Un site utilisant unblog.fr

Toujours en Chine, les tigres et les Russes
21 janvier, 2017, 11 h 21 min
Classé dans : Non classé

Notre grande sortie fut de se rendre dans une sorte de zoo dans lequel il y avait au moins une centaine de tigres de Sibérie en liberté que nous avons parcouru dans de vieux bus grillagé et brinquebalant sur des pistes défoncées puis à pied circulant dans des couloirs grillagés, les tigres nous regardant passer en se léchant les babines car la dernière partie de l’attraction consistait à regarder les tigres chasser puis dévorer un animal poule, canard, mouton voire vache financé par les spectateurs. Notre groupe n’était pas très généreux et c’est un pauvre canard qui fut introduit dans l’arène face à une douzaine de tigres affamés. Son existence fut de courte durée bien qu’ayant trouvé une grande mare pour ce réfugier, il plongeait lorsqu’un tigre s’approchait jusqu’à ce qu’il fasse surface devant la gueule de l’un d’entre eux; il fut dévoré séance tenante par le plus gros et le plus âgé des tigres (respect de la hiérarchie) pour la plus grande joie des spectateurs chinois et à notre grand étonnement car ce genre de spectacle assez cruel n’est pas très répandu en occident, encore que la tauromachie…

 Nous nous étions dit que la solution pour visiter la région était peut être de prendre le train, nous nous sommes rendu un soir à la gare afin de voir les possibilités, mais nous avons vite compris que cela n’allait pas être possible autour de la gare il y avait plusieurs milliers de chinois qui attendaient pour prendre un billet et une telle queue nous a dissuadé. Il était dit que nous ne pourrions jamais visiter la campagne environnante, juste y jeter un coup d’oeil d’avion.

Au bout de quelques semaines l’un de nos fils nous a rejoint c’est lors du déplacement à l’aéroport que je me suis lié avec le chauffeur de taxi, l’avion ayant au moins deux heures de retard pour le faire patienter nous avons joué à des jeux d’adresse sur mon iPhone, les chinois sont très joueurs et il s’est passionné pour ces jeux ce qui nous a fait oublier la longue attente. Mon fils numéro 4 est enfin arrivé et une fois installé nous l’avons emmené au bord du fleuve Sungarrhi un affluent important du fleuve amour afin de visiter « le petit Paris » une rue piétonne bordée d’immeubles d’inspiration russe spectaculaires des années 1900.

Nous avons aussi traversé le fleuve une première fois en bateau très coloré pour visiter des datchas en bois reliques de l’occupation par les russes et une deuxième fois en télécabine pour aller visiter un musée de glace. En effet la ville d’Harbin au climat très contrasté (très froid en hiver et très chaud en été) est célèbre pour son festival de glace. En hiver lorsque le fleuve est gelé des milliers d’ouvriers construisent des monuments spectaculaires en glace prélevée dans le fleuve. Par contre ce qui étonnait mon fils, c’était le fait que les promeneurs nous dévisageaient dans la rue car les occidentaux étaient rares dans cette ville. On nous prenait souvent pour des russes et nous devions préciser nos origines françaises. En parlant de Russe, nous sommes allés un soir manger dans l’un de ces restaurants installé dans les locaux de l’ancien consulat dont la décoration était impressionnante, en particulier des jeunes filles blondes et bien en chair en costume traditionnel, très certainement de la même nationalité, placée dans les angles n’intervenaient pas dans le service faisaient donc indubitablement parties du décor.

 



Séjour en Chine lors duquel je parle de cuisine et de promenade
14 janvier, 2017, 11 h 59 min
Classé dans : Non classé

 

Un soir nous avons voulu expérimenter la cuisine de rue, les cuisiniers faisant griller de la viande sur des barbecues improvisés, qui nous rappelait ce que nous avions connu au Maroc. En fait l’origine des viandes grillées me semblait douteuse et dans l’un des sandwichs j’ai reconnu un squelette de rat (animal que j’avais plusieurs fois disséqué lors de mes études). J’ai laissé mon épouse se régaler et j’ai pris un autre sandwich dont le contenu ne me rappelait rien. Nous n’avons pas renouvelé cette expérience et les autres soirs nous sommes allés manger dans des restaurants plus conventionnels. Le problème était que les menus étant en chinois, il était souvent difficile de commander encore que souvent il y avait des photographies des plats proposés quand ce n’était pas des sculptures de plâtre en 3D. Souvent nous avions des difficultés à finir les plats excellents mais trop copieux. Heureusement mon épouse avait repéré que les autres convives repartaient avec leurs restes dans des « doddy bags »; elle réussit à expliquer ce souhait aux serveuses en parlant chinois avec les mains et ainsi nous avions largement de quoi manger les jours suivants.

Dans le cadre de la formation de ses étudiants chinois qui devaient venir en France prochainement nous avons eu l’idée de les initier à la cuisine française et de leur apprendre à manger avec une fourchette. J’étais chargé d’organiser cela un week-end; j’ai donc préparé un rôti avec des pommes de terre qu’ils ont tous mangé de bon cœur avec les fourchettes que je leur avais achetées chez Carrefour bien sûr !

Pour me déplacer dans cette ville où presque personne ne parlait anglais (et moi pas très bien !), j’avais trouvé une solution, les taxis, et pour les utiliser, j’avais fait préparer à la collègue chinoise de mon épouse, prof de français, des petites fiches avec des destinations écrites en chinois que je présentais au chauffeur. Cela marchait à condition que le chauffeur sache lire !

 Pour simplifier, j’avais fini par recruter un chauffeur que je payais au forfait à la journée ou à la demi-journée. Nous avions sympathisé en jouant à des jeux d’adresse sur mon iPhone lors d’une longue attente. Il conduisait avec des gants blancs (la classe!) et il me faisait une faveur en laissant les grilles de sa cage ouverte alors que je montais à l’avant. En effet à l’intérieur des taxis les chauffeurs étaient enfermés dans une sorte de cage munies de gros barreaux, très certainement pour les protéger d’éventuelles agressions.

 L’autre problème était qu’il ne pouvait conduire que durant 8 h hors pour sortir de la « petite » ville et revenir il fallait, compte tenu des embouteillages, plus de 8 h aussi nous n’avons jamais vu la campagne. 



Suite de la mission en Chine
7 janvier, 2017, 12 h 11 min
Classé dans : Non classé

Nous nous sommes ensuite installés dans notre appartement de fonction ou plutôt celui de mon épouse puisque je n’avais aucune fonction dans cette mission, hormis celle de porteur de valise. Pour une fois ce n’était pas moi la vedette, j’allais devoir m’y faire! Mon épouse partait tôt le matin évitant quand même la séance de gymnastique commune au bas de l’immeuble. Impressionnant de voir toute une communauté de personnel administratif et enseignant s’agiter en rythme dans la fraîcheur relative du matin. Nous étions à Harbin, petite bourgade à la mode chinoise de 10 millions d’habitants, au climat  continental très contrasté puisqu’il faisait plus de 30 °C l’été et au dessous de – 20°C pendant plusieurs mois en hiver. Aussi cette ville est célèbre pour son festival de sculpture sur glace au mois de janvier. Nous étions en été toutefois comme ils conservent les plus belles réalisations dans un local réfrigéré (sorte d’immense congélateur), nous avons pu  nous rendre compte, en les visitant habillés en esquimaux de l’importance et de la splendeur de ces réalisations.

Je passais donc mes journées dans l’appartement comme homme au foyer (ménage, vaisselle, etc.); heureusement il y avait un ordinateur mis à notre disposition par l’université avec un clavier qwerty donc utilisable par un étranger. sur cet ordinateur j’ai rédigé une grande partie de mon second ouvrage, le troisième est en cours de rédaction (un peu de publicité, cela ne fait de mal à personne); par contre difficulté, l’accès au WEB était limité et de temps en temps mes recherches étaient bloquées avec un avertissement en chinois que je ne comprenais pas, mais je me doutais bien que cela ne devait pas être très aimable. Pourtant d’après l’un des étudiants chinois  qui me dépannait lorsque que j’avais des problèmes avec l’ordinateur chinois, il était beaucoup moins bloqué que ceux qu’il avait droit d’utiliser sur le campus, aussi venait-il souvent chez nous l’utiliser. Très sympathique, il est toujours au Mans, terminant une thèse en acoustique et je le croise souvent sur le campus.

Au début de notre séjour comme nous étions sur le campus nous sommes allés manger plusieurs fois au restaurant universitaire afin de nous rapprocher des étudiants mais surtout par curiosité. C’était assez particulier comme organisation, il y avait des dizaines de cuisinières chinoises qui proposaient dans de petits stands leurs cuisines qu’il fallait ensuite payer à une sorte de comptable puis naturellement manger avec des baguettes. Mais en dehors du bol de riz on ignorait ce que l’on mangeait aussi bien en ce qui concerne les légumes que la viande ou le poisson. Au bout de quelques jours nous nous sommes un peu lassé de la cuisine du RU et je suis allé faire quelques courses au carrefour du coin afin de retrouver des saveurs plus occidentales; d’ailleurs de temps en temps, en ville, pour éliminer mes angoisses d’étranger entouré de millions de Chinois, j’allais me promener dans un Carrefour, ce qui ne me viendrait pas à l’idée en Europe.



Mission en Chine
30 décembre, 2016, 17 h 19 min
Classé dans : Non classé

 

Cette fois, je jouais le rôle d’accompagnant, car c’est mon épouse qui était missionnée par l’université pour enseigner le français en Chine. Je vous explique : ayant élevé beaucoup d’enfants,  elle eut le droit de prendre sa retraite avant soixante ans. Ne souhaitant pas rester inactive (ce n’est pas son genre), elle sauta sur l’occasion lorsque mon directeur et ami lui proposa d’enseigner le français à des jeunes chinois venant poursuivre leurs études à l’Université du Maine. Comme elle possédait un diplôme de français langue étrangère, elle avait toutes les compétences pour intervenir dans ce type de formation elle fut aussitôt embauchée et s’éclata dans cette fonction.

Après plusieurs années d’intervention au cours desquelles elle du jouer avec différents statuts pour pouvoir enseigner comme s’inscrire comme étudiante en première année de biologie alors que j’enseignais encore dans ce service. C’était une stratégie du directeur de la Faculté des Sciences qui lui permettait d’employer discrètement des retraités vacataires indispensables au fonctionnement de cette formation au français pour étudiants étrangers dans laquelle personne n’était titulaire. Après quelques années de bons et loyaux services, la responsable lui proposa d’aller enseigner le français en Chine à des étudiants d’une école polytechnique qui avaient été sélectionnés pour venir suivre une formation en acoustique au Mans.

 L’occasion était trop belle, elle a accepté bien que n’aimant pas les voyages en avion à condition que je puisse l’accompagner. Nous avons préparé ce voyage qui devait nous emmener jusqu’à Harbin une ville chinoise située dans le nord près de la Sibérie. Pour l’obtention du visa les délais étaient un peu justes et pour accélérer la procédure, sur les conseils de la responsable du Mans, il fallait prévoir un petit cadeau (un parfum) pour la personne chinoise à l’accueil du consulat; heureusement car cela nous a évité de faire la queue dans une très longue chaîne de postulants qui s’égrenait  sur le trottoir dès l’aube, sachant que la plupart n’allaient même pas pouvoir rentrer dans le consulat nous avait expliqué le planton. Grace à notre passe-droit à 11h nous avions déposé nos passeports et dans l’après-midi nous les avions récupérés avec les visas.

C’était l’année de l’exposition universelle à Shanghai et l’université nous avait pris des billets avec escale dans cette mégapole; la correspondance pour Harbin était dans un autre aéroport. Nous avons pris un taxi qui pour un prix forfaitaire en dollars nous a transporté juste en face ! Ce n’était pas la première fois que je me faisais arnaquer par un taxi, mais l’important, c’était d’avoir notre correspondance, en fait nous étions en avance car il fallu attendre plus d’une heure assis dans l’avion le décollage, sans information car nous étions sur une ligne intérieure et les infos n’étaient données qu’en mandarin et nous étions les seuls étrangers dans l’avion. Pour nous faire patienter, au bout d’une heure, on nous a servi un début de repas que l’on nous retira aussitôt car le décollage était imminent.

Nous étions un peu inquiet mais, malgré le retard important, notre comité d’accueil (les profs de français et un bus de l’université avec chauffeur) était encore présent à l’arrivée. Ils nous ont conduits dans un camp militaire où était située l’école d’ingénieur et nous ont installés dans un appartement de fonction dans une cité de style soviétique.

 Le lendemain nous fumes officiellement reçu par le recteur de l’université en présence d’un collègue chinois professeur d’acoustique au Mans qui nous servait d’interprète. Ils nous emmenèrent ensuite déjeuner dans un grand restaurant coréen où l’on nous installa autour d’une grande table ronde au plateau tournant et au centre de laquelle trônait un poisson rouge dans son bocal. Les mets étaient disposés tout autour et il fallait les attraper avec des baguettes lorsqu’ils passaient à proximité sans vraiment savoir ce qu’il y avait dans les plats. Dans la mesure où nous étions friands de cuisine asiatique cela ne nous a pas posé de problème. Par contre à la fin du repas nous n’avons pas répondu comme il fallait aux toasts (kampé) portés par les participants mais dans le potage à cause du décalage horaire l’absorption de multiples petits verres d’alcool de riz n’était pas notre tasse de thé, si je puis dire.



Où il est question de bain de mer et de piscine !
23 décembre, 2016, 17 h 46 min
Classé dans : Non classé

J’avais cette fois épuisé toutes les possibilités de loisirs sportifs à ma portée. Il ne me restait plus que le fauteuil devant la télé, ce que je pratique de temps en temps mais j’ai horreur du sport à la télé, surtout le football; toutefois je regarde une fois par an le tournoi de tennis de Rolland Garros dans la mesure ou j’ai beaucoup pratiqué. Afin de pouvoir continuer à marcher, j’ai quand même réagi en me faisant opérer des deux hanches devenant une sorte de bioman, mais cela n’a pas tenu très longtemps. Si durant quelques mois j’ai presque marché comme un jeune (c’est une expression, car je n’ai vendu que mon corps au chirurgien et non mon âme au diable !), malheureusement, trop sûr de moi, à l’université, traversant trop rapidement les voies du tramway au niveau du quai où la marche est haute, je l’ai ratée, la marche ! Par contre, moi je me suis pas raté. Je me suis éclaté le nez et le pied droit en particulier le gros orteil qui plusieurs années après me fait encore souffrir.

Comme activité sportive il ne me reste plus que la natation que je pratique essentiellement en mer (je n’apprécie pas l’ambiance confinée et très bruyante des piscines couvertes pleines de salles gosses et de chlore),  donc dans la Manche sur la côte nord de la Bretagne où l’eau est bien fraîche (cela revigore et ma combinaison naturelle me protège du froid !).

J’y ai acheté une petite maison mais dans un lieu d’exception, la station balnéaire de Dinard, à quelques centaines de mètres de la plage du Prieuré. L’ennui avec cette côte, c’est que la mer se retire deux fois par jour, heureusement il y a une piscine naturelle ouverte dont l’eau se renouvelle à chaque marée haute; sauf que lorsque je l’ai testée, j’ai découvert que s’il était facile d’y entrer,  il était plus difficile d’en sortir car les vieux barreaux rouillés des échelles fixées dans les murs du bassin n’étaient pas du tout adaptés aux vieilles personnes un peu fortes qui ont du mal à lever les jambes comme moi. Aussi j’en ai informé madame la mairesse qui m’a promis de résoudre rapidement ce problème.

Malheureusement elle a perdu les élections (droite molle contre droite dure) et j’ai renouvelé ma demande à la nouvelle mairesse qui dans l’enthousiasme de son élection à répondu, elle aussi, favorablement à ma demande et l’été suivant une nouvelle échelle dont elle m’avait envoyé les plans (j’aurais du regarder de plus près car les marches sont étroites et non rainurées donc glissantes) a été installée dans la piscine du Prieuré. Je peux donc maintenant me baigner tous les jours même à marée basse, toutefois l’eau reste fraîche dépassant rarement 20 °C.



La fin du golf
17 décembre, 2016, 18 h 37 min
Classé dans : Non classé

Nous participions, mon collègue et moi, de temps en temps à des compétitions régionales de golf en équipe dans lesquelles nous formions un duo, mais j’étais souvent responsable des défaites. Après plusieurs années nous avons tous les deux atteint la première série mais lui avant moi bien sûr. J’avais vraiment trouvé le sport idéal, pas d’adversaire comme au tennis au golf, on joue contre soi, la présence des autres joueurs n’intervient pas dans votre score ou vos résultats, ils ne sont là que pour vous accompagner mais lors des compétitions vérifier quand même que vous respectez bien les règles conçues par les écossais, il ne faut jamais l’oublier. Par exemple, que fait-on quand les glaçons du whisky se sont répandus sur le green et empêchent d’atteindre le trou attendre qu’ils fondent pourrait être une solution mais en Écosse cela peut être long et je n’ai pas vérifié mais je crois que l’on peut les enlever ! Comme il est très facile de tricher au golf les partenaires sont là aussi pour l’éviter surtout lors des compétitions, bien qu’un joueur de golf se doit d’avoir une certaine éthique. Enfin c’est un sport très sécurisé compte tenu de la quantité de médecins et de chirurgiens présents sur le terrain. Toutefois cela reste un  sport dangereux dans la mesure où c’est le sport où il y a le plus de décès en compétition (compte tenue de l’âge des compétiteurs) !

 Malheureusement comme toutes les belles histoires, elle ne finit pas très bien alors que j’avais trouvé un sport convivial dont j’allais pouvoir intensifier la pratique en retraite, j’ai été rattrapé par une maladie handicapante, l’arthrose des hanches. Mais avant d’être identifiée, j’ai commencé par boiter à cause d’une douleur lancinante au niveau du pied droit qui m’empêchait de marcher dont l’origine semblait être le tendon d’Achille; on m’a fait porter des semelles orthopédiques sans résultat, puis on m’a fait des infiltrations me soulageant pendant quelques semaines. J’ai dû ensuite marcher avec une canne, mais avec une canne, le swing de golf était difficile, aussi j’ai dû abandonner ce sport.

Que me restait il comme activité sportive ? Parmi les propositions du SUAPS, il y avait le billard français et j’y avais un peu joué dans ma jeunesse. Je me suis donc inscrit à ce cours qui se déroulait dans une salle de billards des bords de Sarthe qui faisait aussi karaoké. C’était moins physique que le golf ou le tennis et sûrement moins bénéfique pour ma santé à cause du whisky et des cigares. J’ai découvert que c’était encore plus difficile à apprendre que le golf et je n’ai pas renouvelé mon inscription l’année suivante.

 



Le sport en métropole
10 décembre, 2016, 11 h 52 min
Classé dans : Non classé

 

Ayant eu une activité sportive soutenue lors de mon long séjour en Afrique du Nord, je pensais pouvoir continuer lors de mon retour en métropole. Père de famille nombreuse, j’étais conscient que j’allais disposer de beaucoup moins de temps libre et par contre bénéficier de distractions dont j’avais été privés pendant toutes ces années comme le théâtre, les concerts, le cinéma, la télévision, etc. Par contre, les sports de mer n’étaient plus accessibles hormis pendant les vacances d’été, il ne me restait que les sports de terre. Le tennis d’abord, activité à la quelle j’avais consacré beaucoup de temps en Algérie au détriment de mes hanches. 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     Aussi je me suis rapidement inscrit aux séances d’entraînement organisées par le  SUAPS (le service universitaire  des activités physiques et sportives). Le problème, c’était les horaires, le samedi matin á 10 h et reliquat de l’emploi du temps de mon prédécesseur, je devais faire cours juste avant ce n’était pas l’idéal, déjà faire un cours de physiologie végétale à presque une centaine d’étudiants un samedi matin, c’était du sport avant le sport. Du coup je n’ai pas persévéré, je n’aime pas trop les cours en commun et encore moins les profs, (j’en vois un tous les matins dans la glace)… même de tennis;  l’année suivante, j’ai déplacé mon cours (de biologie) un autre jour de la semaine pour le plus grand plaisir des étudiants et du mien, puis j’ai loué tous les samedis matin un des terrains de tennis couvert du SUAPS  avec un collègue biologiste mais animalier et nous avons joué plusieurs années ensemble poursuivant sur le terrain la guéguerre entre les deux services;  le prof de biologie animale s’inquiétait du score tous les lundi matin afin de savoir qui des représentants des deux services avait gagné, souvent moi d’ailleurs! Tout cela a fini par un tennis-elbow.

 

Il me fallait trouver une autre activité sportive et je me suis souvenu que plus jeune, j’étais tenté par le golf; à 20 ans avec des copains, je m’étais pointé avec ma 2CV Citroën au golf de Deauville; je n’avais pas fait un succès et l’on m’avait refoulé dès l’entrée ne m’autorisant même pas à me garer. Pour jouer au golf, à l’époque il fallait acheter un morceau du terrain et j’étais loin d’en avoir les moyens.

 

Cette tradition a perduré, car quinze ans après, de retour au Mans, j’ai fait un nouvelle tentative au golf de Mulsanne et j’ai obtenu la même réponse, il fallait d’abord acheter une action avant de pouvoir prendre une adhésion, globalement il fallait allonger 20 000 francs. Heureusement le temps a passé et dans les années 1990 ce sport s’est démocratisé et le SUAPS a mis à son catalogue les cours de golf. J’ai fait partie de la première promotion et c’est devenu rapidement une passion, pourtant dans ce sport la première phase d’apprentissage est difficile et beaucoup n’ont pas persévéré, sauf un physicien acousticien aussi passionné que moi mais plus doué (en tout) et que j’avais connu à L’université d’Oran.

 

Nous nous sommes entraînés ensemble pendant plusieurs années de façon intensives, plusieurs parties par semaines et des compétitions officielles le dimanche pour améliorer notre handicap; nous emmenions sa copine de l’époque qui recherchait des balles perdues ce qui réduisait nos frais, car au golf au début on perd beaucoup de balles. Il gagnait parfois les compétitions recevant des coupes qui devaient encombrer son buffet alors que toujours derrière lui (une sorte de Poulidor !), je ne récupérais que des lots de consolation, mais parfois pas inintéressant comme un repas pour deux dans un restaurant gastronomique du Mans ou encore du whisky irlandais dans une compétition à l’occasion de la saint Patrick.



Colloques, le dernier acte
3 décembre, 2016, 0 h 00 min
Classé dans : Non classé

Aussi à quelques semaines du début du colloque, il m’était très difficile de savoir combien d’inscrits avaient payé et surtout combien allaient participer aux excursions et au repas de gala. Heureusement la secrétaire des services de biologie et de géologie était très efficace et a résolu ce problème. En fait j’ai découvert à mes dépens que le plus compliqué à organiser dans un colloque ce n’est pas la partie scientifique, mais l’intendance. Même les pauses café ont été complexe à mettre en place l’université voulant m’imposer un prestataire extérieur que je n’avais pas les moyens de financer. Heureusement sur ce coup là les filles du laboratoire ont assuré bénévolement cette prestation et je les ai grandement remerciées en leur offrant des roses après un court discours de remerciement le soir du dîner de gala dans un grand restaurant prestigieux du Mans.

 

Pour l’excursion de mi colloque, j’ai choisi d’utiliser un autocar mais limitant les déplacements dans la périphérie mancelle en les emmenant visiter le musée de l’automobile à proximité du circuit des 24 h, célèbre course automobile, puis un circuit en car autour des remparts de la vieille ville, la cité Cénomane, qu’ils ont ensuite visité avec des guides avec une finale qui a eu un gros succès : une dégustation des produits régionaux rillettes du Mans et vin blanc de Jasnières dans un bistrot voisin.

Le colloque s’est bien déroulé, les conditions matérielles étaient excellentes dans cette salle de spectacle en amphithéâtre parfaitement sonorisée grâce au technicien, cher mais très compétent. J’ai fait mon petit discours d’accueil et de présentation auquel a succédé l’intervention (pas trop longue pour une fois !) du président de l’université qui m’a fait l’honneur d’être présent.

Je n’ai pas pu suivre beaucoup de communications, mais j’ai plus particulièrement suivi celle d’un géologue que j’avais connu en Algérie et qui astucieusement avait rajouté à la fin de son exposé quelques diapos me représentant 40 ans plus jeune, avec des cheveux, et me livrant à des activités sportives comme le tennis ou le volley ball à Oran. Ce qui fit bien rire la salle et fut un succès d’estime au moins pour moi !

 

Pour finir, la gestion financière me réserva des surprises, il restait suffisamment d’argent pour financer les actes par contre il fut difficile de l’utiliser d’autant plus que le compte fut bloqué à la fin du colloque. C’était kafkaïen, d’un point de vue comptable, il aurait fallu que j’édite les actes du colloque avant la fin du colloque, pourquoi pas bien avant ce qui éviterait de perdre du temps à les organiser ! Bref j’ai laissé mon collègue belge gérer ce problème et plus d’un an après il a réussi à financer la publication des actes sous forme d’articles dans une revue spécialisée, malheureusement en anglais. A cette  occasion puisque j’étais maintenant à la retraite, il m’a suggéré d’écrire un article biographique sur ma carrière scientifique à la mode des chercheurs américains beaucoup plus célèbre que moi ! Je l’ai fait, refusé dans un premier temps par les éditeurs de la revue puis comme ils ont été remplacés, mon article a finalement été publié  avec les autres. Je pense qu’il n’a pas été beaucoup lu, par contre comme je me suis cité plus de 40 fois j’ai obtenu cette année là un pic de citations sur « web of science » et cela a fait monter d’un point mon « h factor », comme quoi ce type d’évaluation est souvent biaisée !

 



Colloque au Mans
26 novembre, 2016, 12 h 01 min
Classé dans : Non classé

 

Ayant assisté et souvent participé à de nombreux colloques tout au long de ma carrière, la moindre des choses, avant de quitter la vie active comme on dit, c’était d’en organiser un dans mon Université. J’avais deux possibilités solliciter la société Phycologique de France ou l’Association des Diatomistes de Langue Française (AdLAF) auxquelles j’appartenais depuis longtemps. Le plus simple aurait été de proposer mes services à la première dont j’étais administrateur, mais comme les activités du groupe de recherche dont je m’occupais portaient maintenant sur les diatomées, il était plus logique de retenir l’ADLaF.

J’ai donc proposé la candidature du Mans au conseil d’administration de cet société, mais j’étais en concurrence avec une autre proposition et j’ai dû négocier car j’y tenais beaucoup; c’était ma dernière année avant la retraite et je voulais finir en beauté. J’ai donc réussi à convaincre mon jeune collègue de Thonon les Bains de surseoir pour un an et de me laisser la place, prérogatives de l’âge (non, je rigole). Il ne me restait plus qu’à me mettre au travail, je m’étais mis la pression.

Le plus difficile allait être de trouver des sponsors dans la Sarthe afin de financer un colloque sur les diatomées, il n’y a pas de diatomées dans les rillettes ! Peut-être faudrait-il en ajouter pour les enrichir en oméga 3 mais sur certains pots on lit souvent qu’il y en déjà !

Je m’écarte, en dehors de mon Université, un sponsor possible était l’agence de l’eau dont les membres participent activement à ces colloques dans la mesure où il y a beaucoup de diatomées dans les eaux douces des rivières, des étangs et des lacs dont ils s’occupent. J’ai obtenu aussi une subvention de la région. Mais pour compléter mon budget j’avais les droits d’inscription que j’avais fixé entre 80 et 100 € suivant le statut des participants.

Je pensais que cela suffisait dans la mesure ou la salle destinée au colloque (qui était une salle de spectacle modulable) m’était gracieusement prêtée par l’université, surprise il fallait rémunérer le technicien, ce qui n’était pas prévu dans mon budget, mais j’ai quand même réussi à intégrer ces frais imprévus dans la colonne dépense.

J’avais confié la  gestion comptable à l’université, grave erreur, la gestion des frais d’inscription fut kafkaïenne; les inscriptions ayant lieu avant les vacances d’été et le congrès à la rentrée de septembre  la comptable qui s’occupait de mes comptes avaient été mutée dans un autre établissement durant l’été sans transmettre le dossier à son successeur. Ce fut une vraie galère, le système comptable des universités est très difficile à comprendre et manque de souplesse, c’est peu de le dire ! Je reconnais qu’un colloque c’est quelque peu complexe à gérer car il y a plusieurs tarifs et plusieurs moyens de paiement. Aussi ai-je conseillé à mes successeurs d’externaliser. 



les colloques à l’étranger
19 novembre, 2016, 11 h 46 min
Classé dans : Non classé

Un dernier déplacement à l’étranger dans une réunion bilan d’un contrat où je devais présenter les résultats obtenus par mon groupe mais malheureusement en anglais. Peu sur de moi, j’avais préparé des fiches cartonnées avec le texte anglais écrit dans un police de 48 correspondant à chaque diapos (comme Ardisson à la télé), car le plus souvent dans ce genre de réunion il est difficile d’utiliser l’option présentateur de Power Point surtout quand elle a été préparée sur un Mac Intosh. Cela m’inquiétait et pourtant j’avais été au préalable abondamment « coaché » par un couple ami franco-américain.

Les premiers problèmes de cette mission ont débuté dès l’embarquement sur une compagnie « low coast » qui au lieu de nous emmener directement à Florence nous a déposé à Pise, mais déjà dans l’avion j’ai eu beaucoup de difficultés à m’installer à ma place et pourtant c’était la place la plus large (de quelques centimètres) à l’arrière de l’avion accolée aux toilettes; les avions c’est comme les chaussettes cela doit rétrécir à l’usage ! Il y avait un bus à l’arrivée  pour faire les 80 km qui nous séparait de notre destination. Avec les embouteillages ce voyage à moitié aérien et à moitié terrestre n’était pas des plus rapide.

Une fois à Florence, je me suis rendu à la nuit tombée à l’adresse de mon hôtel et surprise il n’y avait pas d’hôtel à cette adresse ! Interrogeant les commerçants aux alentours, personne ne connaissait cet hôtel. Inquiétant, passant et repassant dans la rue pendant plus d’une heure avec ma grosse valises heureusement à roulette j’ai fini par repérer une petite plaque sur une porte cochère proche de l’adresse que l’on m’avait donné indiquant la présence d’un appart-hôtel dans les étages de l’immeuble, après avoir sonné plusieurs fois la porte s’est ouverte et au fond de la cour un grande escalier permettait d’accéder aux appartements. J’ai donc pu enfin m’installer, la tenancière me prévenant qu’elle n’était pas présente en permanence et qu’il fallait l’appeler sur son portable si l’on avait besoin de quelque chose. Ce fut le problème lors du départ, nous étions plusieurs à vouloir régler notre note et nous avons attendu plus de deux heures avant qu’elle n’arrive; certains sont partis sans payer, moi j’ai attendu ayant besoin d’un justificatif pour mon agence comptable.

 

Les réunions scientifiques animées par des Israéliens se sont bien déroulées, j’ai fait tant bien que mal mon « speech », et pas de chance cela a beaucoup intéressé des participants (ce n’était pas de la biologie moléculaire) qui m’ont posé, à mon grand désarrois, plusieurs questions. Comme c’était l’heure du déjeuner j’ai éludé au maximum en précisant que l’on allait pouvoir en parler plus longuement à la pause, un grand classique que j’ai souvent pratiqué, une fois le ventre plein les questions sont le plus souvent oubliées. J’ai quand même pris deux jours pour visiter Florence et ses musées, accompagné de ma collègue et de mon kiné, son mari, qui rallaient car pour moi (âgé de plus de 65 ans) les musées étaient gratuits alors qu’ils payaient un max les entrées. Cette mesure a été malheureusement abolie depuis et lorsque je suis retourné en Italie l’an dernier, j’ai du payer mes entrées.

 

Plus récemment, sur invitation, j’ai participé comme conférencier a deux congrès au Maghreb l’un au Maroc á Casablanca organisé par la Société Marocaine d’Etudes des Lipides (SMEL) et l’autre á Alger organisé par la Société Algérienne de Nutrition (SAN). Les deux se sont déroulés dans des palaces mais lors du second en Algérie à cause des menaces terroristes nous sommes restés enfermés dans l’hôtel durant les trois jours. J’avais prévu de me baigner une dernière fois sur la côte algérienne mais la mer était trop froide et trop agitée et la présence de militaires avec kalachnikov sur la plage n’était pas motivante. Du coup n’ayant pas le choix, j’ai assisté à toutes les sessions (ce qui m’était rarement arrivé) avec un autre collègue ancien coopérant d’Oran, physiologiste mais animal invité comme moi, et pendant les pauses nous nous racontions cette période de notre jeunesse en refaisant le monde ou au moins l’Algérie (et il y a du boulot)… 


12345...10

MatLo |
BRYAN ET BEVERLY HILLS STAN... |
Vidéos chats drôles, humour... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | E.V.G Viale week end du 1er...
| Papierdumeur
| Entrezdanslalegende