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La retraite ce n’est pas obligatoirement un naufrage
17 juin, 2017, 18 h 20 min
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A 65 ans j’ai choisi de partir à la retraite et pourtant j’aurais pu continuer à travailler jusqu’à 67 ans et demi du fait de mon statut privilégié de professeur. Administrativement j’ai bien fait de partir en découvrant sur mon bilan d’activités que j’avais travaillé 3 ans de plus que ne l’exigeait le système. De ce fait, j’aurais dû bénéficier d’un bonus, mais celui-ci ne m’a pas été attribué car avec mes autres avantages : 12 ans à servir la France en coopération (ce qui m’a valu un bonus de 4 ans de cotisations) et en plus avoir élevé 5 garçons (et c’est pas de la tarte, moins pire que des filles mais quand même)  j’ai bénéficié d’une majoration de 20 %.

Malheureusement ces différentes majorations, ajoutées à la surcote de 15 % pour les 3 ans supplémentaires, qui théoriquement s’additionnent ont dépassé le montant de mon dernier traitement indiciaire et j’ai été écrêté. Après calcul ma pension a été réduite de 1000 € par mois mais rassurez vous, il m’en reste encore puisque ne payant plus de cotisations sociales je me retrouve avec une pension supérieure à mon dernier salaire. On m’avait toujours dit que l’un des avantages de la fonction publique c’était la retraite, j’en suis un exemple vivant (pourvu que cela dure comme disait la maman de Napoléon).

Le deuxième avantage du statut de professeur des Universités, c’est de pouvoir bénéficier de l’éméritat qui consiste à continuer à travailler mais cette fois bénévolement. Ce statut attribué par un arrêté du président sur proposition du laboratoire et après consultation des différentes instances permet au professeur émérite de conserver quelques privilèges comme un accès dans son ex laboratoire qui lui fournit un bureau, la possibilité de poursuivre ses recherches et de les publier sous couvert de l’Université, d’encadrer des étudiants en thèse, d’être invité comme conférencier à l’étranger, de participer à des jurys de thèses  et de profiter de divers petits avantages comme une adresse internet professionnelle, la possibilité d’emprunter des ouvrages à la bibliothèque, du chauffage et de la lumière (comme le faisait remarquer un ex président de la république d’origine hongroise). Rassurez vous la notion d’émérite n’ayant rien à voir avec le mérite, il faut plutôt la comprendre comme « au service de », bien que le synonyme le plus courant de cet adjectif soit exceptionnel (d’après le dictionnaire !).

J’ai malheureusement du abandonner mon grand bureau de plus de 20 m2 dans lequel je me suis épanoui pendant plus de 25 ans, à tel point que les nombreuses armoires étaient bourrées de documents (je gardais tout) dont il a fallu me séparer. J’ai été, par manque de locaux, gracieusement accueilli dans le bureau de ma collègue avec qui j’avais collaboré durant toutes ces années avec seulement un petit meuble, mon grand fauteuil, un macintosh et une petite armoire dans le couloir. Mais, compte tenu de mes activités actuelles, cela me suffit.



Avoir vingt ans, pas dans les Aurès, en Sarthe
10 juin, 2017, 11 h 54 min
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Pour la première fête des 20 ans de mon fils aîné (le dépendeur d’andouilles ! En référence à sa grande taille, surnom que l’on donnait à l’apprenti le plus grand de la brigade en charcuterie), nous avions loué un grand gîte municipal en bordure de la forêt de Bercé à Jupillles. Les dortoirs permettaient de loger tous les invités et en particulier les nombreux copains que mon fils avait invités mais qui en fait ne se sont pas couchés de la nuit. En plus des repas le soir, il avait été demandé aux invités qui le souhaitaient de préparer des petites scénettes en direction du fêté. Le sketch de la princesse du Bordeloukistan de ma collègue de fac fut un gros succès, les autres aussi mais j’ai un peu oublié. Par contre ce dont je me souviens ce sont les problèmes de four pour cuire les nombreux rôtis de porc que j’avais préparé pour le lendemain. En fait il aurait fallu allumer ce four professionnel à 6 h du matin mais je n’étais pas levé. Cela avait beaucoup inquiété mon père qui m’assistait en cuisine et nous n’avons pu servir le plat de résistance que tard dans l’après midi. Et pire au dessert les bougies étincelles du gâteau d’anniversaire ont déclenché l’alarme incendie.

Pour le suivant (le Hanson ! En référence à ses cheveux blonds et longs que portaient ce groupe disco du Nord) nous avions loué un grand gite avec des possibilités de logement sur place et dans les environs en prévoyant une fête sur 3 jours, malheureusement les invités ne sont pas restés. Par contre ils avaient largement cotisés afin que le fêté puisse aller passer deux semaines au Japon ou l’un de ses copains l’avait invité.

Pour le troisième, Thomas (chiant-comme-la-pluie ! explication inutile), nous sommes allés faire la fête près de chez nous en louant une salle dans la vallée de Saint Blaise, cette fois sans couchage en nous débrouillant pour loger les invités sur Le Mans

Pour le quatrième (Goule-en-chemin ! En référence au fait qu’il chantait tout le temps quand il était petit) nous avons choisi d’inviter des copains à nous cette fois en louant un grand gites avec de nombreux couchages. Sa marraine lui fit une prestation spéciale et un sudoku géant fut organisé qu’il gagna car il était très fort à ce jeu.

Pour le petit dernier (boule de poil ou Océdar ! en référence à son système pileux très développé), comme c’était la dernière grande fête, nous avons fait fort plus de 100 invités sur deux jours avec participation d’un orchestre en plus de celui de mon fils et de ses copains, la nuit fut longue et bruyante (pardon musicale, si on aime le Hard Rock). La cuisine un peu compliquée un buffet le soir avec une demi douzaine de terrines préparées par mes soins et des salades et le lendemain une dizaine de pâtés en croûte et un navarin d’agneau. Gros effort pour cette dernière grande fête de famille, mais c’était sans compter sur le mariage d’Antoine et de Marlyse.

Cette dernière était d’ailleurs une de mes anciennes étudiantes. Ce fut un mariage en grande pompe, les mariés somptueux, Antoine vêtu d’un costard trois pièces de chez Lagerfeld qui m’avait coûté un bras, voir les deux, et la mariée, en robe comme il se doit, avait elle aussi ruiné ses parents. Mariés à la mairie du Mans par un adjoint au maire d’origine africaine très marrant cette cérémonie devant les hommes fut malgré tout émouvante. Ils avaient préparé une surprise, un spectacle à l’américaine que l’ensemble des invités comme nous ont beaucoup appréciée. Le soir avant le dessert je me suis lâché d’un petit discours et d’un ou deux tours de magie. En effet Antoine aurait souhaité qu’un magicien anime le vin d’honneur mais c’était hors de prix et j’ai remplacé avantageusement ce dernier.

 Avec 4 à suivre je me suis dit que je n’étais pas au bout de mes peines mais pour le moment du point de vue fêtes de mariage, cela s’est calmé. 



Les enfants il faut aussi les fêter
3 juin, 2017, 16 h 37 min
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L’idée c’était d’organiser une fête familiale laïque vers les 10 ans dans la mesure où les enfants n’étant pas baptisés, ils ne bénéficiaient pas de la communion solennelle, surtout de la fête et des cadeaux qui y sont traditionnellement associés. C’est donc l’aîné, frère numéro 1 (rien à voir avec les Khmers Rouges) qui inaugura le concept. Pour cette première fois, les invitations se sont limitées à la famille proche, d’autant plus que nous avions loué la salle communale la plus proche de notre maison, pas très grande et sans cuisine ce qui nous avait obligé à préparer le repas chez nous et mon père nous avait préparé en entrée des plats de saumon froid avec une sauce verte. De mon côté j’avais cuisiné du rôti de veau Orloff. Le repas s’est bien déroulé malgré la distance, plusieurs centaines de mètres entre la cuisine et la salle à manger, pas facile de servir chaud !  Le fêté reçu ses cadeaux et en particulier la voiture télécommandée dont il rêvait.

Pour le suivant nous avons vu plus grand en louant un château, en fait le réfectoire du château dans lequel enseignait mon épouse. Cette fois nous avions élargi la famille car il y avait beaucoup de place. Mon père a fourni à nouveau l’entrée de saumon et j’ai fait des brochettes. Après le repas nous avons pu faire les châtelains en nous promenant dans le parc.

Pour le numéro 3 nous avions loué un gîte avec couchage en dortoir cette fois, près de Changé, et organisé de multiples jeux et activités dans le jardin et les dépendances, par contre je ne me souviens plus du menu.

Pour le numéro 4 nous avions loué un gîte à la campagne et nous avions préparé une marmite sarthoise, plat très local comme son nom l’indique.

Pour le petit dernier cette fois nous n’avons pas fait la cuisine mais nous avons réuni toute la famille dans une auberge située dans l’abbaye de champagne qui nous a servi un repas bio mais assez frugal (le bio c’est triste et c’est pas mon truc).



Les enfants il faut les nourrir et les instruire !
27 mai, 2017, 10 h 39 min
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Par contre le problème c’était l’approvisionnement en produits alimentaires, une fois par semaine j’allais dans une grande surface dans laquelle j’étais obligé de prendre deux chariots compte tenu des quantités. Rien qu’avec les packs de lait, les paquets de PQ et de Sopalin, j’en remplissais déjà un. Trimballer deux chariots dans les allées souvent étroites du magasin, c’était une galère aussi j’ai rapidement cherché une autre solution et j’ai découvert qu’une chaîne de l’est de la France « Hourra » proposait une livraison à domicile des produits commandés sur leur site web.

Je suis devenu client et les samedis matin deux fois par mois un camion venait nous livrer plusieurs m3 de denrées alimentaires. Nous avions dégagé un emplacement sur des étagères dans la cave et mes 5 enfants faisaient la chaîne (technique chinoise) afin de décharger rapidement le camion (comme quoi une famille nombreuse à parfois des avantages) mais l’un d’entre eux était souvent réfractaire à cette activité et se planquait dans les toilettes. Cela a fonctionné quelques années et puis un beau jour j’ai reçu un message de la société m’informant que dans la mesure où j’étais leur dernier client en Sarthe, ils ne pourraient plus me livrer.

Retour au point de départ mais il n’y avait plus que deux garçons à la maison, un seul chariot suffisait et c’est mon épouse qui a repris cette activité enrichissante (pour la grande surface, bien sûr !).  Pour les déplacements j’avais abandonné ma Renault 18 break ramenée d’Algérie par un camping car acheté á Paris dans un salon spécialisé ou j’avais trouvé le modèle idéal un transporter VW avec un  aménagement robuste, donc en bois pas en plastique, avec un plus une cave à vin (très important), mais aussi des toilettes, l’eau courante à l’évier, un gaz deux feux, un frigo à accumulation, un toit levant avec une chambre d’enfants où il pouvaient dormir à trois comme des sardines dans leur boîte et un hamac dans le poste de conduite pour le petit dernier. En plus des vacances, avec ce véhicule je les emmenais à l’école tous les matins accompagnés de petits voisins car j’avais de la place dont une fille mais heureusement un peu garçon manqué.

Une fois le problème du transport réglé, il restait celui du logement d’une famille nombreuse . La maison dite mancelle (non pas du Mans comme on pourrait le penser mais  du nom du préfet à l’époque de leur construction) disposait de 5 chambres et dans un premier temps elle convenait, mais manquait de confort aussi nous avons fait installer 3 salles de bains et 3 wc, un à chaque niveau et malgré cela, il y avait embouteillage de temps en temps, surtout au niveau des toilettes, dans la mesure où suivant le mauvaisexemple de leur père, les cinq gamins emmenaient de la lecture.

Pour leur scolarisation, nous avions un avantage car nous habitions  près d’établissements scolaires de bonne qualité. En primaire, tout d’abord, il y avait à proximité une école d’application de l’Ecole Normale où officiaient les meilleurs instituteurs du département. Les garçons y ont tous été par contre, quid de la mixité sociale car cette école accueillait essentiellement des enfants de médecin ou de prof. La formation y était par contre de très bonne qualité avec des méthodes pédagogiques originales.

Du coup mes fils savaient tous lire, écrire et compter à leur entrée en sixième ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas si l’on écoute les hommes politiques. A proximité il y avait de même un collège d’élite, du moins si l’on écoutait le discours du directeur, qui favorisait la formation scientifique afin de permettre aux élèves d’accéder ensuite au prestigieux lycée Montesquieu, puis éventuellement aux classes préparatoires. Les numéros 3 et 4 ont suivis cette filière jusqu’au bout intégrant ensuite des écoles d’ingénieurs l’un à Paris SupMeca et l’autre à Lyon l’Ecole Nationale des Travaux Publiques d’Etat. Ce dernier a été salarié toute sa scolarité, ce qui m’a bien rendu service financièrement. L’un a été employé par Dassault Système et il est maintenant chez Michelin et l’autre s’est occupé des routes puis des ponts et des tunnels chez Ségolène (maintenant chez Nicolas Hulot, c’est chouette !). 

L’aîné ayant obtenu 20 sur 20 au bac en option dessin a fini en Arts Plastiques à Rennes et depuis artiste indépendant, il barbouille des murs, et il prépare actuellement un doctorat à Strasbourg; le deuxième dans l’ordre d’arrivée, après  un IUT de gestion (GEA) qu’il a complété par une formation à l’expertise comptable, travaille chez KPMG et devrait prochainement passer son expertise-comptable et gagner beaucoup d’argent ce qui lui permettra de satisfaire son gout pour les voitures « blingbling »; le petit dernier après une scolarité plus difficile due à sa dyslexie a intégré un IUT de génie électrique et électronique puis a suivi une licence professionnelle en informatique à Laval et depuis il gère des sites web dans une petite entreprise locale où il est un peu exploité par son patron, mais en contre partie il monté son auto-entreprise dans la même spécialité.



Encore des enfants
20 mai, 2017, 10 h 36 min
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J’étais sans emploi en France aussi je m’accrochais à ma fonction de maître assistant à l’université d’Oran Es-Senia comme une moule à son rocher. Mais en 1980 à plus de 30 ans nous avons décidé d’essayer de procréer et cela a marché du premier coup (si je puis dire) malgré ma soi-disante stérilité. Un beau garçon blond Mathieu est donc né en novembre par un jour de neige. Compte tenu de la distance entre mon lieu de travail et celui de ma résidence, ne pouvant être présent que quelques jours en France le gynécologue nous avait proposé de provoquer l’accouchement afin que je sois présent.

C’était mon premier accouchement, un peu long une bonne dizaine d’heures d’attente alors que je ne suis pas patient ! Ce fut d’ailleurs le cas, le déclenchement, pour tous les autres; juste pour l’anecdote, au deuxième accouchement, une jeune Infirmière me dit : »si vous ne vous sentez pas bien, prévenez moi » et très vite elle est tombée dans les pommes; j’ai du la sortir de la salle d’accouchement et la coucher sur les chaises dans le couloir ! C’était le début d’une longue descendance (ma femme rêvait d’une famille nombreuse alors que moi je n’aimais pas trop les enfants !) puisque 2 autres garçons sont nés alors que j’étais encore en coopération. Ce qui permettait à mon collègue auvergnat physiologiste et sexologue à ses heures (il donnait courageusement des cours de sexologie en Algérie) de faire un bon mot lorsque je prenais discrètement l’avion en dehors des périodes de congés : « Tremblin va se reproduire » !

Par contre cette succession de garçons à fait de moi un héros auprès de mes collègues algériens pour qui la naissance d’un mâle était glorieuse alors que pour une fille ils parlaient de navet et pire pour qu’elle reste bien blanche comme le légume auquel ils la comparait, petite elle n’avait le droit de sortir de la maison que lorsque le soleil était couché. Voilà pour les filles, c’est fait, d’ailleurs nous n’en n’avons pas eu et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Par contre il y avait un petit biais car officiellement lors de la conception j’étais théoriquement en poste à Oran; un collègue algérien, plus malin que les autres m’avait fait la remarque, mais sans me dénoncer. J’aurais pu évoquer la théorie de l’enfant dormant très répandue au Maghreb pour expliquer un décalage de plus de 9 mois entre la présence de l’époux et la date de la naissance qui permet aux femmes maghrébines de dénouer la situation inextricable où un enfant est conçu en l’absence du mari. Mais grâce à Air France, je n’ai pas rencontré ce problème. Toutefois mes nombreuses escapades laissaient des traces sur mon passeport et l’un de mes directeur voulut un jour vérifier ma présence lors des fêtes de Pâques en le consultant alors que pour une fois j’étais resté en Algérie, j’ai refusé de lui montrer et je fut sanctionné, alors que je n’étais pas coupable !

Je suis rentré en métropole à trente huit ans, père de famille nombreuse et je me suis rapidement rendu compte que ma vie allait maintenant être très très agitée. Préparer 4 garçons tous les matins puis les emmener à l’école, ce n’était pas de tout repos d’autant plus qu’un cinquième garçon n’allait pas tarder à pointer son nez. Quid des filles, Il fallait se faire une raison encore que le gynécologue aurait bien voulu un 6éme essai pour compléter son étude statistique. Mais, raisonnable, et ne souhaitant pas d’être cobaye dans une manip de recherche de toubibs, (dans les articles scientifiques, je préfère être parmi les auteurs que dans le matériel et méthodes !) nous n’avons pas souscrit à sa demande. 5 garçons il allait déjà falloir les gérer d’autant plus qu’à notre époque ils restent jusqu’à un âge avancé chez leurs parents, mais j’anticipe. Il nous manquait des chambres et pourtant la maison était grande, mais il fallait aussi loger la jeune fille au pair. Bref on a rajouté une chambre dans le toit et une autre dans l’avancée bureau construite dans le jardin. Avec 7 chambres ou presque tout le monde était couché.

 



En avoir ou pas… des enfants !
13 mai, 2017, 16 h 11 min
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Ce n’était pas vraiment mon projet de vie et pourtant ça l’est devenu, mais cela mérite des explications. Au départ c’était mal parti car ayant attrapé les oreillons à la puberté, la médecine m’avait condamné à être stérile; aussi, croyant les médecins, j’avais tiré un trait sur un éventuel projet de descendance et je m’étais fait une raison d’autant plus qu’à 15 ans ce n’était pas une de mes préoccupations majeures. 

J’ai rencontré une personne du sexe en 1969 et nous nous sommes mariés en 1971, pas pour faire des enfants mais pour que j’obtienne une bourse de DEA. C’était une bourse au mérite mais avec une petite part sociale et les ressources de mes parents me rendaient inéligible. Aussi l’assistante sociale de l’université n’avait trouvé comme solution que le mariage afin de ne plus dépendre de mes parents. C’est ainsi que j’ai épousé la compagne avec laquelle je vivais depuis deux ans. Une sorte de mariage de raison (puisque j’en avais une bonne de raison, l’obtention d’une bourse), vite fait, sans la famille à la mairie de Caen mais avec plein de copains nous soutenant dans cette épreuve. Ensuite on a fait une grosse teuf (on disait fête, à l’époque) avec guitare et maintes libations. 

J’ai pu compléter rapidement mon dossier et cela a marché, j’ai bénéficié de 3 années de bourse, celle du doctorat ayant été renouvelée une fois. Un mois plus tard nous nous sommes quand même mariés devant Dieu avec nos deux familles et tous les élèves de ma femme. Il ne restait plus qu’à faire des enfants, mais d’un commun accord nous pensions qu’il n’y avait pas urgence. Si mon épouse avait un emploi d’institutrice moi je n’avais rien en vue à part le service militaire comme une épée de Damoclés au dessus de ma tête.

Pour résoudre ce problème, mon sursis prenant fin, bien qu’antimilitariste, j’optais pour le service national actif en coopération dans une Université. Nous sommes partis pour l’Algérie, théoriquement pour 18 mois, mais après cette période un salaire confortable me fut proposé pour poursuivre ma mission et je suis devenu un coopérant civil avec la statut d’expatrié. Par contre mon épouse sans travail a choisi de rentrer en France afin de récupérer son emploi d’autant plus qu’elle venait d’être licenciée; l’établissement privé confessionnel dans lequel elle officiait venait d’être nationalisé par Boumedienne. Tout cela n’allait pas faciliter la venue d’enfants. Je vivais à Oran et ma femme dans la Sarthe à la Bruére sur Loir.  De plus mon épouse qui ne supportait pas la pilule portait un stérilet installé par un gynécologue compatissant du MLAC alors que c’était encore interdit en France. 



être ou ne pas être en Angleterre
6 mai, 2017, 12 h 21 min
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Bien rentré d’Angleterre après avoir traversé « the Channel » entre  Ouistreham et Bournemouth sur deux ferrys « Le Mont Saint Michel » à l’aller et « Le Normandie » au retour dans des cabines très étroites à 4 couchettes, deux en altitudes et deux au sol. Nous avions négocié avec l’autre couple de rester au sol, les acrobaties n’étant plus de notre âge et déconseillées à cause de mes hanches artificielles d’une part et du respirateur de mon épouse qui devait rester sur la table de nuit à proximité d’une prise de courant. L’autre couple a accepté gracieusement ces contraintes. Par contre des contrôles répétés de nos cartes d’identités pour accéder au bateau nous a fait ressentir que nous quittions l’Europe pour rentrer au pays du Brexit…

Par contre, longs délais d’embarquement, arrivés vers 20 h au port de Ouistreham (souvenir ému, nous sommes passé devant le bar de la marine ou j’ai été initié dans ma jeunesse à la consommation de bière pression avec un rite bien particulier qui consistait à boire rapidement le demi et de poser le verre sur la petite table ronde bistrot en en commandant un autre avec une règle, celui qui à la fin n’arrivait plus à poser son verre payait l’ensemble des consommations !!!); après plusieurs heures d’attente nous n’avons pu accéder aux cabines que vers 23 h  pour un lever à 4 h 30 du matin; courte nuit donc et même régime au retour. Ne trouvant pas la cabine j’ai essayé de demander à un stewart en uniforme, sortant mon plus bel anglais et pensant utiliser la bonne tournure, je lui ai dit « Where is it the 7022 cabine » et il m’a rétorqué, corrigeant ma phrase d’un air très british very choking  » No, where it is … » cela m’a découragé (my english is not fluently) et je me suis remis au français pour le reste du voyage.

Nous sommes allés visiter le site prestigieux de « Stone Hedge », une douzaine de grosses pierres dressées en rond (voir photo). On a mieux en Bretagne sans être chauvin d’autant plus que je suis normand !

Nous sommes allés aussi dans une ville thermale, Bath, visiter des bains romains, comme son nom l’indique classique mais bien présenté avec des personnages animés en hologrammes et depuis Mélanchon on ne s’en lasse pas. C’était plus attrayant car chez Mélenchon, c’est le discours qui prime sur le physique, et là c’était plutôt l’inverse (voir photo jointe, presque politiquement correcte).

Dans un autre bled où nous logions, en visitant le soir une sorte de cathédrale pas très catholique donc anglicane, nous sommes tombés par hasard à l’intérieur de l’église sur un défilé de jeunes adolescentes déguisées en élèves de Poudlard avec de grandes capes noires descendant jusqu’au sol et des bonnets pointus sur la tête, mais sans Harry Potter ! Très dépaysant…

Toutefois, dans ce pays, pour un français, la nourriture reste quelque chose d’inquiétant plutôt que le traditionnel « Fish and chips » j’ai voulu à chaque fois prendre du « steack and chips », sur cuit et servi a chaque fois avec des petits pois aussi verts que leur pelouses arrosés d’une sauce au gout très british. Pour mon dernier repas avant d’embarquer j’ai pris un Big Mac chez Mac Donald, qu’est-ce que c’était bon !!! Pourtant en France je n’étais pas allé dans ce type d’établissement depuis au moins 20 ans ! Comme quoi il ne faut jamais dire hamburger je ne …. J’exagère quand même un peu car sur deux soirs des repas nous avaient été préparés par un cuisinier dans une gargotte et c’était excellent comme quoi dans toute règle il y toujours des exceptions !

GG
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A la retraite, plus droit aux vacances
29 avril, 2017, 16 h 07 min
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Maintenant retraités nous pouvons voyager en dehors des périodes de vacances, d’un coté c’est l’un des avantages de la retraite mais d’un autre coté, nous n’avons plus droit aux vacances ! Plus de congés payés car nous ne sommes plus salariés, mais seulement pensionnés ! La notion de vacances nous est devenue étrangère, mais c’est quand même agréable de se balader en pensant que les autres sont au boulot !

Ainsi il y a 3 ans sommes partis en juin avec un couple de copains 15 jours en Andalousie, long périple en voiture, itinérant planifié avec réservation de chambres sur « Booking Com » (site très pratique car on peut facilement annuler et on ne verse par d’arrhes) dans des petits hôtels bons marchés dans le centre des villes et déplacements à pied; stimulés par mes copains largement plus des 10 000 pas conseillés par la médecine. Nous avons ainsi revisité avec plaisir mais plus de 40 ans après tous les sites célèbres du Sud de l’Espagne. Nous sommes retournés à Grenade revisiter l’Alhambra qui nous avait beaucoup impressionné il y a plus de quarante ans, mais beaucoup moins cette fois, surtout moi car après 12 ans de séjour au Maghreb j’étais un peu blasé et saturé des palais arabes.

 L’année suivante en septembre, avec les mêmes nous nous sommes rendus de nouveau à Venise, toujours en voiture nos épouses respectives ne supportant pas l’avion (ce qui réduit fortement nos possibilités de voyager) aussi nous sommes passés par la Suisse ! La traversant par autoroute (en payant en argent liquide, pas de carte bleue, une vignette annuelle pour un seul voyage mais cela reste très bon marché par rapport aux autoroutes françaises) sans presque s’arrêter hormis pour des besoins naturels difficiles à satisfaire car c’était souvent payant et en francs Suisse bien sûr. Nous avons logé en Italie à la frontière c’était beaucoup moins cher; puis nous avons passé une nuit à proximité du lac de Come. Nous avons ensuite séjourné plusieurs jours dans le quartier juif de Venise où nous avions loué un appartement avec climatisation, heureusement. Les visites étaient obligatoirement pédestre en utilisant de temps en temps les fameux bus de mer, les vaporettos. Cette ville sur l’eau est très agréable surtout lorsque l’on s’écarte des lieux où abondent les touristes hormis la présence de petits moustiques très agressifs. Par contre pour nous récompenser des promenades le long des canaux, la pause Spritz (cocktail vénitien célèbre et excellent) était indispensable.

 Une autre expédition organisée par le prof d’un cours d’économie que suivait mon épouse fut un séjour à Bruxelles dont le but était de rencontrer les différentes instances européennes. Des rendez vous avaient été pris au niveau du parlement, de la commission et du conseil de l’Europe. Notre groupe a été reçu à chaque fois par un animateur très compétent qui à chaque fois nous a présenté très brillamment le fonctionnement et les prérogatives de chacune des institutions. Nous fûmes tous très impressionnés par la qualité des conférenciers que nous avons rencontrés et relativement convaincu de leur efficacité mais malgré tout conscient qu’ils étaient très nombreux. Dans l’une des présentations ou le conférencier nous expliquait que tout se faisait en langue anglaise, je me suis permis de protester, on ne se refait pas. Par contre plus pittoresque nous avons été logés dans une sorte de centre d’hébergement catholique tenu par des religieuses, chambre très rustique, toilettes et douches communes dans le couloir et surtout le soir un repas frugal (soupe, nouilles au lard et yaourt) servi à 19 h pétantes sur des tables de cantines en formica avec 30 min pour manger comme en pension dans ma jeunesse. Pour finir visite au gamin qui pisse et balade dans la vieille ville, je connaissais déjà aussi je suis resté bouquiner dans un bistrot. prochaine balade en Angleterre mais on ne part qu’après demain en bateau à partir de Ouistreham avec traversée de nuit, très sensible au mal de mer je crains le pire. Je vous raconterai ou pas !

 



L’Italie et Venise
22 avril, 2017, 19 h 06 min
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Mon épouse ayant horreur de l’avion nous sommes allés à Venise en train. Si le billet Paris Florence était bon marché (30 €), le billet Le Mans/Paris était hors de prix pour 5 fois moins de km. Pas facile de comprendre la politique de la SNCF. Par contre pour le retour, on a payé plein pot, la je comprend leur politique l’aller pas trop cher et comme on est obligé de revenir un max sur le billet de retour.

Malgré tout, nous avons renouvelé l’expérience des croisières en utilisant la même compagnie pour une croisière à Venise et sur le Pô. Et là pas de chance plutôt pas de pot ! Suite au naufrage du Concordia, le bateau fluvial sur lequel nous avons embarqué n’a pas été autorisé à sortir de la lagune de Venise pour rejoindre par la mer l’embouchure du Pô. Du coup pas de croisière, j’ai protesté et en contre partie nous avons eu droit à une suite à la place d’une cabine ordinaire. En fait de suite il y avait juste un salon en plus de la chambre mais c’est mieux que rien.

Du port, une fois embarqué, nous sommes allés accoster sur le quai près de la place Saint Marc. Pour visiter Venise c’était très pratique, par contre nous étions voisins des énormes paquebots de croisière qui nous surplombaient de leurs 10 étages de cabines et qui faisaient de grosses vagues. Nous avons quand même fait le tour de la lagune avec le bateau qui nous servait surtout d’hôtel mais bien situé. Les autres excursions prévues  (Vérone, Padoue) nous les avons fait en autocar par autoroutes dont les rives sont moins spectaculaires que celle du Pô. Ils nous ont aussi emmené en bus nous baigner sur les plages du Lido.

 Ceci étant l’Italie et Venise nous ont beaucoup plu, quelques années auparavant avec nos deux derniers garçons nous avions déjà séjourné une semaine en été sur la Riviera chez les très riches. Ce qui nous avait un peu déplu c’était l’accès aux plages qui était payantes hormis un petit espace publique très remplis à proximité du port de plaisance ou la mer n’était pas très ragoutante. Par contre une promenade en bateau jusqu’à Portofino, cette fois chez les très très riches nous avait  beaucoup plu.  

Précédemment, nous avions aussi visité Rome et Naples, toujours en train mais de nuit en wagon lit dans une cabine pour trois en emmenant le petit dernier. Après quelques jours à Rome et une visite des sites touristiques classiques mais en utilisant un bus à impériales qui fait le tour de la ville et pour un prix forfaitaire sur plusieurs jours vous dépose sur chaque site et vous reprend ensuite, système très pratique lorsque l’on est à pied.

 Ensuite toujours en train nous nous sommes rendu à Naples et la surprise notre agence de voyage nous avait surclassé si bien que nous avons vécu dans un palace pendant quelques jours. en dehors de l’épaisseur de la moquette, de la grande taille de la suite avec une chambre pour enfant un dressing où l’on aurait pu loger une famille et une salle de bain ou l’on pouvait faire son jogging, le plus spectaculaire était le petit déjeuner servi sur la terrasse de l’hôtel avec vue sur la baie de Naples, pianiste et surtout immense buffet, si bien que l’on y prenait un repas complet nous permettant de sauter celui de midi. Nous fîmes des excursions intéressantes, la classique visite de Pompéi bien sûr, avec le Vésuve en face, mais surtout la Solfatara (terre de soufre) près de Pouzzoles où l’on se promène dans le cratère d’un volcan entouré de fumeroles due au soufre, qui en se dégageant au niveau d’anfractuosité, forme de la vapeur blanche au contact de l’air et des mares bouillonnantes libérant du dioxyde de carbone, tout cela couplé à un grondement venant du sol est très impressionnant. Ce volcan situé en pleine ville n’est donc pas vraiment éteint mais ce qui n’inquiète pas les 500 000 habitants de la région à tel point qu’il y a même un camping installé dans le cratère et de grands immeubles sur les bords. Pour y séjourner, il faut quand même aimer l’odeur de l’hydrogène sulfuré encore que j’ai lu quelque part que cela favoriserait la vascularisation, je n’en dirai pas plus…



Croisière sur le beau Danube bleu
15 avril, 2017, 11 h 23 min
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 Une fois les garçons partis nous avons pu organiser quelques voyages. Le premier essai fut une croisière sur le Danube. L’avantage des croisières c’est que ta chambre et ton pyjama se déplacent avec toi, ce qui est un gros avantage par rapport aux voyages organisés où un bus vous amène tous les soirs dans un nouvel hôtel 4 étoiles dont il faut repartir à l’aube le lendemain matin sans avoir profité des installations souvent luxueuses de l’établissement, pas terrible et frustrant.

 L’idée était bonne sauf que c’était une société Strasbourgeoise CroisiEurope qui organisait ce voyage au départ de Strasbourg et pour se rendre au bateau sur le Danube, il fallait traverser l’Allemagne en bus. Après un départ à 6 h du matin nous sommes arrivés dans la soirée dans un port fluvial, Passau afin d’embarquer pour 8 jours de croisière. Heureusement le bateau était de taille humaine et la cabine très confortable; le voyage s’annonçait bien d’autant plus que la cuisine était excellente. Le soir nous avons appareillé commençant à suivre le cours de ce grand fleuve. Voir le paysage défiler devant nos yeux assis dans une chaise longue sur le pont du bateau, c’était très agréable, il manquait juste une piscine pour se rafraîchir. Aux escales quelques visites comme l’abbaye de Melk, puis Vienne où nous sommes montés dans la grande roue du Prater, (souvenir du troisième homme d’Orson Wells) dans les grandes nacelles de celle-ci on peut déjeuner en admirant le panorama, mais nous avions déjà mangé ! Le lendemain visite du château de Shöenbrunn, impressionnant mais la foule de visiteurs gâche complètement la visite dans ce monument trop célèbre, l’enfer c’est les autres aurait dit « Jean Sol Partre ». A ce sujet un jour, sans le faire vraiment exprès, nous sommes allés réveillonner au Mont Saint Michel un 31 décembre, tout était fermé ou presque, pas de touristes ou presque, c’était exceptionnel, ce qui confirme mon analyse précédente.

Mais remontons dans le bateau, la dernière escale fut Budapest avec une situation particulière, c’était la fête nationale et accosté sur le port en plein centre ville, nous fumes aux premières loges pour le feu d’artifice sur le Danube. Le lendemain nous sommes allés dans l’un des bains turcs le plus célèbre, les bains Ruda construits au 16eme siècle. Ce fut très rafraîchissant bien que certains bassins étaient à 35 °C. Le retour en avion fut moins agréable car le charter affrété par la société était un vieux Boeing fraichement repeint d’une compagnie charter française dont la spécialité était de servir à ramener dans leur pays d’origine les étrangers sans papiers expulsés de notre beau pays des droits de l’homme et de la liberté.

Durant le voyage sur le bateau, ce qui n’a pas plu à mon épouse, ce sont les repas car nous étions attablé d’office avec d’autres passagers et dans le cas précis des profs alsaciens et chaque repas était l’occasion de petites joutes orales qu’elle ne supportait pas, alors qu’en ce qui me concerne, à l’université, j’y suis habitué et j’aime cela !


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