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Les collègues de BV
19 mai, 2018, 10 h 57 min
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A côté des copains, il y a les collègues avec qui les relations sont souvent moins faciles, quand on est universitaire, l’enfer c’est les collègues aurait pu dire « Jean Sol Partre ». Lors de mon arrivée au Mans, je connaissais déjà mes deux futurs collègues que j’avais rencontrés lors d’une mission  en Algérie à l’université de Tizi-Ouzou. Je les fréquentais déjà ponctuellement dans la mesure où rattaché au laboratoire, j’y séjournais de temps en temps pour développer mes activités de recherche lors de périodes de vacances hors d’Algérie. Je m’étais tout de suite bien entendu avec eux, n’ai je pas un caractère facile ? L’un était Maître assistant agrégé passionné de botanique, plus âgé que moi et malheureusement récemment décédé. L’autre, une petite assistante très rigoureuse qui m’avait involontairement rendu service en obtenant ce poste sur lequel j’avais aussi candidaté; ce qui m’a permis d’obtenir un peu plus tard un poste de maître-assistant mieux rémunéré et toc !

Le responsable de l’équipe me posait plus de problème, si je lui étais très reconnaissant d’avoir oeuvré afin de me faire venir au Mans, une fois en poste et même avant il était très exigeant, pour ne pas dire harcelant, me convoquant au laboratoire même les jours fériés alors que j’étais en vacances. Lorsque que je l’ai remplacé à l’université du Maine, il m’a intégré dans son équipe de recherche en Auvergne afin de travailler sur les Algues marines. Pas simple car un peu loin de la mer qu’il fallait transporter jusqu’à Clermont-Ferrand afin d’y cultiver des Cystoseires méditerranéennes et des Fucus de la Manche, quel chalenge !

Il a fait une très belle carrière universitaire, obtenant après Clermont Ferrand un poste à Aurillac pour terminer sa carrière à Dijon dans un institut d’agronomie. un tout petit peu plus âgé que moi, il est malheureusement décédé récemment d’une longue maladie (comme on dit). Dans l’équipe il y avait aussi une technicienne très conviviale, très efficace et très dynamique qui réglait tous les problèmes et qui lorsque j’étais encore en Algérie cultivait les plantes dont j’avais besoin pour faire mes expériences lors de mes courts séjours en France. Enfin une secrétaire très timide commune avec le service de biologie animale, mais que j’avais réussi à faire travailler dans mon bureau sur un ordinateur (un Apple IIe) plus efficace que sa machine à écrire IBM à boule.



Les deux derniers, un copain (de régiment) et une copine (de Fac)
12 mai, 2018, 11 h 15 min
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J’ai oublié de vous parler de mon « copain de régiment »; nous  sommes arrivés en Algérie sur le même bateau, donc dans la même galère ! « l’avenir », prémonitoire !  Lui et son épouse, ils étaient tous les deux ingénieurs, monsieur dans l’agroalimentaire (éleveur d’enzymes) et madame dans les hydrocarbures (une pétroleuse); ils habitaient Alger, enseignant à l’institut agronomique d’El Harrach, nous les rencontrions de temps en temps, mais ils ne sont restés que deux ans en Algérie et c’est ensuite que nous les avons beaucoup fréquentés car, à leur retour en France, ils nous ont succédé dans une petite maison que nous louions dans la campagne sarthoise. Plus tard,  une fois installé en région parisienne nous sommes souvent allés squatter chez eux (surtout la chambre de la fille ainée) avec nos cinq garçons. Maintenant à la retraite, ils vivent dans Paris (Parisien tête de …) où ils ont acheté un appartement terrasse haut de gamme, mais aussi à  la campagne dans les marais proches de Carentan dans la Manche où ils ont acheté une longère et où ils s’adonnent au jardinage essayant de faire pousser des légumes.

J’ai gardé la meilleure pour la fin, ma copine de Fac préférée, que j’avais surnommée Berthe en référence à une héroïne des polards de Frédéric Dard (San Antonio) , avec qui j’ai non seulement fait toutes mes études supérieures à Caen mais qui m’a aussi suivi en Algérie et avec qui j’ai fait les quatre cent coups. C’était une blagueuse, durant la thèse, nous faisions bureau/labo commun et sa blague préférée était de placer un seau plein d’eau sur le haut de la porte d’entrée mais en métal, le double effet l’arrosage et la bosse ! En Algérie, elle parcourait le Sahara en Land Rover puis rentrée en France et affectée dans un lycée, elle a continué à monter des expéditions emmenant ses élèves en Afrique. Pour finir sa carrière en beauté, elle est partie enseigner à Mayotte. Pour sa retraite elle s’est installée à Caen et comme nous tous, afin de payer plus de taxes foncières, elle a acheté une maison à la campagne dans la Manche dans laquelle elle organise de superbes fêtes. Marraine de l’un de mes fils, elle est de toutes les fêtes que nous organisons y apportant sa bonne humeur permanente et son entrain.

 



Deux de plus dont un architecte
5 mai, 2018, 12 h 54 min
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Un autre physiologiste mais plutôt neurophysiologiste m’a accompagné à Oran jusqu’à la fin de mon séjour alors que nous n’étions plus très nombreux à poursuivre notre mission de coopération. Comme moi, il était seul donc avec beaucoup de temps libre aussi nous faisions souvent de la chasse sous-marine ensemble, sans malheureusement ramener beaucoup de poisson, et aussi du tennis.

En Algérie, scientifiquement, il emmerdait les crapauds enregistrant avec un Nagra leurs parades amoureuses en vue de transférer le signal électronique à des femelles au niveau de zones cervicales et d’activer ainsi leur sexualité. Réintégré à l’université de Caen et installé dans la station biologique de Luc sur Mer, je le rencontrais parfois lorsque j’allais y chercher de l’eau de mer. A la retraite il n’a pas acheté de maison au bord de la mer, mais atypique il s’est acheté un bateau fluvial qui est au mouillage dans un petit port près du Mans aussi nous nous rencontrons de temps en temps.

Pour changer, un non universitaire, mon cousin à la mode algérienne que j’ai connu à Oran lorsque je l’ai accueilli à l’arrivée du bateau. Architecte, Il était missionné par le ministère pour participer à la construction des villages socialistes chers au président Houari Boumédiène. Il a assuré brillamment ces fonctions inventant même  le village polychrome puis après le décès du président et l’abandon de ce projet par le nouveau président Chadli Bendjedid, il a construit des logements sociaux et pour finir des mosquées, pas très compatible avec ses orientations politiques !

Nous avons passé de nombreux week-ends agréables ensemble au cours desquels, excellent guitariste, il s’évertuait à m’apprendre le picking, mais sans succès, j’étais un mauvais élève. Il a ensuite quitté l’Algérie pour faire carrière dans l’administration de plusieurs grandes villes dans lesquelles il a imposé sa vision de l’urbanisation, ce qui n’a pas été sans problèmes car elle ne correspondait pas toujours aux souhaits des élus locaux. Il a clos sa brillante carrière à Montpellier où il réside maintenant avec sa charmante mais très discrète épouse, remontant vers le Nord quand même de temps en temps. Y vivant en périphérie de la ville dans une maison d’architecte avec piscine, au soleil et près de la Méditerranée, il n’a pas eu, lui, besoin d’investir dans une résidence secondaire.



Des copains de gauche
28 avril, 2018, 11 h 32 min
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Je reviens une dernière fois sur mes  bras droit ou plutôt de gauche plutôt lorsque sur la fin de mon séjour j’ai été secrétaire de la section syndicale APES d’Oran, fonction mal comprise et prise au premier degré par les responsables du Consulat de France qui de ce fait ne m’invitaient pas lors des réceptions alors que mes deux collègues y étaient conviés eux ! Ces deux collègues et néanmoins amis sont restés un peu plus longtemps que moi en coopération; ensuite l’un géologue et l’autre ichtyologue et leurs épouses respectives ont échoué après la coopération plus au Sud les chanceux; l’un Le parisien breton à l’université Claude Monnet de Saint Étienne après une période de purgatoire comme guide pédagogique au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris et l’autre, le corse, intégré à l’université de Montpellier après une petite prolongation de séjour en Algérie.

Le premier a fait une très belle carrière prenant beaucoup de responsabilités scientifiques et administratives. Après avoir été  l’un des derniers dans les années 1980 a prélever des échantillons dans le Hoggar, ce qui lui a permis de faire pendant quelques années des publications originales à peu de frais ! Il a effectué ensuite une fois en poste à l’université Jean Monnet de nombreuses missions aventureuses aux Kerguelen et re-publications de haut niveau (chanceux ou brillant, là est la question !). A une époque président de sa section du CNU alors que le Ministre de l’Enseignement Supérieur était sa majesté Claude Allègre, le géophysicien, ce ne devait pas être facile tous les jours ! Puis élu vice-président à la recherche de son université pour finir une fois son mandat terminé éminence grise de son président, ce qui lui allait très bien. Pour la retraite il retourne en partie en Bretagne où ils ont acheté avec son épouse une belle maison dans des champs d’artichauts du Finistère (quand on aime les légumes !).

Le second n’était pas carriériste mais passionné par les poissons et leur devenir, s’emmerdant à étudier leur oolithes pour leur donner un âge. Malgré un dossier de publications scientifiques important il n’a jamais cherché à devenir professeur préférant la liberté du chercheur plutôt que les tâches administratives et les emmerdements qui vont avec cette fonction. Comme le précédent, mais cette fois, c’est en Corse qu’avec son épouse ils ont fait construire une splendide maison dans le village familial avec une vue magnifique sur la Méditerranée, mais loin de la plage, nous dans le Nord on aime bien aller à la plage à pied .

Un troisième copain physiologiste et son épouse, elle aussi physiologiste, comme moi, mais pour le monde animal parti avant nous comme beaucoup d’autres, (à l’époque on disait remis à disposition). Ils habitaient à  Oran dans la même résidence et m’invitaient très souvent à dîner ce qui m’évitait une trop grande solitude et je leur en resterais éternellement reconnaissant. En dehors de nos activités professionnelles nous mettions en commun nos compétences pour découper des sangliers, je vous en ai déjà parlé, obélisque et Astérix, je vous laisse deviner qui est qui ! Résident toujours à Clermont Ferrand Il a acheté un pied à terre sur la Côte d’Azur, mais il possède aussi depuis longtemps une longère dont il a hérité dans une clairière  de son pays natal, la Corrèze, où il peut s’adonner à sa passion : de l’agriculture plutôt que du jardinage vu les surfaces exploitées et la quantité de légumes produite. Chercheur passionné, comme le précédent, dans un domaine un peu particulier la physiologie humaine avec comme modèles des sportifs de haut niveau, il a brillé dans cette activité, mais n’en a pas retiré au niveau de son établissement la reconnaissance qu’il méritait.

 



Un aventurier
21 avril, 2018, 12 h 11 min
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Un autre copain, facile à reconnaître, que j’ai tout d’abord rencontré en Algérie à l’université d’Oran à l’époque de mon service militaire où il enseignait la physique nucléaire, mais sa caractéristique physique principale était une chevelure abondante et des petites lunettes rondes style John Lennon. Baroudeur, avec un de ses collègues physicien comme lui qui possédait une Range Rover, ils n’hésitaient pas à traverser le Sahara pour faire un petit tour au Mali. Je l’ai ensuite perdu de vue car il était parti enseigner en Afrique noire, ensuite il est revenu encore quelques années à Oran, puis il est rentré en métropole facilement car il bénéficiait d’une procédure de rattachement dans une université française.

Il a échoué au Mans et plus tard nous nous sommes retrouvés lorsque la procédure de noria (ça tourne, un qui rentre, un qui part!) mise en place sous la pression des coopérants syndiqués (dont je faisais parti) par le gouvernement socialiste de l’époque, m’a permis enfin de rentrer et d’intégrer une université française, celle du Mans. Fonctionnaires, nous avons fonctionné de concert pendant de nombreuses années siégeant parfois ensemble dans différents conseils mais surtout refaisant le monde à l’heure du café. Il était connu au niveau de l’université comme un chroniqueur féroce et sans pitié au sein d’un groupe de discussion interne mis en place par un autre ex coopérant. Célèbre car il avait mis en ligne au début de l’Internet « un abécédaire pour un démaquillage de la recherche académique » toujours d’actualité et que je vous conseille de consulter si vous appréciez votre dirlab ( http://www.cristal.org/book.html). A la fin des années 80 nous avons débuté le golf ensemble suivant les cours proposés par le service des sports de l’université qui nous prêtait les clubs,  et nous donnait accès au prestigieux golf du circuit ; puis nous avons poursuivi cette activité dans un golf plus populaire celui de Sargé-les-Le Mans qui nous convenait mieux surtout du point de vue financier ! Nous avons brillé dans ce sport, surtout mon collègue lui remportant de nombreuses compétitions et moi souvent derrière, le Poulidor du golf !

Brillant accousticien, il lit avec attention mes chroniques hebdomadaires en y répondant de temps en temps par mail transmis à tous mes lecteurs, en me taillant un short la plupart du temps à tel point que ses réactions à mes chroniques sont plus lues et font plus de succès que mes propres écrits. Je pourrais presque en être jaloux si je n’étais pas devenu un vieux sage (j’ai bien dit sage !). J’attend toujours la création du conseil des sages de l’université, promesse électorale du président qui tarde à venir, moins rapide que son collègue président de la république !



Copains comme cochons !
14 avril, 2018, 12 h 10 min
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Enfin un club de retraités avec deux chimistes chez qui j’ai  découvert au cours du temps des points communs : l’un professeur comme moi, originaire d’Alençon comme moi, nous sommes liés par des relations commerciales entre nos pères respectifs, le sien fournissant des cochons contre rémunération et le mien les transformant en délicieuses charcuteries dont il tirait des bénéfices conséquents; l’autre chimiste, ingénieur et chercheur au CNRS a fait comme moi ses études secondaires à Caen dans un établissement privé confessionnel mais différent du mien, et nous nous sommes aperçu en nous remémorant nos souvenirs respectifs que nous avions subi les mêmes profs de philo et d’histoire et géo, avec un décalage de quelques années, comme quoi le monde est petit. Nous essayons de manger en ville une fois par semaine souvent le vendredi, le plus souvent dans une brasserie, le Globe place de la république où nous sommes très connus, mais aussi dans d’autres établissements voisins dont la cuisine est meilleure comme « Popotes et patouilles  (papilles, pardon) ou « La Villa » mais sans Pancho (pas terrible comme astuce je le reconnais!) cuisine française, restaurants que je vous conseille où l’on a le meilleur rapport qualité/prix.

Deux autres chimistes (encore, cela pullule autour de moi), l’un brillant professeur de classe exceptionnelle mais sans cheveux, encore en activité, directeur d’une équipe de recherche travaillant sur les polymères mais aussi récemment nommé directeur d’un institut de physique et de chimie, nous a accompagné de temps en temps et sa collègue, une chimiste plus jeune et pleine de cheveux, d’origine espagnole, nous rejoignait parfois, mais de moins en moins, mère de deux petites filles, elle n’a plus de temps à nous consacrer, dommage, mais je mange encore une ou deux fois par semaine au restaurant universitaire avec eux et ma collègue qui m’accueille gracieusement dans son bureau depuis que je suis à la retraite.

Physiologiste mais pour les plantes comme moi, nous avons travaillé de concert pendant plus de 30 ans défendant avec conviction et acharnement notre spécialité la physiologie végétale contre les agressions du monde animal (la carotte étant destinée à être mangée par le lapin), pardonnez moi cette métaphore. Comme elle va, elle aussi, partir prochainement à la retraite, je suis un peu inquiet quand à mes possibilités futures d’hébergement dans la mesure où les locaux de la biologie sont quelque peu saturés. Heureusement, j’ai de bonnes relations avec le personnel féminin du laboratoire (moins avec les mâles), cela va peut-être me sauver. Elles me trouveront bien une petite place, car j’aurais du mal à me priver de la pause café du matin et au chocolat du 4h avec ces charmantes collègues, même  si moqueuses certaines m’accueillent par « un bonjour proféchieur » pas très respectueux ! Mais pour ne pas être en reste je les surnomme non pas maître de conférence mais « merde de chien » et « technichienne » pour les autres, ce qui n’est pas vraiment politiquement correct, mais tant qu’elles ne portent pas plainte pour harcèlement !



Retour au Mans
7 avril, 2018, 12 h 06 min
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Définitivement installé au Mans à plus de 38 ans, du point de vue copains tout était à refaire. Nous avions quand même, mon épouse et moi, quelques amis de jeunesse dans cette ville, en particuliers un couple dont la femme était la copine de faculté de la mienne, son mari était banquier, (personne n’est parfait) et ils étaient présents à notre mariage donc ce n’est pas d’hier. Nous les fréquentons toujours, le mari est même le parrain de l’un de mes fils, le seul qui soit baptisé, je suis un mécréant ! Tous les vendredi soir, nous nous retrouvons dans le bistrot des jacobins où nous avons nos habitudes et où la serveuse nous accueille toujours chaleureusement et surtout me sert des cocktails bien tassés dans la mesure où je lui laisse de gros pourboire (vieille technique que j’ai longtemps pratiquée dans les théâtres parisiens : j’achetais toujours des billets à moitié prix au kiosque souvent mal placés, mais je donnais à l’ouvreuse comme pourboire un billet à la place de la petite pièce habituelle et je lui suggérais de me proposer de meilleures places s’il y en avait de libres juste avant le début de la séance et cela marchait à presque tous les coups, machiavélique j’étais,  n’est-ce pas Maître Yoda !).

Nous fréquentions aussi une autre copine de ma femme avec laquelle elle avait suivi sa licence d’espagnol à Caen, mariée à un physico-chimiste très militant politique à l’époque au PSU, il avait même été  candidat à la députation dans les années 1970, au fil des années après de multiples activités, construisant des maisons ou fabriquant des décodeurs quand il ne se lançait pas en politique pour conquérir la mairie du Mans, pour n’en citer que quelques unes; il est devenu avec le temps doyen de la Faculté des Sciences et Techniques donc en quelque sorte mon supérieur hiérarchique, mais y a t il vraiment une hiérarchie à l’Université !

Arrivé dans cette ville au milieu de ma vie, Il m’était difficile de trouver de nouveaux copains, mais plus facile de lier des relations amicales d’abord avec mes voisins. Nous avions eu l’idée dés notre installation dans la rue afin d’éviter les conflits de voisinage et en particulier ceux générés par le stationnement de proposer une rencontre en terrain neutre. Aussi nous avions organisé avant que cela ne soit institutionnalisé une fête des voisins, un repas partagé qui était l’occasion de régler amicalement d’éventuels conflits et surtout de régler les problèmes de transport scolaires de nos nombreux enfants car il y avait dans la rue trois familles nombreuses en plus de la mienne. Nous étions tous équipés de véhicules adaptés pour le transport de ces petits écoliers ce qui nous permettaient d’organiser des roulements, j’en trimballais une bonne demi douzaine tous les matins.



Cité Grande Terre
31 mars, 2018, 18 h 52 min
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Il y avait aussi des coopérants logés dans d’autres cités et j’en fréquentais quelques uns le plus souvent lors des activités de loisirs comme les tournois volley ball que nous organisions sur une plateforme située en bordure de la montagne des Lions à l’Est d’Oran, ancien rez-de-chaussée d’un grande maison de colon en ruine qui nous servait de terrain de sport. La finale avait souvent lieu entre l’équipe de la résidence Perret contre celle de Grande Terre, une autre cité où étaient logés des coopérants mais plus luxueuse et plus récente. Dans cette cité habitaient aussi de bons copains comme le dahoméen devenu béninois marié à une espagnole avec qui j’enseignais  en tandem la physiologie végétale lors des séances de travaux pratiques. Un autre, dit « le beau polo » (par les dames), qui possédait un voilier avec lequel il traversait la Méditerranée; il voulait souvent m’emmener sur son bateau, mais comme je vomissais avant de sortir du port, il m’abandonnait le plus souvent sur le môle. Un autre neurophysiologiste normand  qui est resté comme moi longtemps et que notre solitude commune nous a rapprochés, pratiquant ensemble la chasse sous-marine et le tennis, lorsque tous les autres furent renvoyés, on disait remis à disposition du gouvernement français.  

Les autres, je les fréquentais moins, toutefois il y en a un, prof de physique, qui a atterri comme moi au Mans et un autre physicien maintenant acousticien que je vois presque tous les jours le midi au café et avec qui j’ai fêté notre départ commun à la retraite, il y a quelques années déjà ! Comme le temps passe vite à la retraite alors que l’on va beaucoup plus lentement, ce qui contredit la théorie de la relativité, désolé Einstein ! Il y avait aussi une française d’origine grecque et son mari qui me battait toujours au tennis et dont l’épouse avait une situation administrative particulière car son arrêté de titularisation avait été bloqué par le gouvernement de Raymond Barre. Comme d’autres, elle s’est battue syndicalement et a fini par être titularisée et intégrée dans une université française

 

D’autres copains plus éloignés géographiquement lui copain de régiment dans la mesure où il était VSNA comme moi habitaient à Alger enseignant tous les deux à l’INA d’El Harrach, lui ingénieur à Grenoble, (agronome pardon) et elle chimiste pétroleuse, devenu parisiens, tête de c…, mais ayant acheté une maison de campagne dans le Cotentin donc en Normandie, et ma copine de Fac en poste au même endroit et possédant aussi une maison de campagne dans la Manche et je les fréquente toujours.

Pendant presque toutes ces années, j’ai été membre du bureau de l’APES, une association qui correspondait au SNESup (syndicat national de l’enseignement supérieur) avec plusieurs copains, un brillant géologue avec qui je suis toujours très ami et que je fréquente toujours, marié à une prof de Sciences Nat. Très récemment en retraite, Il a fait une très brillante carrière à la fois scientifique, ayant gratté quelques cailloux dans des lieux originaux et difficiles d’accès, le Hoggar et les îles Kerguelen, et une carrière administrative ayant été vice-président à la recherche dans son Université, puis éminence grise du président de son université, président de sa section du CNU sous Allègre pendant quelques années et bien d’autres fonctions qu’il serait trop long à énumérer. Le second était mon copain corse dont je vous ai déjà parlé beaucoup, plus discret que le précédent, brillant ichtyologue mais ayant plutôt tendance à fuir les honneurs et les promotions, le troisième fils de paysan corréziens, physiologiste du sport, avec qui je disséquais le cochon et enfin  le quatrième  secrétaire de la section syndicale auquel j’ai ensuite succédé était un brillant économiste de gauche et oui cela existe, malheureusement devenu macroniste (il faudrait pas vieillir) ! Professeur de chaire supérieur en sciences économiques et sociales en classes préparatoires pour finir à l’université Paris 5-Descartes



Résidence Perret
24 mars, 2018, 11 h 40 min
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Dans cette nouvelle résidence habitait un couple de corse très sympathique, lui était ichtyologue et elle, merveilleuse, prof d’italien. Nous sommes devenu rapidement amis, militant dans le même syndicat, pratiquant la chasse sous marine lorsque nous passions des week-ends en camping rustique au bord de la Méditerranée. De plus à la fin de mon séjour, je mangeais chez eux très souvent voire tous les jours, car très isolés nous étions les derniers coopérants français de l’immeuble, ce qui me valu quelques kg en plus, la corse s’évertuant à faire grossir son époux maigre comme un passe-lacets.

Je fréquentais d’autres habitants de la tour et en particulier une petite boulotte très dynamique qui enseignait la microbiologie, et dont la présence et la bonne humeur permanente, entre autres, m’ont beaucoup aidé à supporter ma solitude. Un géologue un peu bougon, fils de polonais et célibataire, participais aussi assidûment à nos multiples activités, tennis, volley-ball, farniente en bord de mer, par contre il ne pratiquait ni la chasse sous-marine, ni la planche à voile.

Pendant seulement deux ou trois ans une prof de botanique importée de suisse, qui passait son temps à emmerder les ajoncs, participait surtout à nos libations et je la fréquente toujours; Moins fréquemment nous fréquentions d’autres coopérants habitant la résidence,  un vieux prof de droit, un autre géologue, un ethnologue bizarre qui avait épousé lors de sa thèse une amazonienne puis ensuite une indienne Cherokee qui ne m’aimait pas (on ne peut pas plaire à tout le monde) enfin un jeune chef d’entreprise un peu fils à papa qui faisait de la rénovation et surtout nous prêtait sa planche à voile et chez qui j’organisais mes séances de cinéma car il possédait un magnétoscope et une télé couleur.

Un autre collègue surnommé « Le vieux », car plus âgé que nous avait fait la guerre d’Algérie et chômeur  était  revenu y enseigner la physique ou la chimie, peut être pour expier ses fautes ! Nous étions du moins au début de notre séjour liés à l’armée en tant que  VSNA mais nos  contacts avec l’autorité militaire étaient heureusement très réduits hormis des rencontres avec un vieux colonel au bord de la retraite qui venait nous visiter de temps en temps en nous invitant au consulat et en nous reprochant surtout la longueur de nos cheveux. Notre mission était celle de volontaires d’un service national actif dans un premier temps puis de coopérant mieux rémunéré ensuite afin d’aider au développement des universités de ce jeune pays. Des copains mais pas tous ainsi  un peu plus tard lorsque certains comme moi furent titularisés et détachés en coopération, nous avons été surpris de découvrir que Bob Denard, spécialiste des coups foireux en Afrique, émargeait dans le même service du ministère des affaires étrangères que nous : « l’aide au développement »; il aidait les pays à se développer mais avec des méthodes différentes. Nous avons obtenu après plusieurs interventions syndicales qu’il change de service, mais malheureusement pas d’activités. Ainsi va la Françafrique !



Installation des appartements entre copains !
17 mars, 2018, 13 h 08 min
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Déjà, dans la cité universitaire provisoire, nous fréquentions surtout un breton et son épouse et ensemble nous faisions griller des sardines dans le couloir, trêve entre Normands et Bretons mai qui se ressemble, s’assemble. Une fois installé dans la cité des amandiers, appellation abusive, car il n’y avait pas un seul amandier dans le coin par contre une importante population autochtone, essentiellement des fonctionnaires de police,  nous nous sommes liés tout d’abord par affinité mais surtout par cage d’escalier. Dans un premier temps dans la mesure où nous devions tous nous meubler et nous partagions les quelques outils que nous avions apportés, mais surtout les tuyaux pour trouver chez les rares commerçants, vis et clous et surtout du bois aggloméré qui n’était commercialisé que par la Sonacob (société nationale de commercialisation du bois) sous forme de plaques de 6 m2, il fallait s’y mettre à plusieurs.

En dehors du breton qui habitait en dessous de nous, ingénieur informaticien, mais dont le père était menuisier ébéniste et qui avait donc appris à faire des meubles et qui a réalisé une cuisine,  il y avait un basque très bricoleur, ingénieur des Arts et Métiers, grâce à qui nous avons pu avoir de l’eau chaude (quand il y en avait au robinet de l’eau, ce qui était malheureusement assez rare) car il nous avait modifié les gicleurs afin de pouvoir utiliser les chauffes eaux avec du gaz butane. En dessous un autre physicien parisien, mais qui ne tenait pas rester longtemps en Algérie car son frère y avait fait son service militaire du temps de la colonisation et il n’était pas très rassuré, par contre, lui et sa charmante épouse, je les l’accompagnais souvent faire de la chasse sous-marine, une de mes passions. Un autre couple habitait la cage d’escalier, des babas cools très féministes que nous avons beaucoup fréquenté au début de notre séjour, mais avec qui les liens se sont distendus ensuite car c’était des gens du Sud et nous n’avions pas la même philosophie de la vie.

 Par contre, les autres, ceux du Nord, nous avons continué à les voir même après leur retour en métropole. Il y avait aussi un couple de belge que nous avons beaucoup fréquenté, car d’une part je jouais au tennis avec l’homme et ensuite parce que la femme a eu la bonne idée d’accoucher en Algérie et nous nous sommes beaucoup occupé de l’enfant, mais je vous en déjà parlé.

Dans l’autre cage d’escalier nous fréquentions surtout un autre couple de breton, lui astrophysiciens et elle psychologue, comme il avait la passion de la botanique, nous allions ensemble très souvent crapahuter et herboriser dans le djebel, militaire avec un stylo mais sans kalachnikov ! Heureusement, l’époque et notre rôle avaient changé. Ils cuisinaient aussi merveilleusement bien et en particulier le gigot d’agneau qui ne manquait pas au marché Michelet. De mon côté, je leur cuisinais du rôti de poulain dans le filet cela peut sembler étrange mais c’était la seule viande que l’on pouvait consommer saignante sans danger et en 12 ans, j’en ai mangé des dizaines de kilos sans qu’il me pousse de grandes oreilles.

Il y avait aussi un couple d’auvergnat, tous les deux physiologistes, lui fils de paysan et elle d’origine italienne. Nous sommes restés collègues en Algérie pendant huit ans, les autres étant partis, nous avons quitté les amandiers et déménagé ensemble en centre ville dans la Résidence Perret. Très souvent ils me conviaient à partager leur repas et égayaient ainsi ma solitude. Le mari jouait aussi un rôle important quand un pied-noir chasseur me faisait cadeau d’un sanglier tout frais cueilli dans la campagne avoisinante et qu’il fallait le dépecer dans la nuit afin de congeler les différents morceaux dont nous faisions ensuite cadeaux à nos collègues non musulmans bien sûr. Charcutier un jour, charcutier toujours!


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