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La fin des cousins
21 juillet, 2018, 11 h 25 min
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Plus éloigné, mais toujours du côté de ma femme d’autres cousins qui nous fournissent du vin dans la mesure où après avoir fait une carrière dans la restauration le mari a monté une boîte de caviste en gros fournissant des restaurateurs en vin de pays du Languedoc de petits producteurs qu’il démarche et va visiter et dont le rapport qualité/prix, loin des Ormes de Cambras, est incontestable. Aussi ses vins que l’on ne trouve pas dans le commerce sont excellent et originaux et nous régalent souvent. Maintenant à la retraite sa fille a repris la direction de la société. Petite anecdote, il y a quelques années nous étions allés ensemble au casino de Dinard, jouant à la boule et mon partenaire s’était aperçu que la croupière lançait la boule avec nonchalance toujours de la même façon et qu’un groupe de 4 numéros sortait à chaque fois nous avons consciencieusement joué sur ces numéros pendant une quinzaine de minutes et nous avons gagné un peu d’argent mais le superviseur du jeu s’est aperçu de notre manège et a remplacé la croupière qui a dû se faire sermonner sérieusement car c’est bien connu, les casinos n’aiment pas perdre. 

Pour finir, deux ex beaux parents de mon fils aîné que l’on fréquente toujours car ils sont très sympathiques, lui architecte à la retraite et son épouse avec un faux air de Marie La Forêt, fonctionnaires ayant pris très tôt sa retraite pour élever ses 5 enfants, 3 filles et 2 garçons et s’occuper de deux grands lévriers et de plusieurs énormes chats de race maine coon. Ils habitaient une maison en bois près de Vitré en Bretagne remplie de statues du grand père qui était un sculpteur célèbre dans les années 30 et dont les œuvres monumentales sont nombreuses en région parisienne. Ils ont ensuite migré sur la banlieue de Rennes et nous faisons souvent étapes chez eux. Leur fille aînée qui a vécu plus d’une dizaine d’années avec mon fils aîné est artiste photographe diplômée de l’école de photographie d’Arles, toujours très charmante, mais comme mon fils aîné, elle a du mal de vivre de son art et est employée dans une galerie parisienne pour survivre. Dur dur la vie d’artiste !

 



copains de cousins
14 juillet, 2018, 10 h 35 min
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Ces cousins nous ont fait rencontrer quelques uns de leurs amis et en particulier un couple dont la femme avait été sa collègue au Mans et dont le  mari est dans l’armée, de qui a priori n’est pas ma tasse de thé; très antimilitariste, à l’époque j’avais même peint  un slogan, emprunté aux hippies, devant l’université : « Le fusil sert de sexe aux impuissants « dont j’étais très fier. j’ai beaucoup milité dans ma jeunesse contre le service militaire et pour l’objection de conscience; je l’ai évité en partant en coopération comme volontaire du service national actif, mais l’époque est révolue et grâce à Chirac mes fils n’on pas eu à subir la conscription.

Les premières années, je restais très distant sur la plage, puis nous avons sympathisé si bien que maintenant moi l’antimilitariste, j’ai maintenant un copain militaire, un lieutenant-colonel baroudeur et un peu atypique à l’esprit beaucoup plus ouvert que ses congénères;  très différent de ce que j’imaginais et comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, nous passons maintenant des soirées passionnantes, mais souvent un peu bruyantes (Pinard de chez Castel fourni par le cousin oblige), à refaire le monde au cours des repas dans la petite cour de ma résidence secondaire. Ils ont un garçon très discret et une fille plus exubérante, et cette dernière, très agréable, fait ses études de droit depuis 3 ans à l’université du Mans. Je ne la rencontre jamais à l’université, car elle doit se cacher, mais elle nous accompagne de temps en temps au cinéma, le samedi soir. Après une période Vegan, elle va mieux et elle mange à nouveau du bifteck et du cochon, je suis rassuré !

Nous rencontrons aussi, à la mer, un autre couple dont la femme a été la directrice de ma cousine et le mari était dans la mécanique de précision préparant des voitures de sport de riches propriétaires pour des courses automobiles; traditionnellement lors d’un barbecue, ils nous invitent tous les étés car ils possèdent aussi une maison dans un village voisin de Dinard, sur le bord de la Rance

 

 

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Cousins marchand de vin
7 juillet, 2018, 8 h 13 min
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Du côté de mon épouse, nous fréquentons beaucoup d’autres cousins un peu éloignés d’un point de vue généalogique mais géographiquement proche dans la mesure où ils habitent au Mans. Au départ, c’était une jeune cousine germaine, bien qu’elle s’appelle sylvie ! que nous emmenions tous les ans aux sports d’hiver et avec qui je faisais du ski de descente. Plus tard elle a rencontré notre futur cousin un marchand de jus d’orange qui s’est recyclé dans le pinard et qui s’y éclate. Sa société commercialise des bordeaux affinés avec des appellations issues de l’esprit fertiles de technocrates comme le baron de ´l’Estac ou les Ormes de Cambras. 

Après leur mariage dans un château, il se sont installés au Mans et comme ils ne sont pas désagréables, nous nous fréquentons beaucoup. Non seulement au cours de l’année mais aussi l’été en Bretagne où un vieil oncle nous a longtemps prêté une petite maison de pêcheur à Saint Briac au lieu dit La Ville Etoire près du Frémur. 

Ils nous ont suivi quand nous nous sommes installés à Dinard en nous collant souvent leurs 3 garçons. 3 fils donc, mais ayant l’expérience des garçons et pour nous s’en occuper, c’est de la routine; on les entasse dans le grenier mansardé avec les nôtres. L’aîné, le plus calme, fait des études en sciences économiques au Mans et je le croise quelques fois à l’université mais c’est lui qui me repère (je ne suis pas très physionomiste); le second le plus grand a poussé très vite comme  un haricot magique, plus de 1m90 mais il a choisi le tennis plutôt que le basket et il fait des études de commerce  comme son père, peut-être pour amorcer une future dynastie. Le petit dernier, mais déjà plus grand que moi, est encore au lycée mais il passe son bac cette année, tennisman comme son frère, je lui ai servi de  coach lors d’un tournoi en Bretagne en lui achetant de la poudre blanche afin de l’aider à gagner; il a passé brillamment plusieurs tours mais sans gagner le tournoi, j’ai été très déçu car je n’ai pas touché mes 10 % ! Il a pour projet d’être motard dans la gendarmerie mais il va d’abord venir un peu dans mon ex université, un de plus, tant mieux !

 



Les cousins peinture
30 juin, 2018, 13 h 02 min
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D’autres cousins, enfants du marchand de peinture d’Alençon, l’autre branche de la famille n’était pas dans le cochon car le frère de mon grand père avait épousé la fille d’un droguiste. Ils venaient aussi en vacances à Riva Bella, un garçon et une fille, l’aînée n’a pas trop fait d’études mais un beau mariage avec le fils d’un industriel dans les papiers hygiéniques, PQ Sanys, c’est comme tout il en faut. A l’époque, pour les filles de famille, qui fréquentaient les rallyes, un beau mariage était souvent la solution et ce fut un très beau mariage dans un château près d’Alençon. Le garçon a fait des études de  dentistes et est installé à Avrillé. Mais je ne les ai plus jamais revu.

Le petit dernier issu de la branche droguiste s’est installé à Alençon comme médecin et il a eu 5 garçons comme moi, aussi le nom de famille n’est pas perdu; à ce sujet j’ai découvert grâce au web que ce nom est plus répandu que je ne le croyais; jusqu’à une époque récente il n’y avait qu’un seul »savant » recensé sur les bases de données mondiales des chercheurs, votre serviteur, et maintenant il y en a un deuxième, mais sans liens familiaux et récemment un troisième mon petit cousin géologue; et plus proche de moi dans mon université, il y a une madame Tremblin avec qui je déjeune de temps en temps mais là encore sans lien familiaux. Pour en remettre une couche, en ce qui concerne mon rayonnement, j’ai quand même une douzaine de pages sur Google correspondant à mon nom, ensuite c’est pollué par un artiste du même nom que je connais bien (mon fils aîné)!

 



Les cousins de Rennes
23 juin, 2018, 11 h 39 min
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J’ai aussi beaucoup fréquenté d’autres cousins, les Derennes, mais plus éloignés (au deuxième ou au troisième degré, je m’y perd) lors des vacances d’été au bord de la mer, dans la mesure où nous habitions dans de très grandes villas de vacances voisines : l’une  la Walkyrie appartenant à mon grand père ( Le charcutier) et l’autre, Clairefontaine  à son frère (le droguiste) avec des jardins qui communiquaient; on gagne un peu d’argent dans le commerce !

D’un côté il y avait une cousine qui avait sensiblement mon âge et qui a essayé de faire une carrière dans la variété française en composant et chantant des chansons dans le style d’Anne Vanderlove et en s’accompagnant à la guitare. Malheureusement elle n’a pas réussi à percer dans ce milieu difficile et en a fait une dépression et je ne l’ai plus jamais revue. Elle avait deux frères et une sœur plus âgés, la sœur aînée qui avait épousé un juge pour enfant, je ne l’ai pas beaucoup fréquentée, mais je suis quand même allé à son mariage avec mes parents dont le repas prestigieux s’est tenu dans l’un des salons de l’hôtel Lutétia à Paris; c’était la première fois que nous allions ma famille et moi dans un palace et nous étions tous très impressionnés (Je suis retourné une autre fois dîner dans ce palace en trichotant un peu, me faisant passer pour un ancien élève d’un lycée d’Alençon, mais c’est une autre histoire et je vous l’ai déjà racontée).

Le premier frère, professeur agrégé de médecine et chef du service de pneumologie à la Salpétrière était un étudiant très brillant, mais très politisé à gauche, à l’UNEF puis au PSU. Très sympathique, il m’a initié au surf casting, une technique de pêche en mer mais à partir de la plage. Je l’envie beaucoup car en plus d’ouvrages scientifiques comme moi, il a écrit aussi des livres de cuisines atypiques (sans illustrations) qui lui ont valu une certaine renommée passant même chez Pivot,  c’est vous dire la consécration ! Il a épousé une dame qu’il a accompagné à l’hôpital dans sa longue maladie en lui cuisinant des plats à l’aide d’une bouilloire, d’un récipient et de sacs en plastique. Il en a fait un ouvrage de cuisine que je vous recommande : « cuisiner en tout temps et en tout lieu ».

Son frère, plus jeune moins politisé, plutôt play boy, était durant l’été barman de nuit dans un établissement branché près de la plage de Riva-Bella. Il a épousé une russe et a longtemps travaillé en Angleterre. Tous les jours, ils passaient ensemble devant notre villa, très tard dans la matinée en Blue Jean et nu pied, ce qui énervait terriblement mon grand père. Leur père, gaulliste, était juge au Tribunal de grande instance à Paris puis il a occupé de hautes fonctions au niveau européen, héros de la famille, il a ensuite perdu de son aura car suite à sa réussite sociale il a divorcé.

 



Cousins du Mans
16 juin, 2018, 12 h 25 min
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Du côté paternel, j’ai eu aussi un oncle mais cette fois pas charcutier, rectifieur automobile, il a travaillé pour son beau-père puis dirigé un établissement célèbre au Mans qui à une époque préparait les moteurs de voitures participant aux 24 h.

Père de deux enfants, j’ai donc un cousin, et une cousine dont je suis d’ailleurs le parrain. Le garçon a fait une école de commerce et une belle carrière chez Findus (il nous en a fait manger, des glaces, lors des réunions de famille) puis chez Nestlé alors que sa femme issue de la même école gère encore l’hôtel de ses parents dans le quartier latin, rue Gay-Lussac. Dans cet hôtel j’ai séjourné un mois à une époque lors d’un stage en région parisienne et je l’appréciais beaucoup dans la mesure où bon marché il accueillait des ribambelles de Suédois et de Suédoises qui mettaient de l’ambiance une partie de la nuit !  

Ils habitent donc Paris et leur fils fait de brillantes études universitaires en géologie à Paris VI, peut-être  suivra-t-il ma voie (un autre professeur des universités dans la famille, ce serait bien !). Sa sœur a choisi de retourner en Auvergne et de s’y marier avec un fils d’éleveur très actif travaillant à la DDE et ayant monté une entreprise de travaux agricoles avec son père.

Ma cousine qui est aussi ma filleule a fait ses études à l’université du Mans, mais avant que j’y enseigne (dommage, j’aurais pu la coacher et jouer mon rôle de parrain !) et elle y a obtenu, sans problème et sans mon aide, un diplôme de technicien en gestion comptable. Célibataire, elle travaille maintenant en région parisienne chez Pigeot pardon Peugeot (je ne suis plus en Algérie !). Très agréable, nous nous rencontrons très souvent car elle possède un appartement au Mans, sa ville natale, où elle passe de temps en temps des week-ends. 



Après les copains, les cousins !
9 juin, 2018, 11 h 31 min
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Comme presque tout le monde, j’ai des cousins les vrais et les assimilés, librement choisi, un peu à la mode arabe. Lorsque que l’on est petit, on rencontre ses vrais cousins chez ses grands-parents lors des grandes vacances, lorsque nos parents nous abandonnaient une partie de l’été en nous confiaient à eux. D’un côté chez les parents de sa mère, on rencontrait les enfants de son oncle ou de sa tante, si elle avait une sœur et la même chose du côté paternel, donc nos fameux cousins.

En ce qui me concerne du côté  maternel un oncle charcutier, comme il se doit dans la famille, père de trois cousins, deux garçons et une fille, que j’ai côtoyés depuis mon plus jeune âge essentiellement chez mes grands parents, d’abord à Flers de l’Orne dans leur grande propriété de maître avec un grand parc somptueux; puis à Argentan où ils firent construire une plus petite maison, retour aux sources puisqu’ils ont été eux aussi charcutiers dans cette ville. J’ai côtoyé longtemps ces cousins car interne durant plusieurs années à Caen, j’ai passé beaucoup de week-end chez ma grand-mère à Argentan où ils habitaient. Mon meilleur souvenir, ils avaient la chance de disposer d’une grande salle de jeu (surnommée le troisième) où nous faisions entre autre du ping-pong.

La vie nous a ensuite séparé, l’aîné après une école de commerce s’est occupé de transport routier, il avait épousé la fille d’un marchand de chaussures normand mais qui était aussi propriétaire d’une plantation de peuplier sur laquelle j’avais enquêté lors de mon DEA (le monde est petit!). Malmené par la vie, il a perdu son plus jeune fils puis sa femme, mais grand père modèle (pas comme moi) il s’occupe beaucoup des enfants de sa fille et de son autre fils.

Le second cousin a fait carrière dans l’horticulture à Angers et a épousé une portugaise; pendant quelques années lorsque j’intervenais comme chargé de cours à la Catho d’Angers (pour gagner mon ciel et un peu d’argent !), ils m’invitaient  chaque année à partager leur diner; alors que ses frères sont déjà à la retraite, la troisième, ma cousine très dynamique est encore assistante sociale; plus écolo que ses frères elle a épousé un éducateur. Ils ont longtemps habité à Granville puis ils ont été ensuite muté en région parisienne, mais j’espère qu’ils retourneront au bord de la Manche pour leur retraite.

 



Les filles du labo
2 juin, 2018, 12 h 18 min
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Parmi ces collègues, j’ai des relations amicales avec les filles, deux bretonnes, une vraie et une fausse, grandes buveuses de bière, et leur copine biomoleuse (sorte de maladie contagieuse fréquente chez la nouvelle génération de chercheur, mais que je n’ai pas attrapée)  qui les accompagne lors de libations auxquelles elles me convie quelquefois. Peu respectueuse, elles m’accueillent le plus souvent le matin à la pause café par un tonitruant « bonjour proféchieur » ! De temps en temps, je les accompagne lors de la sortie de biologie Marine sur une des plages de Dinard ce qui me permet de jeter un œil sur ma maison, mais rassurez vous je ne vais plus crapahuter dans les rochers et reste sagement à méditer dans une crêperie en bord de mer suivant des yeux leur excursion devant une boisson ou une nourriture reconstituante.

D’un autre côté, une ancienne championne de tennis amateur, mère de famille nombreuse débutante, seulement 3 garçons, chercheuse très active qui s’initie aux microalgues, après avoir torturé les poissons. Enfin deux charmantes personnes, l’une technicienne et l’autre assistante-ingénieure que je côtoie avec les autres tous les matins à  la pause café sauf que ce n’est pas vraiment une pause pour moi dans la mesure où j’arrive de chez moi sans avoir encore beaucoup travaillé mais je suis à la retraite; par contre l’après-midi, après avoir écrit quelques lignes de mon prochain ouvrage afin de faire avancer la science, je fais une vraie pause chocolat avec ces dames. Avec l’une d’entre elle je publie de temps en temps des articles scientifiques de vulgarisation entre autres sur les algues, bien qu’actuellement l’accès à la revue nous soit refusé pour de basses raisons administratives.

Du côté des garçons et des professeurs mâles, c’est plus difficile, mes relations se limitent, la plupart du temps, à bonjour/bonsoir, et en plus il y en a qui ne m’aiment pas ! Enfin, dans le cadre de cette grande équipe j’ai encore quelques relations avec des collègues des autres sites et en particulier avec un couple de lipidistes avec qui j’ai encadré des thésards et publié mes derniers articles scientifiques. Ceci dit, mon indice h comme mon indice sur « Researh Gate » vont continuer à monter doucement mais surement donc je reste un savant, je suis rassuré !

 



La biologie animale
26 mai, 2018, 11 h 15 min
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Les collègues de biologie animale étaient moins chaleureux si l’on peut dire ! Comme dans beaucoup d’universités, il y avait une « guéguerre »  larvée entre les services de Biologie animale et de Biologie végétale, Le Mans ne faisait pas exception. La querelle était latente, surgissait sous n’importe quel prétexte et se concrétisait souvent par un rapport de la BA contre la BV transmis à la présidence dont les effets étaient la plupart du temps ignoré par les instances supérieures qui connaissaient la schizophrénie du responsable. Seul le maître assistant de BA, bien qu’un peut caractériel, était fréquentable et nous avons joué ensemble au tennis durant quelques années sur les terrains couverts du service des sports de l’université jusqu’à ce qu’il m’envoie sa raquette dans la gueule et collaboré au moins administrativement.

L’arrivée de deux nouveaux collègues non souhaités en BA n’a pas arrangé la situation, ils ne se sont pas entendus avec les autres par contre se battant entre eux, ils nous ont lâché les baskets. Comme quoi pour une fois à quelque chose malheur est bon, cela nous a fait des vacances.

Depuis les anciens professeurs de BA sont partis en retraite ou malheureusement décédés en activité sans avoir pu profiter de la retraite, remplacés par une nouvelle génération de professeur dont j’ai fait parti mais avec une inversion; si précédemment ils étaient tous spécialisés en biologie animale maintenant c’est la biologie végétale qui est largement majoritaire (3 contre 1).

Mais cela ne pose plus de problème, maintenant on s’aime (du moins en apparence) car nous sommes tous réunis au sein d’une équipe régionale intitulée MMS, acronyme de mer, molécules, santé. Elle regroupe des biologistes, des biochimistes, des pharmaciens, des cosmétologues, des molécularistes (il faut de tout pour faire un monde), des toxicologues de la catho d’Angers (Dieu est avec nous), des océanographes, mais cela n’a pas suffi pour intégrer le CNRS, et nous sommes resté équipe d’accueil, une reconnaissance ministérielle, mais avec peu de moyens financiers et sans label.



Les collègues de BV
19 mai, 2018, 10 h 57 min
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A côté des copains, il y a les collègues avec qui les relations sont souvent moins faciles, quand on est universitaire, l’enfer c’est les collègues aurait pu dire « Jean Sol Partre ». Lors de mon arrivée au Mans, je connaissais déjà mes deux futurs collègues que j’avais rencontrés lors d’une mission  en Algérie à l’université de Tizi-Ouzou. Je les fréquentais déjà ponctuellement dans la mesure où rattaché au laboratoire, j’y séjournais de temps en temps pour développer mes activités de recherche lors de périodes de vacances hors d’Algérie. Je m’étais tout de suite bien entendu avec eux, n’ai je pas un caractère facile ? L’un était Maître assistant agrégé passionné de botanique, plus âgé que moi et malheureusement récemment décédé. L’autre, une petite assistante très rigoureuse qui m’avait involontairement rendu service en obtenant ce poste sur lequel j’avais aussi candidaté; ce qui m’a permis d’obtenir un peu plus tard un poste de maître-assistant mieux rémunéré et toc !

Le responsable de l’équipe me posait plus de problème, si je lui étais très reconnaissant d’avoir oeuvré afin de me faire venir au Mans, une fois en poste et même avant il était très exigeant, pour ne pas dire harcelant, me convoquant au laboratoire même les jours fériés alors que j’étais en vacances. Lorsque que je l’ai remplacé à l’université du Maine, il m’a intégré dans son équipe de recherche en Auvergne afin de travailler sur les Algues marines. Pas simple car un peu loin de la mer qu’il fallait transporter jusqu’à Clermont-Ferrand afin d’y cultiver des Cystoseires méditerranéennes et des Fucus de la Manche, quel chalenge !

Il a fait une très belle carrière universitaire, obtenant après Clermont Ferrand un poste à Aurillac pour terminer sa carrière à Dijon dans un institut d’agronomie. un tout petit peu plus âgé que moi, il est malheureusement décédé récemment d’une longue maladie (comme on dit). Dans l’équipe il y avait aussi une technicienne très conviviale, très efficace et très dynamique qui réglait tous les problèmes et qui lorsque j’étais encore en Algérie cultivait les plantes dont j’avais besoin pour faire mes expériences lors de mes courts séjours en France. Enfin une secrétaire très timide commune avec le service de biologie animale, mais que j’avais réussi à faire travailler dans mon bureau sur un ordinateur (un Apple IIe) plus efficace que sa machine à écrire IBM à boule.


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