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Arcachon, Espagne et Portugal
25 mars, 2017, 11 h 02 min
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Avec l’arrivée d’un cinquième garçon, nous avons passé l’été plusieurs années de suite dans les Landes sur le bord du bassin d’Arcachon, dans grand camping haut de gamme avec baignade dans un étang, activités sportives multiples et night-club le soir pour les ados. Bref le paradis pour les enfants mais avec quelques inconvénients comme des orages violents et un risque d’incendies de temps en temps. J’y côtoyais mon copain de lycée et sa famille et nous passions des vacances très agréables faisant de la planche à voile sur le bassin d’arcachon à marée haute, nous baignant dans un bassin d’eau salée aménagé avec une plage artificielle à l’intérieur du camping ce qui nous évitait les contraintes des marées, et buvant des bols de Martini à l’apéro ! Mes deus aînés y ont rapidement appris à nager avec un maitre nageur qui leur faisait croire qu’il y avait des crabes dans le fond du bassin ensuite; ils ont formés  les autres.

Nous sommes ensuite retournés plusieurs étés en Espagne sur la Costa Brava puis une fois de l’autre côté sur la côte atlantique près de Santander où mon épouse suivait une université d’été. Nous avions loué une villa dans un village proche et un bateau bus lui permettait de se rendre tous les matins à l’université par la mer, elle s’éclatait intellectuellement, par contre moi beaucoup moins car, homme au foyer, je devais m’occuper de mes cinq garçons toute la journée et les conditions climatiques étaient plus proches de celle de la Bretagne que de ce que je connaissais jusque-là de l’Espagne. J’ai survécu à ces vacances qui pour moi n’en étaient pas vraiment.

 En 1998 nous nous sommes rendus à l’exposition universelle qui se tenait au Portugal; nous avions donné rendez-vous à des copains dans un camping qui malencontreusement avait disparu; à la place il y avait un terrain vague, nous n’avions pas encore de téléphone portable et nous avons eu du mal à nous retrouver. Nous avons passé la première journée à l’exposition, le midi nous avons malencontreusement  mangé des brochettes de kangourou dans le stand de l’Australie et notre plus jeune fils quand il a compris que nous avions mangé un animal si gentil a pleuré une partie de l’après-midi. Le soir nous avons dormi sur le parking, dormir à 7 (nous ne pouvions installer les tentes) fut un peu difficile les pieds de mon aîné qui dormait sur les sièges avants avec son petit frère en dessus dans le hamac sortaient par une fenêtre. Le lendemain soir nous avons décidé d’aller au camping de Lisbonne pour plus de confort; malheureusement nous n’étions pas les seuls à avoir eu cette idée et après plusieurs heures d’attente le camping a fermé sans nous accueillir et nous sommes retournés dormir sur le parking de la foire.

Les jours suivants, nous avons fini par trouver des places dans un camping sur la côte où nous avons souffert de la chaleur mais retrouvés nos copains. Il était difficile d’accéder aux plages et encore plus de s’y baigner à cause des vagues trop fortes pour de jeunes enfants. Dans une sorte de foire un soir nous avons réussi à perdre l’un de nos enfants (c’est le problème quand on en a beaucoup) et un autre soir dans un restaurant on s’est aperçu au bout d’une demi-heure que le plus jeune avait disparu; en fait il était coincé dans les toilettes. Sinon nous avons beaucoup apprécié Lisbonne et en particulier ses vieux  tramways descendant les collines à fond, on se serait cru dans une attraction de Disney Land, mais en beaucoup plus typique. 



En camping car
18 mars, 2017, 11 h 23 min
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Afin de ne pas renouveler l’expérience du véhicule trop étroit pour les grandes vacances suivantes, j’ai changé de véhicule en me rendant au salon du camping-car, mon idée était de me procurer un véhicule qui me serve à la fois en vacances pour emmener camper mes nombreux enfants, mais que je puisse aussi utiliser comme véhicule de tous les jours pour aller travailler.

J’avais déjà l’expérience du combi VW que j’avais abandonné en Algérie, aussi je me suis directement rendu dans le hall où était présenté le successeur du Combi à savoir le Transporter mais cette fois équipé d’un moteur diésel refroidi par un radiateur à eau, plus économique que le précédent qui consommait beaucoup d’essence et était refroidi par un radiateur à huile placé devant une puissante turbine. Ce concept avait vécu car il était souvent la cause d’incendie lorsqu’il était utilisé dans les pays chauds, l’huile prenant feu. Les déserts étaient jonchés de ce type de véhicule du moins à l’époque où je m’y promenais.

 

J’ai donc fait le tour des stands où étaient présentés les différents modèles de Transporter VW aménagés en camping-car. Malgré le peu d’espace, réduit à cause du moteur arrière, la plupart des aménageurs proposaient 4 couchages adultes dont deux dans le toit qui se déployait en tente deux places mais assez étroite. Il me fallait au moins 6 couchages, on était loin du compte sauf chez l’un d’entre eux qui proposait un système de toit différent qui une fois déployé offrait une chambre en dure ou munie de moustiquaires suffisante pour que je puisse y loger 3 jeunes garçons (comme des sardines dans leur boite), de plus toute l’installation était en bois donc solide, mais ce qui a fini par me convaincre c’est la présence d’un tiroir cave à vin sous le plancher. De plus l’ensemble était isolé neige et enfin pour le sixième couchage le vendeur me proposa un lit hamac dans l’habitacle avant au dessus du poste de conduite.

J’ai donc fait affaire avec cet aménageur et plusieurs mois après, mais avant l’été je suis allé récupérer mon véhicule à Vendome. J’étais maintenant l’heureux propriétaire d’un magnifique « autocamp » (appellation du constructeur) très bien conçu avec tous le confort possible, eau sur l’évier, réchaud à deux feux, petit réfrigérateur à accumulation fonctionnant à la fois au  gaz, à l’électricité et sur la batterie, des wc chimiques, de nombreux coffres de rangement, une penderie, même un coffre à skis, des placards de cuisine, etc. Il ne manquait que la douche. Je l’ai complété par un grand auvent indépendant qui restait sur place dans les campings.

J’étais maintenant équipé pour les vacances à venir et j’avais en plus un véhicule qui me permettait  d’emmener tous les matins non seulement mes enfants à l’école mais aussi ceux des voisins, une seule fille et beaucoup de garçons. Ce que j’ai fait pendant une bonne dizaine d’années. Avec ce véhicule, il m’était maintenant facile d’organiser des vacances mais en camping, d’abord en Espagne sur la Costa Brava, dont les criques me permettaient de surveiller mes garçons jouant sur la plage assis à la terrasse d’un bistrot en surplomb en sirotant un ou deux Martinis (c’est mon concept de séjour sur une plage, je le pratique toujours!). Nous y sommes revenus plusieurs étés car d’une part mon épouse pouvait travailler son espagnol et nous étions tout à fait adapté au rythme de vie des habitants.

grasse matinée, courses au marché, déjeuner vers 14 h après le bain de mer (en méditerranée c’est pratique car elle est toujours là !) et diner tard le soir à la fraiche. Elle est pas belle la vie ?

 



Vacances en France ou presque
11 mars, 2017, 10 h 55 min
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En quelques années, J’avais épuisé toutes les zones touristiques algérienne et marocaine aussi les périodes de vacances des années suivantes, je les ai passées en France, d’autant plus que j’étais devenu père de famille nombreuse et que je disposais maintenant d’une maison au Mans louée dans un premier temps á mes beaux parents puis gracieusement donnée à leur fille ensuite.  Mon retour en métropole devait donc se faire au Mans ou à proximité. J’ai donc commencé à prospecter sur des possibilités d’intégration dans une équipe de recherche en biologie et physiologie végétales proche en commençant bien sur par celle de l’université du Maine dans laquelle j’ai fini ensuite, mais cela a pris du temps, par être intégré.

 

Pour les vacances je louais des villas au bord de la mer afin d’y séjourner avec mes enfants, presque toujours en Bretagne et suffisamment grandes pour pouvoir y accueillir des copains. Mes revenus de l’époque me le permettaient car lors des vacances d’été mon double salaire était versé en totalité en France sur un compte en francs convertibles. Nous avons ainsi séjourné à  Lannion, à Pléneuf- Val- André puis plus au sud à Saint Gildas en Retz, á la Baule, etc. Rentré en France mon salaire à fortement baissé, l’été de mon retour j’avais quand même loué une villa à Noirmoutiers pour un mois y accueillant un copain de fac avec sa femme et leurs deux garçons. Au bord de la mer, j’avais amené ma planche à voile et mon copain avait loué  un kayak de mer et durant ces vacances quand la mer était calme et qu’il n’y avait pas de vent, en allant nous promener en mer debout sur la planche débarrassée de sa voile et en utilisant la pagaie, nous avons inventé le « paddle » sans le savoir et malheureusement sans le breveter ! En fait pas vraiment car, renseignements pris, ce sport existait bien avant en Polynésie  puis à Hawaï et il fut remis à la mode dans les années 2000, mais nous étions des précurseurs au moins pour les côtes françaises.

 

L’été suivant mon retour en France, je décide d’emmener ma famille en Corse afin d’y retrouver des copains encore restés à Oran. J’avais encore ma Renault 18 break et j’avais loué un appartement dans un petit village où habitait la famille de mes copains corses. Avec mes 4 premiers enfants, mon épouse, leur nurse et ma planche à voile ma voiture était un peu surchargée; le voyage a été un peu pénible, une traversée de la France jusqu’à Nice puis la traversée le lendemain en ferry-boat et après l’arrivée à Bastia encore  une longue distance pour arriver au village en Corse du Sud. L’appartement était situé au premier étage de la maison et c’était le problème; mon plus jeune garçon était encore bébé,  il était très matinal et pour éviter qu’il ne réveille toute la maisonnées  il fallait le promener dans le village jusqu’à une heure décente ce qui amusait beaucoup les vieilles grand mères corses.

C’était contraignant de se lever à l’aube tous les matins après s’être couché très tard le soir en refaisant le monde devant une bouteille de rosé bien frais. Par contre il fallait se rendre à la plage en voiture ce qui n’était pas des plus pratique. Faire de la planche à voile était un peu risqué, il fallait éviter de quitter la protection de la crique sinon vous étiez entraîné au large par le vent et il était impossible de revenir dans la crique de départ, aussi j’ai fait peu de planche durant mon séjour. Le retour en voiture fut moins pénible dans la mesure où j’avais libéré la partie arrière pour les enfants en fixant l’ensemble des bagages sur ma galerie et par dessus la planche à voile, style famille émigrée en vacances, mais en Corse j’étais presque à l’étranger ! Il me reste toutefois le souvenir d’une excursion pédestre à la Restonica animée par un copain géologue avec ses deux jeunes enfants, les Corses et leur fils et nous nos quatre garçons; l’ascension ne fut pas de tout repos, mais quand on aime on ne compte pas … ses pas.

 

 

 

 



Voyages en Renault 4 puis en camping car
4 mars, 2017, 16 h 31 min
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La première année de résidence en Algérie, lors des vacances (permissions puisque j’étais militaire) nous avons commencé par traîner dans le Sahara : « l’appel du désert », tout en profitant des plages de l’Oranie et nous avons souvent franchi la frontière pour aller au Maroc acheter à Oujda des produits de première nécessité. Lors des vacances d’hiver, j’ai accueilli mes parents et nous les avons emmenés faire un petit tour dans les oasis les plus proches, ce que nous appelions á l’époque la petite boucle en logeant avec difficultés dans les palaces de la Sonatour. Pour nous aussi c’était une découverte et nous avions particulièrement apprécié El-Oued et  l’architecture originale de ses habitations en dôme.

Dans cet oasis, nous logions dans le Sonatour malheureusement nous étions en hiver et la clim s’est mise en route durant la nuit, entre le froid et le bruit nous n’avons pas beaucoup dormi. Nous avons aussi fait étapes à Biskra, la capitale de la date « Deglet Nour », malheureusement je n’aime pas les dates et les fruits à noyaux en général. Un psychologue amis avec qui je jouais au tennis en double qui avait aussi remarqué que je ne distinguais pas la gauche de la droite m’avait dit que cela venait d’un problème avec ma mère, il avait propose de me soigner en 4 séances mais je n’ai pas accepté et je survis avec ces handicaps. Au volant si l’on me dit tourne à droite, je prend à gauche, ce qui est déstabilisant pour moi et pour les passagers, mais surtout pour les gens perdu dans la rue qui me demandent une direction car sans le faire exprès je leur dit tourner à droite en leur montrant la gauche avec la main et vice-versa !

Notre dernière étape fut Bou Saada dernière oasis avant les hauts plateaux dont la renommée à l’époque était la fabrication de couteaux du même nom à partir de l’acier d’une lime pigeot qui était une garantie de qualité, étant allé visiter un artisan j’ai constaté de visu l’origine du métal utilisé. Ce couteau qui était plutôt un poignard avait dans des temps révolu une mauvaise réputation car il servait entre autre à pratiquer le fameux « sourire kabyle » ! Dans toutes les oasis mon père visitait les bouchers et il était à chaque fois impressionné par le manque d’hygiène et la petite taille des côtelettes, mais les moutons n’ont pas grand chose à manger et doivent faire beaucoup d’exercices pour se nourrir.

  

L’été nous sommes rentrés en France sans demander la permission à mon colonel, mais il était blasé personne ne lui en demandait, bien que théoriquement nous étions cantonné sur notre lieux de résidence sans avoir le droit de quitter l’Algérie. Interdiction que nous outrepassions souvent en nous rendant au Maroc. Nous avons passé deux mois dans une petite maison isolée près de Vernie que nous avions surtout louée pour faire office de garde meuble. C’était un été caniculaire et nous en avons bien profité. La campagne sarthoise par beau temps est agréable bien que je n’aime pas la campagne trop verte, trop riche en chlorophylle de ma région d’origine, je préfère les paysages arides et dorés du sud de l’Espagne ou mieux de l’Algérie. L’année suivante lors des vacances d’hiver nous sommes partis avec un autre couple faire un long périple vers l’Est algérien puis en Tunisie, rentré par le Nord de la Tunisie nous en sommes ressortis par le Sud au niveau d’El Oued, 3 semaines de découvertes, d’aventure et de tourisme. Je vous en ai déjà parlé.

Puis mes 18 mois de service militaire actif étant terminés, ma misérable solde était maintenant remplacée par un salaire confortable,  manger des navets à la béchamel en fin de mois c’était terminé. J’ai vendu ma Renault 4 L qui n’avait plus de plancher à un coopérant égyptien et j’ai acheté, à Paris en face de l »American Express donc à des américains, un vieux Combi Volkswagen sommairement équipé en camping-car, véhicule idéal pour explorer le sud saharien en réglant les problèmes de logement dans la mesure où je transportais ma coquille (mon lit) avec moi, comme l’escargot (cette drôle de petite bête…). Grâce à ce véhicule j’ai pu organiser quelques expéditions dans le grand Sud parcourant les grands espaces en ayant l’impression d’être dans le paysage du fait de la vision panoramique au dessus des autres véhicules, c’était très agréable du moins pour les passagers à l’avant. Bien différent des voyages en 4L. Mais ce véhicule me servait surtout de résidence secondaire mobile me permettant de m’installer en bordure des plages oranaises et d’y séjourner dans un confort suffisant.

Ce véhicule n’était malheureusement pas en très bon état, le moteur avait été refait gracieusement par mon oncle mais  il avait déjà beaucoup roulé et les pannes étaient fréquentes; la dynamo me lâchait de temps en temps, comme les roulements qu’il fallait changer souvent. Les essuie-glaces ne fonctionnaient plus mais en Algérie ce n’était pas un problème. J’en ai quand même profité pour faire un grand voyage de retour en France, quittant l’Algérie par oujda puis traversant le Rif en longeant la côte jusqu’à Tanger puis le détroit de Gibraltar en ferry sans être retenu pour trafique de haschich ce qui est un risque quand on vient du Rif surtout avec un véhicule de hippies. Nous sommes (j’étais avec ma femme) remontés vers la France en cabotant tranquillement le long de la côte espagnole (mais je vous en ai déjà parlé) jusqu’à Avignon où nous avons campé plusieurs jours profitant abondamment du festival car j’ai toujours en un fort gout pour la théâtre et les metteurs en scène, mais c’est une autre histoire.


 



Où je parle de mes activités charcutières parmi d’autres
25 février, 2017, 10 h 36 min
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L’année suivante j’avais acheté avec un copain deux lots de 3 motos Peugeot aux domaines en faisant des soumissions cachetées sur une vente qui avait lieu dans la région parisienne et nous avions fait deux soumissions dans l’espoir d’en emporter une et surprise nous avons emporté les deux lots. Nous n’avons conservé que deux des 6 motos avec lesquelles nous sommes partis vers le Maroc, Tanger était notre destination.  Mais après de multiples pannes, nous avons échoué à Peniscola et après quelques jours de farniente nous sommes rentrés. Ce voyage m’a définitivement dégoûté de la moto.

Les années  suivantes, j’étais maintenant en couple avec une prof d’espagnol aussi nous allions souvent en Espagne et juste avant de nous marier nous en avons même fait le tour ou presque en 4L. Nous étions encore sous Franco et au pays basque les terrains de camping ressemblaient beaucoup à des camps de concentration, avec enceinte grillagée, mirador et gardiens en uniforme. C’était un peu inquiétant et l’ambiance était délétère. Un soir ayant abusé quelque peu du pot de sangria largement servi au bar du camping, dans la nuit j’ai été un peu malade, et me rendant au toilettes, face au gardien en uniforme, j’ai rebroussé chemin, inquiet, doutant de mon espagnol je suis retourné réveiller ma compagne pour qu’elle me confirme que je suis malade se disait bien  » estoy malo » et non » soy malo » : je suis méchant. Depuis elle a utilisé cette anecdote de nombreuses fois pour sensibiliser ses élèves aux finesses de l’utilisation de ces deux auxiliaires, à mes dépens, il paraît que c’est très efficace !

Pour mes 21 ans à Noël, j’ai enfin abandonné les activités charcutières de mes parents pour aller réveillonner à la montagne dans la neige et m’initier au ski. En effet jusqu’à ma majorité je passais toutes mes vacances de Noël en tablier blanc de charcutier travaillant de 7 h du matin à 23 h. Entre autres activités, je passais des heures à décorer des petits canards en galantine en leur peignant en rouge le bec et les ailes avec un colorant alimentaire maintenant interdit parce que cancérigène, ce que l’on ignorait dans les années 60. Ensuite je les plongeais dans de la gelée liquide afin qu’ils prennent un bel aspect appétissant et qu’ils se conservent. Plus tard j’ai eu d’autres fonctions comme préparer les bouchées à la reine ou farcir les escargots mais surtout approvisionner le magasin en piles de boudin blanc qui était un produit phare lors du réveillon dans les années 1960. Je préparais aussi des pieds farcis un produit qui a presque disparu et je faisais aussi la plonge dans une petite cour glaciale dans de grandes bassines contenant de l’eau très chaude mais rapidement très grasse, ambiance sauna finlandais du chaud et du froid avec les vapeurs grasses en plus, c’était bon pour la peau mais surtout une corvée que j’essayais le plus possible de laisser aux arpets (apprentis). J’intervenais aussi dans la petite usine de rillettes, surtout les » à l’oie » car après la cuisson de 24 h il fallait éliminer à la mine les petits os des oies en plongeant les mains dans la rillette tiède.  De temps en temps, remplaçant ma mère, je faisais aussi de la présence à la caisse, activité plus intellectuelle qui me correspondait mieux.

Bref des journées bien remplies mais qui m’ont un peu dégoûté de ce métier auquel j’étais pourtant destiné pour assurer la filiation charcutier de père en fils des trois précédentes générations. Ensuite je suis allé tous les Noëls au sport d’hiver en y emmenant des copains dans la mesure où mes parents possédaient un appartement dans un grand chalet à Morzine, mais n’anticipons pas. Et les étés suivants, vivant maintenant en couple illégitime mes parents m’avaient coupé les vivres, je devais travailler pour financer mes études, quid des vacances d’été. J’ai ainsi travaillé une année comme manœuvre sur le chantier de la foire exposition de Caen où n’appris à manier la pioche, la barre à mine et la sonnette (dispositif servant à planter des piquets) et où j’ai côtoyé le monde ouvrier; ils embauchaient comme moi à 6 h du matin mais après avoir déjà travaillé 8 h de nuit à la Saviem. Pour tenir la journée ils carburaient au gros rouge et solidaire je les accompagnais. Nous étions encore proche de mai 1968 et j’appliquais le slogan étudiants/ouvriers même combat.

L’ année précédent notre départ pour l’Algérie, après avoir travaillé tout l’été dans un super marché de camping sur l’île de Ré nous sommes allés faire un tour au Maghreb, mais au Maroc afin de nous rendre compte de ce que nous allions trouver dans le pays voisin. Grave erreur car la qualité de vie dans ces deux pays est bien différente, autant au Maroc, si on en a les moyens on peut vivre à l’européenne, en Algérie du moins à l’époque, c’était très différent, l’austérité était la règle et les pénuries nombreuses. Nous avons quand même fait un peu de tourisme au Maroc, mais à pied et en transport en commun visitant entre autre Fez et Meknés et les ruines de Volubilis. Nous avions trouvé ce pays très agréable et très dépaysant ignorant que nous allions y revenir très souvent les années suivantes.

Enfin le dernier été de ma vie d’étudiant j’avais monté une petite entreprise de cuireur qui m’ a beaucoup rapporté, 5 fois plus que l’année précédente comme quoi il faut mieux être patron qu’employé, mais je m’en doutais et je vous en ai déjà parlé.



Vacances en famille
18 février, 2017, 11 h 12 min
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Et puis j’ai grandi, mes parents m’emmenaient maintenant en vacances avec ma sœur en général á l’hôtel pendant 3 semaines, nous avons ainsi visité la plupart  des régions françaises, je me souviens surtout d’un séjour à Gérardmer au bord du lac à cause du col de la Schlutz passage obligé entre l’Alsace et la Lorraine, car très sensible au mal des transports, je vomissais à chaque voyage; ce qui ne simplifiait pas les séjours de mes parents.

L’autre séjour qui m’a marqué est celui qui s’est déroulé dans le sud Est, à Luchon près de la frontière Espagnole car pour la première fois j’ai quitté pour une journée la France. Par contre l’Espagne était encore sous Franco et le pays sous surveillance policière, nous ne sommes pas allés très loin car nous avons été bloqué par la Guardia Civil à l’entrée d’un tunnel munis de portes et d’un sas. Il manquait un tampon sur un des documents nous autorisant à circuler et mon père a dû retourner le chercher á la frontière. Nous avons ensuite traversé ce tunnel avec sas, très impressionnant, mais l’autre côté il n’y avait pas grand chose à voir hormis la végétation xérophytique très différentes car nous étions passé d’une zone montagnarde très humide (ubac) a un versant très sec (adret) où la température était plus élevée ce qui expliquait la présence des fameuses portes dans le tunnel pour éviter de violents courants d’air. Je suis repassé beaucoup plus tard dans ce tunnel mais les portes avaient été remplacées par des gros ventilateurs, c’est moins exotique !

En grandissant, j’ai cessé d’accompagner mes parents en vacances, je préférais rester à Riva -Bella avec mes copains; et pour m’occuper et financer mon séjour, je devais repeindre les volets et les fenêtres de la villa dont la peinture se corrode rapidement au bord de la mer. Je faisais alors partie d’une bande de jeunes légèrement délinquants, j’aurais pu mal tourner mais Il faut bien que jeunesse se passe. Mon plus gros délit fut celui de grivèlerie; juste pour l’anecdote, un copain de cette bande nous avait invité un soir au restaurant sans avoir d’argent pour payer, mais nous n’étions pas au courant, aussi nous avions gueuletonné copieusement et c’est au café qu’il nous a expliqué le problème en nous précisant qu’il avait une solution. Il a pris sa fourchette et a tordu les deux dents du centre puis il a enveloppé le manche dans sa serviette, il a débranché la prise de courant de la petite lampe posée sur la table puis il nous a dit : « repérez bien la sortie, soyez prêt à partir » et il a planté la fourchette dans la prise, le disjoncteur a sauté, la lumière s’est brusquement éteinte dans le restaurant  et nous sommes sorti en courant. J’accompagnais aussi cette bande lors de visite de villas et lors d’autres menus larcins mais sans vraiment y participer. Un autre soir le même copain avait emprunté une DS19 qu’il était facile de démarrer à l’époque avec une lime à ongle. Cela aurait pu mal tourner mais je n’ai jamais étais pris, les autres non plus je pense, et raisonnable j’ai quitté cette bande assez rapidement.

L’été suivant nous étions en 1968 après deux mois de révolution je suis parti camper en Espagne puis en Bretagne mais je vous l’ai déjà raconté; par contre cet été là j’ai raté le premier festival de l’île de Wight où j’aurais pu entendre chanter un futur prix Nobel !



Premiers souvenirs
11 février, 2017, 18 h 13 min
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Dans mes lointains souvenirs, enfant, mes grandes vacances comme on les appelait à l’époque, se déroulaient dans deux lieux très différents en juillet au bord de la mer à Ouistreham Riva-Bella chez mes grands parents paternels qui y possédaient une grande villa très agréable et très spacieuse. Elle s’appelait la valkyrie, ce que les allemands durant la dernière guerre avaient pris  comme une prémonition puisqu’ils l’ont occupée pendant 4 ans ce qui privait ma famille de vacances mais pas moi car je n’étais pas encore né. Le frère de mon grand père avait fait construire une grande villa juste à côté avec une communication entre les deux jardins si bien que je fréquentais beaucoup mes petits cousins plus âgés, l’un surtout qui m’initiait à la pèche au bar en bord de mer donc de la plage (le surf-casting).

Ce cousin était très brillant je l’admirais car il avait eu son bac à 16 ans et fait de brillantes études de médecine tout en étant militant syndical à l’UNEF, directeur de « Tribune étudiante » en 1968 puis membre du PSU. Fondateur du Syndicat de la médecine hospitalière, chef de service en Pneumologie à la Salpétrière, il a écrit un certain nombres d’ouvrages scientifiques (comme moi !), mais en plus des livres de cuisine sans images; (son dernier est sur le quinoa) ce qui lui valu de passer souvent à la télévision (pas moi ! Il faut que je me mette à écrire des livres de cuisine) comme dans l’émission de Bernard Pivot. Très éclectique, Il a aussi écrit des comptines pour enfants comme  » Toc toc es-tu là ? » et Chansons pour nos chatons n° 6. Professionnellement il a été réquisitionné et envoyé sous Chirac en Irak pour opérer Sadam hussein à l’époque grand ami de la France. Mais lorsque j’ai chopé une pneumonie à la fin des années 1990, je ne suis même pas allé le voir pour qu’il me soigne. Comme quoi l’adage se vérifie toujours : les cordonniers … Mais revenons au vacances

Je passais donc des vacances très agréables m’étant fait en plus des copains dans le quartier avec qui je passais aussi beaucoup de temps. Le moment fort dans la semaine était le concours de château de sable du Figaro (journal que lisait assidûment mon grand père). L’un de mes copains très doué en tout gagnait presque à chaque fois et moi rarement; aussi avec les années possédait-il une quantité faramineuse de jouets qu’il me prêtait gracieusement.

La fin du mois d’août et une partie de septembre je le passais chez mes autres grands parents à Flers dans l’Orne où ils vivaient dans une grande demeure de Maître dotée d’un grand parc arboré. Mon grand père maternel avait gagné un peu d’argent comme charcutier et avait acheté cette grande propriété et la cour Langlois attenante, cours privée ou il possédait et louait une dizaine de maisons, il louait en plus un très grand grenier à un club de judos qui y avait installé son tatamis et des dépendances à un commissaire priseur où se déroulait des ventes aux enchères.

Un très grand espace donc dans lequel je pouvais m’éclater avec mes cousins qui y séjournaient aussi. Une des distractions était d’aller voir des gens faire de ski nautique sur un étang situé dans le château de Flers voisin et surtout les voir tomber. Bien plus tard en Algérie, j’ai tenté ce sport en mer, mais je n’ai jamais réussi à sortir de l’eau donc je ne suis jamais tombé. Le principal souvenir est celui des galettes de Sarazin que notre grand mère nous servait pendant plusieurs heures le vendredi jour où il fallait faire maigre comme dans toute bonne famille catholique à l’époque. Ces galettes étaient succulentes et, « Madeleine de Proust », j’ai récemment retrouvé le même goût dans les galettes préparées par un crêpier de Saint Enogat (quartier de Dinard) en Bretagne. J’avais aussi une copine, la fille d’un des locataires de la cour qui avait mon âge et avec laquelle je passais mes journées et, preuve que le monde est petit, elle habite maintenant au Mans ou je la rencontre de temps en temps.

 



Pékin et la cuisine
4 février, 2017, 16 h 35 min
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En ce qui concerne l’aspect culinaire, nous nous régalions tous les trois de la cuisine chinoise sans renouveler toutefois l’épisode de la cuisine de rue, donc dans des vrais restaurants. Nous ne savions pas toujours la nature de ce que nous mangions mais dans la mesure où notre palais était satisfait, cela nous suffisait. Pour remercier les collègues chinois qui nous avaient si chaleureusement accueillis nous les avons invités à diner dans un palace à proximité de notre casernement. Dans un salon privé avec une serveuse à notre disposition, on nous a servi un repas pantragruélique composés de plats différents sur un plateau tournant au milieu de la table avec l’éternel poisson rouge au centre. A la fin du repas je suis allé payer m’attendant à une facture conséquente, et en fait je n’ai payé qu’environ 200 Yuans (environ 20 euros) et encore en sortant ils m’ont rendus de l’argent car il y avait une erreur dans la note.

En particulier, sur les conseils de la collègue chinoise, nous sommes allés au moins deux fois dans les fameux grands restaurants de Pékin où ils servent uniquement du canard laqué. C’est exceptionnel d’une part du fait du cérémonial lors de la cuisson puis lors de la découpe de l’animal devant le client et ensuite par la qualité du met qui n’a rien à voir avec  ce que l’on nous propose dans les restaurants asiatiques en Europe. Le deuxième plat conseillé par le guide du routard était la fondue pékinoise.

Nous sommes donc allés la déguster dans un restaurant situé au dernier étage d’un grand magasin ce qui semble fréquent à Pékin. Suite à notre commande un peu laborieuse dans la mesure où le personnel ne parlait pas anglais, on nous apporta tout d’abord plusieurs gamelles remplies de liquide de couleurs différentes ce que j’ai pris pour des soupes et affamé j’ai attaqué la première lorsque le personnel est arrivé affolé car j’étais en train de consommer le bouillon qui devait servi à cuire les aliments, légumes, viandes et poissons que l’on nous a apportés par la suite. La serveuse est restée ensuite à nos côtés tout au long du repas pour nous éviter d’autres bourdes et pour nous conseiller car les éléments de ce plat se consomment suivant un ordre bien précis. Nous étions un peu ridicule, les autres convives nous observaient attentivement espérant une autre bourde, cela aurait pu être génant mais nous ne sommes pas très connus à Pékin !

J’avais pris un hôtel avec piscine mais qui démarrait au 6 eme étage d’un building, ne voyant pas trace de piscines dans les étages et souhaitant nous rafraîchir, on nous indiqua qu’elle était située au troisième sous-sol; nous nous sommes enfoncés dans la terre et nous nous sommes rapidement baignés dans cette piscine aveugle mais sans y séjourner car c’était un peu glauque. Par contre nous disposions d’un appartement complet avec deux chambres, un salon-salle á manger, une cuisine avec l’incontournable cuiseur à riz et une grande salle de bain douche à l’asiatique, la pomme de douche étant au centre du local et en se lavant on lave aussi la salle de bain (c’est fréquent en Asie).

Cette fois notre mission en chine et ces quelques jours de vacances pour ma femme à Pékin étaient terminés. Les autres jours elle travaillait comme profs au rythme de la Chine donc du matin jusqu’au soir, alors que moi et mon fils étions en vacances et dépensions l’argent qu’elle gagnait dans la journée ! L’avion nous a ramené sans encombre jusqu’à Paris puis le TGV jusqu’au Mans. Nous sommes arrivés très tard dans notre maison et au matin une apparition, une jeune et merveilleuse étudiante ukrainienne blonde à souhait est descendue du second étage; elle avait été logée en notre absence chez nous par un collègue de l’Université dont c’était la spécialité (l’importation d’Ukrainienne). Ma femme n’a pas voulu la garder, quel manque de compassion !

 



Pékin dernière étape
28 janvier, 2017, 11 h 50 min
Classé dans : Non classé

 

Nous allions faire la plupart de nos courses au Carrefour du coin si l’on peut dire; en fait, il fallait prendre un taxi en utilisant la fiche en chinois adéquate, sauf que comme il y avait plusieurs magasins Carrefour dans la ville, c’était à la discrétion du taximan et j’étais souvent un peu perdu et même une fois complètement. J’étais rentré dans un magasin d’informatique qui ne payait pas de mine mais en fait, c’était une grande surface à la chinoise tous les bâtiments étaient reliés entre eux et sur plusieurs étages et lorsque j’en suis sorti, après avoir beaucoup marché car je cherchais un Iphone, je me suis retrouvé dans un autre quartier et, là encore, c’est grâce à mes fiches en chinois et à un autre taxi j’ai pu rentrer dans ma caserne.

 

Friand de marché nous étions un peu déçu de ne pas en rencontrer lors de nos pérégrinations dans la ville et ce n’est que le dernier jour de notre séjour que nous avons découvert qu’en passant au travers d’une ouverture pratiquée dans le mur d’enceinte de notre camp militaire, on arrivait dans une sorte de quartier délabré et dans la rue principale se tenait un marché de produits alimentaires très typique avec beaucoup de nourriture vivante, mais devant prendre l’avion pour Pékin le lendemain il était trop tard pour nous y approvisionner.

 

Le jour suivant les chauffeurs de l’établissement devaient nous emmener à l’aéroport dans la matinée et nous avions vidé l’appartement. Ils arrivèrent avec du retard et de plus ils avaient un copain à emmener, bref avec les embouteillages ils nous ont fait rater l’avion. Tout devint alors compliqué heureusement mon fils parlant mieux anglais que moi et nos accompagnateurs ont réussi à nous trouver des places dans l’avion du lendemain et il ne leur restait plus qu’à nous ramener à l’appartement, à contacter le gardien pour le faire réouvrir et à nous réinstaller pour y passer la nuit.

 

Il fallait aussi repousser d’un jour la réservation de l’appart-hotel à Pékin et celle du véhicule qui devait nous y conduire, heureusement qu’il y avait le Net. Tout cela nous avait fait perdre une journée et nous n’étions pas très satisfait, car il nous restait peu de temps pour visiter Pékin, la Cité Interdite, les hutongs, la grande muraille, les tombeaux des Mings, etc. Nous avons quand même réussi à tout voir, j’avais loué un véhicule avec chauffeur qui nous a emmené à un télécabine nous permettant d’accéder sans trop de difficultés au chemin de ronde de la muraille; malheureusement il y avait du brouillard et c’était moins spectaculaire que sur les photos. Nous avons visité au pas de course la Cité Interdite avec une guide chinoise qui ne parlait qu’anglais et comme mon épouse ne parlait pas cette langue et moi pas (pourtant j’ai écrit des centaines de pages dans cette idiome)  mon fils nous traduisait les commentaires. Enfin la visite de hutongs fut très agréable sauf pour le conducteur de vélopousse qui suait à grosses gouttes…



Toujours en Chine, les tigres et les Russes
21 janvier, 2017, 11 h 21 min
Classé dans : Non classé

Notre grande sortie fut de se rendre dans une sorte de zoo dans lequel il y avait au moins une centaine de tigres de Sibérie en liberté que nous avons parcouru dans de vieux bus grillagé et brinquebalant sur des pistes défoncées puis à pied circulant dans des couloirs grillagés, les tigres nous regardant passer en se léchant les babines car la dernière partie de l’attraction consistait à regarder les tigres chasser puis dévorer un animal poule, canard, mouton voire vache financé par les spectateurs. Notre groupe n’était pas très généreux et c’est un pauvre canard qui fut introduit dans l’arène face à une douzaine de tigres affamés. Son existence fut de courte durée bien qu’ayant trouvé une grande mare pour ce réfugier, il plongeait lorsqu’un tigre s’approchait jusqu’à ce qu’il fasse surface devant la gueule de l’un d’entre eux; il fut dévoré séance tenante par le plus gros et le plus âgé des tigres (respect de la hiérarchie) pour la plus grande joie des spectateurs chinois et à notre grand étonnement car ce genre de spectacle assez cruel n’est pas très répandu en occident, encore que la tauromachie…

 Nous nous étions dit que la solution pour visiter la région était peut être de prendre le train, nous nous sommes rendu un soir à la gare afin de voir les possibilités, mais nous avons vite compris que cela n’allait pas être possible autour de la gare il y avait plusieurs milliers de chinois qui attendaient pour prendre un billet et une telle queue nous a dissuadé. Il était dit que nous ne pourrions jamais visiter la campagne environnante, juste y jeter un coup d’oeil d’avion.

Au bout de quelques semaines l’un de nos fils nous a rejoint c’est lors du déplacement à l’aéroport que je me suis lié avec le chauffeur de taxi, l’avion ayant au moins deux heures de retard pour le faire patienter nous avons joué à des jeux d’adresse sur mon iPhone, les chinois sont très joueurs et il s’est passionné pour ces jeux ce qui nous a fait oublier la longue attente. Mon fils numéro 4 est enfin arrivé et une fois installé nous l’avons emmené au bord du fleuve Sungarrhi un affluent important du fleuve amour afin de visiter « le petit Paris » une rue piétonne bordée d’immeubles d’inspiration russe spectaculaires des années 1900.

Nous avons aussi traversé le fleuve une première fois en bateau très coloré pour visiter des datchas en bois reliques de l’occupation par les russes et une deuxième fois en télécabine pour aller visiter un musée de glace. En effet la ville d’Harbin au climat très contrasté (très froid en hiver et très chaud en été) est célèbre pour son festival de glace. En hiver lorsque le fleuve est gelé des milliers d’ouvriers construisent des monuments spectaculaires en glace prélevée dans le fleuve. Par contre ce qui étonnait mon fils, c’était le fait que les promeneurs nous dévisageaient dans la rue car les occidentaux étaient rares dans cette ville. On nous prenait souvent pour des russes et nous devions préciser nos origines françaises. En parlant de Russe, nous sommes allés un soir manger dans l’un de ces restaurants installé dans les locaux de l’ancien consulat dont la décoration était impressionnante, en particulier des jeunes filles blondes et bien en chair en costume traditionnel, très certainement de la même nationalité, placée dans les angles n’intervenaient pas dans le service faisaient donc indubitablement parties du décor.

 


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