plage sans qu’il ne se soit éteint; ma conception de la planche à voile était donc très éloignée des jeunes fous qui sautent les vagues.

 

L’autre activité commune à beaucoup d’entre nous, mais moins sportive était le tarot, jeu de carte auquel j’ai consacré des centaines d’heures dans la mesure où le soir les distractions étaient rares. Je me suis mis quelques fois au jogging mais sans vraiment être motivé ni convaincu de cette activité qui consistait à courir après rien, même si de temps en temps on laissait partir les dames devant. J’aurais aimé faire du golf malheureusement l’unique terrain était proche d’Alger, c’était trop loin; j’ai dû attendre d’être rentré en France pour y jouer et encore il m’a fallu patienter jusqu’à ce que ce sport se démocratise. La première fois que je suis rentré dans le golf club du circuit au Mans, à la fin des années 1980, on m’a expliqué qu’avant de pouvoir adhérer au club, il fallait d’abord acheter un morceau du terrain (une action) et je n’en avais pas les moyens. Quelques années plus tard ce sport s’est démocratisé, un golf public s’est ouvert à Sargé-les-le Mans et grâce au service des sports de l’université, j’ai pu y accéder et y prendre des cours pour un coût acceptable. Je me suis très vite passionné pour ce sport et je l’ai pratiqué intensément avec un collègue physicien très chevelu jusqu’à ce que l’arthrose des hanches, pour mon malheur, m’éloigne des greens. Pour les initiés, comme j’ai participé à de nombreuses compétitions, j’ai atteint un handicap de 18, donc le début de la première série en 1996, ce qui est très honorable pour abandonner ensuite ne pouvant plus marcher pendant plusieurs heures.

J’ai ensuite remplacé le golf par le billard français, là encore le service des sports de l’université m’a soutenu en ouvrant un cours de billard. Le défaut de ce sport, c’est sa difficulté et l’ambiance du club qui poussait à la consommation de whisky et de cigares moins bon pour la santé que les 4 ou 5 heures de marche en plein air d’une partie de golf. J’ai suivi des cours de billard  pendant un an sans atteindre un très haut niveau, j’ai continué à jouer un peu l’année suivante puis  j’ai abandonné définitivement ce dernier sport mais avec regrets. J’ai aussi arrêté le cigare ce qui n’était pas judicieux, plus de tabac ni de sport, j’ai pris de l’embonpoint. Comme toutes les vieilles personnes, il ne me reste plus que la marche à pied et je m’évertue à faire mes 10 000 pas par jour comme le recommande la faculté, ce qui n’est pas toujours évident.



GG à la plage
20 février, 2016, 10 h 39 min
Classé dans : Non classé

La proximité de la Méditerranée, lorsque le printemps revenait, nous poussait à aller camper sur la côte le week-end. Les deux premières années nous avions une tente commune avec un couple de bretons remplacée la troisième année par des combis VW aménagés pour y dormir car nous avions gagné un peu d’argent les 8 derniers mois comme coopérants civils. Un vrai double salaire avec une part en francs remplaçant notre maigre solde de militaire en dinars. Il faut savoir qu’à l’époque les plages étaient désertes, les bains de mer ne faisaient pas parti des loisirs des algériens.

 

Juste quelques petites anecdotes : lors d’un premier essai nous avions installé discrètement notre tente  au bord d’une crique mais un peu décalée par rapport à la piste derrière une dune. C’était une bonne idée car nous fûmes réveillés dans la nuit par un bruit de véhicule et de zodiac. Des trafiquants chargeaient dans leur véhicule des caisses apportées par le bateau. Nous n’avons pas bougé et ils ne nous ont pas vu, mais rétrospectivement nous avions eu chaud.

 

La fois suivante sur une autre plage nous avions changé d’organisation dormant cette fois bien protégés dans nos camping-cars respectifs du sommeil du juste. Mais là encore la nuit fut agitée nous avons été brutalement réveillé par une arrivée de véhicules militaires munis de puissants projecteurs balayant toute la zone côtière où nous nous étions installés. Face à ce développement de forces armées nous n’avons pas bougé et l’armée algérienne est partie sans nous inquiéter, indubitablement ce n’était pas nous qu’ils recherchaient !

 

Quelques années plus tard nous avions décidé de profiter d’un long week-end pour installer, à une petite dizaine, un campement en bord de mer, mais cette fois vers l’Est du côté de Mostaganem; mais rapidement nous avons constaté quelque chose de bizarre toutes les routes menant à la mer étaient barrées par la gendarmerie et après plusieurs tentatives nous étions à chaque fois refoulés sans nous donner d’explications. Heureusement  un géologue qui connaissait bien la région nous fit prendre une piste non barrée qui nous permit d’accéder enfin à la plage. Nous avons ainsi passé un excellent week-end, tranquille car nous avions une très grande plage pour nous tous seuls. Nous nous sommes baigné sans trop nous inquiéter d’un gros container échoué à quelques dizaines de mètres. Ce n’est qu’en rentrant à Oran le lendemain que nous avons appris qu’un bateau grec avait perdu ses containers lors d’une tempête dont certains contenaient des produits toxiques. Aussi, le Wally avait interdit par précaution l’accès des plages à la population. Français toujours rebelles nous n’avons pas suivi les consignes, mais nous n’en sommes pas mort !

 

Lors de ces soirées en bord de mer, nous avons parfois été un peu limite, ainsi un soir sur la plage de Madach où nous fêtions je ne sais plus quoi, mais consciencieusement, après maints libations l’un d’entre nous lança l’idée d’un bain de minuit comme il se doit dans le plus simple appareil. Dans un pays musulman c’était un peu osé mais d’un autre côté, il y avait rarement  des « choufs » (en fait au Maghreb quel que soit l’endroit et l’heure il y a toujours un chouf) sur les plages surtout à une heure aussi tardive, aussi nous avons presque tous plongés et c’était très agréable de nager nu dans l’eau tiède, pour moi n’étant pas naturiste c’était une première, mais le corse resté en retrait à pris de nombreuses photos compromettantes que j’ai exposé pendant plusieurs années sur les murs de mon appartement à Oran. Je possède encore les preuves de notre forfait, mais comme on dit, il y a prescription.

 

Lors d’un week-end de camping à Abdelmalek Ramdan plage nous étions toute une bande mais l’accès à cette plage était assez périlleux par une mauvaise piste très pentue ce qui nous avait un peu inquiété;  déja j’avais découvert une fuite d’essence au niveau de la durite qui menait le carburant du réservoir qui était à l’avant au moteur qui était à l’arrière, heureusement un collègue bricoleur réussit à résorber la fuite avant la panne d’essence. En effet au retour la remontée fut difficile mais mon véhicule à traction arrière réussit à gravir la côte sans problème, par contre la BouchRancho  surnom d’un véhicule dit « tout chemin » ne réussit pas à gravir le dénivelé et nous dûmes tous descendre le pousser afin de le tirer d’affaire, incapacité du véhicule ou de son conducteur, la question reste posée !

 

Enfin mes meilleurs souvenirs de plage sont les campements sur une plage très proche de la frontière marocaine : Marsa Ben Medhi à plus de 200 km d’Oran, il fallait faire l’effort de s’y rendre mais une fois sur place c’était le paradis, une grande crique bordée de pins parasols où nous pouvions nous abriter du soleil. J’avais remplacé mon combi VW très pratique pour camper mais dont la mécanique était un peu fatiguée par une R18 break dans laquelle je pouvais quand même  m’allonger pour dormir.  A l’époque les familles algériennes n’allaient pas se baigner si bien que nous avions toutes les plages à notre disposition; puis il y a eu une évolution, au milieux des années 1980 les Oranais se sont mis à aller à la plage et à profiter des bains de mer (habillées pour les dames quand même) ce qui s’est traduit le week-end par des embouteillages monstrueux sur l’unique route de la côte, celle de Mers-El-Kébir ancien port militaire et célèbre base sous marine française qu’il ne fallait pas regarder en passant ni bien sûr photographier, et encore moins lorsque la marine algérienne ayant acheté un vieux sous-marin russe était en train de le repeindre. Comme c’était sujet de moqueries de la part de la population l’armée avait rapidement fait construire une palissade afin de le soustraire aux regards.

 

Je reconnais que depuis que je suis au Mans la mer me manque, mais j’ai partiellement résolu ce problème, maintenant que je suis retraité, en achetant une petite maison très ancienne (construite en 1650) à Dinard, petite station populaire (ou presque) de la côte d’opale.



Conduire au Maghreb
17 février, 2016, 12 h 32 min
Classé dans : Non classé

 

 

La conduite d’un véhicule en Algérie même si elle est moins catastrophique qu’en Tunisie où les chauffeurs, plutôt les chauffards, font n’importe quoi, brûlant les feux rouges, roulant en sens interdit, appliquant la priorité au plus fort ou au plus gros véhicule, j’en passe et des pires; ainsi à  Sfax mes déplacements en taxi (par ailleurs très bon marché) étaient une épreuve car le chauffeur n’hésitait pas à prendre sur une route à quatre voies embouteillées les voies inverses évitant avec adresse les véhicules venant en sens inverse donc dans le bon sens. On voit cela souvent dans les films mais en live c’est encore plus impressionnant et surtout plus risqué. Mais revenons à nos moutons qui font d’ailleurs partie des problèmes de circulation au Maghreb.

 

Au début j’avais une petite voiture, une Renault 4 et forcément dans la circulation elle ne faisait pas le poids face aux pigeots 404 bâchée qui était le véhicule utilitaire préféré des algériens. Utilitaire car il permettait de transporter les femmes dans la benne arrière sous la bâche donc en respectant les bonnes manières. Mais le danger ne venait pas des pigeots mais des gros camions qui roulaient à fond la gomme (expression de ma jeunesse) sur les routes nationales et plus original ils ne venaient pas de face mais par derrière et ne voulant pas perdre leur élan heurtaient le véhicule trop lent du pauvre coopérant. Un collègue belge nouvel arrivant a été tué de cette façon et le recteur de l’université avait tous réunis sous le balcon de son bureau pour nous mettre en garde.  Un peu mégalomane il voulait aussi l’enterrer et ériger un monument à sa mémoire dans les jardins de l’ancienne caserne de la légion où était installée l’université. Nous avons protesté et son corps a été rapatrié en Belgique.

 

Il fallait donc conduire sur ces routes en gardant un œil sur son rétroviseur et ainsi un jour en revenant d’Alger j’ai vu arriver deux camions militaires de front faisant la course et je me suis aussitôt rangé sur le bas côté; j’ai bien fait car à quelques centaines de mètres devant nous celui qui roulait à gauche est monté dans un arbre. Nous avons laissé passer un peu de temps afin de ne pas se trouver impliqué dans l’accident. En effet un autre danger sur la route était d’être impliqué dans un accident surtout corporel, le pire étant de renverser l’un des nombreux enfants qui jouaient inconscients sur la route dans les villages.

 

Heureusement cela ne m’ait jamais arrivé, car en dehors de la compassion pour la victime, il fallait éviter de se faire luncher par la population autochtone qui ne manquait pas de s’accumuler dans de telles circonstances et dont les instincts anti-roumis ressortaient à cette occasion (la fin de la guerre d’Algérie était encore proche). Plusieurs de mes collègues VSNA ont vécu ce drame et nous avec eux et je suis content par chance d’y avoir échappé. Je  me suis juste pris une fois une vache sur le capot de ma 4L (qui en a perdu son galbe) heureusement la vache est repartie sans faire d’histoire. Une autre difficulté sur la route était liée au fait que les chauffeurs un peu âgés  avaient conservé de mauvaises habitudes acquises au temps de la colonisation ainsi lorsque j’étais arrêté à un stop alors qu’ils roulaient sur l’axe principal ils insistaient pour me laisser passer en faisant des grands signes : « priorité au roumi », ce qui n’était pas conforme au code de la route et particulièrement dangereux.

 

Je n’ai pas toujours échappé aux accidents de voiture, mais à chaque fois je n’étais pas au volant. Lors de l’un d’entre eux, dans la Renault 4 d’un couple de copains  nous roulions dans une des routes en lacets du Murdjajo quand un véhicule, dont le chauffeur avait perdu le contrôle pour des raisons « orgasmiques », nous a percuté entre les deux portes ce qui lui a évité de tomber dans le ravin voisin. La demoiselle qui l’avait entrepris s’était très vite défilée. On lui avait sauvé la vie, mais le conducteur ne fut pas reconnaissant, il fit une déclaration très irréaliste  à son assurance nous accusant de l’avoir percuté et jurant qu’il était seul dans son véhicule et il fut très difficile à mon collègue de se faire rembourser les réparations.

Puis j’ai changé de véhicule un vieux  bus VW beaucoup plus volumineux que la 4 L. En cas d’accident, je risquais moins car j’étais au dessus des autres véhicules et j’avais une vue panoramique me permettant de prévoir le danger. Je n’ai jamais eu d’accident avec, mais un peu usé, ce camping car m’a donné beaucoup de soucis, à suivre…



Voyage aventureux en VW
13 février, 2016, 13 h 04 min
Classé dans : Non classé

Petit retour en arrière, Afin d’inaugurer mon camping car VW, la première année de son achat j’avais décidé de rentrer l’été par la route avec mon épouse et un autre couple de bretons qui possédait un véhicule identique mais neuf. Pour changer de la traversée en bateau entre  Melilla et Almeria, nous avions décidé de traverser le détroit de Gibraltar entre Tanger et Algesiras. Pour cela il fallait longer la côte méditerranéenne sur plusieurs centaines de km en traversant le Rif marocain. Route de montagne spectaculaire avec des points de vues magnifiques, mais nous avions oublié un petit détail, les petits vendeurs de cannabis pour qui, avec nos véhicules de hippies immatriculés en Algérie, nous étions des clients potentiels. Aussi sur la route il fallait sans arrêt  éviter les petits vendeurs d’herbe qui tentaient de nous arrêter de force pour nous fourguer leur came.

 Arrivés à Tanger avant d’embarquer pour l’Espagne, il nous fallu encore vérifier, pratique courante, que des passeurs ne nous avaient pas collé à l’aide d’aimants des sachets de haschich sous nos véhicules car avant d’embarquer après la visite du chien, les douaniers passaient sous le véhicule un miroir fixé au bout d’une perche pour le vérifier. Ensuite en Espagne abandonnés par nos collègues bretons qui étaient pressés de remonter vers le Nord, nous avons  caboté tranquillement durant plusieurs jours,  le long de la côte méditerranéenne, profitant du camping-car qui nous permettait de nous poser pour la nuit discrètement car à l’époque les gardes civiles, bien que Franco soit décédé depuis 2 ans, étaient encore  intraitables et sanctionnaient le camping sauvage.

Ainsi un matin nous nous sommes réveillé tard sur un chantier en bord de route, les ouvriers hilares ayant creusé le sol autour du camping-car, nous laissant juste un passage étroit pour rejoindre la route goudronnée. Une autre fois, faisant la sieste à l’ombre du camion, je découvris que l’intérieur de l’un des pneus avant était éventré laissant voir sa structure métallique; difficile de continuer à rouler dans ces conditions, mais il fut impossible de trouver des pneus renforcés de rechange pour ce type de véhicule et j’ai du faire monter des pneus non renforcés ce qui n’était pas très réglementaire.

Du côté de Valence, panne de dynamo et recherche d’un garage Volkswagen. Le modèle étant ancien,  Il fallu plusieurs jours pour faire venir une dynamo de rechange et nous avions négocié avec le garagiste la possibilité de venir dormir le soir dans notre combi, donc dans son garage, car nous n’avions pas de tente pour camper. Quittant ensuite l’Espagne après une soirée à Cadaqués et une visite du musée Dali à Figueras, nous avons campé plusieurs jours à Avignon profitant très agréablement du festival off (un peu de culture occidentale après plusieurs années de Maghreb). Il ne nous restait plus qu’à traverser la France et remonter vers le Nord.

À la fin de l’été, il me fallu faire le voyage inverse, cette fois tout seul mais plus rapidement en trois jours et deux nuits dont une sur le bateau d’Almeria à Mélilla. Plusieurs difficultés lors de ce voyage de retour d’abord éviter les incidents et pas de chance près de San Sebastian lors d’embouteillage une voiture s’est écrasée sur mon pare choc arrière mais ce dernier étant très solide car il, protégeait le moteur; pour éviter toute complication administrative, j’ai continué ma route sans m’arrêter, on doit être maitre de son véhicule.

 L’autre difficulté c’était de trouver un moyen pour emmener suffisamment  d’argent pour financer une éventuelle réparation compte tenu de la vétusté de mon véhicule, sauf que résident en Algérie j’avais obligation de changer mes devises en dinars algériens à la frontière, ce qui n’était pas une très bonne affaire. La carte bleue internationale ne fonctionnait pas encore au Maghreb aussi le banquier me proposa le protocole suivant consistant à partir avec des chèques de voyage et s’il m’en restait de les détruire dans le « no-man’s-land » entre le Maroc et l’Algérie, puis de les déclarer volés à la banque afin qu’il me soient ensuite remboursés. C’est donc ce que je fit, le plus difficile fut de trouver un endroit dans la zone tampon entre les deux postes frontières où je puisse brûler discrètement les chèques sans que l’on m’aperçoive car il était interdit de s’y arrêter : « no man’s land », je ne suis pas fort en anglais mais cela doit être le sens général …

Mais avant cela, je n’étais pas au bout des problèmes, je suis entré dans la cale du ferry à Almeria avec mon combi VW et au milieu de la cale je me suis trouvé coincé entre le sol et le plafond à cause de la roue de secours qui était fixée sur la galerie. Une des solutions pour me débloquer rapidement, car derrière moi les conducteurs des autres véhicules attendaient en râlant, était de dégonfler les pneus mais je n’étais pas très favorable à cette solution car ensuite comment regonfler, heureusement j’ai eu une idée de génie (et oui, de temps en temps) pour aboutir au même résultat; je fis monter dans le véhicule les marins qui s’occupaient de l’embarquement jusqu’à ce que je puisse avancer (surcharge pondérale) et me garer vers la sortie afin de ne pas être rebloqué à l’arrivée au port de Mélilla.

Enfin, le passage de la frontière algérienne fut difficile, en effet, j’avais planqué un peu partout des bouteilles d’alcool et des boîtes de cigares, en ne déclarant qu’une bouteille et qu’une boîte ce qui était toléré. Malheureusement le douanier soupçonneux commença à fouiller mon véhicule découvrant à chaque nouvelle intervention bouteilles et cigares. Une fois qu’il eu tout fouillé, il me demanda de l’aider à transporter tout cela dans son bureau, puis il me fit asseoir et commença à me faire la morale, mais rapidement il me fit une proposition intéressante. Plutôt que de remplir des formulaires et de tout perdre, il me fit miroiter une autre solution : un partage équitable de mes provisions, mais livrées à son domicile. Nous avons donc tout remis dans mon camion et je l’ai remmené chez lui. Il a pris sa part et ne m’a même pas offert un thé ou un whisky d’une de mes bouteilles. L’hospitalité algérienne n’est pas toujours ce que l’on croit.

 



Conduire au Maghreb
6 février, 2016, 11 h 58 min
Classé dans : Non classé

La conduite d’un véhicule en Algérie même si elle est moins catastrophique qu’en Tunisie où les chauffeurs, plutôt les chauffards, font n’importe quoi, brûlant les feux rouges, roulant en sens interdit, appliquant la priorité au plus fort ou au plus gros véhicule, j’en passe et des pires; ainsi à  Sfax mes déplacements en taxi (par ailleurs très bon marché) étaient une épreuve car le chauffeur n’hésitait pas à prendre sur une route à quatre voies embouteillées les voies inverses évitant avec adresse les véhicules venant en sens inverse donc dans le bon sens. On voit cela souvent dans les films mais en live c’est encore plus impressionnant et surtout plus risqué. Mais revenons à nos moutons qui font d’ailleurs partie des problèmes de circulation au Maghreb.

 

Au début j’avais une petite voiture, une Renault 4 et forcément dans la circulation elle ne faisait pas le poids face aux pigeots 404 bâchée qui était le véhicule utilitaire préféré des algériens. Utilitaire car il permettait de transporter les femmes dans la benne arrière sous la bâche donc en respectant les bonnes manières. Mais le danger ne venait pas des pigeots mais des gros camions qui roulaient à fond la gomme (expression de ma jeunesse) sur les routes nationales et plus original ils ne venaient pas de face mais par derrière et ne voulant pas perdre leur élan heurtaient le véhicule trop lent du pauvre coopérant. Un collègue belge nouvel arrivant a été tué de cette façon et le recteur de l’université avait tous réunis sous le balcon de son bureau pour nous mettre en garde.  Un peu mégalomane il voulait aussi l’enterrer et ériger un monument à sa mémoire dans les jardins de l’ancienne caserne de la légion où était installée l’université. Nous avons protesté et son corps a été rapatrié en Belgique.

 

Il fallait donc conduire sur ces routes en gardant un œil sur son rétroviseur et ainsi un jour en revenant d’Alger j’ai vu arriver deux camions militaires de front faisant la course et je me suis aussitôt rangé sur le bas côté; j’ai bien fait car à quelques centaines de mètres devant nous celui qui roulait à gauche est monté dans un arbre. Nous avons laissé passer un peu de temps afin de ne pas se trouver impliqué dans l’accident. En effet un autre danger sur la route était d’être impliqué dans un accident surtout corporel, le pire étant de renverser l’un des nombreux enfants qui jouaient inconscients sur la route dans les villages.

 

Heureusement cela ne m’ait jamais arrivé, car en dehors de la compassion pour la victime, il fallait éviter de se faire luncher par la population autochtone qui ne manquait pas de s’accumuler dans de telles circonstances et dont les instincts anti-roumis ressortaient à cette occasion (la fin de la guerre d’Algérie était encore proche). Plusieurs de mes collègues VSNA ont vécu ce drame et nous avec eux et je suis content par chance d’y avoir échappé. Je  me suis juste pris une fois une vache sur le capot de ma 4L (qui en a perdu son galbe) heureusement la vache est repartie sans faire d’histoire. Une autre difficulté sur la route était liée au fait que les chauffeurs un peu âgés  avaient conservé de mauvaises habitudes acquises au temps de la colonisation ainsi lorsque j’étais arrêté à un stop alors qu’ils roulaient sur l’axe principal ils insistaient pour me laisser passer en faisant des grands signes : « priorité au roumi », ce qui n’était pas conforme au code de la route et particulièrement dangereux.

 

Je n’ai pas toujours échappé aux accidents de voiture, mais à chaque fois je n’étais pas au volant. Lors de l’un d’entre eux, dans la Renault 4 d’un couple de copains  nous roulions dans une des routes en lacets du Murdjajo quand un véhicule, dont le chauffeur avait perdu le contrôle pour des raisons « orgasmiques », nous a percuté entre les deux portes ce qui lui a évité de tomber dans le ravin voisin. La demoiselle qui l’avait entrepris s’était très vite défilée. On lui avait sauvé la vie, mais le conducteur ne fut pas reconnaissant, il fit une déclaration très irréaliste  à son assurance nous accusant de l’avoir percuté et jurant qu’il était seul dans son véhicule et il fut très difficile à mon collègue de se faire rembourser les réparations.

Puis j’ai changé de véhicule un vieux  bus VW beaucoup plus volumineux que la 4 L. En cas d’accident, je risquais moins car j’étais au dessus des autres véhicules et j’avais une vue panoramique me permettant de prévoir le danger. Je n’ai jamais eu d’accident avec, mais un peu usé, ce camping car m’a donné beaucoup de soucis, à suivre…


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