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L’Italie et Venise
22 avril, 2017, 19 h 06 min
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Mon épouse ayant horreur de l’avion nous sommes allés à Venise en train. Si le billet Paris Florence était bon marché (30 €), le billet Le Mans/Paris était hors de prix pour 5 fois moins de km. Pas facile de comprendre la politique de la SNCF. Par contre pour le retour, on a payé plein pot, la je comprend leur politique l’aller pas trop cher et comme on est obligé de revenir un max sur le billet de retour.

Malgré tout, nous avons renouvelé l’expérience des croisières en utilisant la même compagnie pour une croisière à Venise et sur le Pô. Et là pas de chance plutôt pas de pot ! Suite au naufrage du Concordia, le bateau fluvial sur lequel nous avons embarqué n’a pas été autorisé à sortir de la lagune de Venise pour rejoindre par la mer l’embouchure du Pô. Du coup pas de croisière, j’ai protesté et en contre partie nous avons eu droit à une suite à la place d’une cabine ordinaire. En fait de suite il y avait juste un salon en plus de la chambre mais c’est mieux que rien.

Du port, une fois embarqué, nous sommes allés accoster sur le quai près de la place Saint Marc. Pour visiter Venise c’était très pratique, par contre nous étions voisins des énormes paquebots de croisière qui nous surplombaient de leurs 10 étages de cabines et qui faisaient de grosses vagues. Nous avons quand même fait le tour de la lagune avec le bateau qui nous servait surtout d’hôtel mais bien situé. Les autres excursions prévues  (Vérone, Padoue) nous les avons fait en autocar par autoroutes dont les rives sont moins spectaculaires que celle du Pô. Ils nous ont aussi emmené en bus nous baigner sur les plages du Rialto.

 Ceci étant l’Italie et Venise nous ont beaucoup plu, quelques années auparavant avec nos deux derniers garçons nous avions déjà séjourné une semaine en été sur la Riviera chez les très riches. Ce qui nous avait un peu déplu c’était l’accès aux plages qui était payantes hormis un petit espace publique très remplis à proximité du port de plaisance ou la mer n’était pas très ragoutante. Par contre une promenade en bateau jusqu’à Portofino, cette fois chez les très très riches nous avait  beaucoup plu.  

Précédemment, nous avions aussi visité Rome et Naples, toujours en train mais de nuit en wagon lit dans une cabine pour trois en emmenant le petit dernier. Après quelques jours à Rome et une visite des sites touristiques classiques mais en utilisant un bus à impériales qui fait le tour de la ville et pour un prix forfaitaire sur plusieurs jours vous dépose sur chaque site et vous reprend ensuite, système très pratique lorsque l’on est à pied.

 Ensuite toujours en train nous nous sommes rendu à Naples et la surprise notre agence de voyage nous avait surclassé si bien que nous avons vécu dans un palace pendant quelques jours. en dehors de l’épaisseur de la moquette, de la grande taille de la suite avec une chambre pour enfant un dressing où l’on aurait pu loger une famille et une salle de bain ou l’on pouvait faire son jogging, le plus spectaculaire était le petit déjeuner servi sur la terrasse de l’hôtel avec vue sur la baie de Naples, pianiste et surtout immense buffet, si bien que l’on y prenait un repas complet nous permettant de sauter celui de midi. Nous fîmes des excursions intéressantes, la classique visite de Pompéi bien sûr, avec le Vésuve en face, mais surtout la Solfatara (terre de soufre) près de Pouzzoles où l’on se promène dans le cratère d’un volcan entouré de fumeroles due au soufre, qui en se dégageant au niveau d’anfractuosité, forme de la vapeur blanche au contact de l’air et des mares bouillonnantes libérant du dioxyde de carbone, tout cela couplé à un grondement venant du sol est très impressionnant. Ce volcan situé en pleine ville n’est donc pas vraiment éteint mais ce qui n’inquiète pas les 500 000 habitants de la région à tel point qu’il y a même un camping installé dans le cratère et de grands immeubles sur les bords. Pour y séjourner, il faut quand même aimer l’odeur de l’hydrogène sulfuré encore que j’ai lu quelque part que cela favoriserait la vascularisation, je n’en dirai pas plus…



Croisière sur le beau Danube bleu
15 avril, 2017, 11 h 23 min
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 Une fois les garçons partis nous avons pu organiser quelques voyages. Le premier essai fut une croisière sur le Danube. L’avantage des croisières c’est que ta chambre et ton pyjama se déplacent avec toi, ce qui est un gros avantage par rapport aux voyages organisés où un bus vous amène tous les soirs dans un nouvel hôtel 4 étoiles dont il faut repartir à l’aube le lendemain matin sans avoir profité des installations souvent luxueuses de l’établissement, pas terrible et frustrant.

 L’idée était bonne sauf que c’était une société Strasbourgeoise CroisiEurope qui organisait ce voyage au départ de Strasbourg et pour se rendre au bateau sur le Danube, il fallait traverser l’Allemagne en bus. Après un départ à 6 h du matin nous sommes arrivés dans la soirée dans un port fluvial, Passau afin d’embarquer pour 8 jours de croisière. Heureusement le bateau était de taille humaine et la cabine très confortable; le voyage s’annonçait bien d’autant plus que la cuisine était excellente. Le soir nous avons appareillé commençant à suivre le cours de ce grand fleuve. Voir le paysage défiler devant nos yeux assis dans une chaise longue sur le pont du bateau, c’était très agréable, il manquait juste une piscine pour se rafraîchir. Aux escales quelques visites comme l’abbaye de Melk, puis Vienne où nous sommes montés dans la grande roue du Prater, (souvenir du troisième homme d’Orson Wells) dans les grandes nacelles de celle-ci on peut déjeuner en admirant le panorama, mais nous avions déjà mangé ! Le lendemain visite du château de Shöenbrunn, impressionnant mais la foule de visiteurs gâche complètement la visite dans ce monument trop célèbre, l’enfer c’est les autres aurait dit « Jean Sol Partre ». A ce sujet un jour, sans le faire vraiment exprès, nous sommes allés réveillonner au Mont Saint Michel un 31 décembre, tout était fermé ou presque, pas de touristes ou presque, c’était exceptionnel, ce qui confirme mon analyse précédente.

Mais remontons dans le bateau, la dernière escale fut Budapest avec une situation particulière, c’était la fête nationale et accosté sur le port en plein centre ville, nous fumes aux premières loges pour le feu d’artifice sur le Danube. Le lendemain nous sommes allés dans l’un des bains turcs le plus célèbre, les bains Ruda construits au 16eme siècle. Ce fut très rafraîchissant bien que certains bassins étaient à 35 °C. Le retour en avion fut moins agréable car le charter affrété par la société était un vieux Boeing fraichement repeint d’une compagnie charter française dont la spécialité était de servir à ramener dans leur pays d’origine les étrangers sans papiers expulsés de notre beau pays des droits de l’homme et de la liberté.

Durant le voyage sur le bateau, ce qui n’a pas plu à mon épouse, ce sont les repas car nous étions attablé d’office avec d’autres passagers et dans le cas précis des profs alsaciens et chaque repas était l’occasion de petites joutes orales qu’elle ne supportait pas, alors qu’en ce qui me concerne, à l’université, j’y suis habitué et j’aime cela !



Installation définitive en Bretagne
8 avril, 2017, 11 h 20 min
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Nous nous sommes installés dans cette petite maison bretonne de trois pièces seulement (moins spacieux que chez Fillon), mais le prix du m2 à Dinard dans le centre ville est voisin de celui de Paris dans le 16ème; après l’avoir meublée en mettant en place au rez-de-chaussée une cuisine-salle de séjour-chambre-à-coucher grâce à des fauteuils convertibles en lits, et nous avons remplacé la cheminée ouverte par un poêle à bois. Au deuxième étage mon fils copropriétaire à installé sa chambre dortoir, salle de jeux vidéos et au premier étage ma chambre de propriétaire, juste à coté de la douche italienne, avec un lit deux places escamotable. Malheureusement lors du premier séjour à pleine occupation nous avons rencontré un problème de plomberie, la douche s’écoulait dans la pièce du bas l’évacuation était bouchée et le plombier que nous avons fait venir en urgence a fait une réparation provisoire pour l’été puis plus tard il a du faire une tranchée dans les toilettes pour accéder aux canalisations. Gros travaux, le coup du vice caché, c’est fréquent quand on achète un bien immobilier, mais pour moi, c’était la première fois, une sorte de bizutage.

Depuis tout est réparé et nous passons des étés très agréables, faisant de grands gueuletons sur la terrasse avec des cousins et des amis. Les cousins avec qui nous séjournions précédemment dans la maison de Saint Briac ont d’ailleurs trouvé une solution en louant un studio haut de gamme avec vue sur la mer pour eux et en nous collant leurs trois garçons dans la chambre dortoir pendant 8 jours tous les étés. Tard le soir, nous refaisons le monde avec un militaire ami et son épouse moi l’antimilitariste convaincu, mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Je me suis organisé lors de mes séjours dans cette maison de vacances. Ainsi, en fin de matinée, je me rends en short de bain jusqu’à la plage du Prieuré; je passe d’abord acheter mon journal de « gôche », Libération,  du moins dans le temps. Ensuite je me baigne dans la mer, bien fraîche (on est en Bretagne Nord !) quand elle est là, car deux fois par jour elle se retire humblement laissant la possibilité aux bretons et aux parisiens de récolter des coquillages et autres fruits de mer. Lorsqu’elle n’est pas là, il reste la piscine naturelle qui se remplit lors des grandes marées; mais j’ai vite rencontré un problème, je m’y baignais sans problème encore que le fond était glissant car recouvert d’algues, mais j’avais du mal à en sortir car il n’y avait pas de véritables échelles mais des échelons abruptes et rouillés fixés dans les parois depuis très très longtemps. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose et j’ai écrit par mail à la mairesse qui était en campagne électorale. Elle a rapidement souscrit à ma demande me promettant dés qu’elle serait réélue d’installer une nouvelle échelle plus confortable pour les vieilles personnes comme moi. Malheureusement elle n’a pas été réélue, j’ai du recommencer, mais pas tout à fait à zéro, j’ai envoyé un mail à la nouvelle maire en faisant référence à ma démarche précédente, mais ce fut beaucoup moins efficace; les conditions n’étaient pas les mêmes, plus de promesse électorale. J’ai laissé passer l’année puis j’ai  fait une relance et surprise j’ai reçu une réponse positive avec promesse d’avoir une échelle installée au début de l’été. Un peu moqueur, ils m’ont même envoyé les plans de cette future échelle afin d’avoir mon assentiment. L’été suivant elle fut installée et depuis je peux me baigner à marée basse dans la piscine et surtout en ressortir !

Après ce bain revivifiant, je vais lire mon journal à la terrasse du bistrot situé juste devant sur la jetée en buvant un café voir un petit blanc face à la baie de Saint-Malo. Ainsi passent mes matinées lorsque le temps le permet. De plus en plus breton j’ai poussé l’intégration jusqu’à choisir 35 (l’Ille et Vilaine) sur la plaque d’immatriculation de ma nouvelle voiture. J’ai même fait des émules et plusieurs copains retraités ou presque sont en train de s’installer en Bretagne.

 



Normand en Bretagne, j’ai honte !
1 avril, 2017, 11 h 50 min
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De temps en temps nous faisions ce que l’on appelait un tour des coopérants qui consistait à aller visiter mes anciens collègues d’Algérie en essayant de se rappeler le bon temps passé dans les colonies et surtout notre jeunesse. L’avantage est qu’ils étaient plutôt installés vers le Sud ce qui nous permettait de faire un joli périple au soleil. Pour changer une année nous avons choisi de faire le tour de la Bretagne sans savoir que nous allions nous y installer un jour. La ballade fut intéressante mais nous étions en fin de saison et de camping en camping j’ai rencontré tous les soirs le même problème, une fois les enfants couchés, je trouvais le bistrot du camping fermé, impossible de prendre mon petit remontant afin me réchauffer avant de me coucher; en effet, fin août, les soirées sont fraîches en Bretagne. Je finissais par en avoir un peu marre du camping et l’été suivant une opportunité s’est offerte à nous.

 Un vieil oncle de ma femme nous a proposé d’occuper gracieusement pour les vacances une petite maison de pêcheur en Bretagne près du Frémur un fleuve côtier dans lequel on pouvait se baigner à marée haute. On ne voyait pas la mer, mais on n’en était pas loin, à Saint Briac dans le quartier de la ville Etoire. La maison n’était pas grande mais on y logeait quand même les enfants qui venaient encore avec nous en vacances mais aussi les trois cousins et leurs parents car il y avait au second étage un grand grenier aménagé qui servait de dortoir. Nous y avons ainsi passé de nombreux étés devenant de plus en plus bretons à tel point que lorsque cette maison ne fut plus disponible nous avons recherché un bien à Dinard où nous avions déjà quelques habitudes comme les marchés du samedi, le cinéma d’art et essais, une terrasse de bistrot le long de la plage, etc.

Les premiers contacts avec les agences immobilières furent difficiles car, dans mon idée je voulais voir la mer de ma future propriété le matin au réveil et ils m’ont tout de suite découragé en m’expliquant qu’une vue sur mer à Dinard, il fallait compter dans le million d’euros et mon budget était très loin de cette somme. Je devais revenir sur terre : je ne verrais pas la mer de mon futur logement. Nous sommes restés sur l’idée du site de Dinard mais en modifiant notre cahier des charges pour une maison qui soit à la fois proche de la mer et du marché du centre ville afin de pouvoir se déplacer à pied. Nous étions parti sur l’idée d’un deux pièces cuisine lorsque l’un de nos fils nous proposa d’investir avec nous dans un logement plus grand. Après avoir visité quelques appartements ce qui n’enthousiasmait pas mon épouse, nous sommes tombés sur une petite maison, morceau de longère à trois niveaux mon fils s’étant tout de suite attribué le second étage mansardé et moi la chambre du premier avec une douche italienne juste à côté, mon rêve, pas l’italienne, mais la douche spacieuse. Située dans une impasse privée avec un garage au bout, à 500 m de la plage du Prieuré et du marché, avec une petite cours, sans pelouse à tondre et directement habitable. Nous avons donc fait affaire avec l’agent immobilier qui nous a un peu saqué sur les frais d’agence. 



Arcachon, Espagne et Portugal
25 mars, 2017, 11 h 02 min
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Avec l’arrivée d’un cinquième garçon, nous avons passé l’été plusieurs années de suite dans les Landes sur le bord du bassin d’Arcachon, dans grand camping haut de gamme avec baignade dans un étang, activités sportives multiples et night-club le soir pour les ados. Bref le paradis pour les enfants mais avec quelques inconvénients comme des orages violents et un risque d’incendies de temps en temps. J’y côtoyais mon copain de lycée et sa famille et nous passions des vacances très agréables faisant de la planche à voile sur le bassin d’arcachon à marée haute, nous baignant dans un bassin d’eau salée aménagé avec une plage artificielle à l’intérieur du camping ce qui nous évitait les contraintes des marées, et buvant des bols de Martini à l’apéro ! Mes deus aînés y ont rapidement appris à nager avec un maitre nageur qui leur faisait croire qu’il y avait des crabes dans le fond du bassin ensuite; ils ont formés  les autres.

Nous sommes ensuite retournés plusieurs étés en Espagne sur la Costa Brava puis une fois de l’autre côté sur la côte atlantique près de Santander où mon épouse suivait une université d’été. Nous avions loué une villa dans un village proche et un bateau bus lui permettait de se rendre tous les matins à l’université par la mer, elle s’éclatait intellectuellement, par contre moi beaucoup moins car, homme au foyer, je devais m’occuper de mes cinq garçons toute la journée et les conditions climatiques étaient plus proches de celle de la Bretagne que de ce que je connaissais jusque-là de l’Espagne. J’ai survécu à ces vacances qui pour moi n’en étaient pas vraiment.

 En 1998 nous nous sommes rendus à l’exposition universelle qui se tenait au Portugal; nous avions donné rendez-vous à des copains dans un camping qui malencontreusement avait disparu; à la place il y avait un terrain vague, nous n’avions pas encore de téléphone portable et nous avons eu du mal à nous retrouver. Nous avons passé la première journée à l’exposition, le midi nous avons malencontreusement  mangé des brochettes de kangourou dans le stand de l’Australie et notre plus jeune fils quand il a compris que nous avions mangé un animal si gentil a pleuré une partie de l’après-midi. Le soir nous avons dormi sur le parking, dormir à 7 (nous ne pouvions installer les tentes) fut un peu difficile les pieds de mon aîné qui dormait sur les sièges avants avec son petit frère en dessus dans le hamac sortaient par une fenêtre. Le lendemain soir nous avons décidé d’aller au camping de Lisbonne pour plus de confort; malheureusement nous n’étions pas les seuls à avoir eu cette idée et après plusieurs heures d’attente le camping a fermé sans nous accueillir et nous sommes retournés dormir sur le parking de la foire.

Les jours suivants, nous avons fini par trouver des places dans un camping sur la côte où nous avons souffert de la chaleur mais retrouvés nos copains. Il était difficile d’accéder aux plages et encore plus de s’y baigner à cause des vagues trop fortes pour de jeunes enfants. Dans une sorte de foire un soir nous avons réussi à perdre l’un de nos enfants (c’est le problème quand on en a beaucoup) et un autre soir dans un restaurant on s’est aperçu au bout d’une demi-heure que le plus jeune avait disparu; en fait il était coincé dans les toilettes. Sinon nous avons beaucoup apprécié Lisbonne et en particulier ses vieux  tramways descendant les collines à fond, on se serait cru dans une attraction de Disney Land, mais en beaucoup plus typique. 



En camping car
18 mars, 2017, 11 h 23 min
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Afin de ne pas renouveler l’expérience du véhicule trop étroit pour les grandes vacances suivantes, j’ai changé de véhicule en me rendant au salon du camping-car, mon idée était de me procurer un véhicule qui me serve à la fois en vacances pour emmener camper mes nombreux enfants, mais que je puisse aussi utiliser comme véhicule de tous les jours pour aller travailler.

J’avais déjà l’expérience du combi VW que j’avais abandonné en Algérie, aussi je me suis directement rendu dans le hall où était présenté le successeur du Combi à savoir le Transporter mais cette fois équipé d’un moteur diésel refroidi par un radiateur à eau, plus économique que le précédent qui consommait beaucoup d’essence et était refroidi par un radiateur à huile placé devant une puissante turbine. Ce concept avait vécu car il était souvent la cause d’incendie lorsqu’il était utilisé dans les pays chauds, l’huile prenant feu. Les déserts étaient jonchés de ce type de véhicule du moins à l’époque où je m’y promenais.

 

J’ai donc fait le tour des stands où étaient présentés les différents modèles de Transporter VW aménagés en camping-car. Malgré le peu d’espace, réduit à cause du moteur arrière, la plupart des aménageurs proposaient 4 couchages adultes dont deux dans le toit qui se déployait en tente deux places mais assez étroite. Il me fallait au moins 6 couchages, on était loin du compte sauf chez l’un d’entre eux qui proposait un système de toit différent qui une fois déployé offrait une chambre en dure ou munie de moustiquaires suffisante pour que je puisse y loger 3 jeunes garçons (comme des sardines dans leur boite), de plus toute l’installation était en bois donc solide, mais ce qui a fini par me convaincre c’est la présence d’un tiroir cave à vin sous le plancher. De plus l’ensemble était isolé neige et enfin pour le sixième couchage le vendeur me proposa un lit hamac dans l’habitacle avant au dessus du poste de conduite.

J’ai donc fait affaire avec cet aménageur et plusieurs mois après, mais avant l’été je suis allé récupérer mon véhicule à Vendome. J’étais maintenant l’heureux propriétaire d’un magnifique « autocamp » (appellation du constructeur) très bien conçu avec tous le confort possible, eau sur l’évier, réchaud à deux feux, petit réfrigérateur à accumulation fonctionnant à la fois au  gaz, à l’électricité et sur la batterie, des wc chimiques, de nombreux coffres de rangement, une penderie, même un coffre à skis, des placards de cuisine, etc. Il ne manquait que la douche. Je l’ai complété par un grand auvent indépendant qui restait sur place dans les campings.

J’étais maintenant équipé pour les vacances à venir et j’avais en plus un véhicule qui me permettait  d’emmener tous les matins non seulement mes enfants à l’école mais aussi ceux des voisins, une seule fille et beaucoup de garçons. Ce que j’ai fait pendant une bonne dizaine d’années. Avec ce véhicule, il m’était maintenant facile d’organiser des vacances mais en camping, d’abord en Espagne sur la Costa Brava, dont les criques me permettaient de surveiller mes garçons jouant sur la plage assis à la terrasse d’un bistrot en surplomb en sirotant un ou deux Martinis (c’est mon concept de séjour sur une plage, je le pratique toujours!). Nous y sommes revenus plusieurs étés car d’une part mon épouse pouvait travailler son espagnol et nous étions tout à fait adapté au rythme de vie des habitants.

grasse matinée, courses au marché, déjeuner vers 14 h après le bain de mer (en méditerranée c’est pratique car elle est toujours là !) et diner tard le soir à la fraiche. Elle est pas belle la vie ?

 



Vacances en France ou presque
11 mars, 2017, 10 h 55 min
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En quelques années, J’avais épuisé toutes les zones touristiques algérienne et marocaine aussi les périodes de vacances des années suivantes, je les ai passées en France, d’autant plus que j’étais devenu père de famille nombreuse et que je disposais maintenant d’une maison au Mans louée dans un premier temps á mes beaux parents puis gracieusement donnée à leur fille ensuite.  Mon retour en métropole devait donc se faire au Mans ou à proximité. J’ai donc commencé à prospecter sur des possibilités d’intégration dans une équipe de recherche en biologie et physiologie végétales proche en commençant bien sur par celle de l’université du Maine dans laquelle j’ai fini ensuite, mais cela a pris du temps, par être intégré.

 

Pour les vacances je louais des villas au bord de la mer afin d’y séjourner avec mes enfants, presque toujours en Bretagne et suffisamment grandes pour pouvoir y accueillir des copains. Mes revenus de l’époque me le permettaient car lors des vacances d’été mon double salaire était versé en totalité en France sur un compte en francs convertibles. Nous avons ainsi séjourné à  Lannion, à Pléneuf- Val- André puis plus au sud à Saint Gildas en Retz, á la Baule, etc. Rentré en France mon salaire à fortement baissé, l’été de mon retour j’avais quand même loué une villa à Noirmoutiers pour un mois y accueillant un copain de fac avec sa femme et leurs deux garçons. Au bord de la mer, j’avais amené ma planche à voile et mon copain avait loué  un kayak de mer et durant ces vacances quand la mer était calme et qu’il n’y avait pas de vent, en allant nous promener en mer debout sur la planche débarrassée de sa voile et en utilisant la pagaie, nous avons inventé le « paddle » sans le savoir et malheureusement sans le breveter ! En fait pas vraiment car, renseignements pris, ce sport existait bien avant en Polynésie  puis à Hawaï et il fut remis à la mode dans les années 2000, mais nous étions des précurseurs au moins pour les côtes françaises.

 

L’été suivant mon retour en France, je décide d’emmener ma famille en Corse afin d’y retrouver des copains encore restés à Oran. J’avais encore ma Renault 18 break et j’avais loué un appartement dans un petit village où habitait la famille de mes copains corses. Avec mes 4 premiers enfants, mon épouse, leur nurse et ma planche à voile ma voiture était un peu surchargée; le voyage a été un peu pénible, une traversée de la France jusqu’à Nice puis la traversée le lendemain en ferry-boat et après l’arrivée à Bastia encore  une longue distance pour arriver au village en Corse du Sud. L’appartement était situé au premier étage de la maison et c’était le problème; mon plus jeune garçon était encore bébé,  il était très matinal et pour éviter qu’il ne réveille toute la maisonnées  il fallait le promener dans le village jusqu’à une heure décente ce qui amusait beaucoup les vieilles grand mères corses.

C’était contraignant de se lever à l’aube tous les matins après s’être couché très tard le soir en refaisant le monde devant une bouteille de rosé bien frais. Par contre il fallait se rendre à la plage en voiture ce qui n’était pas des plus pratique. Faire de la planche à voile était un peu risqué, il fallait éviter de quitter la protection de la crique sinon vous étiez entraîné au large par le vent et il était impossible de revenir dans la crique de départ, aussi j’ai fait peu de planche durant mon séjour. Le retour en voiture fut moins pénible dans la mesure où j’avais libéré la partie arrière pour les enfants en fixant l’ensemble des bagages sur ma galerie et par dessus la planche à voile, style famille émigrée en vacances, mais en Corse j’étais presque à l’étranger ! Il me reste toutefois le souvenir d’une excursion pédestre à la Restonica animée par un copain géologue avec ses deux jeunes enfants, les Corses et leur fils et nous nos quatre garçons; l’ascension ne fut pas de tout repos, mais quand on aime on ne compte pas … ses pas.

 

 

 

 



Voyages en Renault 4 puis en camping car
4 mars, 2017, 16 h 31 min
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La première année de résidence en Algérie, lors des vacances (permissions puisque j’étais militaire) nous avons commencé par traîner dans le Sahara : « l’appel du désert », tout en profitant des plages de l’Oranie et nous avons souvent franchi la frontière pour aller au Maroc acheter à Oujda des produits de première nécessité. Lors des vacances d’hiver, j’ai accueilli mes parents et nous les avons emmenés faire un petit tour dans les oasis les plus proches, ce que nous appelions á l’époque la petite boucle en logeant avec difficultés dans les palaces de la Sonatour. Pour nous aussi c’était une découverte et nous avions particulièrement apprécié El-Oued et  l’architecture originale de ses habitations en dôme.

Dans cet oasis, nous logions dans le Sonatour malheureusement nous étions en hiver et la clim s’est mise en route durant la nuit, entre le froid et le bruit nous n’avons pas beaucoup dormi. Nous avons aussi fait étapes à Biskra, la capitale de la date « Deglet Nour », malheureusement je n’aime pas les dates et les fruits à noyaux en général. Un psychologue amis avec qui je jouais au tennis en double qui avait aussi remarqué que je ne distinguais pas la gauche de la droite m’avait dit que cela venait d’un problème avec ma mère, il avait propose de me soigner en 4 séances mais je n’ai pas accepté et je survis avec ces handicaps. Au volant si l’on me dit tourne à droite, je prend à gauche, ce qui est déstabilisant pour moi et pour les passagers, mais surtout pour les gens perdu dans la rue qui me demandent une direction car sans le faire exprès je leur dit tourner à droite en leur montrant la gauche avec la main et vice-versa !

Notre dernière étape fut Bou Saada dernière oasis avant les hauts plateaux dont la renommée à l’époque était la fabrication de couteaux du même nom à partir de l’acier d’une lime pigeot qui était une garantie de qualité, étant allé visiter un artisan j’ai constaté de visu l’origine du métal utilisé. Ce couteau qui était plutôt un poignard avait dans des temps révolu une mauvaise réputation car il servait entre autre à pratiquer le fameux « sourire kabyle » ! Dans toutes les oasis mon père visitait les bouchers et il était à chaque fois impressionné par le manque d’hygiène et la petite taille des côtelettes, mais les moutons n’ont pas grand chose à manger et doivent faire beaucoup d’exercices pour se nourrir.

  

L’été nous sommes rentrés en France sans demander la permission à mon colonel, mais il était blasé personne ne lui en demandait, bien que théoriquement nous étions cantonné sur notre lieux de résidence sans avoir le droit de quitter l’Algérie. Interdiction que nous outrepassions souvent en nous rendant au Maroc. Nous avons passé deux mois dans une petite maison isolée près de Vernie que nous avions surtout louée pour faire office de garde meuble. C’était un été caniculaire et nous en avons bien profité. La campagne sarthoise par beau temps est agréable bien que je n’aime pas la campagne trop verte, trop riche en chlorophylle de ma région d’origine, je préfère les paysages arides et dorés du sud de l’Espagne ou mieux de l’Algérie. L’année suivante lors des vacances d’hiver nous sommes partis avec un autre couple faire un long périple vers l’Est algérien puis en Tunisie, rentré par le Nord de la Tunisie nous en sommes ressortis par le Sud au niveau d’El Oued, 3 semaines de découvertes, d’aventure et de tourisme. Je vous en ai déjà parlé.

Puis mes 18 mois de service militaire actif étant terminés, ma misérable solde était maintenant remplacée par un salaire confortable,  manger des navets à la béchamel en fin de mois c’était terminé. J’ai vendu ma Renault 4 L qui n’avait plus de plancher à un coopérant égyptien et j’ai acheté, à Paris en face de l »American Express donc à des américains, un vieux Combi Volkswagen sommairement équipé en camping-car, véhicule idéal pour explorer le sud saharien en réglant les problèmes de logement dans la mesure où je transportais ma coquille (mon lit) avec moi, comme l’escargot (cette drôle de petite bête…). Grâce à ce véhicule j’ai pu organiser quelques expéditions dans le grand Sud parcourant les grands espaces en ayant l’impression d’être dans le paysage du fait de la vision panoramique au dessus des autres véhicules, c’était très agréable du moins pour les passagers à l’avant. Bien différent des voyages en 4L. Mais ce véhicule me servait surtout de résidence secondaire mobile me permettant de m’installer en bordure des plages oranaises et d’y séjourner dans un confort suffisant.

Ce véhicule n’était malheureusement pas en très bon état, le moteur avait été refait gracieusement par mon oncle mais  il avait déjà beaucoup roulé et les pannes étaient fréquentes; la dynamo me lâchait de temps en temps, comme les roulements qu’il fallait changer souvent. Les essuie-glaces ne fonctionnaient plus mais en Algérie ce n’était pas un problème. J’en ai quand même profité pour faire un grand voyage de retour en France, quittant l’Algérie par oujda puis traversant le Rif en longeant la côte jusqu’à Tanger puis le détroit de Gibraltar en ferry sans être retenu pour trafique de haschich ce qui est un risque quand on vient du Rif surtout avec un véhicule de hippies. Nous sommes (j’étais avec ma femme) remontés vers la France en cabotant tranquillement le long de la côte espagnole (mais je vous en ai déjà parlé) jusqu’à Avignon où nous avons campé plusieurs jours profitant abondamment du festival car j’ai toujours en un fort gout pour la théâtre et les metteurs en scène, mais c’est une autre histoire.


 



Où je parle de mes activités charcutières parmi d’autres
25 février, 2017, 10 h 36 min
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L’année suivante j’avais acheté avec un copain deux lots de 3 motos Peugeot aux domaines en faisant des soumissions cachetées sur une vente qui avait lieu dans la région parisienne et nous avions fait deux soumissions dans l’espoir d’en emporter une et surprise nous avons emporté les deux lots. Nous n’avons conservé que deux des 6 motos avec lesquelles nous sommes partis vers le Maroc, Tanger était notre destination.  Mais après de multiples pannes, nous avons échoué à Peniscola et après quelques jours de farniente nous sommes rentrés. Ce voyage m’a définitivement dégoûté de la moto.

Les années  suivantes, j’étais maintenant en couple avec une prof d’espagnol aussi nous allions souvent en Espagne et juste avant de nous marier nous en avons même fait le tour ou presque en 4L. Nous étions encore sous Franco et au pays basque les terrains de camping ressemblaient beaucoup à des camps de concentration, avec enceinte grillagée, mirador et gardiens en uniforme. C’était un peu inquiétant et l’ambiance était délétère. Un soir ayant abusé quelque peu du pot de sangria largement servi au bar du camping, dans la nuit j’ai été un peu malade, et me rendant au toilettes, face au gardien en uniforme, j’ai rebroussé chemin, inquiet, doutant de mon espagnol je suis retourné réveiller ma compagne pour qu’elle me confirme que je suis malade se disait bien  » estoy malo » et non » soy malo » : je suis méchant. Depuis elle a utilisé cette anecdote de nombreuses fois pour sensibiliser ses élèves aux finesses de l’utilisation de ces deux auxiliaires, à mes dépens, il paraît que c’est très efficace !

Pour mes 21 ans à Noël, j’ai enfin abandonné les activités charcutières de mes parents pour aller réveillonner à la montagne dans la neige et m’initier au ski. En effet jusqu’à ma majorité je passais toutes mes vacances de Noël en tablier blanc de charcutier travaillant de 7 h du matin à 23 h. Entre autres activités, je passais des heures à décorer des petits canards en galantine en leur peignant en rouge le bec et les ailes avec un colorant alimentaire maintenant interdit parce que cancérigène, ce que l’on ignorait dans les années 60. Ensuite je les plongeais dans de la gelée liquide afin qu’ils prennent un bel aspect appétissant et qu’ils se conservent. Plus tard j’ai eu d’autres fonctions comme préparer les bouchées à la reine ou farcir les escargots mais surtout approvisionner le magasin en piles de boudin blanc qui était un produit phare lors du réveillon dans les années 1960. Je préparais aussi des pieds farcis un produit qui a presque disparu et je faisais aussi la plonge dans une petite cour glaciale dans de grandes bassines contenant de l’eau très chaude mais rapidement très grasse, ambiance sauna finlandais du chaud et du froid avec les vapeurs grasses en plus, c’était bon pour la peau mais surtout une corvée que j’essayais le plus possible de laisser aux arpets (apprentis). J’intervenais aussi dans la petite usine de rillettes, surtout les » à l’oie » car après la cuisson de 24 h il fallait éliminer à la mine les petits os des oies en plongeant les mains dans la rillette tiède.  De temps en temps, remplaçant ma mère, je faisais aussi de la présence à la caisse, activité plus intellectuelle qui me correspondait mieux.

Bref des journées bien remplies mais qui m’ont un peu dégoûté de ce métier auquel j’étais pourtant destiné pour assurer la filiation charcutier de père en fils des trois précédentes générations. Ensuite je suis allé tous les Noëls au sport d’hiver en y emmenant des copains dans la mesure où mes parents possédaient un appartement dans un grand chalet à Morzine, mais n’anticipons pas. Et les étés suivants, vivant maintenant en couple illégitime mes parents m’avaient coupé les vivres, je devais travailler pour financer mes études, quid des vacances d’été. J’ai ainsi travaillé une année comme manœuvre sur le chantier de la foire exposition de Caen où n’appris à manier la pioche, la barre à mine et la sonnette (dispositif servant à planter des piquets) et où j’ai côtoyé le monde ouvrier; ils embauchaient comme moi à 6 h du matin mais après avoir déjà travaillé 8 h de nuit à la Saviem. Pour tenir la journée ils carburaient au gros rouge et solidaire je les accompagnais. Nous étions encore proche de mai 1968 et j’appliquais le slogan étudiants/ouvriers même combat.

L’ année précédent notre départ pour l’Algérie, après avoir travaillé tout l’été dans un super marché de camping sur l’île de Ré nous sommes allés faire un tour au Maghreb, mais au Maroc afin de nous rendre compte de ce que nous allions trouver dans le pays voisin. Grave erreur car la qualité de vie dans ces deux pays est bien différente, autant au Maroc, si on en a les moyens on peut vivre à l’européenne, en Algérie du moins à l’époque, c’était très différent, l’austérité était la règle et les pénuries nombreuses. Nous avons quand même fait un peu de tourisme au Maroc, mais à pied et en transport en commun visitant entre autre Fez et Meknés et les ruines de Volubilis. Nous avions trouvé ce pays très agréable et très dépaysant ignorant que nous allions y revenir très souvent les années suivantes.

Enfin le dernier été de ma vie d’étudiant j’avais monté une petite entreprise de cuireur qui m’ a beaucoup rapporté, 5 fois plus que l’année précédente comme quoi il faut mieux être patron qu’employé, mais je m’en doutais et je vous en ai déjà parlé.



Vacances en famille
18 février, 2017, 11 h 12 min
Classé dans : Non classé

Et puis j’ai grandi, mes parents m’emmenaient maintenant en vacances avec ma sœur en général á l’hôtel pendant 3 semaines, nous avons ainsi visité la plupart  des régions françaises, je me souviens surtout d’un séjour à Gérardmer au bord du lac à cause du col de la Schlutz passage obligé entre l’Alsace et la Lorraine, car très sensible au mal des transports, je vomissais à chaque voyage; ce qui ne simplifiait pas les séjours de mes parents.

L’autre séjour qui m’a marqué est celui qui s’est déroulé dans le sud Est, à Luchon près de la frontière Espagnole car pour la première fois j’ai quitté pour une journée la France. Par contre l’Espagne était encore sous Franco et le pays sous surveillance policière, nous ne sommes pas allés très loin car nous avons été bloqué par la Guardia Civil à l’entrée d’un tunnel munis de portes et d’un sas. Il manquait un tampon sur un des documents nous autorisant à circuler et mon père a dû retourner le chercher á la frontière. Nous avons ensuite traversé ce tunnel avec sas, très impressionnant, mais l’autre côté il n’y avait pas grand chose à voir hormis la végétation xérophytique très différentes car nous étions passé d’une zone montagnarde très humide (ubac) a un versant très sec (adret) où la température était plus élevée ce qui expliquait la présence des fameuses portes dans le tunnel pour éviter de violents courants d’air. Je suis repassé beaucoup plus tard dans ce tunnel mais les portes avaient été remplacées par des gros ventilateurs, c’est moins exotique !

En grandissant, j’ai cessé d’accompagner mes parents en vacances, je préférais rester à Riva -Bella avec mes copains; et pour m’occuper et financer mon séjour, je devais repeindre les volets et les fenêtres de la villa dont la peinture se corrode rapidement au bord de la mer. Je faisais alors partie d’une bande de jeunes légèrement délinquants, j’aurais pu mal tourner mais Il faut bien que jeunesse se passe. Mon plus gros délit fut celui de grivèlerie; juste pour l’anecdote, un copain de cette bande nous avait invité un soir au restaurant sans avoir d’argent pour payer, mais nous n’étions pas au courant, aussi nous avions gueuletonné copieusement et c’est au café qu’il nous a expliqué le problème en nous précisant qu’il avait une solution. Il a pris sa fourchette et a tordu les deux dents du centre puis il a enveloppé le manche dans sa serviette, il a débranché la prise de courant de la petite lampe posée sur la table puis il nous a dit : « repérez bien la sortie, soyez prêt à partir » et il a planté la fourchette dans la prise, le disjoncteur a sauté, la lumière s’est brusquement éteinte dans le restaurant  et nous sommes sorti en courant. J’accompagnais aussi cette bande lors de visite de villas et lors d’autres menus larcins mais sans vraiment y participer. Un autre soir le même copain avait emprunté une DS19 qu’il était facile de démarrer à l’époque avec une lime à ongle. Cela aurait pu mal tourner mais je n’ai jamais étais pris, les autres non plus je pense, et raisonnable j’ai quitté cette bande assez rapidement.

L’été suivant nous étions en 1968 après deux mois de révolution je suis parti camper en Espagne puis en Bretagne mais je vous l’ai déjà raconté; par contre cet été là j’ai raté le premier festival de l’île de Wight où j’aurais pu entendre chanter un futur prix Nobel !


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