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Le congrès
9 décembre, 2017, 11 h 51 min
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Le lendemain première journée du colloque avec ma conférence sur les microalgues en ouverture, privilège de l’âge. Ma surprise fut la pause café où je dû me prêter à des selfies avec des étudiantes très excitées : enfin célèbre avec des fans, mais cela n’a pas duré à la pause suivante, elles m’avaient oublié, loin des yeux… Mes collègues du Mans ont brillamment présenté leurs contributions, mais je n’en doutais pas. Le lendemain je suis intervenu une seconde fois en clôture animant une table ronde sur la cultures des spirulines qui a été un succès, les algériens ayant l’intention de se lancer dans cette activité.

Le soir comme le wifi de l’hôtel ne fonctionnait toujours pas, je me suis rendu dans un cybercafé, répondre à mes mails n’a pas été facile car les caractères du clavier de l’ordinateur que l’on m’avait prété étaient effacés.

En sortant du cybercafé et en traversant la place du Maghreb en face de la grande poste j’ai failli, à quelques secondes près prendre sur la tête, un balcon qui s’est effondré devant moi, comme quoi pour survivre en Algérie il faut avoir un peu de chance et j’en ai !  c’est ce que j’ai toujours pensé compte tenu du nombre important de collègues qui sont décédés pour diverses raisons (accident de voiture, de chasse sous-marine, étouffement, suicide ou assassinat) au cours de mon long séjour.

De la même façon le transport à l’aéroport pour le retour fut épique, le collègue qui devait nous emmener ne s’étant pas réveillé, il est arrivé à l’hôtel avec une heure de retard 7 h du matin au lieu de 6 h pour un avion à 8 h;  aussi nous a-t-il fait traverser la ville à toute vitesse, brûlant les feux rouges et prenant la voie du tramway quand il y avait un embouteillage ou pour raccourcir le trajet. C’était impressionnant et je regrettais d’occuper la place du mort, nous sommes quand même arrivés vivant à l’aéroport.

 L’enregistrement était terminé, mais en marchandant notre collègue a réussi à le faire ré-ouvrir et nous avons pu enregistrer nos bagages et prendre l’avion. Fin de l’aventure, à la prochaine, mais j’ai ramené un souvenir que j’aurais préféré laisser sur place : une « tourista », je ne vous fais pas un dessin …



Ballade dans le centre d’Oran
2 décembre, 2017, 16 h 42 min
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Du coup j’ai entraîné mes collègues dans un tour de ville afin de revoir les lieux où j’avais vécu plus de 40 ans avant. Nous sommes tout d’abord descendu vers le port par le boulevard de la Soumann jusqu’à l’ex lycée français,

 

Soumampassant devant le Cintra un bar célèbre parce que fréquenté par Albert Camus dans les années 1940 et par moi-même et mes collègues mais un peu plus tard. Nous avons ensuite longé le front de mer sur le boulevard de l’ALN puis je les ai entrainé vers le marché Michelet qui n’a pas changé, toujours dans son jus, le sol ruisselant d’eau boueuse issue des légumes rincés par les vendeurs.

Quand j’ai expliqué à mes collègues que c’était le marché couvert de luxe, elles m’ont semblé étonnées, mais elles n’avaient pas encore vu celui de la rue des Aurés.

Je les ai ensuite entraîné jusqu’à la résidence Perret, une tour de plus de 20 étages où j’ai vécu pendant 9 années; malheureusement l’entrée de l’immeuble n’était pas très attrayante pour ne pas dire repoussante, du coup je ne suis pas rentré. Mes collègues curieuses ont fait quelques pas vers le hall d’entrée, mais il n’y avait plus mon nom sur la boîte aux lettres !

Nous sommes rentré à l’hôtel  en remontant la rue d’Arzew ou Larbi Ben Midhi sous les arcades où les petits vendeurs de produits en pénurie ont disparu, mais il n’y a peut-être plus de pénuries ? En finissant par un petit coup d’œil sur le marché de la Bastille qui m’a semblé très bien achalandé.

L’après midi après un repas excellent offert à la pêcherie, mon collègue nous a emmené à Santa Cruz sur le Murdjado puis encore plus haut sur le sommet où une mosquée en construction dominera Santa Cruz (petite guerre de religion ?).

Sabta cruzIl nous a evue généralensuite emmené  prendre « enfin » une bière au bord de la Méditerranée aux Andalouses, un des nombreux centres touristiques, construit en Algérie dans les années 1970 par Fernand Pouillon, architecte français qui a du s’exiler pendant 20 ans en Algérie suite à des problèmes avec la justice et une radiation. Il a ainsi construit non seulement des complexes balnéaires mais aussi des grands hôtels dans les oasis dont nous avons dans le temps beaucoup profité.



Retour aux sources !
25 novembre, 2017, 18 h 12 min
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Invité par un de mes « très » anciens étudiants algériens (il est près de la retraite) à faire une conférence sur les microalgues et à animer une table ronde sur les spirulines, je me suis donc rendu en Algérie à l’université d’Oran dans laquelle j’avais débuté ma carrière d’enseignant chercheur en septembre 1974, c’est pas hier ! C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai pris l’avion sur un vol de la compagnie Air Algérie au cours duquel j’ai obtenu un verre de vin en le réclamant, mais sans savoir que c’était mon dernier pour quelques jours. Je n’étais pas seul mais accompagné de quatre charmantes collègues du laboratoire qui m’ont managé pendant tout le voyage, 4 aides soignantes bénévoles, j’étais bien entouré.

A l’arrivée  nous avions passé les contrôles de police très rapidement (ce qui m’a surpris, dans mes souvenirs, c’était très long) malheureusement une de mes collègues avait perdu son téléphone dans l’avion essayant différentes démarches pour le récupérer, elle n’a pas réussi, mais nous sommes sorti les derniers de l’aéroport ! A les filles ! Ensuite nous fûmes pris en charge par mon étudiant maintenant professeur et organisateur du colloque qui m’a d’abord emmené revoir l’ancienne caserne de la légion où était à l’époque installée l’université d’Oran et où nous nous sommes côtoyé.

Mais la partie scientifique ayant migré dans des locaux plus récents et plus adapté, il est aussi passé nous montrer la nouvelle Faculté des Sciences dans laquelle nous devions officier le lendemain. Lors de ces déplacements, la circulation automobile était très dense et il m’a rapidement expliqué en les brûlant consencieusement que les feux rouges étaient optionnels et surtout décoratifs. Mes collègues à l’arrière claquaient un peu des dents, mais à l’avant je restais serein ayant déjà connu cela à Sfax où ils conduisent encore plus mal en prenant en plus les sens interdits.

Il nous a ensuite emmené à notre hôtel le Timgad ou « Grand Café Riche »,

Timgad

 

c’était l’unique palace dans le temps, mais c’était dans le temps; j’y avais logé lors d’une mission à Oran en 1988, mais 30 ans plus tard, il est resté dans son jus et c’est beaucoup moins confortable. En plus le wifi a été en panne pendant toute la durée de notre séjour et sans wifi un universitaire se sent coupé du monde. Heureusement la cuisine était bonne, mais sans pinard seulement de l’eau gazeuse, cela fait des bulles, mais c’est moins gai; pourtant j’y avais bu du vin dans le temps. Mon collègue m’a expliqué que l’hôtel avait été racheté par un algérien pratiquant. L’avantage de cet hôtel était sa position centrale dans la ville, à proximité de la place du 1er novembre où se trouve le théâtre et l’Hôtel de Ville, vestige d’une époque révolue.

THéatre 2Hotel de ville



Rayonnement scientifique !
18 novembre, 2017, 11 h 49 min
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Récemment, pour garder le contact  avec la science des algues, je suis allé assister au congrès international de l’ISAP organisé à Nantes par la société d’algologie appliquée, mais je n’y ai rien présenté et pourtant l’inscription était coûteuse; non financée par mon laboratoire, j’ai dû puiser dans ma cassette, mais les organisateurs m’ont quand même fait un prix. Entièrement en anglais, j’ai fait un effort.

Je pensais que c’était l’occasion de côtoyer une dernière fois mes collègues algologues venus du monde entier pour assister à ces conférences et y présenter leurs derniers travaux. Un peu décevant car d’une part, ils racontent toujours plus ou moins la même chose qu’il y a 20 ans (mais moi aussi dans mes rares conférences, je le reconnais) et en plus ils ont vieilli, comme moi; ils ont des cheveux blancs ou plus du tout de cheveux (chez les hommes, il y a avant et après les cheveux comme dit Michèle Bernier dans un de ses sketchs). Du coup il y en a plusieurs que je n’ai pas reconnu, et lycée de Versailles pardon vice versa (j’ai trop lu de San Antonio dans ma jeunesse).

Comme mon premier article dans « the conversation » avait intéressé les lecteurs, j’ai récemment renouvelé l’expérience en soumettant cette fois avec une collègue un texte sur les spirulines intitulé : » les spirulines seront-elles l’aliment miracle du 21ème siécle ».

Il a été accepté par l’éditrice et a été publié début  juillet. Ce fut un succès, plus de  163 000 lecteurs, le suivant voulant alerter la population sur les dangers du dioxyde de titane a eu beaucoup moins de succès (un peu plus de 6000 lecteurs quand même). Le prochain va porter sur la consommation des algues alimentaires mais pour des raisons administratives (Le Mans Université n’étant pas partenaire de la revue) sa publication est pour l’instant bloquée. J’ai informé Monsieur le Président de ce problème et j’espère qu’il sera prochainement résolu.

Il faut savoir qu’en France si vous souhaitez faire un succès de librairie il suffit d’écrire un livre de cuisine ! Ce doit être similaire pour les articles lorsqu’ils portent  sur l’alimentation. S’il est publié nous allons avec ma collègue peut être rayonner à nouveau, le rayonnement étant maintenant l’un des critères d’évaluation des chercheurs lorsqu’il demandent une promotion. Retraité, je ne demande plus rien, c’est donc totalement pour le fun! Je viens de rentrer d’un court séjour à l’université d’Oran où j’étais invité comme conférencier dans un congrès. Je vous en reparlerais en détail prochainement.



Écrire ou ne pas écrire en anglais !
11 novembre, 2017, 13 h 25 min
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J’ai continué à participer à des publications en langue anglaise (bien que cette langue ne soit pas ma tasse de thé même à 17 h) dans des revues dites à « comité de lecture » afin de me maintenir dans les évaluations de plus en plus nombreuses des activités des chercheurs sur le WEB comme « Research Gate  » ou pire « web of sciences »; avec un facteur h de 13, je ne sais pas si cela porte bonheur, mais je ne suis pas près d’obtenir le prix Nobel… j’ai maintenant quasiment épuisé mes derniers résultats et si je veux continuer à exister dans la littérature scientifique en langue anglaise, il ne me reste plus qu’a faire des « review », c’est à dire utiliser les travaux des autres pour me faire mousser, c’est très à la mode pour gonfler son dossier scientifique ou dans certains pays où les moyens techniques des laboratoires sont réduits pour publier malgré tout. Dans ce dernier cas c’est compréhensible mais pour tous les autres qui reste assis devant leur ordinateur au lieu d’enfiler une blouse et d’être debout devant une paillasse à faire avancer la science, c’est vraiment de la sodomie entomologique.

 A ce sujet, pas mes relations avec les mouches, mais concernant l’évaluation des chercheurs l’un des derniers articles de ce type que j’ai publié était une revue dans  « Diatom Research » en langue anglaise sur ma carrière scientifique et cela n’a pas été un gros succès de librairie; par contre dans la mesure où je parlais de mon travail de recherche, j’ai cité plus de 40 fois mes travaux ce qui a fait monter d’un point mon indice de citation (h) sur le Net et donc mon rayonnement alors que quasiment personne n’a lu l’article, comme quoi ces systèmes d’évaluations sont faciles à biaiser (pour pas dire autre chose !).

Toutefois l’anglais, ce n’est pas tellement mon truc, je préfère de beaucoup écrire dans ma langue maternelle, ce que j’effectue tous les jours en préparant avec mon coauteur un nouvel ouvrage quasiment terminé sur la biologie végétale. Il ne va plus me rester qu’à convaincre l’éditeur. Cela va peut être être plus difficile car le responsable de collection qui nous soutenait depuis 10 ans est parti en claquant la porte et je n’ai donc plus de correspondant sans cette maison d’édition, tout est à refaire !



petites journées mais bien remplies
4 novembre, 2017, 11 h 42 min
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Vous allez me dire que ce sont des petites journées, mais malgré cela j’ai quand même co publié un second ouvrage scientifique et réédité le premier à la demande de la maison d’édition EDP Sciences. Je poursuis cette activité «  d’écrivain » en préparant actuellement, toujours avec mon collègue et ancien étudiant algérien, un nouvel abrégé portant cette fois sur la biologie végétale qui correspond à ma formation initiale. Je reconnais que je ne manipule plus beaucoup de microalgues, je laisse cela aux plus jeunes, adeptes de la biologie moléculaire, techniques dans lesquelles je suis totalement incompétent.

Très récemment je me suis amusé à élever des blogs, organismes très étranges puisque n’appartenant à aucun des groupes connus, ni végétal, ni animal, ni mycéte (champignon), ni bactérie, c’est un unicellulaire mobile qui cherche sans arrêt de la nourriture et qui peut occuper de très grandes surfaces, plusieurs m2 pour une cellule unique, c’est spectaculaire ! Au laboratoire je l’élève et le nourrit avec des flocons d’avoine dans des boîtes de pétri sur les conseils de la chercheuse du CNRS qui me l’a fourni. Mais c’est très contraignant car si l’on ne s’en occupe pas suffisamment en ne lui apportant pas suffisamment de nourriture il essaie de s’échapper de sa boîte où évolue vers une forme de résistance desséchée nommée sclérote; mais avantage cela permet de conserver la souche dans un tiroir pendant des années.

Au cours de cette première période de retraite, comme professeur émérite, je suis quand même allé présenter quelques reliquats de mes travaux scientifiques dans des colloques nationaux en français (ma langue préférée) ou assister à des réunions scientifiques organisées par la société Phycologique de France dont j’ai été longtemps l’un des administrateurs. J’ai aussi récemment était invité à faire le savant dans le congrès de la société algérienne de nutrition à Alger puis à présenter à Oran une conférence sur les microalgues et à animer un séminaire sur les spirulines. Dans le même esprit j’ai commis un article dans la revue « the conversation » intitulé : « Les microalgues pourront-elles sauver le monde » qui a été ensuite repris par Le Point et qui a été lu par plus de 6000 personnes. Enfin je rayonne !



Toujours au Maroc
29 octobre, 2017, 10 h 11 min
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En plus cette soutenance fut semée d’embûches, l’impétrant n’était arrivé que la veille au soir de France et n’avait pas eu le temps de répéter sa soutenance devant ma collègue marocaine codirectrice de la thèse. Qui plus est, alors que tout le monde était installé dans l’amphi et que l’étudiant allait démarrer son exposé, le directeur de l’école doctorale marocaine fit suspendre la soutenance invoquant un vice de forme dans la composition du jury, la présidente n’ayant pas le titre de professeur. Il fallut rapidement, mais après une demi-heure de négociations au Maghreb tout se marchande, trouver un arrangement en nommant président un professeur de médecine membre du jury et rapporteur bien que cela ne soit pas non plus administrativement correct. Le candidat put alors présenter son travail de recherche au cours duquel il avait apporté des compléments alimentaires à des rats rendus obèse contenant des microalgues riches en oméga-3 et à des marocaines de l’huile d’argan au petit déjeuner. Il a ainsi montré dans les deux cas les effets bénéfiques de ces traitements sur les paramètres sanguins et hépatiques (à la lumière de ces résultats, je vous conseille donc d’en prendre tous les matins bien que le dosage de microalgues dans les gélules commercialisé est insuffisant, merci docteur Tremblin !).

Il fut reçu avec les félicitations du jury (il le méritait, ne serait ce que pour avoir supporté cette longue attente sur l’estrade avant de pouvoir présenter son travail). La deuxième surprise eu lieu lors du pot de thèse (sans alcool)  au cours duquel il nous indiqua de loin la présence de sa fiancée puis durant le repas au cours du quel, il s’excusa et parti avant le dessert pour aller se marier ! Étonnant non ?

 

Je continue à me rendre au labo tous les matins mais avec un rythme moins soutenu, n’arrivant qu’à l’heure du café gracieusement préparé par mes collègues femmes puis le midi, repas au RU avec le plus souvent ma collègue de bureau et quelques chimistes conviviaux (il faut de tout pour faire un monde ou au moins une Faculté  des Sciences) puis un passage à la cafétéria où je retrouve souvent mon collègue acousticien retraité et émérite comme moi, ce qui nous permet de refaire le monde tous les midis et il y a du boulot ! L’après-midi une petite coupure vers 16 h pour aller prendre un chocolat avec les techniciennes qui ont fini leur journée parfois accompagné d’une jeune maître de conférences ex championne de tennis amateur. Je reste ensuite au bureau jusque vers 18 h en essayant de gratter quelques lignes voire quelques pages de mon prochain ouvrage.

 

 



Dans un petit coin
21 octobre, 2017, 10 h 26 min
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J’ai malheureusement du abandonner mon grand bureau de plus de 20 m2 dans lequel je me suis épanoui dans tous les sens du terme pendant plus de 25 ans, à tel point que les nombreuses armoires étaient bourrées de documents (je gardais tout). Plus de bureau disponible, J’ai été, par manque de locaux, gracieusement accueilli par une collègue avec qui j’avais collaboré durant toutes ces années. Maintenant, je ne dispose plus que d’un petit meuble bureau (plein de bordel, rassurez vous, les bonnes habitudes ne se perdent pas) et d’une petite armoire dans le couloir. J’ai dû me séparer d’une grande quantité de documents et le tri a été long, difficile et douloureux. On jette souvent le document dont on a besoin le lendemain, je l’ai plusieurs fois vérifié et le vérifie encore.

Avec un collègue acousticien dont j’étais proche et que j’avais connu dans ma jeunesse à l’université d’Oran en Algérie et retrouvé au Mans, nous avons fêté ensemble notre départ en retraite. Réception grandiose, très réussie, dans la grande salle d’examen de la Faculté des Sciences avec orchestre de jazz et buffet somptueux (avec des salades d’algues) au cours de laquelle nous nous sommes permis chacun un petit discours (je vous l’ai déjà diffusé). Un diaporama à notre gloire bien sûr, présentant nos points communs (des bureaux très en fouillis, mais il me battait à plate couture, beaucoup de cheveux du moins à l’époque pour moi et toujours pour lui !) et nos origines respectives, avait été préparé dans notre dos par nos collègues femmes.

Professeur émérite, il me restait à faire soutenir la thèse de mon dernier étudiant à Mohammedia au Maroc, une annexe de l’université Hassan II. Cela n’a pas été sans mal car cet étudiant repoussait sans arrêt la date de soutenance ayant dépassé largement les délais octroyés par les écoles doctorales du Mans et de Mohammedia. La thèse étant en cotutelle, pour la soutenance je me suis donc rendu au Maroc avec deux collègues membres comme moi du jury. Ces deux dames étaient un peu inquiètes de venir dans ce pays peu féministe et je n’ai pas réussi à les convaincre de séjourner un ou deux jours de plus afin d’en profiter pour visiter la région. Nous sommes donc resté juste deux nuits, c’était bien la première fois que je ne profitais pas d’une mission à l’étranger pour faire un peu de tourisme, pardon de terrain!



Enfin à la retraite
14 octobre, 2017, 12 h 59 min
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A 65 ans j’ai choisi de partir à la retraite et pourtant j’aurais pu continuer à travailler jusqu’à 67 ans et demi du fait de mon statut privilégié de professeur des Universités (et oui il y en a plusieurs, c’est comme cela que l’on dit !); administrativement j’ai bien fait de partir quand j’ai découvert sur mon bilan d’activités que j’avais travaillé 3 ans de plus que ne l’exigeait le système. De ce fait j’aurais dû bénéficier d’un bonus, mais celui-ci ne m’a pas été attribué car avec mes autres avantages : 12 ans à servir la France en coopération ce qui m’a valu un bonus de 4 ans de cotisations et en plus avoir élevé 5 garçons (et c’est pas de la tarte, moins pire que des filles quand même !), j’ai bénéficié d’une majoration de 20 %. Malheureusement ces différentes majorations, ajoutées à la surcote de 15 % pour les 3 ans supplémentaires, qui théoriquement s’additionnent ont dépassé le montant de mon dernier traitement indiciaire et j’ai été écrêté. Après calcul ma pension a été réduite de 1000 € par mois (c’est pas rien) mais rassurez vous, il m’en reste encore puisque ne payant plus de cotisations sociales, je me retrouve avec une pension supérieure à mon salaire lorsque j’étais en activité. On m’avait toujours dit que l’un des avantages de la fonction publique c’était la retraite, j’en suis un exemple vivant mais un peu malade (pourvu que cela dure comme disait la maman de Napoléon).

Le deuxième avantage du statut de professeur des universités, c’est de pouvoir bénéficier de l’éméritat qui consiste à continuer à travailler mais cette fois bénévolement. Ce statut attribué par un arrêté du président sur proposition du laboratoire et après consultation des différentes instances hiérarchiques permet au professeur émérite de conserver quelques privilèges comme un accès dans son ex laboratoire qui lui fournit un bureau, la possibilité de poursuivre des recherches et de les publier sous couvert de l’université, d’encadrer des étudiants en thèse, d’être invité comme conférencier (c’est le cas fin octobre ou je vais me rendre en tant que conférencier invité dans mon ancienne université à Oran en Algérie), de participer à des jurys de thèses et d’HDR et enfin de profiter de divers petits avantages comme une adresse internet professionnelle, la possibilité d’emprunter des ouvrages à la bibliothèque, du chauffage et de la lumière (comme le faisait remarquer bêtement un ex président), etc. La notion d’émérite n’ayant rien à voir avec le mérite, mais il faut plutôt la comprendre comme au service de, bien que le synonyme le plus courant de ce terme soit exceptionnel (c’est pas moi qui le dit, c’est le dictionnaire !).



Radié de la fonction publique, l’enseignement c’est fini
7 octobre, 2017, 10 h 23 min
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L’enseignement me manque un peu, faire la vedette devant un amphithéâtre rempli d’étudiants et d’étudiantes, c’était fatiguant mais valorisant; sur la fin je ne pouvais plus me tenir debout sur toute la durée du cours aussi j’avais astucieusement planqué derrière les écrans des trois amphithéâtres des sièges hauts de laboratoire qui avaient été réformés. Je faisais donc cours à moitié debout, demi fesse appuyée sur ce siège haut (technique Laurent de la mèche, Delahousse, pardon).

Par contre l’évolution récente concernant la prise de notes des étudiants où mes collègues encore en activité donnent leurs cours face à des dos d’écran d’ordinateur portables, cela ne m’aurait pas vraiment plu.

Depuis je n’ai plus d’étudiants car je n’ai plus le droit d’enseigner, mais du fait de mon statut de professeur émérite, j’en côtoie encore, quelques uns ou quelques unes, lorsqu’ils font des stages de quelques mois au laboratoire ou plus longtemps lorsqu’il préparent des thèses (actuellement c’est un étudiant chinois très sympathique que je côtoie tous les jours car nous sommes cote à cote dans le même bureau).

La présence de cette jeunesse studieuse autour de moi est très vivifiante et me confirme dans l’idée que les efforts que j’ai investi dans la mise en place de ce cursus n’ont pas été vains.

En effet, lorsque je suis arrivé à l’université du Maine les étudiants en biologie/biochimie étaient bloqués à bac plus deux, le DEUG, ils peuvent maintenant poursuivre jusqu’à Bac plus huit, donc suivre un LMD complet au Mans; l’université du Maine (maintenant « Le Mans Université ») jouant ainsi pleinement son rôle d’établissement de proximité fournissant, aux étudiants dont les parents disposent de peu de moyens, la possibilité de suivre un cursus complet sans avoir besoin de se déplacer dans d’autres établissements; pourvu que cela dure !

Mais avec ce nouveau gouvernement ce n’est pas gagné. Avec la politique des gros pôles d’excellence, le risque pour Le Mans Université (nouvelle appellation) est de rester une Université de proximité mais ne délivrant plus que des licences donc à bac plus 3, ce sera très réducteur. Avec la disparition des Masters l’existence des laboratoires de recherche risque d’être compromise, de même que la fonction recherche des enseignants chercheurs. Mauvais présages, j’ai un peu honte d’être un oiseau de mauvais augure, mais c’est dans l’air du temps.


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