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Le directeur de mon Ehpad !
18 septembre, 2021, 9 h 51 min
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Très jeune, moins de trente ans, au départ je n’avais pas trop apprécié son attitude car il m’avait un peu fait chanter en m’obligeant à rester au minimum deux mois dans son Ehpad. C’était la condition si je voulais y entrer, après négociation, au début c’était six mois obligatoire, j’ai été obligé d’accepter le minimum de deux mois à 3200 € par mois qu’il a fini par me proposer, heureusement que j’ai une grosse retraite.

Pas très convivial

Il n’était pas très convivial restant très distant vis à vis de ses résidents, mais c’était peut-être une façon de se protéger et une condition de sa tranquillité, d’autant plus qu’il ne faut mieux pas, dans ces établissements, s’attacher à ses clients car ils ne sont que de passages. Ce n’était pas un humaniste, il semblait inquiet, certainement préoccupé comme tous ses collègues par la gestion financière de son Ehpad, il devait très certainement rendre des comptes précis et positifs à la maison mère, s’il voulait conserver son emploi. Il avait perdu beaucoup de clients avec la crise du covid alors qu’il venait d’être nommé, ce n’était pas bon pour son bilan financier.

Probléme de caution !

Il avait eu du mal à me rendre ma caution avec un retard de plus d’un mois par rapport au contrat que j’avais signé, accusant son service comptable comme responsable de ce retard ! Mais comme il ne m’avait laissé que 5 minutes pour signer le chèque de caution à l’entrée, j’ai trouvé qu’il était un peu léger sur les délais. 

 Protestation des familles !

Une protestation des familles au niveau national contre l’abus de pouvoir des directeurs d’Ehpad est en cours ; on  leur reproche une atteinte aux droits fondamentaux des résidents concernant : la réalisation de tests de dépistages excessifs et sans consentement, le maintien non justifiée de restrictions des sorties pendant les périodes de confinement, voire la mise en quarantaine anticipée. Je l’ai subie comme les autres résidents, mais aussi des restrictions sur les visites des proches à cause du Covid (une heure, une fois par semaine pour voir mon épouse, avec une quarantaine de deux jours pour tout ce qu’elle m’amenait). Heureusement, j’avais trouvé une astuce pour ne pas perdre le contact avec ma famille et mes amis consistant à les rencontrer discrètement à travers le grillage au fond du jardin.

Pire à la clinique

C’était pire à la clinique à cause du covid où pendant un mois, je n’ai pu voir mon épouse  et mes nombreux enfants que par la fenêtre de ma chambre alors qu’ils étaient sur le parking en contrebas à 200 m. Et quand ma femme venait m’apporter du linge propre, j’entendais juste sa voix dans le couloir mais je n’avais pas le droit d’ouvrir la porte ni de lui parler ! Pas bon pour le moral, mais psychologiquement je suis solide !



Plus jamais de bisous !
11 septembre, 2021, 10 h 36 min
Classé dans : Non classé

 

 

Le covid a parfois des effets positifs ! Grâce à la distanciation sociale, imposée par le gouvernement pour réduire la contagion, les bisous ont été interdits. Fini cette relation théoriquement amicale mais  pénible, la bise, consistant à poser ses lèvres sur les joues de ses relations, sa femme au réveil, ses enfants le soir avant de les coucher, les collègues de travail le matin en arrivant au boulot, les invités lors des soirées, et surtout les vieilles tantes trop parfumées aux joies fripées et leur bisous baveux écœurants.

Un dilemme

Le dilemme du nombre est maintenant résolu, plus de bises. Précédemment le problème se posait à chaque rencontre d’une personne de l’autre sexe : combien de bises ? Il y avait celles, directes, qui vous annonçaient tout de suite : « Avec moi, c’est trois ! », alors que certaines retiraient leurs joues après la première bise et que d’autres tendaient l’autre joue.

De  nouveaux geste

Pour remplacer cette sorte de coutume relationnelle ancestrale entre humains, des gestes de remplacement ont été inventés. Le plus classique est le coup de coude pas franchement chaleureux mais très répandu surtout entre les hommes politiques remplaçant la fameuse poignée de main, mais la symbolique est différente, voire inexistante. A une époque la poignée de main permettait de montrer à son interlocuteur que l’on était sans arme. Plus récemment c’était une pratique incontournable de l’homme politique qui en usait abondamment en direction de ses électeurs potentiels. Pour avoir siégé plusieurs années dans un conseil d’administration dans la Sarthe, le politique de service, jeune député, puis président de région, sénateur, ministre et enfin premier ministre, je vous laisse deviner qui, s’appliquait à serrer toutes les mains avant chaque séance, mais rassurez vous je n’ai pas voté pour lui.

Le poing cogné

Le Check ou  contact de poing à poing utilisé par les adolescents pourrait remplacer définitivement les autres contacts corporels entre individus même après la disparition de la pandémie. Si les deux variantes avec les coudes ou les pieds sont moins répandues, le  « Hand shake » ou poing cogné présente plusieurs avantages car très égalitaire : plus de guerre d’ego à celui qui sert le plus fort comme dans la poignée de main, plus de problème de genre, le même geste quel que soit le sexe et enfin plus de hiérarchie dans ce salut, le même pour tous, de l’employé au PDG.

Dans l’avenir

Dans l’avenir le contact humain rapproché sous forme de bises, de poignée de main ou d’accolade risque de ne pas revenir et d’un point de vue médical et de la transmission des maladies contagieuses, ce sera une bonne chose ! Ce tragique épisode de propagation pandémique du coronavirus aura servi au moins à cela. Ayant vécu de nombreuses années dans un pays où les salutations, les salamalecs, étaient incontournables, je reste  favorable au salut de la tête ponctué d’un « bonjour, ça va » que j’ai toujours pratiqué en gardant mes mains dans mes poches afin d’éviter tout contact.



Examen oral !
4 septembre, 2021, 10 h 19 min
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Ainsi l’une des dames très gentille,  « faisant fonction d’aides soignantes » qui s’occupait de moi était dans cette situation et a déjà échoué deux fois à l’épreuve orale trop stressée pour s’exprimer devant le jury ; elle va repasser les épreuves cette année mais elle n’y croit plus, j’essaie de l’encourager.

Examens oraux !

Je reconnais avoir de mon côté gentiment torturé à  l’ oral beaucoup d’étudiant et d’étudiantes, mais en essayant de rester équitable. Par ailleurs j’ai moi-même subi beaucoup d’examens oraux lors de mes études face à des professeurs mandarins dédaigneux qui étaient loin d’être agréables ; heureusement nous nous sommes rattrapés en mai 1968 en les rabaissant fortement. Mais  le temps a passé, c’est une vieille histoire après avoir combattu les profs d’université, j’en suis devenu un et j’ai essayé d’appliquer à moi même les exigences que nous leur demandions à l’époque, mais quand on est de l’autre côté de la barrière, c’est moins facile..

Aides  soignantes qui rodent la nuit

En ce qui concerne les aides soignantes, j’ai surtout beaucoup rencontré celles qui se promènent toute la nuit, qui errent dans les couloirs prêtes à bondir au moindre appel d’un ou d’une résidente. Je pense comme elles et comme mon collègue avec qui elles discutent quand il y a une petite pause dans leurs activités qu’elles devraient être secondées par une infirmière ce serait plus rassurant pour tous le monde. Après avoir obtenu de la bière fraîche à quatre heure pourquoi ne pas demander au directeur une infirmière de garde la nuit !

 



Les aides soignantes
28 août, 2021, 11 h 48 min
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Depuis cette histoire de covid, dans les médias, on parle beaucoup des aides soignantes et de leur rôle essentiel comme celui des infirmières dans les hôpitaux mais aussi dans les Ehpad. Les ayant fréquentées pas intimement, mais presque puisqu’elles m’ont vu habillé mais pas en smoking, en vêtement de nuit mais aussi pour certaines tout nu (celle qui intervenaient sous la douche) durant 2 mois. Je confirme que leur dévouement est exceptionnel, ce dont se félicitent d’ailleurs les politiques en leur ayant octroyé l’an dernier une prime, elle aussi exceptionnelle, mais renouvelée cette année à discrétion de l’employeur.  

Realité  sordide !

Mais tout cela cache une réalité plus sordide, parmi ces dames, un certain nombre ne sont pas titulaire du diplôme, le DEAS (diplôme d’Etat d’Aide Soignant) et rentrent alors dans le processus dit de la VAE (validation des acquis de l’expérience) et sont classées comme «faisant fonction d’aide soignante ». Elles bénéficient d’un CDD qui permet aux employeurs de moduler leur emploi en fonction des besoins et de limiter leur rémunération.

Personnel surclassé !

Les établissements considèrent ces personnes comme surclassées dans la mesure où elles assurent de façon très satisfaisante des fonctions essentielles depuis de nombreuses années pour la plupart, mais sans en avoir les qualifications car elles n’ont pas obtenu le diplôme (concept kafkaïen). Normalement le sur-classement dans un avion ou un hôtel est un avantage mais pas ici, dommage pour elles !

En fait sous classé !

Et financièrement elles sont par contre sous classées  avec un salaire médian de  10,15 € de l’heure soit en moyenne 1 650 € par mois. Celles qui sont titulaires ont une petite carrière avec un salaire qui voisine le smic malgré leur diplôme et avec une petite majoration lorsqu’elles travaillent de nuit. Mais compte tenu de leur rôle essentiel dans la vie de nos anciens, elles sont très mal rémunérées comme beaucoup de personnel de santé.

 



Loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement !
21 août, 2021, 8 h 46 min
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Cette nouvelle loi prévoit une revalorisation de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie), cette fois ouverte à tous mais dont le montant dépend quand même des revenus. Ainsi les bénéficiaires de l’APA touchant moins de 815,84 € par mois seront exonérés de participation financière au dépenses générées par le plan d’aide. De même les plafonds des plans d’aide seront augmentés. Les conditions de travail des aides à domicile seront améliorées, et un droit au répit pour les proches aidants sera mis en place, leur permettant de se reposer ou de dégager du temps, en finançant soit un remplacement, soit un accueil provisoire dans un établissement adapté. A côté de l’APA à domicile, il existe une APA en établissement dont le but est d’aider le résident à payer les aides et l’accompagnement liés à sa dépendance. Par contre les prestations relatives à l’hébergement sont à la charge du résident ou pris en charge par l’aide sociale. C’est là où cela coince le plus souvent vu les tarifs proposés par certains groupes, et je ne vise personne,  bien sûr !

La transparence

Au niveau des EHPAD un renforcement de la transparence et de l’information sur les prix sera pratiqué.  Ainsi dans la Sarthe l’EHPAD le moins cher se situe à Champfleur pour un prix de 1 582 € par mois et le plus cher est l’EHPAD Bérangère au Mans pour 3 498 €, Au Champ de l’Ormeau  le pris mensuel reste dans la moyenne des plus chers, on est rassuré !

La question de fond

Mais la question de fond n’est pas posée : est-ce que ce sont les Ehpad qui sont trop chers où les retraites qui sont trop faibles ? En ce qui concerne ces établissements le gouvernement souhaite une plus grande transparence et une meilleure information des usagers ! Est-ce suffisant, j’en  doute, accueilli en urgence, contraint et forcé, dans un établissement privé de ce type, dit de luxe, la facture a été salée, 3 200 € par mois avec une caution de 3090 €, c’était le seul établissement où il y avait de la place, mais à ce prix cela s’explique !

 



En guise de conclusion !
13 août, 2021, 10 h 50 min
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Une place dans une maison de retraite municipale coûte en province en moyenne plus de 2 000 euros par mois au résident ou à sa famille, mais cela peut être encore plus élevé, de 25 % dans la région parisienne par exemple, et naturellement beaucoup plus cher dans le privé. 

 C’est trop cher !

Sachant que la pension de retraite moyenne mensuelle, en France, est de l’ordre de 1 200 € pour les femmes et de 1 600 € pour les hommes, il est  impossible de financer de telles dépenses à moins d’avoir de grosses économies ou plein de bijoux ou encore de vendre sa maison, ce qui est malheureusement la plus part du temps l’unique solution. C’est un vrai problème de société et notre actuel président s’en était inquiété lors de sa campagne électorale, promettant (une promesse de plus) de présenter dans la deuxième moitié de son quinquennat un projet de loi « visant à rendre les maisons de retraite plus accessible à tous les français et en particulier aux classes moyennes », on y est mais il n’a rien fait ! Il faudrait qu’il se dépêche car son quinquennat touche à sa fin, en améliorant les conditions d’accueil dans les Ehpads ce serait l’occasion de motiver ses électeurs pour la présidentielle dont beaucoup sont des retraités !

Une première loi !

Précédemment en 2015 au niveau des Ehpad une loi, dite loi Hamon, a bien été promulguée mais elle se limitait à mettre fin à un abus scandaleux qui consistait pour ces établissements à facturer le mois entamé lorsque le résident les quittait de son plein grès ou involontairement en décédant. Petite arnaque sachant que dans la plupart des cas la chambre était relouée avec le paiement d’un mois d’avance aussitôt compte tenu des importantes listes d’attente, un double loyer, c’était donc tout bénéfice pour les établissements ! 

Nouvelle loi !

Il y a bien une loi en préparation englobant l’ensemble des problèmes posés par le vieillissement de la population et intitulée :  » Loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement » dont les moyens  financiers affectés seront conséquents d’après ce gouvernement ; elle va surtout favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, ce qui est bien sûr une démarche humainement positive, car la plupart des retraités dont je fais partie ne souhaitent pas rentrer dans un Ehpad, même par inadvertance. Moi qui en sort, je le déconseille et j’essaierai de ne pas y retourner tout en reconnaissant que la prise en charge de ces personnes âgées ayant perdu leur autonomie est très efficace et très bien assurée par le personnel. Mais si l’on peut l’éviter, il faut mieux rester chez soi le plus longtemps possible, la qualité de vie y est bien meilleure !



Arrivée du Covid !
6 août, 2021, 23 h 54 min
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Avec l’arrivée du Covid tout a changé,  une quarantaine de 7  jours, confinement dans les chambres où les repas étaient servis sur un plateau, plus le droit de sortir dans les couloirs ni dans le jardin. Alors qu’il me fallait beaucoup marcher, dans les quelques mètres carrés de la chambre c’était difficile, à moins de tourner en rond. Mais tourner en rond ne mène pas à grand chose ! L’après-midi était coupée par la visite de deux dames poussant leur chariot rempli de victuailles pour le quatre-heure, traditionnel dans ces établissements.

Une petite bière !

En dehors du thé, café ou chocolat et du classique jus d’orange, avec mon collègue, diabétique lui aussi, nous avions négocié d’avoir une petite bière beaucoup plus adaptée à notre état de santé et à notre moral. En condition normale nous allions de remps en temps la siroter au soleil dans le jardin, mais avec le covid seul dans nos chambres respectives, difficile de trinquer hormis de façon virtuelle en utilisant Face Time car nous possédions tous les deux un iPad  qui nous permettait de poursuivre en visio  nos discussions deux fois par jour.

Un  unique contact humain ! 

En fin d’après-midi le dîner était traditionnellement servi vers 18 h mais dans notre chambre comme le midi à cause de la quarantaine. La soirée se passait  devant la télé avec les visiteuses de l’équipe de nuit qui venaient prendre de nos nouvelles et avec qui je discutais quelques instants en fonction de leurs obligations et de l’appel des autres résidents. C’était important car c’était l’unique contact humain « en live », avec échanges, de la journée.

Une autorisation de sortie !

Toujours en quarantaine mais exceptionnellement après deux jours, ayant besoin de marcher car mon kinésithérapeute était interdit de séjour, j’ai obtenu l’autorisation de faire un tour dans le jardin accompagné de l’animatrice stagiaire ; je suis passé devant le piano sur lequel trônait la photo d’une vieille dame me rappelant que cet établissement  soi-disant de luxe est un mouroir, rappel à la triste réalité.  Dans le jardin après une petite marche, je m’asseyais au soleil et j’en profitais pour téléphoner à des amis que je prenais un peu en otage téléphonique pendant une vingtaine de minutes. Une méthode que j’avais initiée précédemment chez moi pour m’occuper l’esprit pendant les périodes de confinement lorsque j’étais sur mon vélo d’appartement. Mais qui était essentielle ici pour supporter ma solitude. Un grand merci à ceux qui y ont participé !

 



Les soins
31 juillet, 2021, 9 h 47 min
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Dans le cadre des soins inhérents à ma situation, le personnel infirmier me préparait mes médicaments et venait deux fois par jour vérifier matin et soir si je m’étais bien piqué le doigt pour vérifier ma glycémie et de temps en temps ils me piquaient eux même ce qui me permettait de changer de main.

Le kinésithérapeute venait me voir deux fois par semaine. Il était très sympathique et nous discutions beaucoup. Il  me faisait marcher dans les couloirs et monter une fois les escaliers car la salle dite de sport, mais réduite au minimum, était à l’étage et cette montée des marches valait exercice.  Il était  très satisfait de son patient et trouvait que par rapport à ses autres patients de l’Ehpad, je marchais très bien, c’était sûr, mais comme rééducation cardiaque, je trouvais que c’était un peu léger. Michel Drucker qui avait subi la même opération du cœur que moi semblait mieux suivi, si j’en crois ce qu’il racontait à la télévision ou ce que je lisais dans les journaux, mais je suis un peu moins connu ! Encore que depuis que j’écris des ouvrages à succès !

 Sartre le disait déjà « l’enfer,  c’est les autres ». Dans un Ephad cette sentence se vérifie en permanence. Depuis un mois, je vis entouré d’une population  très diversifiée mais dont le point commun est l’absence de communication avec les autres ; une situation que je n’aurais jamais envisagée il y a deux mois. Je n’ignorais pas l’existence de ces établissements qui rendaient service aux personnes âgées lorsqu’elles ne pouvaient plus vivre chez elles car ayant perdu leur autonomie mais surtout à leurs enfants qui se libéraient ainsi des contraintes imposées par leurs parents très âgés ! Avec ma sœur et mon frère nous avons fait de même en y plaçant nos parents.

Je savais déjà que ces établissements, très rémunérateurs pour  leurs actionnaires, n’étaient pas un exemple de probité (dans l’Ehpad où je résidais l’action était autour de 94 000 € pour un rendement de plus 4,5 %, c’était mieux que la caisse d’épargne mais avec un droit d’entrée plus élevé). Ceci expliquant les frais de séjour très  élevés et que  la gestion  financière se faisait principalement au détriment de la qualité de vie, plutôt de la fin de vie des résidents. 

 



Les repas !
23 juillet, 2021, 10 h 51 min
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Il faut savoir que dans les Ehpad les horaires des repas comme dans les prisons sont très contraignants, c’est l’un des nombreux points communs entre ces deux lieux de confinement ! Le petit déjeuner était un peu tardif vers 9 h alors que l’on nous avait réveillé très tôt, par contre le déjeuner était à midi et encore plus proche le dîner à 18 h sans compter le petit quatre heure bien sûr, avec boisson sucrée et petit gâteau sec. Tout cela rythmait ma journée comme celle des autres pensionnaires. Sur les plages horaires des repas, les résidents plus ou moins valides s’amassaient dans le hall devant la porte du restaurant où  s’accumulaient plein de chaises roulantes et de déambulateurs. Ceux qui marchaient encore sur leur jambe mais avec une canne (comme moi), attendaient assis dans les fauteuils du hall. 

Ambiance difficile !

Si le contenu du repas était la plus part du temps satisfaisant, l’ambiance était plus difficile à supporter. Entre les hurleurs ou hurleuses, ceux qui ne voulaient pas manger et qu’il fallait forcer et les convives de ma table qui ne parlaient pas ou très peu, c’était loin  d’une ambiance conviviale de copains et après quelques tentatives d’animation, je m’étais résolu à lire le journal durant le repas en évitant de trop regarder mon voisin d’en face atteint de sénilité précoce, qui tenait des discours incohérents; il  mangeait de temps en temps sa serviette en papier quand le repas tardait trop, la découpant soigneusement dans son assiette avec son couteau  et sa fourchette ; les autres mangeaient normalement mais certains de la nourriture broyée pour éviter les fausses routes. Je les plaignais car le soir de mon arrivée on m’avait fourni un tel repas que je n’avais pu avaler et dans la nuit j’avais fait une hypoglycémie.

Repas végétarien !

Depuis  lors du repas du soir basé sur la soupe que je refusais, on m’apportait parfois une entrée de remplacement, un reste du repas de midi, et souvent un plat principal un peu plus copieux que celui des autres mais souvent végétarien ; pour moi essentiellement carnivore car élevé dans une charcuterie ou l’on mangeait rarement des légumes, car c’était trop cher par rapport au reste qui ne coûtait rien puisque prélevé sur l’entreprise familiale « Tremblin père et fils ». 

Une petite bière !

Le dîner était donc très rapide soupe, plat de légumes et crème dessert. Du coup à 19 h 30 au maximum tous les résidents étaient couchés ou au minimum reconduit dans leurs chambres par les aides soignantes. Rebelles avec mon copain de 90 ans nous restions tous les deux à discuter dans le hall et de temps en temps une dame de service compatissante nous apportait discrètement une petite bière qu’elle empruntait discrètement à la réserve du directeur ce qui nous réjouissait et nous remontait le moral, d’autant plus que l’on en avait souvent une aussi pour le Quatre-heure ! L’effet secondaire a été pour moi le déclenchement d’une petite crise de goûte  et malchance mon médicament très efficace, le colchimax, était périmé. J’avais oublié les effets secondaires de cette boisson pourtant très agréable qui remplaçait avantageusement l’eau gazeuse Sodastream dont nous étions très  largement  abreuvé car c’était très économique.

 

 



L’Ehpad, la suite
16 juillet, 2021, 10 h 35 min
Classé dans : Non classé

 

Les activités de la matinée pouvaient alors commencer, mais enfermé dans une chambre de l’Ehpad, mon univers était très réduit. Seule l’écriture pouvait me permettre de m’évader sinon matériellement au moins virtuellement.

La salle de bain

Ensuite après avoir regardé un jeu : « Mot de passe » diffusé sur France 2 vers 10 h 30 et présenté par Laurence Boccolini afin de maintenir mon cerveau en éveil, et oui, c’est conseillé pour les vieilles personnes, je passais dans la salle de bain pour me laver et m’habiller en faisant très attention car la première fois, pour l’inauguration de ma salle de bain (des lieux dangereux que j’essaie d’éviter le plus possible), j’étais tombé, mes genoux m’avaient lâchés. sans pouvoir me relever.  J’avais du attendre longtemps pour que, après avoir tiré sur l’alarme, une équipe d’aide soignante arrive pour me relever, entre temps j’avais rampé jusqu’à la porte de ma chambre afin d’essayer d’appeler quelqu’un mais sans succès. Pour mon premier jour c’était un mauvais départ, mais du coup j’étais maintenant connu et à posteriori je me disais que l’idée de ma femme de retarder mon retour à la maison afin d’avoir des aides à ma disposition n’était pas si mauvaise.

La douche

Pour poursuivre sur le thème salle de bain, le jeudi arrivait une aide soignante très forte, à la fois  physiquement et  psychologiquement, m’annonçant comme un sergent major  dans une caserne : « A la  douche »  il ne me restait plus qu’à obtempérer, me  déshabiller  et tout nu dans la salle de bain me  laisser frotter le dos, et le reste, par cette dame autoritaire mais très serviable. C’est une expérience que je n’avais pas prévu de vivre à mon âge. Je lui avais proposé de me débrouiller seul mais ce n’était pas dans le protocole et elle tenait à maintenir  son emploi et tout compte fait le massage à la main puis au jet d’eau ce n’est pas désagréable, d’ailleurs  en  thalassothérapie on paye pour cela, mais on garde son slip ! Tout nu pour essayer de garder une contenance,  j’en étais réduit à raconter ma vie. J’ignore si cela l’intéressait, mais moi je trouvais cela plaisant et c’était le  principal ! Parler de soi, ce que je fais actuellement dans ce blog, il n’y a rien de plus intéressant, vous en conviendrez.

La couche

En fin de mâtinée,  il ne me restait plus qu’à m’habiller sans oublier d’enfiler une protection  (autrement dit une couche, j’avais eu quelques problèmes intestinaux au début de mon séjour) qu’une aide soignante m’apportait tous les matins pour que je ne l’oublie pas. Je me pliais à cette obligation rassurante, on s’habitue à tout, d’eux mois a porter des couches, j’étais réduit aux mêmes contraintes que les autres résidents


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