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Vacances en famille
18 février, 2017, 11 h 12 min
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Et puis j’ai grandi, mes parents m’emmenaient maintenant en vacances avec ma sœur en général á l’hôtel pendant 3 semaines, nous avons ainsi visité la plupart  des régions françaises, je me souviens surtout d’un séjour à Gérardmer au bord du lac à cause du col de la Schlutz passage obligé entre l’Alsace et la Lorraine, car très sensible au mal des transports, je vomissais à chaque voyage; ce qui ne simplifiait pas les séjours de mes parents.

L’autre séjour qui m’a marqué est celui qui s’est déroulé dans le sud Est, à Luchon près de la frontière Espagnole car pour la première fois j’ai quitté pour une journée la France. Par contre l’Espagne était encore sous Franco et le pays sous surveillance policière, nous ne sommes pas allés très loin car nous avons été bloqué par la Guardia Civil à l’entrée d’un tunnel munis de portes et d’un sas. Il manquait un tampon sur un des documents nous autorisant à circuler et mon père a dû retourner le chercher á la frontière. Nous avons ensuite traversé ce tunnel avec sas, très impressionnant, mais l’autre côté il n’y avait pas grand chose à voir hormis la végétation xérophytique très différentes car nous étions passé d’une zone montagnarde très humide (ubac) a un versant très sec (adret) où la température était plus élevée ce qui expliquait la présence des fameuses portes dans le tunnel pour éviter de violents courants d’air. Je suis repassé beaucoup plus tard dans ce tunnel mais les portes avaient été remplacées par des gros ventilateurs, c’est moins exotique !

En grandissant, j’ai cessé d’accompagner mes parents en vacances, je préférais rester à Riva -Bella avec mes copains; et pour m’occuper et financer mon séjour, je devais repeindre les volets et les fenêtres de la villa dont la peinture se corrode rapidement au bord de la mer. Je faisais alors partie d’une bande de jeunes légèrement délinquants, j’aurais pu mal tourner mais Il faut bien que jeunesse se passe. Mon plus gros délit fut celui de grivèlerie; juste pour l’anecdote, un copain de cette bande nous avait invité un soir au restaurant sans avoir d’argent pour payer, mais nous n’étions pas au courant, aussi nous avions gueuletonné copieusement et c’est au café qu’il nous a expliqué le problème en nous précisant qu’il avait une solution. Il a pris sa fourchette et a tordu les deux dents du centre puis il a enveloppé le manche dans sa serviette, il a débranché la prise de courant de la petite lampe posée sur la table puis il nous a dit : « repérez bien la sortie, soyez prêt à partir » et il a planté la fourchette dans la prise, le disjoncteur a sauté, la lumière s’est brusquement éteinte dans le restaurant  et nous sommes sorti en courant. J’accompagnais aussi cette bande lors de visite de villas et lors d’autres menus larcins mais sans vraiment y participer. Un autre soir le même copain avait emprunté une DS19 qu’il était facile de démarrer à l’époque avec une lime à ongle. Cela aurait pu mal tourner mais je n’ai jamais étais pris, les autres non plus je pense, et raisonnable j’ai quitté cette bande assez rapidement.

L’été suivant nous étions en 1968 après deux mois de révolution je suis parti camper en Espagne puis en Bretagne mais je vous l’ai déjà raconté; par contre cet été là j’ai raté le premier festival de l’île de Wight où j’aurais pu entendre chanter un futur prix Nobel !



Premiers souvenirs
11 février, 2017, 18 h 13 min
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Dans mes lointains souvenirs, enfant, mes grandes vacances comme on les appelait à l’époque, se déroulaient dans deux lieux très différents en juillet au bord de la mer à Ouistreham Riva-Bella chez mes grands parents paternels qui y possédaient une grande villa très agréable et très spacieuse. Elle s’appelait la valkyrie, ce que les allemands durant la dernière guerre avaient pris  comme une prémonition puisqu’ils l’ont occupée pendant 4 ans ce qui privait ma famille de vacances mais pas moi car je n’étais pas encore né. Le frère de mon grand père avait fait construire une grande villa juste à côté avec une communication entre les deux jardins si bien que je fréquentais beaucoup mes petits cousins plus âgés, l’un surtout qui m’initiait à la pèche au bar en bord de mer donc de la plage (le surf-casting).

Ce cousin était très brillant je l’admirais car il avait eu son bac à 16 ans et fait de brillantes études de médecine tout en étant militant syndical à l’UNEF, directeur de « Tribune étudiante » en 1968 puis membre du PSU. Fondateur du Syndicat de la médecine hospitalière, chef de service en Pneumologie à la Salpétrière, il a écrit un certain nombres d’ouvrages scientifiques (comme moi !), mais en plus des livres de cuisine sans images; (son dernier est sur le quinoa) ce qui lui valu de passer souvent à la télévision (pas moi ! Il faut que je me mette à écrire des livres de cuisine) comme dans l’émission de Bernard Pivot. Très éclectique, Il a aussi écrit des comptines pour enfants comme  » Toc toc es-tu là ? » et Chansons pour nos chatons n° 6. Professionnellement il a été réquisitionné et envoyé sous Chirac en Irak pour opérer Sadam hussein à l’époque grand ami de la France. Mais lorsque j’ai chopé une pneumonie à la fin des années 1990, je ne suis même pas allé le voir pour qu’il me soigne. Comme quoi l’adage se vérifie toujours : les cordonniers … Mais revenons au vacances

Je passais donc des vacances très agréables m’étant fait en plus des copains dans le quartier avec qui je passais aussi beaucoup de temps. Le moment fort dans la semaine était le concours de château de sable du Figaro (journal que lisait assidûment mon grand père). L’un de mes copains très doué en tout gagnait presque à chaque fois et moi rarement; aussi avec les années possédait-il une quantité faramineuse de jouets qu’il me prêtait gracieusement.

La fin du mois d’août et une partie de septembre je le passais chez mes autres grands parents à Flers dans l’Orne où ils vivaient dans une grande demeure de Maître dotée d’un grand parc arboré. Mon grand père maternel avait gagné un peu d’argent comme charcutier et avait acheté cette grande propriété et la cour Langlois attenante, cours privée ou il possédait et louait une dizaine de maisons, il louait en plus un très grand grenier à un club de judos qui y avait installé son tatamis et des dépendances à un commissaire priseur où se déroulait des ventes aux enchères.

Un très grand espace donc dans lequel je pouvais m’éclater avec mes cousins qui y séjournaient aussi. Une des distractions était d’aller voir des gens faire de ski nautique sur un étang situé dans le château de Flers voisin et surtout les voir tomber. Bien plus tard en Algérie, j’ai tenté ce sport en mer, mais je n’ai jamais réussi à sortir de l’eau donc je ne suis jamais tombé. Le principal souvenir est celui des galettes de Sarazin que notre grand mère nous servait pendant plusieurs heures le vendredi jour où il fallait faire maigre comme dans toute bonne famille catholique à l’époque. Ces galettes étaient succulentes et, « Madeleine de Proust », j’ai récemment retrouvé le même goût dans les galettes préparées par un crêpier de Saint Enogat (quartier de Dinard) en Bretagne. J’avais aussi une copine, la fille d’un des locataires de la cour qui avait mon âge et avec laquelle je passais mes journées et, preuve que le monde est petit, elle habite maintenant au Mans ou je la rencontre de temps en temps.

 



Pékin et la cuisine
4 février, 2017, 16 h 35 min
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En ce qui concerne l’aspect culinaire, nous nous régalions tous les trois de la cuisine chinoise sans renouveler toutefois l’épisode de la cuisine de rue, donc dans des vrais restaurants. Nous ne savions pas toujours la nature de ce que nous mangions mais dans la mesure où notre palais était satisfait, cela nous suffisait. Pour remercier les collègues chinois qui nous avaient si chaleureusement accueillis nous les avons invités à diner dans un palace à proximité de notre casernement. Dans un salon privé avec une serveuse à notre disposition, on nous a servi un repas pantragruélique composés de plats différents sur un plateau tournant au milieu de la table avec l’éternel poisson rouge au centre. A la fin du repas je suis allé payer m’attendant à une facture conséquente, et en fait je n’ai payé qu’environ 200 Yuans (environ 20 euros) et encore en sortant ils m’ont rendus de l’argent car il y avait une erreur dans la note.

En particulier, sur les conseils de la collègue chinoise, nous sommes allés au moins deux fois dans les fameux grands restaurants de Pékin où ils servent uniquement du canard laqué. C’est exceptionnel d’une part du fait du cérémonial lors de la cuisson puis lors de la découpe de l’animal devant le client et ensuite par la qualité du met qui n’a rien à voir avec  ce que l’on nous propose dans les restaurants asiatiques en Europe. Le deuxième plat conseillé par le guide du routard était la fondue pékinoise.

Nous sommes donc allés la déguster dans un restaurant situé au dernier étage d’un grand magasin ce qui semble fréquent à Pékin. Suite à notre commande un peu laborieuse dans la mesure où le personnel ne parlait pas anglais, on nous apporta tout d’abord plusieurs gamelles remplies de liquide de couleurs différentes ce que j’ai pris pour des soupes et affamé j’ai attaqué la première lorsque le personnel est arrivé affolé car j’étais en train de consommer le bouillon qui devait servi à cuire les aliments, légumes, viandes et poissons que l’on nous a apportés par la suite. La serveuse est restée ensuite à nos côtés tout au long du repas pour nous éviter d’autres bourdes et pour nous conseiller car les éléments de ce plat se consomment suivant un ordre bien précis. Nous étions un peu ridicule, les autres convives nous observaient attentivement espérant une autre bourde, cela aurait pu être génant mais nous ne sommes pas très connus à Pékin !

J’avais pris un hôtel avec piscine mais qui démarrait au 6 eme étage d’un building, ne voyant pas trace de piscines dans les étages et souhaitant nous rafraîchir, on nous indiqua qu’elle était située au troisième sous-sol; nous nous sommes enfoncés dans la terre et nous nous sommes rapidement baignés dans cette piscine aveugle mais sans y séjourner car c’était un peu glauque. Par contre nous disposions d’un appartement complet avec deux chambres, un salon-salle á manger, une cuisine avec l’incontournable cuiseur à riz et une grande salle de bain douche à l’asiatique, la pomme de douche étant au centre du local et en se lavant on lave aussi la salle de bain (c’est fréquent en Asie).

Cette fois notre mission en chine et ces quelques jours de vacances pour ma femme à Pékin étaient terminés. Les autres jours elle travaillait comme profs au rythme de la Chine donc du matin jusqu’au soir, alors que moi et mon fils étions en vacances et dépensions l’argent qu’elle gagnait dans la journée ! L’avion nous a ramené sans encombre jusqu’à Paris puis le TGV jusqu’au Mans. Nous sommes arrivés très tard dans notre maison et au matin une apparition, une jeune et merveilleuse étudiante ukrainienne blonde à souhait est descendue du second étage; elle avait été logée en notre absence chez nous par un collègue de l’Université dont c’était la spécialité (l’importation d’Ukrainienne). Ma femme n’a pas voulu la garder, quel manque de compassion !

 



Pékin dernière étape
28 janvier, 2017, 11 h 50 min
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Nous allions faire la plupart de nos courses au Carrefour du coin si l’on peut dire; en fait, il fallait prendre un taxi en utilisant la fiche en chinois adéquate, sauf que comme il y avait plusieurs magasins Carrefour dans la ville, c’était à la discrétion du taximan et j’étais souvent un peu perdu et même une fois complètement. J’étais rentré dans un magasin d’informatique qui ne payait pas de mine mais en fait, c’était une grande surface à la chinoise tous les bâtiments étaient reliés entre eux et sur plusieurs étages et lorsque j’en suis sorti, après avoir beaucoup marché car je cherchais un Iphone, je me suis retrouvé dans un autre quartier et, là encore, c’est grâce à mes fiches en chinois et à un autre taxi j’ai pu rentrer dans ma caserne.

 

Friand de marché nous étions un peu déçu de ne pas en rencontrer lors de nos pérégrinations dans la ville et ce n’est que le dernier jour de notre séjour que nous avons découvert qu’en passant au travers d’une ouverture pratiquée dans le mur d’enceinte de notre camp militaire, on arrivait dans une sorte de quartier délabré et dans la rue principale se tenait un marché de produits alimentaires très typique avec beaucoup de nourriture vivante, mais devant prendre l’avion pour Pékin le lendemain il était trop tard pour nous y approvisionner.

 

Le jour suivant les chauffeurs de l’établissement devaient nous emmener à l’aéroport dans la matinée et nous avions vidé l’appartement. Ils arrivèrent avec du retard et de plus ils avaient un copain à emmener, bref avec les embouteillages ils nous ont fait rater l’avion. Tout devint alors compliqué heureusement mon fils parlant mieux anglais que moi et nos accompagnateurs ont réussi à nous trouver des places dans l’avion du lendemain et il ne leur restait plus qu’à nous ramener à l’appartement, à contacter le gardien pour le faire réouvrir et à nous réinstaller pour y passer la nuit.

 

Il fallait aussi repousser d’un jour la réservation de l’appart-hotel à Pékin et celle du véhicule qui devait nous y conduire, heureusement qu’il y avait le Net. Tout cela nous avait fait perdre une journée et nous n’étions pas très satisfait, car il nous restait peu de temps pour visiter Pékin, la Cité Interdite, les hutongs, la grande muraille, les tombeaux des Mings, etc. Nous avons quand même réussi à tout voir, j’avais loué un véhicule avec chauffeur qui nous a emmené à un télécabine nous permettant d’accéder sans trop de difficultés au chemin de ronde de la muraille; malheureusement il y avait du brouillard et c’était moins spectaculaire que sur les photos. Nous avons visité au pas de course la Cité Interdite avec une guide chinoise qui ne parlait qu’anglais et comme mon épouse ne parlait pas cette langue et moi pas (pourtant j’ai écrit des centaines de pages dans cette idiome)  mon fils nous traduisait les commentaires. Enfin la visite de hutongs fut très agréable sauf pour le conducteur de vélopousse qui suait à grosses gouttes…



Toujours en Chine, les tigres et les Russes
21 janvier, 2017, 11 h 21 min
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Notre grande sortie fut de se rendre dans une sorte de zoo dans lequel il y avait au moins une centaine de tigres de Sibérie en liberté que nous avons parcouru dans de vieux bus grillagé et brinquebalant sur des pistes défoncées puis à pied circulant dans des couloirs grillagés, les tigres nous regardant passer en se léchant les babines car la dernière partie de l’attraction consistait à regarder les tigres chasser puis dévorer un animal poule, canard, mouton voire vache financé par les spectateurs. Notre groupe n’était pas très généreux et c’est un pauvre canard qui fut introduit dans l’arène face à une douzaine de tigres affamés. Son existence fut de courte durée bien qu’ayant trouvé une grande mare pour ce réfugier, il plongeait lorsqu’un tigre s’approchait jusqu’à ce qu’il fasse surface devant la gueule de l’un d’entre eux; il fut dévoré séance tenante par le plus gros et le plus âgé des tigres (respect de la hiérarchie) pour la plus grande joie des spectateurs chinois et à notre grand étonnement car ce genre de spectacle assez cruel n’est pas très répandu en occident, encore que la tauromachie…

 Nous nous étions dit que la solution pour visiter la région était peut être de prendre le train, nous nous sommes rendu un soir à la gare afin de voir les possibilités, mais nous avons vite compris que cela n’allait pas être possible autour de la gare il y avait plusieurs milliers de chinois qui attendaient pour prendre un billet et une telle queue nous a dissuadé. Il était dit que nous ne pourrions jamais visiter la campagne environnante, juste y jeter un coup d’oeil d’avion.

Au bout de quelques semaines l’un de nos fils nous a rejoint c’est lors du déplacement à l’aéroport que je me suis lié avec le chauffeur de taxi, l’avion ayant au moins deux heures de retard pour le faire patienter nous avons joué à des jeux d’adresse sur mon iPhone, les chinois sont très joueurs et il s’est passionné pour ces jeux ce qui nous a fait oublier la longue attente. Mon fils numéro 4 est enfin arrivé et une fois installé nous l’avons emmené au bord du fleuve Sungarrhi un affluent important du fleuve amour afin de visiter « le petit Paris » une rue piétonne bordée d’immeubles d’inspiration russe spectaculaires des années 1900.

Nous avons aussi traversé le fleuve une première fois en bateau très coloré pour visiter des datchas en bois reliques de l’occupation par les russes et une deuxième fois en télécabine pour aller visiter un musée de glace. En effet la ville d’Harbin au climat très contrasté (très froid en hiver et très chaud en été) est célèbre pour son festival de glace. En hiver lorsque le fleuve est gelé des milliers d’ouvriers construisent des monuments spectaculaires en glace prélevée dans le fleuve. Par contre ce qui étonnait mon fils, c’était le fait que les promeneurs nous dévisageaient dans la rue car les occidentaux étaient rares dans cette ville. On nous prenait souvent pour des russes et nous devions préciser nos origines françaises. En parlant de Russe, nous sommes allés un soir manger dans l’un de ces restaurants installé dans les locaux de l’ancien consulat dont la décoration était impressionnante, en particulier des jeunes filles blondes et bien en chair en costume traditionnel, très certainement de la même nationalité, placée dans les angles n’intervenaient pas dans le service faisaient donc indubitablement parties du décor.

 



Séjour en Chine lors duquel je parle de cuisine et de promenade
14 janvier, 2017, 11 h 59 min
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Un soir nous avons voulu expérimenter la cuisine de rue, les cuisiniers faisant griller de la viande sur des barbecues improvisés, qui nous rappelait ce que nous avions connu au Maroc. En fait l’origine des viandes grillées me semblait douteuse et dans l’un des sandwichs j’ai reconnu un squelette de rat (animal que j’avais plusieurs fois disséqué lors de mes études). J’ai laissé mon épouse se régaler et j’ai pris un autre sandwich dont le contenu ne me rappelait rien. Nous n’avons pas renouvelé cette expérience et les autres soirs nous sommes allés manger dans des restaurants plus conventionnels. Le problème était que les menus étant en chinois, il était souvent difficile de commander encore que souvent il y avait des photographies des plats proposés quand ce n’était pas des sculptures de plâtre en 3D. Souvent nous avions des difficultés à finir les plats excellents mais trop copieux. Heureusement mon épouse avait repéré que les autres convives repartaient avec leurs restes dans des « doddy bags »; elle réussit à expliquer ce souhait aux serveuses en parlant chinois avec les mains et ainsi nous avions largement de quoi manger les jours suivants.

Dans le cadre de la formation de ses étudiants chinois qui devaient venir en France prochainement nous avons eu l’idée de les initier à la cuisine française et de leur apprendre à manger avec une fourchette. J’étais chargé d’organiser cela un week-end; j’ai donc préparé un rôti avec des pommes de terre qu’ils ont tous mangé de bon cœur avec les fourchettes que je leur avais achetées chez Carrefour bien sûr !

Pour me déplacer dans cette ville où presque personne ne parlait anglais (et moi pas très bien !), j’avais trouvé une solution, les taxis, et pour les utiliser, j’avais fait préparer à la collègue chinoise de mon épouse, prof de français, des petites fiches avec des destinations écrites en chinois que je présentais au chauffeur. Cela marchait à condition que le chauffeur sache lire !

 Pour simplifier, j’avais fini par recruter un chauffeur que je payais au forfait à la journée ou à la demi-journée. Nous avions sympathisé en jouant à des jeux d’adresse sur mon iPhone lors d’une longue attente. Il conduisait avec des gants blancs (la classe!) et il me faisait une faveur en laissant les grilles de sa cage ouverte alors que je montais à l’avant. En effet à l’intérieur des taxis les chauffeurs étaient enfermés dans une sorte de cage munies de gros barreaux, très certainement pour les protéger d’éventuelles agressions.

 L’autre problème était qu’il ne pouvait conduire que durant 8 h hors pour sortir de la « petite » ville et revenir il fallait, compte tenu des embouteillages, plus de 8 h aussi nous n’avons jamais vu la campagne. 



Suite de la mission en Chine
7 janvier, 2017, 12 h 11 min
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Nous nous sommes ensuite installés dans notre appartement de fonction ou plutôt celui de mon épouse puisque je n’avais aucune fonction dans cette mission, hormis celle de porteur de valise. Pour une fois ce n’était pas moi la vedette, j’allais devoir m’y faire! Mon épouse partait tôt le matin évitant quand même la séance de gymnastique commune au bas de l’immeuble. Impressionnant de voir toute une communauté de personnel administratif et enseignant s’agiter en rythme dans la fraîcheur relative du matin. Nous étions à Harbin, petite bourgade à la mode chinoise de 10 millions d’habitants, au climat  continental très contrasté puisqu’il faisait plus de 30 °C l’été et au dessous de – 20°C pendant plusieurs mois en hiver. Aussi cette ville est célèbre pour son festival de sculpture sur glace au mois de janvier. Nous étions en été toutefois comme ils conservent les plus belles réalisations dans un local réfrigéré (sorte d’immense congélateur), nous avons pu  nous rendre compte, en les visitant habillés en esquimaux de l’importance et de la splendeur de ces réalisations.

Je passais donc mes journées dans l’appartement comme homme au foyer (ménage, vaisselle, etc.); heureusement il y avait un ordinateur mis à notre disposition par l’université avec un clavier qwerty donc utilisable par un étranger. sur cet ordinateur j’ai rédigé une grande partie de mon second ouvrage, le troisième est en cours de rédaction (un peu de publicité, cela ne fait de mal à personne); par contre difficulté, l’accès au WEB était limité et de temps en temps mes recherches étaient bloquées avec un avertissement en chinois que je ne comprenais pas, mais je me doutais bien que cela ne devait pas être très aimable. Pourtant d’après l’un des étudiants chinois  qui me dépannait lorsque que j’avais des problèmes avec l’ordinateur chinois, il était beaucoup moins bloqué que ceux qu’il avait droit d’utiliser sur le campus, aussi venait-il souvent chez nous l’utiliser. Très sympathique, il est toujours au Mans, terminant une thèse en acoustique et je le croise souvent sur le campus.

Au début de notre séjour comme nous étions sur le campus nous sommes allés manger plusieurs fois au restaurant universitaire afin de nous rapprocher des étudiants mais surtout par curiosité. C’était assez particulier comme organisation, il y avait des dizaines de cuisinières chinoises qui proposaient dans de petits stands leurs cuisines qu’il fallait ensuite payer à une sorte de comptable puis naturellement manger avec des baguettes. Mais en dehors du bol de riz on ignorait ce que l’on mangeait aussi bien en ce qui concerne les légumes que la viande ou le poisson. Au bout de quelques jours nous nous sommes un peu lassé de la cuisine du RU et je suis allé faire quelques courses au carrefour du coin afin de retrouver des saveurs plus occidentales; d’ailleurs de temps en temps, en ville, pour éliminer mes angoisses d’étranger entouré de millions de Chinois, j’allais me promener dans un Carrefour, ce qui ne me viendrait pas à l’idée en Europe.



Mission en Chine
30 décembre, 2016, 17 h 19 min
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Cette fois, je jouais le rôle d’accompagnant, car c’est mon épouse qui était missionnée par l’université pour enseigner le français en Chine. Je vous explique : ayant élevé beaucoup d’enfants,  elle eut le droit de prendre sa retraite avant soixante ans. Ne souhaitant pas rester inactive (ce n’est pas son genre), elle sauta sur l’occasion lorsque mon directeur et ami lui proposa d’enseigner le français à des jeunes chinois venant poursuivre leurs études à l’Université du Maine. Comme elle possédait un diplôme de français langue étrangère, elle avait toutes les compétences pour intervenir dans ce type de formation elle fut aussitôt embauchée et s’éclata dans cette fonction.

Après plusieurs années d’intervention au cours desquelles elle du jouer avec différents statuts pour pouvoir enseigner comme s’inscrire comme étudiante en première année de biologie alors que j’enseignais encore dans ce service. C’était une stratégie du directeur de la Faculté des Sciences qui lui permettait d’employer discrètement des retraités vacataires indispensables au fonctionnement de cette formation au français pour étudiants étrangers dans laquelle personne n’était titulaire. Après quelques années de bons et loyaux services, la responsable lui proposa d’aller enseigner le français en Chine à des étudiants d’une école polytechnique qui avaient été sélectionnés pour venir suivre une formation en acoustique au Mans.

 L’occasion était trop belle, elle a accepté bien que n’aimant pas les voyages en avion à condition que je puisse l’accompagner. Nous avons préparé ce voyage qui devait nous emmener jusqu’à Harbin une ville chinoise située dans le nord près de la Sibérie. Pour l’obtention du visa les délais étaient un peu justes et pour accélérer la procédure, sur les conseils de la responsable du Mans, il fallait prévoir un petit cadeau (un parfum) pour la personne chinoise à l’accueil du consulat; heureusement car cela nous a évité de faire la queue dans une très longue chaîne de postulants qui s’égrenait  sur le trottoir dès l’aube, sachant que la plupart n’allaient même pas pouvoir rentrer dans le consulat nous avait expliqué le planton. Grace à notre passe-droit à 11h nous avions déposé nos passeports et dans l’après-midi nous les avions récupérés avec les visas.

C’était l’année de l’exposition universelle à Shanghai et l’université nous avait pris des billets avec escale dans cette mégapole; la correspondance pour Harbin était dans un autre aéroport. Nous avons pris un taxi qui pour un prix forfaitaire en dollars nous a transporté juste en face ! Ce n’était pas la première fois que je me faisais arnaquer par un taxi, mais l’important, c’était d’avoir notre correspondance, en fait nous étions en avance car il fallu attendre plus d’une heure assis dans l’avion le décollage, sans information car nous étions sur une ligne intérieure et les infos n’étaient données qu’en mandarin et nous étions les seuls étrangers dans l’avion. Pour nous faire patienter, au bout d’une heure, on nous a servi un début de repas que l’on nous retira aussitôt car le décollage était imminent.

Nous étions un peu inquiet mais, malgré le retard important, notre comité d’accueil (les profs de français et un bus de l’université avec chauffeur) était encore présent à l’arrivée. Ils nous ont conduits dans un camp militaire où était située l’école d’ingénieur et nous ont installés dans un appartement de fonction dans une cité de style soviétique.

 Le lendemain nous fumes officiellement reçu par le recteur de l’université en présence d’un collègue chinois professeur d’acoustique au Mans qui nous servait d’interprète. Ils nous emmenèrent ensuite déjeuner dans un grand restaurant coréen où l’on nous installa autour d’une grande table ronde au plateau tournant et au centre de laquelle trônait un poisson rouge dans son bocal. Les mets étaient disposés tout autour et il fallait les attraper avec des baguettes lorsqu’ils passaient à proximité sans vraiment savoir ce qu’il y avait dans les plats. Dans la mesure où nous étions friands de cuisine asiatique cela ne nous a pas posé de problème. Par contre à la fin du repas nous n’avons pas répondu comme il fallait aux toasts (kampé) portés par les participants mais dans le potage à cause du décalage horaire l’absorption de multiples petits verres d’alcool de riz n’était pas notre tasse de thé, si je puis dire.



Où il est question de bain de mer et de piscine !
23 décembre, 2016, 17 h 46 min
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J’avais cette fois épuisé toutes les possibilités de loisirs sportifs à ma portée. Il ne me restait plus que le fauteuil devant la télé, ce que je pratique de temps en temps mais j’ai horreur du sport à la télé, surtout le football; toutefois je regarde une fois par an le tournoi de tennis de Rolland Garros dans la mesure ou j’ai beaucoup pratiqué. Afin de pouvoir continuer à marcher, j’ai quand même réagi en me faisant opérer des deux hanches devenant une sorte de bioman, mais cela n’a pas tenu très longtemps. Si durant quelques mois j’ai presque marché comme un jeune (c’est une expression, car je n’ai vendu que mon corps au chirurgien et non mon âme au diable !), malheureusement, trop sûr de moi, à l’université, traversant trop rapidement les voies du tramway au niveau du quai où la marche est haute, je l’ai ratée, la marche ! Par contre, moi je me suis pas raté. Je me suis éclaté le nez et le pied droit en particulier le gros orteil qui plusieurs années après me fait encore souffrir.

Comme activité sportive il ne me reste plus que la natation que je pratique essentiellement en mer (je n’apprécie pas l’ambiance confinée et très bruyante des piscines couvertes pleines de salles gosses et de chlore),  donc dans la Manche sur la côte nord de la Bretagne où l’eau est bien fraîche (cela revigore et ma combinaison naturelle me protège du froid !).

J’y ai acheté une petite maison mais dans un lieu d’exception, la station balnéaire de Dinard, à quelques centaines de mètres de la plage du Prieuré. L’ennui avec cette côte, c’est que la mer se retire deux fois par jour, heureusement il y a une piscine naturelle ouverte dont l’eau se renouvelle à chaque marée haute; sauf que lorsque je l’ai testée, j’ai découvert que s’il était facile d’y entrer,  il était plus difficile d’en sortir car les vieux barreaux rouillés des échelles fixées dans les murs du bassin n’étaient pas du tout adaptés aux vieilles personnes un peu fortes qui ont du mal à lever les jambes comme moi. Aussi j’en ai informé madame la mairesse qui m’a promis de résoudre rapidement ce problème.

Malheureusement elle a perdu les élections (droite molle contre droite dure) et j’ai renouvelé ma demande à la nouvelle mairesse qui dans l’enthousiasme de son élection à répondu, elle aussi, favorablement à ma demande et l’été suivant une nouvelle échelle dont elle m’avait envoyé les plans (j’aurais du regarder de plus près car les marches sont étroites et non rainurées donc glissantes) a été installée dans la piscine du Prieuré. Je peux donc maintenant me baigner tous les jours même à marée basse, toutefois l’eau reste fraîche dépassant rarement 20 °C.



La fin du golf
17 décembre, 2016, 18 h 37 min
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Nous participions, mon collègue et moi, de temps en temps à des compétitions régionales de golf en équipe dans lesquelles nous formions un duo, mais j’étais souvent responsable des défaites. Après plusieurs années nous avons tous les deux atteint la première série mais lui avant moi bien sûr. J’avais vraiment trouvé le sport idéal, pas d’adversaire comme au tennis au golf, on joue contre soi, la présence des autres joueurs n’intervient pas dans votre score ou vos résultats, ils ne sont là que pour vous accompagner mais lors des compétitions vérifier quand même que vous respectez bien les règles conçues par les écossais, il ne faut jamais l’oublier. Par exemple, que fait-on quand les glaçons du whisky se sont répandus sur le green et empêchent d’atteindre le trou attendre qu’ils fondent pourrait être une solution mais en Écosse cela peut être long et je n’ai pas vérifié mais je crois que l’on peut les enlever ! Comme il est très facile de tricher au golf les partenaires sont là aussi pour l’éviter surtout lors des compétitions, bien qu’un joueur de golf se doit d’avoir une certaine éthique. Enfin c’est un sport très sécurisé compte tenu de la quantité de médecins et de chirurgiens présents sur le terrain. Toutefois cela reste un  sport dangereux dans la mesure où c’est le sport où il y a le plus de décès en compétition (compte tenue de l’âge des compétiteurs) !

 Malheureusement comme toutes les belles histoires, elle ne finit pas très bien alors que j’avais trouvé un sport convivial dont j’allais pouvoir intensifier la pratique en retraite, j’ai été rattrapé par une maladie handicapante, l’arthrose des hanches. Mais avant d’être identifiée, j’ai commencé par boiter à cause d’une douleur lancinante au niveau du pied droit qui m’empêchait de marcher dont l’origine semblait être le tendon d’Achille; on m’a fait porter des semelles orthopédiques sans résultat, puis on m’a fait des infiltrations me soulageant pendant quelques semaines. J’ai dû ensuite marcher avec une canne, mais avec une canne, le swing de golf était difficile, aussi j’ai dû abandonner ce sport.

Que me restait il comme activité sportive ? Parmi les propositions du SUAPS, il y avait le billard français et j’y avais un peu joué dans ma jeunesse. Je me suis donc inscrit à ce cours qui se déroulait dans une salle de billards des bords de Sarthe qui faisait aussi karaoké. C’était moins physique que le golf ou le tennis et sûrement moins bénéfique pour ma santé à cause du whisky et des cigares. J’ai découvert que c’était encore plus difficile à apprendre que le golf et je n’ai pas renouvelé mon inscription l’année suivante.

 


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